Acqua alta

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

              Le terme italien  « acqua alta » (hautes eaux) désigne le phénomène qui inonde régulièrement au printemps et en automne Venise.

Je vous épargnerais ici les interprétations des différents critères météorologiques, géographiques et astrologiques qui réunis expliquent 

l’apparition du phénomène "acqua alta". L’interférence de ces événements a permis d’atteindre un niveau de vulnérabilité inégalé depuis

les premiers relevés. Les édifices ou monuments de Venise sont construits à l’origine sur des piliers de bois fragilisés par les siècles et exposés à

la menace des eaux. L’affaissement général de la ville durant ces dernières décennies a contribué à l’augmentation de la fréquence de

" l’acqua alta".   Tous les siècles, Venise s’enfonce d’une dizaine de centimètres dans le fond marécageux sur lequel elle repose. La place San

Marco est à peine à 42 petits centimètres au-dessus du niveau moyen de la marée. Sous l’action du moindre souffle de sirocco ou vent de la

mer, les flots de la lagune montent et se répandent sur la célèbre place. Le phénomène ne dure que le temps le plus fort de la marée,

c'est-à-dire 2 ou 3 heures pendant lesquelles les eaux débordent des canaux. Ces débordements sont variables : ils peuvent aller de quelques grosses flaques d’eau à une hauteur de plusieurs dizaines de centimètres. Mais il n’existe pas de règle absolue.

Afin de permettre aux piétons de circuler ou visiter les pieds à sec, des passerelles sont installées lors des marées soutenues. 

Les raisons de cette aggravation sont multiples. Il est certain que les causes de ce phénomène se sont aggravées, en grande partie par les

activités anthropiques depuis l’ère industrielle qui bouleversé le paysage naturel. Mais le changement climatique n’y est pas étranger. A

l’intérieur de la cité, le mouvement des vagues provoquées par les hélices des bateaux à moteur de plus en plus nombreux abîme les

fondations immergées des maisons. Les pouvoirs publics y portent remède en injectant continuellement du ciment à marée basse. En outre

les inondations détériorent inévitablement les monuments historiques et l’habitat. Si le niveau général de la mer augmente trop dans les

prochaines années, la survie de Venise sera engagée. D'après les ingénieurs, la bonne solution réside dans la réussite d’un projet ambitieux

en cours de finition, qualifié de pharaonique par les responsables. Le projet MOSE, c’est son nom, a pour objectif de contrôler et réguler

avec un complexe jeu de vannes géantes le niveau de l’eau dans la lagune. Le coût de cet investissement ne serait rien si Venise était sauvée,

mais sera-t-elle sauvée ? Là demeure toute la questiontant d'imprévus peuvent influer la réussite ou pas de cette opération ! 

Visca la ciutat Venècià-na, magica i fascinadora. 

Terre Neuve : le stock épuisé.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

