L’eau, questions de valeur.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                  Adam Smith, fondateur de l’économie classique au XVIIIème siècle, réfléchissant sur la question de la valeur, avait souligné le paradoxe selon lequel, l’eau, élément vital, ne coûte rien, tandis que les diamants, qui ne servent pas à grand-chose, valent une fortune.

Ada Smith,  économiste et philosophe d’origine écossaise est né en 1723 et mort le 17 juillet 1790, est considéré comme le père de l’économie moderne avec son œuvre La Richesse des nations.

L’eau est indispensable à la vie et à la santé. Le droit de l’être humain à l’eau est donc fondamental pour qu’il puisse vivre une vie saine et digne. C’est la condition de la réalisation de tous ses autres droits.                Déclaration du 27 novembre 2002 du Comité des Nations-Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels.

Le succès de la Journée sans eau embouteillée montre la vigueur du mouvement pour un retour à l’eau du robinet. Les ventes d’eau embouteillée en Amérique du Nord ont chuté et, partout dans le pays, des canadiennes et canadiens s’engagent à abandonner la bouteille. Il est clair que l’eau du robinet redevient populaire.                    Elly Adeland,  responsable de la campagne Eau et Energie de l’Institut Polaris au Canada.

Spécial vacances 2018.

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Spécial vacances 2018

Et une devise…respecter l’eau et le milieu aquatique,

Mais aussi :

Tout faire pour que l’eau des loisirs et des plaisirs

ne connaisse jamais le goût des larmes.

Prudence, prudence ! La plongée sous-marine et toutes les activités en eaux vives sont des sports exaltants mais restent à tout moment dangereux. Il faut respecter scrupuleusement les règles et tenir compte de certaines données. Avant toute pratique être en bonne condition physique. Suivre les consignes des moniteurs confirmés et respecter les panneaux. 

Au bord de l’eau, la prudence est recommandée. Chaque été les plaisirs aquatiques attirent de nombreux baigneurs. Mais si l’eau de la mer, d’une piscine, d’un lac ou d’une rivière procure de multiples plaisirs, il convient d’être prudent pour éviter certains désagréments ou accidents : les brûlures de méduses, les piqûres de vives ou les piquants d’oursins. Plus sérieux, les débuts de noyades, les coups de soleil, les hydrocutions, les accidents avec les engins nautiques, ou les jours de forte tramontane, l’envol des parasols avec leurs pointes d’ancrages mal arrimés.

Dans les cas de gravité extrême, alerter les secours. Il y a toujours un centre de secours sur la plage pour les premiers soins.

Eaux récréatives. L’utilisation récréative de l’eau peut avoir des avantages pour la santé mais aussi des effets dangereux, notamment si elle est polluée. Mais d’autres risques guettent les usagers de cette eau récréative tel que l’exposition prolongée au soleil et à la chaleur, l’immersion continue dans l’eau froide. Des loisirs, avec l’eau ou au bord de l’eau récréative, qui peuvent avoir des effets néfastes sur notre santé. Soyez raisonnables surtout avec les enfants en bas âge.

Eaux de baignade. En vacances, se baigner en toute sécurité ou se jeter à l’eau, douce ou salée, doit être un plaisir sans le moindre risque. Anticiper d’éventuelles pollutions serait l’idéal. Dans ce domaine aussi, les techniques progressent afin de prévoir les fortes précipitations qui saturent les réseaux de collectes et les usines d’assainissement entraînant parfois les eaux polluées vers la mer. Parallèlement l’accent est mis sur la prévention, encore plus en amont, avec la création de bassin de stockage des eaux de pluie, pour préserver l’environnement autant que satisfaire les baigneurs. En cas de pollution accidentelle, il importe donc aux collectivités de supprimer tout risque de contamination en fermant le plus vite possible les plages à la baignade. Doter les stations balnéaires de méthodes d’analyse ultra rapides avec des résultats fiables pour agir au plus vite. Il faut faire plus pour protéger l’état de nos rivières, de nos lacs, de nos nappes aquifères et de la mer.

Eaux douteuses et risques sanitaires. Les risques de se baigner dans une eau de mauvaise qualité.

