Propreté des plages.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

              Il n’existe, actuellement, aucune norme de qualité sanitaire ni pour le sable des plages, ni pour les espaces aménagés en lieu de baignade sur les lacs et les rivières. Pourtant, alors qu’un sable propre contribue au plaisir de baignade, un sable souillé peut provoquer bien des désagréments. De nombreux éléments peuvent détériorer la qualité du sable (l’importance de la fréquentation touristique, la nature et la taille des grains de sable, les activités humaines, la fréquence des marées, la présence d’animaux…). Mais, en respectant certaines consignes simples, il est assez facile de contribuer à maintenir la propreté de la plage et de réduire les éventuels risques sanitaires liés à un sable encrassé. Aussi, gardez l’esprit citoyen et respectez les règles classiques d’hygiène et de propreté :

1). N’abandonnez pas vos déchets sur le sable (papiers, jouets plastiques, accessoires caoutchouc, restes et emballages alimentaires, bouteilles, mégots…) et ne les enterrez pas non plus : utilisez les corbeilles et les poubelles mises à votre dispositions.

2). Signalez toute présence de déchets dangereux (seringues, bouteilles cassées) au poste de secours ou à la mairie.

3).Utilisez les sanitaires mis à votre dispositions au bord des plages.

4). Pendant la saison estivale, les animaux sont en général interdits sur la plage car ils peuvent la souiller, ainsi que dégrader la qualité de l’eau de baignade.

En prenant certaines précautions simples, vous réduirez les risques sanitaires si le sable n’est pas trop propre :

5). Evitez de vos allonger à même le sable ; utilisez une serviette de bain ou un matelas.

5). Douchez-vous régulièrement.

6). Lavez chaque jour vos serviettes et vêtements de bain.

7). En cas de contact avec des résidus pétroliers qui pourrez arriver sur le littoral, nettoyez la peau avec de l’huile alimentaire ou de lotion solaire (n’utilisez pas d’essence ou de solvant). 

L'eau, ressource naturelle fragile, est un

bien vital que nous devons protéger ! 

Survie dans le monde du silence.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

                     L’univers des profondeurs est peuplé d’étranges créatures qui empruntent souvent à d’autres leurs formes, leurs mœurs ou leurs ruses de guerre. Des centaines de milliers d’espèces, poussées par leur voracité ou par la peur s’inspirent des étrangetés du monde du silence. La nature a donné aux habitants du monde sous-marin des formes et des couleurs pour survivre dans ce milieu cruel.

Aux uns elle octroie la vitesse, aux autres l’art du camouflage, d’autres sont munies d’une carapace semblable à un château fort ou ceux qui envoient d’effrayants faisceaux lumineux.

On connait les poissons-chirurgiens, cobras, scies, papillons, perroquets, pilotes, clowns, chats à tête noire, brune ou jaune et tant d’autres. Chacun doit son nom à une spécificité bien prononcée.

Il y a ceux qui tuent pour se nourrir, ceux qui provoquent d’affreuses démangeaisons ou envoient des décharges électriques mortelles. L’ingéniosité des agresseurs paraît souvent diabolique. La coquille Saint-Jacques, pourtant hermétiquement fermée, est paralysée, ouverte en force et dévorée par la gentille étoile de mer. A son tour, celle-ci succombe sous l’assaut insidieux de l’anémone des mers, inoffensive en apparence. Beaucoup sont pourvus d’une arme secrète, c’est un venin paralysant parfois mortel pour les congénères. Avec les humains beaucoup ne provoquent que des troubles bénins provoqués en Méditerranée par la petite vive enfouie dans le sable. Toutefois à son contact le poison-engouffreur infecte les blessures. Des espèces par une simple piqûre, paralyse un homme pour plusieurs mois, voire plusieurs années.

Eaux dormantes, eaux mortes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

      Marais et marécages ont depuis la nuit des temps suscité la crainte chez les populations riveraines. Dans les zones insalubres, eaux dormantes et eaux mortes sont pas qu’hostiles aux hommes, et pas seulement parce que le moustique qui s’y reproduit est un assassin.

Il existe une tradition très ancienne qui rapporte que les effets d’un air humide rendu malsain par les émanations des marécages accentuent la corruption des eaux putrides développant miasmes, fièvres et maladies. Elles sont tout simplement mortifères !

S’il y a peu d’exemples dans les mythologies grecques et latines d’eaux inquiétantes, elles sont fréquentes dans l’imaginaire humain. Les marais cachent en son sein des esprits maléfiques. Les imprudents qui s’en approchent risquent toujours leur vie. Il n’y a guère d’accommodement possible avec les créatures sataniques et malveillantes qui les habitent car leur pouvoir est surnaturel. D’ailleurs, on ne compte plus les légendes dans lesquelles ces paluds malsains ont englouti, non seulement des charrois et des voyageurs mais aussi des villes entières. Les marais furent reconnus par l’Eglise catholique de nature diabolique. Les portes de l’Enfer s’ouvrent au fond de ces eaux noires, c’est pourquoi les âmes en peine hantent ces lieux de mort !

L’eau est le miroir de notre avenir.

Gaston Bachelard.

Inondations à Paris en 1910.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

    Déjà 3 mois qu’il pleut sans discontinuer à Paris et en région parisienne en cette fin d’année 1909. Les terres sont saturées d’eau. Une accalmie de quelques jours a lieu mais les averses reprennent de plus belle le 15 janvier 1910. Les Parisiens se rendent auprès de leur fleuve afin d’évaluer sa menace ; l’inquiétude est grande car la Seine gonfle de minute en minute. A partir du 20 janvier 1910, la navigation sur le fleuve est interrompue, faute d’espace pour naviguer sous les ponts.