                   L’église catholique imposait à partir du Moyen-âge un grand nombre de jours de pénitence pendant lesquels les rapports sexuels et la nourriture à base de viande étaient interdits. Cela concernait tous les vendredis (le jour de la brunification de Jésus), les 40 jours du Carême et toute une série de jours spéciaux du calendrier religieux. Au total, la viande était bannie 160 jours par an. Elle était interdite car elle était considérée comme une nourriture « chaude » qui attise les passions et excite les sens ! Le poisson et le gibier d’eau étaient autorisés à titre de nourriture « froide ». De là est venue une forte demande de poisson. Malheureusement le poisson se conserve mal. A une époque où la réfrigération n’existait pas, la salaison était le seul moyen de conserver les aliments. On conservait ainsi le hareng. Mais sa chair est grasse et même salée et fumée, le hareng exposé à l’air ne peut se garder très longtemps. La morue par contre, à la chair très maigre, une fois séchée et salée se conserve pendant des années et ne rancit pas. Au Moyen-âge, cette découverte a produit des bienfaits comparables à ceux de la congélation pour notre époque. La morue était abondante dans les mers froides et faciles à pêcher car elle aime les eaux peu profondes. La morue est devenue la nourriture du vendredi…Il fallait du sel mais il n’y avait pas de sel dans les pays du Nord. Les Basques puis les Portugais qui disposaient de sel sont donc devenus les principaux fournisseurs de morue salée. La mer du Nord étant du domaine des Anglais et des Scandinaves, ils allaient à Terre Neuve. C’était loin, mais la morue y était incroyablement abondante. On raconte que les bancs de morues étaient si denses que les mouettes se reposaient dessus et que les doris (petite barque d’appoint) sombraient parfois sous le poids de la pêche après quelques minutes. La raison de cette abondance est qu’il y a là des hauts-fonds, les célèbres « Bancs », en particulier le réputé Grand Banc, dans les eaux froides riches de ce plancton qui est à la base de la chaîne alimentaire. Un fois la pêche terminée il suffisait d’aller à Terre Neuve, pour saler et faire sécher les filets de morues pendant quelques semainesavant de rentrer au pays. Les Bretons, les Basques, les Portugais, les Américains et bien d’autres sont venus aussi se servir à Terre Neuve. Mais après 4 siècles d’une pêche sans mesure, la poule aux œufs d’or est moribonde ; la morue a pratiquement disparu et ne semble pas vouloir revenir malgré un moratoire sur la pêche. 

On ne va jamais aussi loin que lorsqu'on ne sait pas où l'on va.

Christophe Colomb, le meilleur navigateur de tous les temps.

Le « Pateux » de Saint Cyr.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

         C’est la période lointaine où la France rayonnait au Mali grâce aux ingénieurs hydrauliciens, chercheurs, médecins ou instituteurs qui œuvraient pour améliorer la vie des habitants locaux. Un pays que traverse le fleuve Niger appelé le "Père des Fleuves" dont l’importance de ces crues détermine les bonnes ou mauvaises récoltes. 

Le lac de Faguibine, autrefois verdoyante oasis, était à sec depuis 1896 quand l’administrateur de Goundam projeta d’y refaire revenir l’eau du fleuve Niger lorsqu’il y a surplus, c'est-à-dire lorsqu’il est en crue. L’idée de creuser dans le sable 32 kilomètres de canal faisait sourire sous le manteau, puis indigna les techniciens de l’hydraulique. Il leur semblait déraisonnable de vouloir amener la crue pour se déverser au lac puisque tout s’y opposait. Tout, sauf le fait qu’elle y avait coulé 60 ans plutôt. Grâce à l’entêtement de l’administrateur, François Perhirin, cette folie est réalisée. A Saint Cyr on appelait cet ancien capitaine peu bavard  "le Pâteux". En quelques mois, avec 20 ouvriers d’abord, puis 1 000, une tranchée a été ouverte dans un désert de dunes. Chaque jour il fallait ravitailler les travailleurs qui parfois désespéraient sous un soleil de feu.

On baptisa, vite, ce labeur harassant la "dune des pleurs" où centimètre par centimètre, l’eau a retrouvé ses anciens cheminements. Elle court maintenant sur une plaine d’herbe verte. Les troupeaux sont revenus de partout ; les chameliers contemplent ébahis cette oasis et les habitants de Ras-el-Ma baisent les mains de l’administrateur souriant mais gêné de tant distinctions. Il ose à peine avouer à quel point il était pauvre et que pour creuser 32 kilomètres d’une rivière où l’on n’a pas toujours pied et inonder quelques milliers d’hectare, il n’a dépensé que 8 millions, quand la seule route de treize  kilomètres qui va au terrain d’aviation en a coûté 3 fois plus. Quand on lui demande pourquoi on n’y croyait pas, il répond avec le flegme d’un militaire chevronné, parce que l’on faisait trop de calcul !

