Les Pitchouns

Maison sur pilotis

Écrit par Super User. Publié dans Les Pitchouns.

Une case sur pilotis sur un lac d'Afrique. 

 Amarrée à un pieux soutenant l'habitation, la pirogue est le seul moyen de transport et un outil de travail indispensable pour la pêche, principale activité des résidents du village lacustre. Dessin de Dominique Mwankumi.. 

Connu depuis la préhistoire, l’habitat sur pilotis est conçu pour s’isoler de l’eau, se protéger des animaux sauvages ou échapper aux attaques de bandes guerrières. Se substituant aux fondations classiques, les constructions s’érigent sur des pilotis. Ce sont des pieux ou poteaux en bois enfoncés dans les sols humides, forcément souples, comme les lagons, les lacs, les marécages, les zones inondables ou les fleuves. 

Les invasions des Goths d’Alaric et des Huns d’Attila poussèrent les Vénitiens à se réfugier sur la lagune et bâtissent Venise sur un matelas de centaines de milliers de pilotis.

Au Bénin, sur le continent africain, à l’époque des razzias esclavagistes, la population pour échapper à son triste sort, se réfugie et construit des cases sur le lac Nokoué. Le pittoresque village de Ganvié se transforme peu à peu en petite ville accueillant 15 000 habitants.
Différence entre les deux cités : à Venise les pilotis sont enfoncés à fleur du niveau de l’eau et les constructions également ; à Ganvié, les pieux dépassent largement la surface du lac et l’habitat aussi, (comme le tableau ci-dessus).
Aujourd’hui, comme dans n’importe quelle autre ville, il y a des écoles, des restaurants, des transports fluviaux ou des services de santé. Mais on ne peut se déplacer sans gondoles, sans pirogues ou sans barques !
Pittoresques cités lacustres, l’une et l’autre, attirent des milliers de touristes entrainant de sérieux problèmes de pollution de l'environnement mais, surtout, de la qualité des eaux sur lesquelles elles se sont érigées