La Franqui-Leucate.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

               Nous sommes sous le règne d’Henri IV lorsque quelques constructions voient le jour sur le site de La Franqui…Il faut attendre la fin di XIXème siècle pour que La Franqui devienne une station de bains de mer. C’est Emile Bertrand, l’oncle d’Henri de Monfreid qui va lui donner véritablement sa vocation touristique. Architecte, il dessinera  en 1889 un projet d’établissement de bains. Ace moment là, La Franqui était seulement un vaste domaine agricole au centre duquel on trouvait le bâtiment qui allait devenir l’Hôtel Excelsior. Propriété de la famille Beltrand, il fut transformé, modernisé à partir de 1890 devenant un établissement de luxe où se côtoyaient les célébrités de l’époque ; offrant à ses clients un terrain de tennis, un kiosque à musique, une piste de skating…et même une petite chapelle élevée à proximité. Les constructions sont rares, on trouve la villa Amélie où naîtra Henri de Monfreid et à flanc de falaise la bâtisse de la douane et plus bac la villa Bonnery. Au début du XXème siècle, Emile Bertrand finance avec ses propres deniers, d’importants travaux dignes de la nouvelle station : la route du front de mer et celle qui reliera la station à la gare de la Compagnie des Chemins de Fer du Midi. D’architecte, Emile Bertrand  est devenu promoteur. En 1913, les premières villas sont construites en front de mer et au pied de la falaise. La maison familiale du nouveau promoteur « L’Albatros » et une copropriété le « Madrigal » donnent juste en face de la grande plage dont la vue s’étire jusqu’à Port la Nouvelle. La plupart des maisons existent encore aujourd’hui.

Après la Deuxième guerre mondiale, qui provoque quelques destructions, c’est la fille du promoteur qui continuera l’œuvre entreprise. Début des années 1960, l’eau du projet arrive enfin à La Franqui qui se transforme en station familiale avec ses nombreux meublés, ses terrains de camping populaires. Les Toulousains sont nombreux à venir passer leurs vacances. Le camping sauvage n’est pas encore interdit et la plage des Coussoules est très appréciée. L’Hôtel Excelsior est devenu l’Hôtel du Parc ; la station  compte alors 2 cinémas, un dancing, un bowling, de nombreux commerces l’hôtel de la Plage sort de terre. Les enfants de Lézignan viennent en colonie…La route qui borde l’étang est construite. les années 1980 marquent un tournant, l’hôtel du Parc ferme ses portes remplacé par une maison de retraite. La station se développe, l’urbanisation s’accélère avec l’apparition des lotissements. Aujourd’hui La Franqui s’agrandit à petits pas et le nombre d’habitants à l’année augment se manière significative. Les sports de glisse trouvent ici un véritable paradis, donnant par là même une nouvelle image, jeune, sportive et dynamique à La Franqui. Du cap des Trois frères aux Coussoules, La Franqui située dans le Parc Naturel Régional de la Narbonnaise, bénéficie d’un cadre naturel exceptionnel qui ne demande qu’à être valorisé et protégé.

Les étangs et les flamants roses, l'immense plage de sable fin, la garrigue odorante et, la forêt de pins centenaires d'où s'échappe un concert offert par les cigales ! Comme dirait ma grand-mère, on n'a pas de la morue à La Franqui mais on possède un orchestre de cigales dont le chef d'orchestre naturel est le soleil ! 

Amphores antiques 01

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Deux modèles d'amphores prisonnières depuis 2 000 ans au fond l'anse de Portus-Vénéris (Port-Vendres).

Lors de fouilles sur le site de l'anse Girbal dans la rade de Port-Vendres durant les années 1960, ces amphores ont été découvertes et extraites de leur gangue, protectrice, de vase et de boue. Pendant l'Antiquité, en l'absence de véritable port, les frêles et peu maniables bateaux Grecs et Romains, chargés d'amphores et de diverses marchandises transitaient de Narbo-Martius (Narbonne), le grand port de la riche province du Languedoc à Empùries (baie de Rosas) ou vers le sud de l'Ibérie (Espagne) ou encore vers la lointaine Lusitanie (Portugal). Lorsque la tramontane soufflait très fort soutenue par la mer Méditerranée en tempête, prudents, les marins relâchaient l'ancre dans l'anse de Portus-Vénéris, nom d'origine grecque. Le cap Béar, le cap Cerbère et le cap de Creus étaient des passages très dangereux et risqués, les équipages préféraient attendre sagement, à l'abri, le retour du beau temps. 

