Tribune Font del gat

Milieu marin : un impératif de préservation.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

 La mer est la clé de notre avenir, enjeu économique et enjeu stratégique. Les fonds des océans concentrent 80 % de la biodiversité dans lequel l’homme puise de plus en plus. La recherche de molécules thérapeutiques est très prometteuse. L’on prélève plus de 30 % de nos besoins pétroliers et 20 % de gaz naturel. Les enjeux économiques sont énormes.

Malheureusement l’homme est en train de transformer les océans en poubelles et de ce fait convertir le monde du silence en un désert liquide. La pêche industrielle épuise les ressources halieutiques par un pillage systématique qui aboutit à la déstabilisation de l’équilibre marin. Les compagnies pétrolières multiplient les forages offshores, de plus en plus profonds et de plus en plus nombreux, certes une exploitation sophistiquée mais qui n’est pas à l’abri d’une catastrophe car en matière d’industrie le risque zéro n’existe pas. Surtout comme c’est le cas dans le milieu sous-marin, hostile et imprévisible

Si les marées noires sont visibles et révoltantes, chaque année, un peu partout sur la planète, des millions de barils de pétrole dégradent l’environnement et affectent les populations. Des pollutions diffuses, discrètes mais qui additionnées représentent plusieurs Erika ou Prestige pour ne citer qu’eux ! Les « voyous de la mer », ceux qui ont pour patrie les paradis fiscaux et des îles lointaines pour naviguer sous pavillon de complaisance ont inventé l’esclavage moderne avec des équipages inexpirémentés laminés par 80 heures de travail hebdomadaires, toujours sous-payés, recrutés dans les pays du Tiers-MondeLe transit intense de produits nocifs dans de vieux bateaux-poubelles, des rafiots qui à la moindre difficulté déversent dans les flots des tonnes de pétrole. Les dégazages clandestins à travers les océans du globe. Les fuites permanentes des puits de pétrole sur terre que les fleuves charrient vers la mer. Les accidents et fuites offshores difficilement décelables. Les dérivés pétroliers, les plastiques de toutes sortes qui affluent de la terre. Les pluies acides qui s’abattent sur les grandes surfaces océaniques. Les compagnies rechignent à payer le préjudice environnemental. Est-ce une mer sans poisson, une mer sans vie que l’on veut ?