Lavoirs

Commérages autour du bassin.

Écrit par Super User. Publié dans Lavoirs.

Après 1920, l’eau courante c’est l’hygiène publique qui gagne lentement du terrain. Même si beaucoup de villes et villages n’ont pas les moyens financiers d’installer le projet fontinal, le chemin du progrès est tracé. Les fontaines fleurissent sur les points stratégiques des communes et les lavoirs publics connaissent un gros succès ! Sa commodité fonde son succès et ils deviennent rapidement le lieu de réunion préféré de la gente féminine. Puisque l’homme va au café seul, la femme s’approprie le lavoir. En ville ou au village c’est le temple de la propreté dédié aux lavandières. Et si les hommes en font le lieu des ragots et railleries c’est qu’ils en sont exclus ! Dans ces maisons de l’eau, entre deux coups de battoir, résonnent des rires, des cris, c’est aussi toute l’actualité villageoise qui défile, qui annonce les bonnes nouvelles, les mauvaises aussi et, plus folkloriques, se propagent les cancans, plus ou moins revanchards ! Autrefois, des superstitions s’attachaient aux lavandières : les voyageurs évitaient la nuit les rivières de peur d’y rencontrer les lavandières du Diable qui tordent les linceuls des trépassés.