Amphores antiques 02

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

        Dans l’Antiquité, les chaussées, les chemins mal entretenus, les obstacles naturels que sont les fleuves, les rivières, les montagnes, les intempéries et les hordes de brigands ne sont pas des voies de communications idéales pour commercer. Le commerce par voie maritime propose de meilleures conditions à cette époque même si la navigation à voile ou à rames est une activité audacieuse, la météo n’existe pas encore, en tous cas très incertaine et les déroutages sont fréquents. Conquérants et ambitieux, les Phocéens, les Grecs, les Romains, établissent des comptoirs en Méditerranée. Ingénieux, ils fabriquent des récipients d’argile cuite, plus ou moins grands, indispensables à la livraison des denrées et des aliments. Parmi tous les emballages, l’amphore devient vite un précieux récipient approprié pour le négoce maritime au long cours. Transborder sur des navires à voile des denrées  liquides comme le vin ou l’huile sur une mer sous l’influence de vents violents, la Méditerranée particulièrement imprévisible et capricieuse, n’est pas une entreprise aisée. L’amphore avec sa forme fuselée, son col étroit et ses deux anses élégantes symbolise le conditionnement le plus efficace, le plus assorti à ce mode transport de l’époque antique. Il existe autant de types différents que de lieux où elle est fabriquée, autant de formes et de volumes que de marchandises qu’elle contient et utilisée pour le stockage dans les entrepôts et comme contenant pour le transport. C’est un emballage jetable, vidée, elle est pilée au mortier et mise en poudre, brisée pour devenir matériaux de construction, son col parfois employé comme élément de canalisation. C’est aussi une unité de mesure très précise : 19, 56 litres à Athènes et 26 litres à Rome qui conserve une amphore-étalon au Capitole. L’amphore est encore un support de communication. Comme aujourd’hui sur les conteneurs maritimes, il est inscrit des signes mystérieux pour les profanes. Sur l’argile fraîche est gravée une véritable étiquette du fret maritime. L’opercule de mortier qui sert de bouchon porte le plus souvent un cachet, sur l’épaule une estampille ou des sceaux gravés à la pointe ou encore des marques peintes permettent de dater très précisément la fabrication de l’amphore, de retrouver l’adresse de l’atelier du potier où elle a été fabriquée, son origine, sa destination, son contenu, mais aussi le commerçant. En traçabilité, on ne peut faire mieux ! 

Un homme heureux est une barque qui navigue sous un vent favorable. 

Proverbe Chinois 

Piraterie et guerre de course.

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       Dans l’ancien monde méditerranéen, la piraterie naquit en même temps que la navigation. Elle fut favorisée par des conditions géographiques qui se prêtent assez bien aux attaques par surprise. D’abord vouée à la capture de prisonniers destinés à être échangés contre rançon, la piraterie prit de l’importance avec le développement du transport des marchandises par voie maritime. Dès lors, la piraterie joua un rôle économique de premier plan en Méditerranée où elle sévit avec des fortunes diverses jusqu’à la chute de l’Empire Ottoman au XIXème siècle. Ainsi, la plupart des ports de l’Afrique du Nord se consacraient presque uniquement à la piraterie dont ils puisaient puissance et profit. Dans le Nord de l’Europe, il en fut de même avec les Vikings qui se hasardèrent moins à attaquer les navires en hautes mer, préférant piller les côtes ou les rives des fleuves qu’ils n’hésitaient pas à remonter très loin en amont.

A partir des grandes découvertes, les richesses que les nations européennes ramenaient du Nouveau Monde aiguisèrent les convoitises qui donnèrent naissance à une forme particulière de piraterie : la chasse aux galions chargés de denrées précieuses. Mais bientôt, les hors-la-loi sur mer ne furent pas les seuls à s’intéresser à ce trafic. Certains gouvernements, la France et l’Angleterre notamment, chargèrent des marins aventuriers de pratiquer à leur profit une sorte de « piraterie légale », destinée à affaiblir le commerce maritime des pays ennemis ou simplement concurrents. Ce fut la guerre de course dont les marins, dénommés corsaires, ne devaient de compte qu’à des monarques avec lequel ils partageaient d’ailleurs les bénéfices de cette fructueuse guérilla sur mer.

Contrairement à ce que l’on croit parfois, il faut très nettement différencier les pirates des corsaires. Les premiers sont, en quelque sorte, des gangsters de la mer qui se livrent à des attaques dans le seul but de s’approprier le bien d’autrui quelle qu’en soit la nationalité. Les seconds accomplissent des actes de guerre pour lesquelles ils sont dûment mandatés par leurs gouvernements. D’ailleurs, un pirate capturé était toujours pendu, alors qu’un corsaire était emprisonné ou échangé au même titre que les représentants de la marine régulière. Seuls les Espagnols ne faisaient de différence car, à l’époque de leur Empire colonial d’Amérique, leurs galions d’or et d’argent avaient à redouter l’attaque des pirates autant que celles des corsaires, les uns comme les autres ne manquant ni de courage ni d’ingéniosité. Corsaires et flibustiers (nom attribué aux pirates qui sévissaient aux Amériques) causèrent, en effet, des dommages considérables au commerce espagnol en dépit de leur nette infériorité en hommes. Utilisant la ruse et la surprise, ils s’attaquaient aux navires en haute mer, mais également aux villes de la côte qu’ils mettaient à feu et à sang. La piraterie ne connut de période plus florissante dans cette partie du monde mais elle ne survécut au déclin de l’Empire colonial espagnol. La guerre de course, en revanche, y fut toujours à l’honneur jusqu’au XIXème siècle, où elle joua un rôle important lors de la guerre d’indépendance américaine.

Dans le reste du monde, les exploits de certains corsaires, comme les Français Jean Bart (1650-1702) et Robert Surcouf (1773-1827) sont demeurés légendaires.

La pêche en Languedoc-Roussillon.

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Parallèlement à cette pêche des poissons, la pêche aux mollusques fait partie de l’activité halieutique du littoral languedocien et roussillonnais. En étang comme en mer, des dragues à coquillages sont utilisés depuis toujours pour pêcher toutes sortes de mollusques (palourdes, clovisses). La pêche à la vue ou à la main est aussi pratiquée. A partir des années 1970, celle-ci a été bouleversée grâce au développement du matériel de plongée autonome mais jusque-là les pêcheurs d’étang procédaient à partir de petites barques à fond plat d’où ils repéraient les coquillages.