Bages d’Aude, village de pêcheurs.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

      Nourri par le vignoble gorgé de soleil méditerranéen, de la richesse de sa lagune, la colline de Bages d’Aude est habitée bien avant l’Antiquité. Logique, le site est bien protégé, les ressources sont à disposition immédiate et sa hauteur domine la totalité de la lagune ce qui lui permet de voir arriver les malintentionnés de loin, que se soit par voie terrestre ou par voie maritime. A l’époque romaine, il est en face du second port de Méditerranée, le port de Narbo Martius (Narbonne). Telle une île, le village regarde vers l’horizon, le lien avec l’étang est viscéral. En fait, dès sa naissance, le Bagéen pose un pied sur une barque, l’autre dans une vigne ! Les pêcheurs-vignerons de Bages peuvent ainsi revendiquer deux traditions millénaires… Une pêche artisanale et saisonnière, dénommée « petits métiers », fait appel à un arsenal de techniques de pêche qui ont peu évolué à travers les siècles. Certes discret mais néanmoins bien visible dans le paysage portuaire : des filets séchent au soleil et au souffle de la tramontane, piquets de fixation des nasses, petites embarcations remontées sur la rives et port en plastique grand comme une boîte d"allumettes. L’activité s’appuie sur le cycle biologique des poissons et respecte parfaitement l’environnement lagunaire. Ainsi afin de revenir à quai avec une bonne sélection de poissons à vendre, le pêcheur doit faire preuve d’une excellente connaissance de son périmètre de pêche, les habitats, les courants, la météo et le savoir-faire … mais aussi connaître le comportement des différentes espèces : daurades, loups, joëls ou anguilles.

La pêche est un métier de passion et pour en savoir davantage, le mieux est encore de partir à la rencontre des gens qui travaillent sur la lagune. Et pourquoi pas à la vente directe, un beau matin de printemps, attendre sur le rivage le retour des barques amenant le poisson frais de l’étang de Bages 

Lagunes du Languedoc-Roussillon

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

Les lagunes en Languedoc-Roussillon sont des étendues d’eau salées, peu profondes, de salinité et volume d’eaux variables séparées de la mer, généralement par une lande de terre, de sable ou de galets plus ou moins large appelé lido. Des contacts et échanges existent entre la lagune et la Méditerranée par des passages étroits à travers le lido appelés, au singulier « grau ». La salinité peut varier, allant de l’eau saumâtre à l’hyper salinité selon la pluviosité et les apports d’eau marine lors des tempêtes, d’un envahissement temporaire par la mer en hiver et à cause des marées. Les lagunes ont un rôle paysager indéniable participant à l’identité locale et un rôle fonctionnel de premier plan par tous les habitats humides péri-lagunaire dont la diversité est remarquable. De plus, ce sont des milieux à forte productivité biologique importants pour les hommes (pêche, conchyliculture, chasse) et la faune, surtout les oiseaux (sternes, aigrettes, hérons, cormorans, flamants roses…). 

 

Lùna_chien_marin.jpg 

L'insolite ponton de l'Association "Bonança" à la Font del Port à St Hippolyte en Pays catalan. Le chantier de restauration de barques traditionnelles en bois fonctionnent avec des bénévoles. Lùna, superbe berger et son maître sont membre actifs de "Bonança". Lùna adore se baigner mais aujourd'hui en attendant son maître, il déguste le magnifique panorama de la lagune de Salses-Leucate, un site réservé aux multiples activités catalanes traditionnelles : restauration de barques, pêche artisanale, pratique des sports de glisse, lieu de convivialité autour d'une spécialité culinaire du pays catalan, etc...

