Les mégots polluent l’eau.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

               Les mégots de cigarette sont omniprésents dans la nature et 40 % d’entre eux se retrouvent, par exemple, en mer Méditerranée. Or un mégot peut mettre jusqu’à 15 ans pour se désagréger totalement. Pire encore, un seul mégot peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau potable. En cause les substances nocives (nicotine, phénols, métaux lourds) que contiennent les cigarettes, certaines étant cancérigènes. Ces composés toxiques sont dilués dans les réseaux d’assainissement des eaux non équipés pour les traiter.

  A Paris, Lille, Colmar ou encore Cannes, les pouvoirs publics ont opté pour la verbalisation : 68 euros pour un mégot jeté par terre. Dans la capitale 3 000 agents anti-civilités patrouillent sur le terrain et ont infligé en 2018 plus de 100 000 amendes avec une explosion pour celles qui concernent le jet de mégots (plus 723%). Fumer tue mais fumer pollue aussi !

Dans la Nature sont jetés, chaque jour, 10 milliards de mégots. Un seul mégot pollue 500 litres d’eau potable et 40 % des déchets maritimes. Le geste semble anodin mais il est déplorable pour la nature et les hommes ! 

Catastrophes écologiques.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

           Inondations, sécheresses, épisodes caniculaires, feux, frappent trop souvent la faune et la flore. Lorsque les températures montent, il y toujours quelque part un feu qui embrase, ici ou là, un pan de forêt sèche ou une étendue de taillis broussailleux qui peuvent être dévastateurs et dramatiques. Ce fut le cas en Empordà en 2012.

Les végétaux ont évolué au gré des désastres, les espèces sont armées pour survivre aux épreuves naturelles. Dans les habitats les plus exposés, les arbres ont développé des stratégies de survie.

Du sol fertilisé par les cendres émergent bientôt des pousses. La vie animale revient rapidement dans les zones dévastées par les incendies. Les crues sont tout aussi fécondes. La plupart des plantes supportent d’être immergées quelque temps, et bien des animaux peuvent échapper aux eaux en nageant. Pour compenser, ils reçoivent du limon qui régénère les sols, ce qui est excellent pour les végétaux donc pour les animaux.

Les sécheresses sont beaucoup plus dévastatrices, car la vie a besoin d’eau. Des espèces se sont pourtant adaptées aux milieux les plus arides, parvenant à trouver le liquide vital même dans le désert. Il semble finalement que de tous les êtres vivants, c’est l’homme qui souffre le plus des catastrophes naturelles. Marées noires, énergies fossiles, pluies acides. Pourtant leur capacité de survivre à ses horribles catastrophes est une des forces remarquables de la Nature. Les espèces sauvages pourront-elles faire face à l’impact croissant des activités humaines sur la Terre ?

La marenda.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

        La "marenda" est un mot catalan venu du latin "maritima". C’est l’espace aux limites fluctuantes où se rencontre la terre et la mer. Il évoque un territoire rocheux ou parsemé d’étangs, d’embouchures de rivières, de marais et de plaques de sel, la "salobre". Il est impropre aux cultures et laissé à l’état "naturel". Sur la côte sablonneuse, seuls les "artmanos" y trouvaient les subsistances pour vivre en pratiquant la pêche artisanale et la chasse au gibier d’eau. Au bord de l’eau ils édifiaient des « barracas » dont les armatures étaient en bois flotté, les murs et le toit constitués par des bottes de sanills, les roseaux de l’étang. Pour la jeunesse du village, la Marenda était un lieu plein de mystères et c’est en bande qu’ils l’exploraient. Ils frissonnaient au bruit furtif d’un reptile dérangé dans son bain de soleil ou aux cris d’effroi d’un oiseau inconnu caché avec ses petits dans les hautes herbes. Après cette leçon de sciences naturelles, il fallait rentrer bien avant la nuit car au coucher du soleil, les nuées de moustiques assoiffés de sang surgissaient des endroits humides. Dans les rues les gens tentaient de les faire partir en brûlant du bois dont la fumée incommodait les insectes piquants. Sans tramontane et malgré les moustiquaires, la nuit devenait animée car le moustique s'il a une qualité c'est bien celle d'être extrêmement têtu ! 

