Tribune Font del gat

Le petit paysan disparaît.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                Les petits paysans à travers le monde sont les premières victimes du changement climatique, même s’ils ont peu contribué à ce changement. Aujourd’hui le réchauffement provoque des sécheresses extrêmes, des catastrophes et des intempéries qui détruisent les cultures ou provoquent l’érosion et l’infertilité des sols. 

Beaucoup abandonnent leurs terres pour les bidonvilles ou l’exil. D’autres luttent contre l’accaparement des terres et de l’eau par l’agriculture industrielle qui génèrentl’appauvrissement des sols, les pollutions et la perte de biodiversité animale et végétale. L’agriculture conventionnelle gagne du terrain, la biodiversité régresse, la vie rurale s’éteint, le réchauffement s’accroît, la faim et la malnutrition avancent. Pourtant une autre alternative existe. L’agriculture paysanne est une solution durable au nord comme au sud qui réconcilie l’homme et la nature. Dans tous les continents, les savoirs-faires garantissent une alimentation saine et une production écologiquement durable respectueuse de la biodiversité. Les paysans utilisent des écosystèmes avec respect tout en améliorant naturellement leur productivité. De son activité dépend une économie locale qui permet l’éducation, la santé, l’émancipation économique des femmes et l’emploi en milieu rural. Ces pratiquent limitent l’utilisation d’engrais et pesticides, préservent la fertilité des sols, la biodiversité, et approvisionnent des villes et campagnes. L’élevage est essentiel à la subsistance des familles. Les œufs, le lait, la viande constituent un apport nutritionnel de qualité. Les animaux jouent également un rôle  important pour les labours, le transport et la fertilisation des sols, le petit élevage (volailles, petits ruminants, porcins...) est une source de revenus et les « gros animaux » constituent une capitalisation.

Les instances nationales et internationales doivent favoriser une prise en compte des besoins des paysans face au changement climatique. Et il y a urgence, un milliard d’hommes souffrent de la faim !

Dans les pays «dits riches » mais qui le sont de moins en moins, l’agro-industrie est en mauvaise santé, il est nécessaire de changer un système à bout de souffle. Il n’est pas question de retourner en arrière ou de revenir à la bougie, mais de se rappeler que le but final de l’activité économique n’est pas de multiplier les euros ou les dollars mais d’augmenter la « joie de vivre  ».

Démontrant ses limites, la déesse « Croissance » a tiré sa révérence. La sortie d’une économie de croissance n’implique pas l’austérité, mais la sobriété.

Miser sur l’agriculture biologique respectueuse de l’environnement, c’est miser sur l’avenir.