 Le saviez-vous ? Communément appelé étang, la lagune de Salses-Leucate dont une moitié est dans le département de l’Aude et l’autre dans le département de Pyrénées Orientales est principalement alimentée en eau douce par deux résurgences naturelles, l’une la « Font Estramar » peut se visiter, l’autre, la « Font Dame », jaillit dans une propriété privée avant de s’écouler dans l’étang. Situées à proximité l’une de l’autre dans la commune de Salses le Château, les eaux des deux sources proviennent du sous-sol calcaire du massif des Corbières.

Fiche d’identité de l'étang de Salses-Leucate :

  • Classé : Natura 2000
  • Surface : 5 400 hectares avec trois (3) graus.
  • Profondeur moyenne : 2, 10 m côté audois, 3, 70 m côté catalan.
  • Usages : pêche, conchyliculture, sports nautiques, chasse au gibier d'eau en hiver.
  • Complexe lagunaire de Salses-Leucate : site européen majeur pour la conservation de la biodiversité.

Défense de la côte du Languedoc.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

           La défense militaire de la Côte du Languedoc participe à sa manière à l’appropriation du littoral. Initiative de l’Etat et non des populations locales, cette entreprise dont les temps forts sont le XVII et XVIIIèmes siècles marquent le territoire de ses ouvrages et l’inscrit dans l’Histoire de France. La monarchie française est à l’origine de la création de plusieurs cités portuaires. La volonté est d’offrir des ouvertures sur la mer pour le négoce tout en sécurisant la côte. Cité fondée ex-nihilo par Saint Louis au XIIIème siècle lors des Croisades, Aigues-Mortes est le premier port capétien en Méditerranée et une place forte à l’emplacement stratégique. Au cours des siècles, afin de compléter le dispositif de défense au service de la protection des salins, de la frontière avec la Provence et des influences huguenotes, le pouvoir fit construire la tour de Carbonniére qui en interdit l’unique route jusqu’au XIXème siècle, et le fort de Paccais. Au XIIIème siècle, Aigues-Mortes est essentiellement une ville de garnison jusqu’au XVIIIème, l’occupation du mont St Clair a été continue, ne laissant aucune trace de développement d’une agglomération.

Après une première tentative sous Henri IV, la cité portuaire de Cette (Sète) naît finalement en 1666 sous l’impulsion de Colbert. Parallèlement à son développement économique tourné vers la mer, la ville protégée et fortifiée sert de pivot à la défense de la Côte languedocienne. Le fort Richelieu abrite aujourd’hui un sémaphore qui surveille le secteur maritime Marseille-Cerbère. 

 

Aigues MortesAigues-Mortes, ancien port sur la Méditerranée, est un des plus expréssifs témoignages de l'architecture militaire du Moyen-âge avec ses remparts et ses tours. Construite par la volonté de Saint Louis roi de France, la cité gardoise devenue port fluvial déroule aujourd'hui un milieu aquatique naturel unique sur les eaux dormantes des marais. Photo de 1950.

Llegenda de l'estany de Banyoles.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

