Lavandières de Montpellier.

Écrit par Super User. Publié dans Lavoirs.

        Toutes les villes et villages se construisent et se développent sur les fleuves et rivières car l’eau est une ressource indispensable pour tout ce qui vit mais aussi en matière de salubrité publique. Montpellier, la capitale du Languedoc, est traversée principalement par le Lez, fleuve côtier et diverses petites rivières pour le plus grand bonheur des lavandières locales.

Autrefois, le long du Lez, du pont Juvénal au pont de Castelnau, la gente féminine s’affairait, en toutes saisons, été comme hiver. Les « blanchisseuses du Lez », parfois surnommées « lessiveuses », étaient plus volontiers appelées « bugadières », un nom venant de bugada c’est dire lessive. Certaines se rendaient à pied jusqu’à la rivière poussant une brouette remplie de linge en vrac, heureuses de retrouver des voisines pour raconter les dernieres nouvelles, bonnes ou mauvaises, du quartier. Contrairement à ce que certains racontent ce n'était pas que du négatif, bien au contraire, il y avait beaucoup de convivialité, de solidarité, d'amitié entre ces femmes valeureuses. Pendant la bonne saison, elles étaient coiffé d’un chapeau de paille à larges bords afin de se protéger des insolations. D’autres, des professionnelles, emmenaient des paquets plus conséquents sur un charreton tracté par un âne jusqu’au bord de l’eau. La tâche était extrêmement difficile pour ses ouvrières de la lessive confrontées aux froids de l’hiver ou à la chaleur des mois d’été, les mains déformées par l’eau et pour éviter les maux de reins, certaines frottaient le linge sur des tables faites de tréteaux. Les pieds de ces femmes sont protégés par d’étranges bottes de zinc ou de fer blanc : garnies de paille, ces bottes devaient protéger du froid, mais aussi éviter l’apparition de rhumatisme dû au contact trop fréquent avec l’eau. Les bugadières pouvaient se procurer ce matériel chez un étameur spécialisé, installé rue de l’Aiguillerie en centre-ville de Montpellier.

L'eau et le bien-être

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Leau et le bien êtreDans la maison, l'eau apporte bien-être, santé et prospérité. 

 

Dicton catalan : Per març, el cel réga i l'aigua crèma.

Traduction française: En mars, le ciel arrose et l'eau brûle. 

Lessive dans le Gange.

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Lessive sur le Gange

Un groupe de lessiveuses Indous triturent le linge familial dans le Gange, grand fleuve sacré de l'Inde. Photo de 1970

Lavoir de Narbonne - Aude

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Lavoir à Narbonne Aude

Au centre-ville de Narbonne, les lavandières lessivent sur les berges du canal de la Robine. Photo de 1920 environ.

Commérages autour du bassin.

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Après 1920, l’eau courante c’est l’hygiène publique qui gagne lentement du terrain. Même si beaucoup de villes et villages n’ont pas les moyens financiers d’installer le projet fontinal, le chemin du progrès est tracé. Les fontaines fleurissent sur les points stratégiques des communes et les lavoirs publics connaissent un gros succès ! Sa commodité fonde son succès et ils deviennent rapidement le lieu de réunion préféré de la gente féminine. Puisque l’homme va au café seul, la femme s’approprie le lavoir. En ville ou au village c’est le temple de la propreté dédié aux lavandières. Et si les hommes en font le lieu des ragots et railleries c’est qu’ils en sont exclus ! Dans ces maisons de l’eau, entre deux coups de battoir, résonnent des rires, des cris, c’est aussi toute l’actualité villageoise qui défile, qui annonce les bonnes nouvelles, les mauvaises aussi et, plus folkloriques, se propagent les cancans, plus ou moins revanchards ! Autrefois, des superstitions s’attachaient aux lavandières : les voyageurs évitaient la nuit les rivières de peur d’y rencontrer les lavandières du Diable qui tordent les linceuls des trépassés.