Les réussites de ce genre peuvent paraître modestes, moins toutefois qu’on s’imagine. Elles nouent entre les peuples d’Afrique et la France des liens profonds parce elles sont des réalisations à la taille des hommes, et elles entraînent à de plus vastes entreprises qui génèrent une forme de vie qui soulagent le quotidien des peuples.

Notre pays ne cherche pas un profit là: il accomplit, généreusement, un devoir conclut sagement François Perhirin le "Pâteux".

La création des mers.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

          Les mers et océans ont toujours fasciné nos ancêtres. Cette masse d’eau phénoménale qui s’échoue inlassablement sur les côtes tantôt avec une férocité sauvage, tantôt apaisée et vertueuse, toujours généreuse, est une inimaginable source de légendes et de mythes aquatiques. De merveilleux récits que se racontaient les gens de la mer à la veillée. A quelques détails près, elles s’apparentent chez tous les peuples marins.

Un jour une île émergea au milieu de l’océan Pacifique. Pour expliquer ce phénomène une légende raconte que le vieux Morm pêchait lorsque son hameçon accrocha un objet très lourd. Il ne parvenait pas à le hisser hors de l’eau et pourtant ce baroudeur de la mer avait l’habitude d’attraper de grosses baleines. Alors il attacha sa ligne à un pigeon, qui, en s’envolant, tira de la mer, une longue bande de terre. En fait deux grandes îles toute en longueur sur lesquelles des Maoris s’installent amenant leurs coutumes mais ce sont les explorateurs européens qui donnent à cette nouvelle conquête le nom de Nouvelle-Zélande. Aujourd’hui, cette île immense est un pays de grands marins.

L’océan était contenu dans un arbre gigantesque, racontent les peuplades Catio que l’on trouve dispersées dans plusieurs régions des Antilles et d’Amérique du Sud. Un jour, un écureuil un peu beaucoup sorcier mit à terre l’arbre originel et, de ses grosses branches jaillirent des fleuves, de ses rameaux des rivières. Puis du tronc s’écoula l’océan, provoquant un véritable déluge ! Les hommes se trouvaient en grand danger d’être noyés, lorsque Caragabi, leur ancêtre mythique vint à leur secours, disposa d’énormes rochers pour endiguer les flots impétueux, ce qui forma les continents actuels.

Une légende, que l’on retrouve tout au long des côtes de la Manche jusqu’aux pays scandinaves, nous raconte qu’un capitaine terre-neuvas déroba à un sorcier un moulin enchanté qui obéissait aux ordres pour moudre ce qu’on lui demandait. Arrivé en pleine mer, le capitaine lui ordonna de moudre du sel ; l’appareil se mit en marche, mais son nouveau propriétaire avait oublié la formule qui l’arrêtait. Au bout d’un certain temps, le poids du sel fit couler le bateau au fond de la mer, où le moulin continua et continue toujours son travail !

Pour certaines peuplades du Mississipi, c’est l’écume de la mer qui donna naissance aux continents. Elle s’amassa autour d’une tortue qui nageait et forma ainsi les premières terres. Les Kalmouks, descendants des Mongols, croient aussi que leur sol vient d’une condensation de l’écume de mer.

Le dieu japonais Izanaqui survolait les vagues et les sondait de son javelot, à la recherche d’un rocher où se poser. Il fit rejaillir des gouttes d’eau salée dont la cristallisation forma les colonnes qui, croyait-on, soutenaient le monde.

Selon les Hurons, Indiens habitant un territoire à cheval sur le Canada et les Etats –Unis, la mer jaillit un jour des flancs d’une immense grenouille qu’incisa le dieu Iskeba afin d’irriguer la terre aride. Pour les Grecs pythagoriciens, elle naquit d’une larme du dieu Cronos.

Plutarque croyait qu’elle était la sueur de la terre échauffée par le soleil et expliquait ainsi qu’elle soit salée. Car disait-il à l’origine, l’eau de la mer était douce comme celle des rivières ; puis quelque chose arriva, qui lui apporta du sel !

