L'eau c'est la Santé

Stockage de l’eau dans les villes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

                   Au temps de la Rome antique, l’eau apportée par les aqueducs romains arrivait dans des « castellum », des bassins maçonnés qui ne servaient pas à stocker l’eau, mais à répartir la ressource dans les différents quartiers de la cité. C’était le cas à Pompéi où des petits réservoirs d’eau dispersés dans la petite ville alimentaient les fontaines publiques et quelques demeures privées.

Dans notre région, à Nîmes, la plus romaine des villes françaises, subsiste un bassin cylindrique d’où partaient 10 conduites en plomb distribuant l’eau dans différentes fontaines publiques postées sur les points stratégiques dans la ville.

A partir du XIXème siècle il fallut faire face à un incontestable progrès social, l’approvisionnement en eau potable des maisons, afin de satisfaire les besoins croissant de la population. Les communes construisent alors des bassins de stockage qui en prévision de la consommation de la ville permettent d’avoir une réserve d’eau plus ou moins importante, disponible jour et nuit aux robinets.

Lorsqu’une commune dispose d’une colline suffisamment haute, elle y construit un réservoir. Souvent semi-enterré, ils se fondent dans le paysage, permettant de stocker de grandes quantités d’eau potabilisée, de 100 à 500 millions de litres, soit la consommation de villes de 70 000 à 300 000 habitants. A Paris, l’eau est stockée dans cinq réservoirs principaux situés sur des buttes suffisamment élevées : St Cloud, Montsouris, Les Lillas, Ménilmontant et L’Haÿ-les Roses. Avec 1,3 millions de m3, la capitale française dispose ainsi de deux jours d’eau potable d’avance.

Au milieu du XXème siècle, les châteaux d’eau, ces drôles de champignons, ont envahi les campagnes françaises. Ils ont poussé dans les villes où le terrain était désespérément plat. L’eau est stockée dans la cuve située au sommet de l’édifice, avant d’être distribuée dans l’agglomération.

Pour avoir une pression suffisante aux robinets des usagers, la hauteur du château est calculée en fonction du réseau de distribution et de la hauteur des immeubles à desservir. L’eau doit être amenée au point le plus haut par le principe des vases communiquant ou poussée par de puissantes pompes. Au départ du réservoir ou du château d’eau, les eaux sont chlorées pour garantir la qualité bactériologique pendant leur parcours dans les canalisations jusqu’au robinet du consommateur. 

 Nous buvons la même eau que nos ancêtres, 

nos descendants boirons la même eau que nous !