Histoire d'ici

Défense de la côte du Languedoc.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

           La défense militaire de la Côte du Languedoc participe à sa manière à l’appropriation du littoral. Initiative de l’Etat et non des populations locales, cette entreprise dont les temps forts sont le XVII et XVIIIèmes siècles marquent le territoire de ses ouvrages et l’inscrit dans l’Histoire de France. La monarchie française est à l’origine de la création de plusieurs cités portuaires. La volonté est d’offrir des ouvertures sur la mer pour le négoce tout en sécurisant la côte. Cité fondée ex-nihilo par Saint Louis au XIIIème siècle lors des Croisades, Aigues-Mortes est le premier port capétien en Méditerranée et une place forte à l’emplacement stratégique. Au cours des siècles, afin de compléter le dispositif de défense au service de la protection des salins, de la frontière avec la Provence et des influences huguenotes, le pouvoir fit construire la tour de Carbonniére qui en interdit l’unique route jusqu’au XIXème siècle, et le fort de Paccais. Au XIIIème siècle, Aigues-Mortes est essentiellement une ville de garnison jusqu’au XVIIIème, l’occupation du mont St Clair a été continue, ne laissant aucune trace de développement d’une agglomération.

Après une première tentative sous Henri IV, la cité portuaire de Cette (Sète) naît finalement en 1666 sous l’impulsion de Colbert. Parallèlement à son développement économique tourné vers la mer, la ville protégée et fortifiée sert de pivot à la défense de la Côte languedocienne. Le fort Richelieu abrite aujourd’hui un sémaphore qui surveille le secteur maritime Marseille-Cerbère. 

 

Aigues MortesAigues-Mortes, ancien port sur la Méditerranée, est un des plus expréssifs témoignages de l'architecture militaire du Moyen-âge avec ses remparts et ses tours. Construite par la volonté de Saint Louis roi de France, la cité gardoise devenue port fluvial déroule aujourd'hui un milieu aquatique naturel unique sur les eaux dormantes des marais. Photo de 1950.