Nos plus belles plages.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

              La course aux petites plages de caractère est presque devenue une compétition durant la haute saison. Quelques suggestions pour conjuguer nature sauvage, plaisirs marins et sable chaud entre les orteils, sans aucun stress. Pour se rafraîchir dans des lieux sauvages et parfois méconnus des touristes, ou au contraire sur des plages devenues mythiques au fil des années. Les plages bondées, identiques les unes aux autres, parasols à perte de vue et mosaïques de serviettes de bains sur des kilomètres devient en haute saison le décor banal sur le littoral méditerranéen. Il existe heureusement encore de petits coins de paradis où les embruns ne sont pas encore totalement masqués par les effluves des crèmes solaires. Certaines se méritent après une rude marche, d’autres sont faciles à conditions de posséder un bateau, d’autres encore très accessibles et forcément plus fréquentées, seront à découvrir au petit matin, à la fraîche.

La plupart de ces plages appartiennent à des espaces protégés : on se retient donc de cueillir les fleurs, et bien sûr opération zéro déchet après le pique-nique. Attention également, qui dit « sauvage » dit aussi souvent baignade non surveillée. On ouvre l’œil, donc, pour ne garder que le meilleur des moments passés sur ces superbes sites de notre région.

Le plateau de Leucate.

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          Reconnu pour la qualité de ses paysages et la diversité de sa faune et de sa flore, le plateau de Leucate est déclaré d’intérêt européen (site Natura 2000). Ce plateau calcaire surplombant la mer d’une falaise de 40 m est un milieu atypique, au paysage aménagé par l’homme à travers deux activités traditionnelles : la viticulture et le pastoralisme. Il est caractérisé par une mosaïque de milieux alternant cultures, pelouses méditerranéennes, pinèdes et falaise, garrigues ; soulignée et mises en valeur par les nombreux murets en pierres sèches. Si le développement non contrôlé des pins est la principale menace pour les pelouses sèches méditerranéennes, elles subissent aussi  des dégradations par piétinement des secteurs très fréquentés. De plus, la fréquentation en dehors des sentiers balisés où les chiens en liberté provoquent le dérangement, voire l’échec de la reproduction des oiseaux qui nidifient souvent au sol d’avril à juillet, tel le Pipit Rousseline. Le respect de chacun est indispensable pour conserver ce site en bon état pour les générations futures : ne sortez pas des sentiers balisés.

La Maison du plateau au-rez-de-chaussée du bâtiment le Grand Cap, vous invite à découvrir les habitants naturels et les espèces emblématiques qu’abrite le plateau ainsi que les activités humaines qui l’ont façonné.

Lac de la Raho.

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Le plan d’eau de la Raho, situé aux portes de Perpignan, est un espace bucolique aménagé et entretenu quotidiennement, entouré en toutes saisons de très beaux points de vue des Pyrénées : la chaîne dentelée des Albères et le majestueux massif du Canigou. Ce vaste aménagement de grande qualité est destiné à toutes les activités de plein air :

1). Le jogging, la promenade à pied, à vélo ou à cheval.

2). La pêche à la ligne sur des spots autorisés.

3). Les sports nautiques comme le canoë-kayak, l’aviron, la pirogue polynésienne, le stand up padlle ou la voile dans la cadre de clubs installés à la base nautique.

4). L’utilisation au lieu-dit la « presqu’île » d’un parc d’agrès pour pratiquer le fitness en plain air.

5). Pique-niquer ou grillades sur la place à feux aménagée à cet effet.

6). Jouer à la pétanque sur des terrains appropriés.

7). Sieste, bronzage et farniente sont possibles et même autorisés.

Le plan d’eau touristique de 16 hectares est destiné à la baignade En saison estivale, au bronzage et quelques bars et restaurants proposent leurs services.

Quatre grands parkings gratuits disposés en différents points du site sont disponibles.

A quelques minutes de Perpignan, le plan d’eau de la Raho est une aubaine pour réussir des vacances familiales de proximité. Un point information est à votre service à l’entrée du site.

Avène, le pays de l’eau.

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Avène doit sa renommée aux propriétés de son eau de source, déjà connues des Romains qui y avaient construit des thermes, ensuite tombés en désuétude pendant de nombreux siècles. Ces propriétés médicinales seront redécouvertes au XVIIIème siècle, par hasard…et par un cheval. Les terres appartenaient alors au marquis Pons Rosset de Rocozels. Un jour de 1736, l’un de ses chevaux qui souffrait d’une vilaine pelade, vient se désaltérer et se rouler dans uns mare alimentée par une source d’eau tiède. Le manège se répète les jours suivants. Quelques temps après, l’animal est guéri, sa robe est redevenue superbe. Le marquis alerte des amis médecins, qui expérimentent cette eau sur certains de leurs patients. Ses effets thérapeutiques se confirment dans les cas de dermatoses et même d’ophtalmies. On crie au miracle, et on place la source sous la protection de Sainte Odile, la petite duchesse née aveugle à qui l’eau du baptême a redonné la vue. En 1743, un établissement thermal se construit où l’on soigne les maladies de la peau.

