Histoire d'ici

Collioure, un club de plongée.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

Situé en face de l'emblématique "campanar"de Colloure, le CIP (centre International de Plongée) adapte sa structure d'enseignement de haut niveau aux techniques et pédagogies nouvelles réservées aux élèves débutants en quête de progrès et d'expérimentations. 

En 1945, la formidable découverte du scaphandre autonome par le Cdt Cousteau ouvre de grandes perspectives pour prospecter aisémment le monde sous-marin. Cette invention révolutionnaire dynamise fortement l’activité de la plongée sous-marine à travers le monde.

Pierre ancien nageur de combat (N°22) dans l’armée française tombe amoureux de la cité des peintres et de la Côte Vermeille. Mais à Collioure comme ailleurs on ne vit pas que d’amour et d’eau fraîche, fut-elle salée ! Moniteur national (N° 47), Pierre Girodeau, possède un tempérament d’entrepreneur, doté d’une grande connaissance technique du matériel et d’une solide expérience du milieu marin. Prédisant un fort engouement pour l’exploration des fonds marins de la Côte Vermeille, il fonde en 1954 le premier club d’enseignement de plongée de haut niveau au cœur de la vieille cité : le Centre International de Plongée (CIP) : un authentique pionnier de la plongée sous-marine en pays catalan. Gildas son fils et Julien son petit-fils, prolongent la tradition familiale. Aujourd’hui, Julien, petit-fils de Pierre, perpétue avec bonheur le savoir-faire et l’expérience car dès son plus jeune âge, il a chaussé les palmes et grandi comme un poisson dans l’eau.

Si l’emblématique « campanar », la chapelle St Vincent, le château royal, le cloître des Dominicains et les plages font la renommée de Collioure intra-muros, il faut ajouter, désormais, la découverte des fonds marins, juste après la digue du Fanal, le CIP, vieille structure, permet la visite des merveilles sous-marines de la Côte Vermeille où s’échouent les derniers contreforts des Pyrénées. Le centre de plongée composé de moniteurs brevetés, passionnés d’explorations marines porte une attention toute particulière aux plongeurs débutants venus de divers horizons. Apprendre les règles de base de la plongée dans le site enchanteur de la baie de Collioure en eau peu profonde est une motivation extraordinaire pour découvrir le monde du silence. Une jeune équipe, sympathique et compétente, encadre les débutants stressés pour leur première expérience marine.

Tous les clubs de plongée sous-marine des Pyrénées Orientales pratiquent de manière très professionnelle mais le CIP, petite structure artisanale, composée d’une équipe de jeunes moniteurs agréés, privilégie un contact chaleureux, instaure une relation de confiance sous forme d’instruction personnalisée, un petit quelque chose en plus dans un décor unique. Après avoir acquis quelques fondamentaux dans le port, cap vers la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls (650 hectares). Le puissant bateau s’éloigne du célèbre « campanar », seul le sillage d’écume blanche tracé par notre bateau nous relie encore à la cité des peintres. Sur le pont, le panorama grandiose accentue la fébrilité teintée d’impatience. Instantanément, un esprit de groupe se crée y compris le passager « clandestin » que je suis. Certainement la solidarité instinctive des gens de la mer ! Sertie au sommet des ultimes contreforts de la chaîne des Albères, la tour de Madeloc scrute les vignes qui, de terrasses en terrasses, cascadent jusqu’à la mer. Le fort St Elme impressionne par son architecture massive, voulue par l’empereur Charles-Quint. Edentée, ourlée de caps et de criques, la côte rocheuse étale son paysage miraculeusement préservé du « béton ». Rien de plus sympatique, rien de plus beau, de voir défiler le phare baroque de Portus-Vénéris, le cap Béar et son phare, petite merveille architecturale d’élégance et de légéreté, la baie de Paulilles, l’anse de Banyuls pour une journée inoubliable. Une côte rocheuse transformée en sanctuaire marin en 1974 dont l’écosystème particulièrement riche et diversifié est l’habitat préféré du placide mérou, de la rascasse, des daurades, des rougets, des girelles, les étoiles de mer et peut-être avec la murène si elle est disposée à regarder les visiteurs défiler devant sa tanière. A propos de ce poisson qui traîne une réputation exécrable, il est temps de rétablir la vérité. La murène n’attaque jamais les « étranges plongeurs », par contre si elle se sent agressée elle se défend farouchement, dès lors sa morsure fait très mal.

Tout est organisé par l’équipe du CIP (Centre International de Plongée) afin d’explorer l’endroit idéal pour tremper ses palmes et découvrir les prairies de Posidonies, la faune et la flore qu’abritent les eaux de la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls. Découvrir et visiter ce milieu subaquatique, exceptionnel paradis marin, vous apporte, en toute sécurité, la sensation de bonheur dans une nature généreuse et préservée. Un spectacle magique, exceptionnellement vivant et coloré, réservé autrefois à quelques privilégiés, aujourd’hui grâce à Julien et son équipe, la découverte du monde sous-marin est à portée du plus grand nombre. Le Centre International de Plongée (CIP) de Collioure, l’un des plus anciens de la côte catalane, a conservé son côté pionnier. 

Ultimes préparatifs sur le pont du bateau de la CIP, le départ vers la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls est imminent. 

 

 Déclaration d'Henri Matisse artiste-peintre, père de l'expression picturale du " Fauvisme": 

Il n’ya pas en France de ciel plus bleu que celui de Collioure. Je n’ai qu’à fermer les volets de ma chambre et j’ai toutes les couleurs de la Méditerranée chez moi.