              Selon une vieille tradition, avant la formation de l’étang du Pla de l’Estany, Banyoles et Porqueres, deux petits villages nichés sur les premiers contreforts des Pyrénées en Catalunya, étaient reliées par des terres agricoles fertiles. Cette histoire s’est passée il y a des milliers d’années. Un pagès (un paysan) Morgat, propriétaire du mas Can Morgat à Porqueres, sortait ses bœufs de l’étable au lever du soleil, chaque jour, quel que soit le temps, puis il labourait et travaillait ses terres toute la journée, une terre légère, grasse et généreuse entre les deux charmants villages. Mais un jour à la tombée de la nuit, alors qu’il sillonnait encore un pâturage, aujourd’hui couvert par l’étang, il écouta une voix étrange qui lui disait : Morgat, Morgat rentre ton attelage de labour et va sous le toit au mas ! Morgat, tout étonné qu’on lui demande de partir de ses terres, s’interroge : Que je m’en aille? Mais pourquoi, je dois m’en aller ? se demande t-il en continuant de labourer. À nouveau, il entend la voix, qui lui conseille calmement : Morgat, Morgat conduit les bœufs vers l’étable et met toi à l’abri ! Cette fois encore, agacé, il a bien compris ce que disait la voix céleste mais il continue à retourner les sillons avec la charrue. Pour la troisième fois, cette mystérieuse voix résonne plus fortement, comme un avertissement : Morgat, Morgat va t-en à la ferme avec les bêtes et le matériel ou tu seras noyé ! A ce moment là, un épouvantable bruit, étrange, comme sorti des entrailles de la terre, un tremblement si fort que tout sursaute. Il n’y a plus de doute un événement exceptionnel se produit. Effrayé, le laboureur entraîne ses bœufs vers la ferme, abandonnant enfin ses champs. Sur le seuil de sa porte, il se retourne pour voir la catastrophe. Le pauvre paysan voit que ses champs s’enfoncent comme par enchantement : tous ses champs sont inondés ! Il n’y a plus rien, les récoltes, les prés, les pâturages, les arbres, tout est submergé par les eaux ! Enfin, quand les eaux se sont calmées est apparu une grande étendue d’eau magnifique. L’Etany de Banyoles venait de naître, séparant pour toujours Porqueres et Banyoles !

Hameau Le Somail.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

       Avant d’être aujourd’hui un port de plaisance, le Somail, fut du XVIIème au XIXème siècle un important port de commerce et de voyageurs : 28 000 passagers en 1831. Sur le Canal du Midi, Le Somail était une étape où les voyageurs de la barque de poste s’arrêtaient pour la « couchée » (repas du soir et chambre pour la nuit). En venant de Toulouse, on s’y arrêtait pour la troisième couchée, c’était la première en venant de Cette (aujourd'hui Sète).

Du haut du pont en dos d’âne, une vue magnifique sur le charmant hameau s’offre à vous. Ce pont dit de Riquet ou du Somail est remarquable par sa voûte en « anse de panier », caractéristique de cette époque de l’inauguration du canal. La chapelle s’adosse sur le pont. Erigée entre 1684 et 1693, elle fut agrandie en 1842. Elle pouvait accueillir les 180 habitants du hameau, les patrons et les équipages stationnés dans le port et les habitants des campagnes avoisinantes. Une messe était dite à l’arrivée et au départ de chaque barque de poste. La maison du Garde Canal est mentionnée sur un projet de reconstruction de 1803, et était destinée au garde et aux postillons de relais. Il faut noter la symétrie de la façade ainsi qu’à gauche l’ancien abreuvoir des chevaux de halage et à droite l’écurie qui abrite aujourd’hui la salle de restaurant qui occupe le lieu. Dans tous les ports où les barques de poste s’arrêtaient pour la couchée, il existait une auberge. Construite après 1684, la glacière du Somail servait à entreposer en hiver et conserver jusqu’en été, de gros blocs de glace provenant de la montagne Noire qu’on enfonçait dans la terre après les avoir isolés avec de la paille. Elle était incluse dans un bâtiment qui n’existe plus aujourd’hui et qui s’appelait le magasin du canal. Elle est la seule glacière restante de toutes les glacières pour les auberges du canal qui offraient la couchée aux voyageurs.

Modèle d’harmonie, classé par l’Unesco au Patrimoine Mondial en 1996, l’ensemble architectural et paysager attire de nombreux visiteurs qui découvrent ce port d’autrefois au charme intemporel. De nos jours cette ancienne auberge a conservé sa vocation, elle abrite des chambres d’hôtes, une galerie de peinture et un salon de thé. 

 

Proverbe Peul :  Il faut creuser le puits aujourd'hui pour étancher la soif de demain ! 

Le peuple Peul compte  aujourd'hui entre  35 et 40 millions de personnes dispersées dans de nombreux pays situés la plus grande partie du Sahel en Afrique. Ils ont la particularité d'être très sensibles à la beauté du corps humain.