Histoire d'ici

Als banys d’Arles de Tec en Vallespir.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

Amélie les Bains, célèbre station thermale en Vallespir.

Quand les invincibles légions romaines s’emparent de toute la Gaule et de la péninsule ibérique, ils parcourent la région montagneuse du Vallespir où vivaient de petits peuplements. Explorant les gorges étroites des Pyrénées, ils longent depuis la plaine un petit fleuve sauvage, le Tec, et découvrent une source d’eau chaude puis d’autres. Aussitôt les Romains sont conquis par cette montagne au climat doux, criblée de sources naturelles, ils construisent des thermes au-dessus de la principale résurgence.

Les invasions successives des Vandales, ensuite des Sarrazins et des Normands, moins sensibles aux bienfaits des eaux minérales, laissent péricliter le site, à leur tour fuyant l’arrivée des redoutables Vikings entrés par la « Narbonnaise ».

L’abbé de Sainte Marie du Vallespir remontant la vallée du Tec par un sentier découvrit les ruines des thermes augurant le savoir-faire admirable des Romains. Ce territoire appartenait à Arles de Tec fut baptisé du nom de « als banys d’Arles » (les bains d’Arles). Une tour fortifiée bâtie sur la montagne défendait la vallée, mais après le rattachement du Roussillon à la France, un fort succéda à la tour devenue obsolète. La puissante armée espagnole assiège le château fort qui capitule le 3 juin 1793.

Entre-temps, l’activité des bains avait repris, gérés par les consuls d’Arles de Tec accueillant gratuitement aux thermes les religieux et leurs domestiques. Une redevance de 11 francs à verser chaque année à Noël, effectuer les travaux de maintenance et tenir une prison à la disposition de l’abbé est le prix à payer. Des travaux avaient consolidé les structures romaines, réaménagé une longue pièce de 20 mètres sur 12 de large en conservant au milieu la vasque d’origine, dégagé des niches pour les bains particuliers, installé un sudatorium au point d’arrivée des conduites dont l’eau la plus chaude coulait en abondance à la température de 60 degrés centigrades.

Un établissement à l’usage des militaires fut créé en 1718 et amélioré en 1783. Le docteur Pujade, médecin-chef des armées en retraite, acheta à la ville d’Arles de Tec des terrains proches de ces bains, y découvrit 14 nouvelles sources et construisit son propre établissement thermal.

Ce sont près de 1 500 mètres cubes d’eau minéralisée par jour que dispose cette contrée pyrénéenne qui attire militaires et civils !

Le général de Castellane commandant des troupes des P.O qui avait eu les mains gelées lors de la retraite de Russie s’employa à édifier un hôpital militaire à l’intention de l’armée d’Afrique. Edifié par le Ministère de la Guerre la première pierre fut posée en 1847 et fut terminé en 1886. 

Les bains d’Arles devenaient en 1840 Amélie les Bains, une petite ville autonome et prospère grâce à la qualité de ses eaux. 

 

Il n’est jamais trop tôt pour sensibiliser les enfants

aux risques courus sur l’eau et sur le sable.