La qualité chimique de l’eau de baignade est généralement stable. Sauf cas exceptionnel (pollution par déversement accidentel), elle ne présente donc pas de dangers. En revanche, une qualité dégradée de l’eau peut conduire quelques fois à des affections, le plus souvent bénignes (gastro-entérites, affections ORL. etc) par contact cutané, ingestion ou inhalation de l’eau. Dans les plans d’eau, on retrouve parfois des parasites portés par des oiseaux d’eau notamment les canards et qui se développent lorsque la température est supérieure à 25°C. ces micro-organismes entraînent des dermatites pouvant provoquer des démangeaisons. Dans les eaux de mer comme dans les eaux douces, les conditions d’ensoleillement, la température, mais aussi la composition de l’eau, peuvent favoriser la prolifération d’algues microscopiques qui sont responsables d’eaux colorées, vertes, rouges ou brunes. Parmi ces algues, certaines génèrent des toxines pouvant provoquer de légers troubles de santé.

Avertissez l’entourage. Sur la plage, pour tout absence prolongée ou pas, prévenir un proche de votre éloignement à fin de ne pas alarmer votre entourage et déclencher intempestivement les secours et tous les moyens de recherche onéreux qui vont avec.

Boire régulièrement. En cas de forte chaleur ou d’effort intense, sur la plage comme ailleurs, il faut boire très régulièrement, en petite gorgées, sans attendre d’avoir soif. En effet, mieux vaut prévenir.

Précaution après un repas. Lorsque notre organisme est en train de digérer un repas, beaucoup de sang est envoyé autour des intestins afin de récupérer les nutriments, ce qui génère de la chaleur. Le sang est ensuite dirigé à la périphérie du corps et nos vaisseaux sanguins se dilatent afin que le sang puisse évacuer cette chaleur et se refroidir. Plonger rapidement dans une eau plus froide que l’organisme provoque une contraction de vaisseaux dilatés et l’envoi d’un afflux de sang important au cœur déclenche parfois un malaise : c’est l’hydrocution. Le risque d’hydrocution est donc plus élevé après un repas. Si l’on peut se baigner, il convient, toutefois de redoubler de prudence surtout si c’est un repas copieux !

Les immersions prolongées. Chez l’enfant comme chez l’adulte, après une longue présence dans l’eau, la peau des doigts et des orteils se fripe. Ce phénomène s’explique par le fait que la peau des humains est composée de plusieurs couches reliées entre elles. L’épiderme, la couche supérieure de notre peau commence à absorber peu à peu l’eau du bain après une longue immersion, en particulier au niveau des mains et des pieds. Au fur et à mesure que l’eau est absorbée, l’épiderme se fripe car il se trouve au-dessus d’une couche rigide qui bloque l’absorption par les couches inférieures de la peau. Ce phénomène est sans danger et la peau retrouve rapidement son aspect normal dès que le bain est terminé. il faut boire, mais pas n’importe quelle eau et pas n’importe comment. Pour correctement hydrater son organisme rien ne vaut l’eau plate, sous sa forme la plus simple et la plus naturelle, plusieurs fois par jour et en fonction de poids de chaque individu et sexe.

Comment traiter les piqûres de vives. Présent sur notre rivage méditerranéen, ce petit poisson s’immerge dans le sable des plages à faible dénivelé, en ne laissant dépasser que sa redoutable épine caudale. La violente douleur provoquée par le venin peut être atténuée en approchant de la piqûre une source de chaleur ce qui n’est pas évident sur une plage. Dans tous les cas, il faut se présenter au centre de secours le plus proche, chez un médecin, voire aux urgences, les piqûres les plus graves pouvant dégénérer en phlébite! Soyez prudents !

Comment traiter les piqûres de méduses. Les méduses peuvent piquer les nageurs dans l’eau mais aussi hors de l’eau, sur la plage. Au contact sur la peau de leurs longs filaments urticants, elles libèrent un venin plus ou moins toxique. Ne touchez pas à la blessure qui pourrait transmettre la brûlure à vos mains. Couvrez la zone douloureuse avec du sable et frottez doucement pour enlever les filaments, puis désinfectez. Si vous avez sous la main une pommade antihistaminique, appliquer afin d’éviter gonflements et boursouflures.

En cas de piqûre de méduse. 

Rincer à l’eau de mer : ça désactive le venin, éviter absolument l’eau douce, qui fait éclater les cellules urticantes (tout comme l’urine ou le vinaigre).  Décoller les tentacules à l’aide d’une carte de visite ou de crédit. Appliquer du sable sur la brûlure pour retirer les dernières cellules urticantes. Désinfecter la plaie avec un antiseptique, puis appliquer une pommade anti-inflammatoire. Si la douleur persiste, mieux vaut consulter un médecin. Si le membre touché est enflé, qu’une gêne respiratoire ou un malaise se fait sentir, contacter immédiatement un service d’urgence.  Attention : ne pas toucher une méduse morte; elle peut encore piquer !

