Informations sur l’eau du robinet.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Informations sur l’eau du robinet.

Chapitre 01.  Avant de pouvoir être consommée en toute sécurité, l’eau que l’on puise dans le milieu naturel doit être transformée pour répondre aux normes définies par la réglementation. Du lieu de puisage naturel (nappes souterraines, rivières, lacs) au robinet de chaque habitation, l’eau fait l’objet de toutes les attentions. En France, plus de 100 000 professionnels mettent leur compétence au service de l’eau pour que chacun puisse bénéficier d’eau de qualité irréprochable au robinet et cela 24 heures sur 24. Concrètement dès que la ressource pénètre dans les usines de traitement, les installations et les laboratoires, l’eau est constamment sous surveillance. L’eau du robinet doit respecter une série de paramètres précis, permettant d’évaluer :

1). Sa qualité microbiologique (virus et bactéries).

2). Sa qualité chimique (nitrates, pesticides, fluor, plomb…).

D’autres éléments sont également contrôlés pour compléter l’analyse de l’eau comme son pH, sa minéralisation, sa couleur, son odeur, sa saveur, sa qualité radiologique. 

Chapitre 02. S’il est une solution idéale pour préserver la qualité de l’eau dans la nature c’est bien la prévention.

C’est pourquoi les périmètres de protection des captages sont mis en place afin de protéger la zone où l’eau est pompée. La qualité de l’eau distribuée est ainsi assurée en amont, pour la prémunir des pollutions ponctuelles ou diffuses. Le code de la santé publique définit ainsi trois types de périmètres, un espace de plus en plus large :

Un périmètre de protection immédiate, dont les terrains acquis par les communes sont clôturées et sur lesquels toute activité est quasiment interdite.

A l’intérieur du périmètre de protection rapprochée est bannie de toute activité susceptible d’entraîner une pollution de nature à rendre l’eau impropre à la consommation humaine. Les autres types d’activités sont soumis à une surveillance toute particulière.

Enfin, un périmètre de protection éloignée, peut également être établi, réglementant alors certaines activités humaines exposant particulièrement l’eau à des risques de pollution.

D’autres mesures préventives peuvent renforcer ce dispositif. Entre autres, la protection des ressources en eau par le développement des pratiques agricoles raisonnées, la modification des pratiques de désherbage des bordures d’autoroutes et des voies ferrées, des canaux, fossés et talus…

Chapitre 03. La réglementation qui encadre la production et la distribution de l’eau potable satisfait deux exigences fondamentales :

  1. En priorité, celle de la santé publique. L’objectif est de fournir une eau exemplaire, garantie

contre tous les risques éventuels, immédiats ou à long terme.

  1. Ensuite, celle du confort et du plaisir. Offrir une eau naturelle authentique, agréable à boire,
  2. claire, inodore et équilibrée en sels minéraux (calcium, magnésium…).

L’eau distribuée au robinet doit respecter des normes. Ces normes, définies par le code de santé publique, se conforment à une directive européenne. Elles ont été élaborées par des comités d’experts internationaux et reposent sur des recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Près de 70 paramètres de qualité sont mesurées.

Chapitre 04. La santé des populations : une priorité. 

Lorsque la qualité de l’eau n’est pas respectée au robinet des usagers, l’exploitant du service (public ou privé) est tenu d’en avertir rapidement le maire et le préfet et déclencher, aussitôt, une enquête afin de déterminer la cause. C’est encore le maire qui doit prendre des mesures correctives immédiates pour rétablir la qualité (arrêt d’un captage d’eau, réglage de traitement, mélange d’eaux, interconnexion à un autre réseau). Quand la situation l’impose, les populations concernées sont alertées d’une éventuelle contre-indication de consommation. Il convient toutefois de souligner que dépassements de souligner que dépassement de norme n’équivaut pas forcément à risque sanitaire ; la plupart d’entre elles sont des valeurs d’alerte et non de risque. La réglementation permet d’ailleurs aux autorités de la préfecture d’autoriser, sous conditions, des dépassements temporaires des limites de qualité. Ces dérogations ne sont accordées que :

  1. Si cela ne représente aucun danger potentiel pour la santé des personnes.
  2. S’il n’existe pas d’autres moyens raisonnables (tels que le traitement, le changement de ressource…) pour continuer la distribution. En revanche, aucun dépassement n’est toléré en matière de contamination microbiologique. 

Chapitre 05. Contrôle de qualité de l’eau du robinet.

L’eau fait l’objet d’une surveillance à tous les niveaux depuis le lieu où elle prélevée jusqu’à la distribution au robinet en passant, sans exception par tous les niveaux de la chaîne de production.

