L'eau qui chante

Phare du cap Béar.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

         

El fanal a la punta del cap Béar vigila el golf del lleo a Méditerrani.

Beau, élégant, majestueux, il domine le cap Béar et illumine la Méditerranée le soir venu. 

Habillé de marbre rose et de granit luisant, que voulez-vous, dès sa naissance, il était bâti pour être solide, beau, élégant et, s’il vous plaît, précieux pour l’éternité. Certainement que les sirènes qui hantent depuis la nuit des temps la baie de Paulilles, se sont penchées sur le berceau du phare du cap Béar. Un architecte, qui connaissait l’arrière-pays, choisit la pierre rose de Villefranche de Confluent et le granit de Dorres, matériaux indestructible de nos chères Pyrénées !

Le phare du cap Béar voit le jour en 1905, grandit jusqu’à 79 mètres au-dessus du niveau de la mer et, par temps clair on l’aperçoit depuis environ 52 kilomètres. En 1936, Dame Electricité s’installe chez lui car auparavant il fonctionnait au pétrole. Son compagnon, le gardien qui veillait, la nuit, à son bon fonctionnement, est parti à la retraite ; inlassablement, le soir venu, il émet 3 éclats blancs toutes les 15 secondes. Depuis le départ de son compagnon nocturne, modernisme oblige, il clignote automatiquement. Grâce aux progrès techniques, aujourd'hui un seul homme veille à la maintenance de 24 feux entre Le Barcarès et Cerbère.

Voir les bateaux arriver à bon port est sa raison de vivre mais aussi le plaisir d’offrir son balcon aux connaisseurs scrutant le large pour admirer la migration, parfois par centaines, de fous de Bassan ou puffins de Méditerranée. Pour les promeneurs qui aiment la nature, observer les goélands criards virevolter autour du fanal et, à partir d’avril, début de la période de reproduction, épier sans les déranger, le merle bleu, le pigeon biset, le faucon crécerelle, le monticule bleu, la famille des martinets et j’en oublie certainement, est un spectacle fascinant !

En toutes saisons la visite de ce chef d’œuvre maritime est intéressante mais lorsqu’au printemps la vie entame un nouveau cycle, croyez-moi, ça mérite une visite.