    A partir des années soixante, avec l’aménagement du littoral, la "marenda" a changé d’aspect après une impitoyable campagne de démoustication. Toutes les mares et points d’eau stagnante sont comblés ou éradiqués. Il reste quelques espaces préservés comme le Mas Larrieu à Argeles, au cap Béar, Paulilles en Pays catalan, Gruissan en Languedoc, au cap de Creus sur la Costa Brava qui permettent de retrouver la "marenda" d’autrefois.

La Mattanza.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Dans un rituel ancestral, les thons sont piègés, la tuerie débute. Ainsi des animaux sauvages et exceptionnels qui depuis la nuit des temps viennent procréer en Méditerranée meurent dans des conditions barbares. Sur le cliché, les pêcheurs entassent dans les barques, le butin au goût de sang. Photo de 1950. 

 Pêche ancestrale du thon rouge en Méditerranée, la « mattanza » est toujours pratiquée sur l’île de San Pietro au sud-ouest de la Sardaigne. Cette pêche, au premier abord cruelle, répond à un besoin de subsistance dont l’origine remonte à la préhistoire. Très technique, elle consiste à capturer les thons de l’Atlantique sur le trajet de la reproduction. En effet, les premiers jours de printemps ces superbes poissons passent par le détroit de Gibraltar pour se reproduire dans les eaux tempérées de la Méditerranée.La « mattanza » a toujours été une entreprise collective, solidaire, dotée d’une forte hiérarchie à l’image de la communauté et au fil des siècles, les hommes ont dû mettre en commun leurs forces et leurs moyens pour intercepter les grands thons argentés. Son processus commence à terre avec la construction de la « tonnera », un labyrinthe de filets qui demande énormément d’attention. Une multitude de filets devenant progressivement plus petits en taille les guident inexorablement vers le piège final, la « camera della morte » ou chambre de la mort. Toute l’opération est dirigée par un chef, le raïs, c’est lui qui décide quand commencer et conclure l’opération, ouvrir ou fermer les pièges et c’est toujours lui qui donne les ordres aux barques en les disposant de telle façon à faciliter l’entrée des thons dans la chambre de la mort puis de façon à les enfermer dans un carré. Ce poisson fuselé peut peser jusqu’à 800 kg est transporté dans les bateaux et ramenés vers les îles laissant à la mer toute mémoire de ce massacre et rétablir le calme jusqu’à l’année prochaine.

Pendant des siècles, la « mattanza » a représenté la principale sinon l’unique ressource de revenus pour toute l’île, aujourd’hui cette antique tradition rassemble chaque année des centaines de spectateurs

Guidés par des filets, les bancs de thon rentrent dans la chambre de la mort, théâtre d'un massacre barbare. Equipés de lances acérées et de harpons crochus, les pêcheurs plantent sans états d'âme les pointes dans le dos des poissons. Dans une Méditerranée rouge de sang, les thons agonisent dans des souffrances atroces. Jadis nécessité économique, cette tradition devenue un spectacle macabre n'a plus de raison d'exister de nos jours.

 

Nostra Mar, bressola de l'humanitat, sera més guapa sense aquell salvatge bany de sang ! 

Notre Méditerranée, berceau de l'humanlté, sera plus belle sans ce sauvage bain de sang ! 

Victimes de la pollution.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

               Les rejets de CO2 (gaz carbonique) dus aux activités humaines, notamment à l’utilisation outrancière de pétrole ou de charbon, augmentent lentement la température de la planète. C’est l’incontournable et fameux réchauffement climatique, qui menace la banquise, fait fondre les glaciers et élève progressivement le niveau des océans. Si le thermomètre continue à grimper, les mers finiront, elles aussi par se réchauffer. Les coraux seront les premiers touchés. Une élévation de seulement 3°C suffirait à les faire mourir en masse. Les coquillages sont moins sensibles, mais n’en sortiront pas indemnes pour autant. Car la moitié du CO2 rejeté dans l’atmosphère est absorbée par l’océan, dont elle perturbe l’équilibre chimique. Résultat : les mollusques ont plus de mal à mobiliser les carbonates de calcium qui constituent leur coquille. Si le taux de CO2 de l’eau grimpait encore, la vitesse de formation des coquilles serait ralentie de 25% chez la moule et 10% chez l’huître. Ces animaux pourront-ils s’adapter ? 

L'avenir de l'être humain dépend

de la bonne santé de tous les océans.