Sous d’autres latitudes, d’autres composantes nous expliquent comment est née la mer. Pour les Mélanésiens, toute l’eau dont l’homme pouvait étancher sa soif se trouvait dans un trou recouvert d’une étoffe afin que le précieux liquide ne s’évapore. Mais deux frères voulurent voir ce que l’étoffe cachait ; ils se disputèrent pour établir qui regarderait le premier, chacun tirant de son côté. Et plus ils tiraient, plus l’étoffe se déchirait, et plus la mer s’agrandissait !

Dans un monde où le rêve n’a plus sa place, régenté par une société matérialiste et blasée, ces histoires du monde du silence sont rafraîchissantes. 

 

Un oiseau de mer survole le golfe du Lion au-dessus d'une quantité d'eau phénoménale. La Méditerranée est un bassin aquatique superbe aux tons changeants (un dégradé de bleus en passant par un dégradé de verts) qui nous paraît, à nous riverains, immense alors que "Nostra Mar" est une mer de petite taille à l'échelle du monde qui couvre moins de 1% de la surface totale des mers et océans de notre planète. 

La surface de la Terre est couverte de 70% d'eau environ. On distingue deux sortes d'eau, l'une est salée, l'autre douce. L'eau salée se trouve à 97% dans les mers et océans, l'eau douce 3% environ dans les lacs, fleuves, rivières et nappes aquifères sous terre mais les trois quart (3/4) sont bloqués dans les glaciers et la banquise L'eau salée est pratiquement inutilisable pour les besoins de l'homme. Le réchauffement climatique joue avec les incertitudes : il alterne les périodes de sécheresse (pénurie de pluie ou de neige) dans certaines régions, d'autres contrées subissent des inondations, de violents cyclones, ailleurs la démographie galopante aggrave la situation. Moins de 1% (environ) d'eau douce est disponible pour survenir aux besoins des humains, des animaux et de la flore. Une toute petite quantité qu'il faut préserver des petites et grandes pollutions que provoquent les activités anthropiques.  

 

Déjà les femmes du Kérala...

