Lavoirs

Corvée de lavage vers 1820.

Écrit par Super User. Publié dans Lavoirs.

Corvée de lavage vers 1820. Les lavandières lavaient les étoffes de couleur à froid au savon de Marseille. Pour le blanc, le linge est trempé à la cendre dans une cuve en zinc. Un drap dessus le linge et un autre couvrait le tout sur lequel la cendre était étalée sur toute sa surface. Pendant ce travail préparatoire, dans un chaudron, on faisait bouillir de l’eau que l’on versait avec une casserole petit à petit sur les cendres. Le lendemain, le linge était acheminé au lavoir public pour le «battre» avec un battoir, sorte de massue en bois avec une face plate, puis on rinçait dans l’eau claire du bassin.

Lavoirs et eau sacrée. Les grandes lessives du printemps et de l’automne symbolisent respectivement la vie et la mort. Souvent liées au calendrier religieux, il est des périodes où il est proscrit  de laver pour ne pas troubler le repos des défunts : le jour du Vendredi-Saint, durant la Semaine-Sainte, pendant les Rogations et l’Avent. Des dictons expriment les châtiments à celles qui ne respectent pas ses dates ; Qui lave le Vendredi-Saint lave son Suaire ou Qui lave la Semaine-Sainte tourmente les âmes du Purgatoire et risque de mourir au cours de l’année.