Soyez prudents et conscients des dangers !

L’eau embouteillée.

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                Le monde enchanté de l’eau en bouteille n’est pas le dernier poisson d’avril à la mode. Bien au contraire, depuis près de 50 ans la consommation de l’eau en bouteille n’a cessé malgré un prix excessivement cher comparé à celui de l’eau du robinet, et malgré le fait que les pays industrialisés actuellement les plus consommateurs, assurent la distribution d’une eau potable de qualité très contrôlée. Le marché de l’eau en bouteille est devenu un produit de grande consommation lorsque les contenants sont devenus jetables. Mêlant les fantasmes et les préjugés sur l’eau, la communication a su faire de l’eau embouteillée le secteur le plus dynamique de l’agro-alimentaire en jouant avec nos peurs et en puisant dans l’imaginaire collectif sur l’eau, naturellement riche.

Il y a une mode à boire de l’eau « naturelle » ou de « source ». La plupart des consommateurs tendent à croire que ces eaux provenant de sources, lacs ou rivières ont des vertus quasi magiques et une forte valeur nutritive. Cette idée est complètement fausse. L’eau en bouteille peut contenir de petites concentrations de minéraux tel que le calcium, le magnésium ou du fluor mais c’est aussi le cas de la plupart des eaux distribuées par les municipalités ou les compagnies délégataires privées.

Dans les régions méditerranéennes les volumes d’eau embouteillée consommés par les habitants sont de 30% inférieurs aux standards nationaux. A contrario dans la région Nord seuls 31% des habitants déclarent boire habituellement l’eau du réseau public.

A l’image de sa nature fluide, l’eau s’infiltre partout, dans l’économie, la géopolitique, l’écologie, la physique et la chimie, la littérature, l’histoire, les arts, etc… Elle a permis la naissance de la vie, lui est indispensable et accompagne le développement des civilisations.

La tendance a commencé à se renverser en raison de la crise économique mais aussi des puissants mouvements de contestation qui se sont développés notamment en Amérique du Nord, principalement  au Canada, contre une industrie qui apparaît à bien des égards comme une aberration écologique et sociale. Mais les grandes entreprises mondiales de l'agro-alimentaires ne sont pas prêtes à "lâcher" ce filon aquatique doré où les dollars coulent à flots, amplement suffisants pour financer une publicité pour le moins aguicheuse ! 

Le petit paysan disparaît.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                Les petits paysans à travers le monde sont les premières victimes du changement climatique, même s’ils ont peu contribué à ce changement. Aujourd’hui le réchauffement provoque des sécheresses extrêmes, des catastrophes et des intempéries qui détruisent les cultures ou provoquent l’érosion et l’infertilité des sols. 

Beaucoup abandonnent leurs terres pour les bidonvilles ou l’exil. D’autres luttent contre l’accaparement des terres et de l’eau par l’agriculture industrielle qui génèrentl’appauvrissement des sols, les pollutions et la perte de biodiversité animale et végétale. L’agriculture conventionnelle gagne du terrain, la biodiversité régresse, la vie rurale s’éteint, le réchauffement s’accroît, la faim et la malnutrition avancent. Pourtant une autre alternative existe. L’agriculture paysanne est une solution durable au nord comme au sud qui réconcilie l’homme et la nature. Dans tous les continents, les savoirs-faires garantissent une alimentation saine et une production écologiquement durable respectueuse de la biodiversité. Les paysans utilisent des écosystèmes avec respect tout en améliorant naturellement leur productivité. De son activité dépend une économie locale qui permet l’éducation, la santé, l’émancipation économique des femmes et l’emploi en milieu rural. Ces pratiquent limitent l’utilisation d’engrais et pesticides, préservent la fertilité des sols, la biodiversité, et approvisionnent des villes et campagnes. L’élevage est essentiel à la subsistance des familles. Les œufs, le lait, la viande constituent un apport nutritionnel de qualité. Les animaux jouent également un rôle  important pour les labours, le transport et la fertilisation des sols, le petit élevage (volailles, petits ruminants, porcins...) est une source de revenus et les « gros animaux » constituent une capitalisation.

Les instances nationales et internationales doivent favoriser une prise en compte des besoins des paysans face au changement climatique. Et il y a urgence, un milliard d’hommes souffrent de la faim !

Dans les pays «dits riches » mais qui le sont de moins en moins, l’agro-industrie est en mauvaise santé, il est nécessaire de changer un système à bout de souffle. Il n’est pas question de retourner en arrière ou de revenir à la bougie, mais de se rappeler que le but final de l’activité économique n’est pas de multiplier les euros ou les dollars mais d’augmenter la « joie de vivre  ».