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

             C’est une affaire qui a débuté il y a une vingtaine d’années dans le petit hameau de Plachimada situé dans l’État de Kérala, au sud de l’Inde, une région très pauvre où 80 % de la population vit de l’agriculture. Une histoire où le droit à l’eau est menacé par un géant industriel de l’agroalimentaire. Dans cette province les précipitations sont abondantes. Il y a beaucoup de pluie, donc l’eau n’y est pas une rareté. C’est cette abondante ressource qui incite la multinationale Coca-Cola à s’installer pour la première fois en Inde en 1977, mais fut expulsée car elle refusait, contrairement à l’obligation légale, de publier la liste de ses ingrédients de fabrication. Elle ne respectait pas le contrat signé avec le Panchayat (instance locale du pouvoir) mais aussi, coupable de corruption et d’évasion fiscale. Le 23 octobre 1993 sous couvert de mondialisation, cette obligation tombe laissant aux holdings le droit d’investir librement là où la main d’œuvre permet un excellent rapport aux actionnaires de tous poils. Coca-Cola se réinstalle au même moment où Pepsi-Cola s’y implante aussi, attiré par ce marché alléchant, peuplé de 1 milliard 270 millions d’individus. Les deux « américaines » représentent 90 usines d’embouteillages qui sont en réalité des unités de pompages : 52 unités appartiennent à Coca et 38 à Pepsi. Chacune extrait entre 1 et 1,5 millions de litres d’eau par jour.Le Panchayat accorde sous conditions l’autorisation de puiser à l’aide d’électro- pompes puissantes mais Coca-Cola a très vite augmenté les prélèvements aspirant l’eau dans 6 nouveaux puits creusés dans son enceinte. Cette usine d’embouteillage sort des millions de bouteilles de Coca, Fanta, Sprite, Thums Up etc, d’eaux minérales et autres. En 2005, l’entreprise américaine pompait chaque jour 1,5 millions de litres d’eau et presque autant illégalement, bien que les autorités du Kérala aient négocié des contrats limitant le pompage de la ressource. Je précise qu’il faut 9 litres d’eau pour obtenir un litre de coca. Une année après  le démarrage de l’usine, les habitants de Plachimada se sont plaint du fait que l’eau auparavant excellente, n’était plus bonne à la consommation, ni pour cuisiner : elle est devenue saumâtre et d’un blanc laiteux. Dans les mois suivants une partie de la population du village et des environs souffrait de douleurs inhabituelles à l’estomac. Les agriculteurs constataient que dans leurs puits le niveau des nappes aquifères avait baissé, passant de 45 mètres à 150 mètres de profondeur, ils étaient également découragés car dans cette région appelée « le grenier à riz », les rendements avaient chuté de 10 à 20 %. Avant l’implantation de la multinationale les autorités avaient fait creuser 260 puits pour subvenir aux besoins en eau potable et pour l’irrigation agricole : presque tous asséchés ou fortement contaminés ! Il y a forcément une raison. Le lavage des bouteilles, opération vorace en eau, impliquait des substances chimiques et la boue contaminée qui en résulté était acheminée hors de la manufacture. Au départ les déchets étaient vendus comme fertilisants à des agriculteurs incrédules. Le ressentiment des utilisateurs se faisant croissant, la boue fut donnée gratuitement puis simplement déposée au bord de la route. Ces déchets fortement chargés en cadmium, plomb et toutes sortes de métaux lourds empoisonnaient les nappes phréatiques ! A la saison des pluies la dissémination des polluants dans les rizières, les canaux et les puits constituait une menace des plus sérieuses pour la santé publique. Des substances cancérigènes faut-il le rappeler ! La société américaine rejette toute responsabilité ; d’après elle, la présence de pesticides dans les nappes phréatiques n’était pas directement liée à ses activités mais par l’épandage de pesticides effectués par les agriculteurs sur les terres arables. Non content de voler l’eau de la collectivité, Coca-Cola a contaminé le peu qu’il en restait rejetant les eaux souillés dans les puits secs percés pour enfouir les résidus. Le pillage des nappes phréatiques par les multinationales de l’agro-alimentaire et les conséquences sanitaires dramatiques obligent les femmes de la localité à parcourir 15 km pour pouvoir continuer à s’approvisionner en eau propre. Courageuses, les femmes de la communauté de Plachimada, organisent des manifestations pour protester contre l’assèchement des nappes phréatiques. Elles s’attaquent à un géant de l’industrie mondiale. Chaque semaine, pendant un an, elles se rassemblent devant la porte de Coca-Cola. Coca-Cola, soutenu par le pouvoir central, est déterminé à se défendre, porte l’affaire devant la Haute Cour de la région. La révolte des femmes, cœur et âme du mouvement, est relayée par des juristes, des parlementaires, des scientifiques, des écrivains, la lutte s’étend à d’autres régions. Partout la protestation s’organise. Le 20 janvier 2005, dans toute l’Inde, des chaînes humaines se sont formées autour des usines Coca et Pepsi. Des tribunaux populaires ont notifié aux « hydro-pirates » l’ordre de quitter le pays. Ils dénoncent les privatisations de l’eau encouragées par la Banque mondiale. Et les juges ont pris une décision qui a fait date. Courageusement ils ont décrétés que l’eau était un bien public qui appartient aux communautés. Aucun intérêt commercial n’a le droit de s’approprier les ressources naturelles sans l’approbation des autorités locales. Peu respectueux, Coca-Cola perd la bataille et le droit de produire, en mars 2005, elle baisse le rideau !

L’histoire de ces femmes pauvres mais déterminées, dont la seule richesse étaient de posséder de l'eau naturelle d'excellente qualité, ont réussi à stopper les activités malhonnêtes de Coca- Cola dans un petit village indou doit beaucoup nous inspirer.