La source Ste Odile, au pied des Cévennes, jaillit à une température constante de 25,6 degrés, à raison de 70 000 litres par heure, après avoir cheminé pendant 40 ans dans le sous-sol cévennol. Bactériologiquement pure, l’eau d’Avène possède un pH neutre. Faiblement minéralisée, chargée d’oligo-éléments, très riche en silice, elle dépose sur la peau un film protecteur et apaisant. Ses propriétés se sont révélés bienfaitrices pour les affections dermatologiques (elle a servi à traiter avec succès les grands brûlés de l’incendie de Chicago aux USA en 1870), elle est reconnue d’utilité publique en 1874. Un siècle plus tard, Pierre Fabre, un industriel pharmaceutique, achète le petit établissement thermal et développe les recherches sur les propriétés de l’eau d’Avène. Ainsi débute le "thermalisme scientifique" qui trouve sa concrétisation dans l’inauguration, en 1990, d’un nouvel établissement moderne. Depuis les thermes d’Avène, traitent les curistes adultes et enfants (un patient sur trois), venus soigner des affections de la peau : eczémas, psoriasis, prurits divers et cicatrices de brûlures

Avène, est aussi l’une, des deux stations françaises à se consacrer exclusivement à la dermatologie. Cette eau thermale aux qualités exceptionnelles a donné naissance 1989 à une ligne de produits de soins derma-cosmétiques élaborés sur le site même, juste à côté de la source. Ces produits destinés aux peaux sensibles et allergiques, sont exportés à 65 % et connaissent notamment un grand succès jusqu’au Japon où l’on connaît le nom du modeste village de 275 habitants niché au cœur des vertes collines du Haut-Languedoc, aux confins du département de l’Hérault, où le nom de ce petit village de l’Hérault est ainsi devenu familier à tous.

La pêche au bœuf

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         Introduite vers 1720 dans le golfe du Lion par des Catalans, la pêche aux bœufs se développe rapidement dans la plupart des ports du Languedoc et de Provence, non sans provoquer des réactions hostiles notamment à Martigues et Marseille. Le nom de cette pêche évoque l’action du filet : tiré par deux bateaux qui naviguent côte à côte, comme deux bœufs liés par un joug, l’engin laboure les fonds de la mer à la façon d’une charrue qui trace des sillons sur un champ.

Pendant le XVIIIème siècle, les propriétaires de bordigues, les pêcheurs à la senne ou aux palangres exigent l’interdiction de cet art traînant qui, lorsqu’il écume les plages, ramasse une trop grande quantité de jeunes poissons. Plusieurs ordonnances demandent la destruction des bateaux et des engins. En 1754, une centaine de barques pratiquant cette pêche son détruites. Bien qu’un décret de 1803 prône une nouvelle fois l’interdiction de la pêche aux bœufs, celle pratique est tolérée puis finalement autorisée sous la Restauration. Le golfe du Lion, vaste plateau continental, qui s’étend de la Camargue au cap de Creus en Catalogne est « labouré » par ce type d’attelage. En 1893, Martigues accueille 34 tartanes formant 17 couples. Sète avec 72  bateaux-bœufs en 1906,  est le port d’attache de la plus importante flottille languedocienne. En Roussillon, presque tous les petits ports comptent, chacun, quelques unités. Rosas, important port de pêche de la Costa Brava abrite une petite armada de bateaux-bœufs. Issu de la tartane provençale, le véritable bateau-bœuf est une robuste embarcation, très forte à l’avant,  plus fine et rétrécie à l’arrière, d’une longueur de 14 à 16 mètres. Sur ce voilier, le plus grand bateau de pêche de nos côtes méditerranéennes, le mât fait à peu près la longueur de la quille et l’antenne mesure de 21 à 22 mètres de hauteur. Une immense voile latine, la « mestre » » ou la « grand maïstre », taillée dans du coton de qualité, fait 110 m2 environ. En pêche, les deux bateaux qui forment un couple, se tiennent à une distance constante de près de 80 mètres, l’un en retrait, par rapport à l’autre. Ils traînent le filet (le gangui) pendant plusieurs heures jusqu’à des profondeurs de 90 à 100 mètres. Lorsque le capitaine estime que la poche est suffisamment pleine, les deux bateaux se rapprochent et celui qui dirige les manœuvres, le « baou », hisse le filet à bord. Le tri des poulpes, merlans, raies, grondins, poissons plats, etc… est fait  sur le bateau. Le soir, toutes les embarcations rentrent en même temps, profitant de la brise du large.