Démontrant ses limites, la déesse « Croissance » a tiré sa révérence. La sortie d’une économie de croissance n’implique pas l’austérité, mais la sobriété.

Miser sur l’agriculture biologique respectueuse de l’environnement, c’est miser sur l’avenir.

La Terre est en danger !

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Le premier avertissement du monde scientifique avait été lancé par 1 700 scientifiques (dont la majorité des lauréats de prix Nobel de sciences) en 1992 à l’issue du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro au Brésil. Ces signataires avaient appelé les gouvernements à prendre des mesures radicales. Depuis 25 ans force est de constater que peu de choses ont changé. Les analyses, déjà inquiétantes en 1992 se sont aggravées, souvent plus vite que prévu ! Le deuxième avertissement vient de paraître dans la Revue Biosciences le 13 novembre 2017. Un Appel signé par 15 364 (quinze mille trois cent soixante quatre) scientifiques (biologistes, physiciens, spécialistes des océans, ingénieurs, astronomes, agronomes ect…) de 184 pays qui lancent un appel sur la dévastation de la planète. Le constat fait froid dans le dos, mais grâce aux chercheurs il a le mérite de s’inviter dans le débat public au niveau mondial. L’Appel établit (sur des bases scientifiques) que les indicateurs de la « mauvaise santé » de la Terre sont multiples :

1). L’eau douce, ressource vitale à toute vie sur Terre, a chuté de moitié par habitant en 60 ans.

2). Les forêts ont perdu 1,2 milliard de km2, principalement la forêt en Amazonie et au Congo.

3). Les émissions de gaz à effet de serre battent des records.

4). Les températures grimpent de manière exponentielle activant le réchauffement climatique.

5). L’extension de la pêche industrielle transforment les océans en désert sous-marin.

6). La démographie mondiale explose : plus 35% en 25 ans.

7). 58% est le taux de déclin des populations de poissons, d’amphibiens, de reptiles, d’oiseaux et de mammifères entre 1970 et 2012.

8). Les inondations, les sécheresses, les tsunamis, les ouragans s’intensifient avec plus de puissance.

Tant de facteurs difficiles à contrôler face à des comportements et habitudes de l’Homme, néfastes depuis des décennies. Préserver les richesses naturelles :

1) Privilégier la mise en place de réserves connectées entre elles, correctement financées et correctement gérées, destinées à protéger une proportion significative des divers habitats terrestres, aériens et aquatiques (eau de mer et eau douce).

2) Préserver les services rendus par la nature au travers des écosystèmes en stoppant la conversion des forêts, prairies et autres habitats originels.

3) Restaurer sur une grande échelle les communautés endémiques et notamment les paysages de forêts.

4) Ré-ensauvager des régions abritant des espèces endémiques en particulier des supers prédateurs afin de rétablir des dynamiques et processus écologiques.

5) Développer et adopter des instruments politiques adéquats pour lutter contre la défaunisation, le braconnage, l’exploitation et le trafic des espèces menacées.

Près de 1 000 scientifiques français, toutes disciplines confondues, ont signé l’appel. Les indicateurs sont passés à l’écarlate s’inquiète un chercheur français, et le pire est que l’on ne voit pas le bout du tunnel ajoute-t-il.

Parmi les mesures encouragées :  la limitation de la reproduction humaine en diminuant drastiquement le nombre d’enfants par femme dans certaines régions du monde à travers une sensibilisation et un meilleur accès à la contraception. •

Le passage à une alimentation essentiellement végétale ; la production de viande étant une des plus polluantes et gourmandes en eaux et végétaux. •

La réduction drastique de notre consommation en énergies fossiles (pétrole). 

La lutte contre les inégalités de richesse afin de rétablir un système et un écosystème plus justes et équitables.

Les scientifiques concluent leur déclaration par un appel à tous les hommes : nous devons prendre conscience, aussi bien dans nos vies quotidiennes que dans nos institutions gouvernementales, que la Terre, avec toute la vie qu’elle recèle, est notre seul foyer. 

Conclusion personnelle mais chacun peut avoir la sienne. Je conclurais que dans ce message pédagogique fort, ils dressent un bilan plus qu’alarmiste, tant à destination des politiques que des citoyens ! Que faut-il de plus pour que le grand public et les décideurs, face à la gravité de la situation, agissent avec les moyens appropriés. Pourtant le message est clair et il y a urgence ! Seront-ils entendus ? C’est une autre histoire !