A cette époque, les 5 800 horloges publiques de Paris fonctionnaient toutes à l’air comprimé fabriqué et envoyé par de puissants compresseurs depuis une usine. Le 21 janvier 1910, la brusque montée des eaux de la Seine noie les machines, le mouvement des horloges stoppe net à 22 h 53 précises. Entre le 21 et 25 janvier, le fleuve déborde, déversant des millions de mètres cubes d’eau dans les rues de la capitale, de l’eau glacée et polluée par les égouts qui refluent. Les rues ressemblent à des rivières envahissant la rive gauche et la rive droite, deux mille caves sont inondées, Le métro en construction sera même un accélérateur de la crue ; l’eau empruntera ses tunnels pour remonter jusqu’à la gare St Lazare ou le boulevard Hausmann à près de 2 km du fleuve ! Tout juste âgée de 24 ans, la Tour Eiffel n’en croyait pas ses yeux de sentir ses pieds trempés dans l’eau chargée de détritus. Personne n’imaginait que Paris qui célébrait le progrès lors de flamboyantes expositions universelles pouvait être paralysé par les aléas de la météo.

Des moyens importants sont mobilisés pour secourir les sinistrés. Notamment la marine nationale qui envoie des matelots équipés de toutes sortes de barques afin d’évacuer les Parisiens et les aider à se déplacer dans les zones les plus inondées. Les chevaux reviennent en force, capables de se frayer un chemin là, où les automobiles ne peuvent aller sous peine d’immerger les moteurs. 75 000 chevaux furent mobilisés pour remplacer les transports en commun. Des passerelles en bois sont construites, les Parisiens valides se mettent au service des plus malheureux, l’entraide est ordonnée, des interventions de citoyens héroïques sont relevées, par la presse, dans toute la ville, l’élan de solidarité est exemplaire, du niveau de la catastrophe ! Cependant, des tensions se font sentir quand aux responsabilités de ce désastre, la désignation de boucs émissaires, lorsque les prix s’enflamment chez les commerçants et on frôle même le lynchage à plusieurs reprises lorsque les pillards sont neutralisés par la population.

Enfin, l’eau commence à baisser le 29 janvier, même si le fleuve ne retrouve son lit que 5 semaines plus tard, aux alentours du 10 mars. La priorité est le nettoyage et l’assainissement pour éviter toute propagation d’épidémies ; s’organise aussi une grande distribution de produits désinfectants. Les dégâts sont astronomiques, presque tout est à refaire, enlever la boue infiltrée dans la moindre anfractuosité. Eponger, nettoyer, frotter et encore nettoyer est le labeur de chacun. Cinq à six mois sont nécessaire pour retrouver un paysage urbain presque normal. Si le bilan financier de cette inondation, sur le plan économique et matériel, est gigantesque, Paris intra-muros, a eu beaucoup de chance en ne déplorant qu’une seule victime liée à ce cataclysme pluvieux. En comparaison, le bilan est beaucoup plus sévère en banlieue.

Les experts ont étudié, sous tous les angles, les raisons de cette catastrophe, 108 ans plus tard, les zones inondables restent les mêmes et les risques sont réels, voire programmés dans le temps. Ce scénario catastrophe se reproduira un jour dans la capitale et probablement dans un avenir proche car c’est une crue considérée comme centennale, c'est-à-dire qu’il y a une chance sur 100 qu’elle se reproduise chaque année, et comme cela fait 108 ans qu’elle ne c’est reproduite, en terme de probabilité, le risque est imminent. Et on s’y prépare. Un exercice de gestion de crise, nommé « Sequanna 2016 » a été réalisé, en mars 2016, pour tester la réactivité des services, plus nombreux et mieux préparés qu’en 1910 (pompier, sécurité civile, hôpitaux…). Avec l’objectif d’être fin prêt pour affronter la prochaine grande inondation. 

Paris et sa banlieue subissent les pires inondations de son histoire. Au coeur de la capitale, la rue de Lyon est une rivière où l'on se déplace en barque. De longs mois seront nécessaires pour retrouver une situation normale. Photo de 1910. 

 

Brésil, des richesses convoitées.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Appelant à délaisser la course à la surconsommation au profit de la réduction des inégalités, les associations soulignent l’urgence à mesurer avec précision les quantités d’eau importées dans les produits que nous consommons. Un constat valable pour l’ensemble des ressources naturelles et de l’énergie consommée. La logique productiviste des temps modernes a préféré bousculer les schémas naturels plutôt d’en épouser les courbes. Le véritable écotourisme, soucieux de son environnement et de son rôle social représente la meilleure sauvegarde à l’avenir du pays. 

Au Brésil, comme toutes les terres sauvages du globe, la forêt amazonienne doit faire face aux destructions engendrées par les activités humaines, toujours plus envahissantes. La forêt amazoninne dont les richesses, au demeurant fort convoitées entraînent la création de grands barrages sur le fleuve Amazone et ses affluents visant à alimenter en énergie électrique les usines de transformations. La zone inondée est d’autant plus vulnérable que son bon fonctionnement dépend complètement de l’extérieur. Déforestation intensive, nombreux projets industriels, pollutions diverses, changement climatique, modification du régime hydrographique, extinction massive d'espèces florales et fauniques : chaque dérèglement menace de rompre ce fragile et miraculeux équilibre.