Fontaines

Sources thermales Le Boulou.

Écrit par Super User. Publié dans Fontaines.

         Le Boulou petit village au pied des Albères où les Pyrénées rattrapent la Méditerranée, est blotti tout près de l’Espagne sur l’antique Via Domitia tracée par les Romains. A ses pieds coule le Tech, fleuve côtier, qui prend sa source au fin fond de la vallée sur les flancs du Massif du Canigou. Capricieux, redoutable et redouté lors de ses débordements saisonniers, il a donné son nom à la vallée. Le territoire du Boulou englobe un tissu de petits torrents dévalant sous les chênes et marronniers séculaires, de chênes-lièges, de pins et de landes aux senteurs méditerranéennes. Mais il est surtout parsemé de sources naturelles minéralisées. La pétillante cité est connue grâce à ses eaux thermales dont l’existence remonterait au IXème siècle. Il serait très injuste de ne pas associer un soleil très généreux dans un ciel bleu d’azur.

Quatre sources bicarbonatées sodiques et ferrugineuses sont depuis des siècles utilisées par les populations environnantes. Analysées pour la première fois en 1754, on consigna, enfin, l’importance de la teneur en minéraux. Deux ans plus tard, en 1756, un professeur en médecine à l’Université de Perpignan persiste sur les qualités curatives des eaux du Boulou notamment sur les troubles de l’appareil digestif, biliaire et rénal. En 1833, un professeur de la faculté de médecine de Montpellier compare et met en parallèle la composition chimique des eaux thermales de Spa, en Belgique, avec celles du Boulou. A cette époque les eaux réputées de la ville belge accueillent tout le gotha des têtes couronnées ou célèbres de l’Europe entière. En 1841, une société anonyme gère les Eaux du Boulou qui sont alors consommée et le litre d’eau est vendu dans les Pyrénées Orientales et partout ailleurs.

Malgré des qualités intrinsèques reconnues, Le Boulou ne possède pas pendant très longtemps d’établissement thermal. Conscient de la valeur thérapeutique de ces sources, le professeur montpelliérain motive la construction d’un établissement thermal qui aura lieu huit ans plus tard. C’est seulement en 1859 en raison de la demande constante qu’on construisit un bâtiment convenablement aménagé, alimenté par les sources « Boulou », la « Clémentine », le « Milieu » et la source de St Marin de Fenollar. La nouvelle structure accueille des buveurs et permet le séjour de curistes.

Le « vrai Vichy des Pyrénées » : c’est ainsi que le Boulou est nommé par rapport à la qualité de ses eaux thermales qui possèdent des vertus thérapeutiques comparables ceux de la ville thermale de Vichy.