Notre Méditerranée

Oiseaux marins du cap Béar 66.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

                  Site classé ZNIEFF*et ZICO* depuis 1978, le cap Béar est particulièrement intéressant pour l’observation des oiseaux marins. Depuis cette avancée sur la Méditerranée, on peut assister au printemps et à l’automne, à la migration d’oiseaux qui ne se rapproche que rarement des côtes. Parfois des centaines d’individus, des fous de Bassan et des puffins de Méditerranée, passent au large de la Côte Vermeille. Ces oiseaux de haute mer ne viennent à terre que pour se reproduire. Ils se nourrissent d’organismes marins (poissons, méduses, calamars…). Leurs techniques de pêche sont impressionnantes : le fou de Bassan plonge à grande vitesse en repliant ses ailes en arrière pour se transformer en torpille. Au cap Béar, on peut aussi découvrir les oiseaux de la côte rocheuse. Au printemps, le martinet à ventre blanc et le martinet pâle viennent nicher dans les anfractuosités des falaises. On lesvoit tournoyer autour du phare ou se poursuivre le long des rochers en piaffant. Avec leurs pattes atrophiées qui les empêchent de se poser au sol et leurs corps fuselés, ils sont taillés pour le vol : ils se nourrissent que d’insectes volants et ne s’arrêtent même pas pour dormir. Toute l’année les escarpements du cap Béar abritent le monticule bleu, un merle aux plumes d’un bleu métallique. On peut le voir casser des escargots sur les rochers ou voleter en gazouillant pour marquer son territoire. Autre résident permanent : le goéland leucophée, grand oiseaux gris et blanc. Surtout il se pose en hauteur et observe, peut-être en quête de pitance, des restes abandonnés par les promeneurs. Le faucon crécerelle, le grand corbeau, le rouge-queue noir, le pigeon biset…sont aussi les hôtes de ce mur naturel inaccessible à toutes sortes de prédateurs.

En période de reproduction, d’avril à fin juin, ils sont sensibles aux dérangements. Restons bien sûr sur les sentiers balisés et respectons les consignes pour préserver cette richesse.

ZNIEFF*: Zone naturelle d’intérêt écologique, faunistique et floristique dont l’objectif est d’identifier, protéger et décrire des secteurs à caractère remarquable.

ZICO* : Zone importante pour la conservation des oiseaux ; recense les secteurs les plus importants pour la conservation des oiseaux.

Le cap Béar est une pointe minérale accérée qui plonge résolument dans la Méditerranée. Obstacle redoutable lors des tempêtes où la tramontane peut souffler à plus de 150 km/heure mais un lieu désertique apprécié des oiseaux qui s'y reproduisent, protégés par un accès difficile tant du côté terre que du côté mer. Le phare et le sémaphore, à cheval sur le cap, sont situés entre Port-Vendres et la baie de Paulilles. La lanterne du phare, perchée 79 m au-dessus des flots est, entre le phare du cap de Creus et le phare du cap Leucate, un dispositif de sécurité essentiel pour la navigation sur le  golfe du Lion.