  • A la ressource : au point de prélèvement où qu’il soit (cours d’eau, lacs ou nappes souterraines) pour évaluer la qualité des eaux brutes. Les eaux ne répondant pas aux critères fixées par la réglementation ne peuvent servir à la production d’eau potable.
  • Lors de la production : après traitement et avant distribution pour vérifier l’efficacité et la fiabilité des traitements mis en œuvre.
  • Lors de la distribution : pour contrôler la qualité de l’eau durant son parcours dans les canalisations, jusqu’au robinet de l’usager.

     En France la loi impose un double contrôle :

  1. Un contrôle officiel, réalisé par les services sanitaires, les Agences Régionales de Santé (ARS), et par les laboratoires agréés par le ministère de la Santé pour vérifier la qualité sanitaire de l’eau et la conformité des installations.
  2. Une surveillance réalisée par l’exploitant du service de l’eau, qu’il soit public ou privé, qui veille sur la qualité à divers points de la chaîne de production et de distribution.

L’eau du robinet, en toute confiance

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

                 Bien qu’elle soit contrôlée très sérieusement, l’eau du robinet suscite la méfiance. Pourtant ce n’est pas moins de 54 paramètres différents qui vérifient la qualité et les propriétés de l’eau depuis la potabilisation jusqu’au robinet du consommateur. Il est très rare qu’une « anomalie » sur son état sanitaire échappe à cette surveillance stricte effectuée à divers échelons du réseau de distrution par les responsables des usines de traitement, par les services de santé régionaux de l’Etat et par les communes ou communautés de communes qui alimentent les grandes villes, moins fréquents il est vrai, sur les petits réseaux qu’ont peut trouver en zone rurale. Comme partout ailleurs le risque zéro n’existe pas ; sauf incident  spécifique et local, l’eau du robinet est une denrée que l’on peut boire sans appréhension ! 

Il faut bien comprendre ce que l’on mange. Ce que l’on achète, a des conséquences immédiates sur les ressources en eau. 5 000 enfants meurent chaque jour de diarrhée à cause du manque d’hygiène et de toilettes décentes. 

Déclaration de Madame Stéphanie Blenckner porte-parole de l’Institut International de l’eau (siwi) lors du sommet de l’eau à Stockholm en août 2008.

Bonnes résolutions pour 2018.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Bonnes résolutions pour l’année 2018.

Je réduis ma consommation d’eau : une douche plutôt qu’un bain et,

le robinet coupé pendant que je me lave les dents ou que je me rase…

la planète ne s’en trouve que mieux et ma facture d’eau est allégée! 

La distribution de l’eau potable.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

         En France, la distribution de l’eau potable constitue un service communal. Selon les communes, la gestion de ce service peut être assurée en gestion directe (régie) ou déléguée (affermage ou concession). Le préfet assure le contrôle technique, administratif, financier et sanitaire des distributions d’eau publiques.  Dans notre pays, la gestion déléguée est fréquente pour ce qui est de la distribution d’eau potable et de l’assainissement. Elle représente plus de 75% de la distribution d’eau potable en nombre d’usagers. Dans le reste du monde, seulement 5% du marché de l’eau sont confiés à des gestionnaires privés.

Aujourd’hui, trois grandes compagnies privées (françaises) spécialisées dans la distribution de l’eau potable et l’assainissement se partagent le marché de l’eau, à elles trois, elles facturent plus de 80% de l’eau potable en France.

Ce monopole rend particulièrement malaisé tout contrôle par la collectivité et les usagers : il est par exemple difficile de connaître la marge bénéficiaire du délégataire, cela malgré la mise en place des commissions consultatives des services publics locaux (CCSPL) obligatoires dans chaque commune d’au moins 10 000 habitants.

Des commissions comprennent des représentants d’associations locales nommés par la collectivité territoriale, ainsi que des élus de la collectivité territoriale. La concertation en leur sein porte sur les modalités de gestion des services publics locaux comme la gestion de l’eau et l’assainissement. Elles doivent être consultées avant toute décision de délégation de service public ou de retour en régie et sur le rapport annuel du délégataire. L’objectif étant de renforcer la transparence dans la gestion des services.

 

Bonnes résolutions pour l'année 2018.

Je réduis ma consommation d’eau : une douche plutôt qu’un bain et,

le robinet coupé pendant que je me lave les dents ou que je me rase…

la planète ne s’en trouve que mieux et ma facture d’eau est allégée! 

La facture de l’eau augmente.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

C’est un fait, le coût de l’eau augmente…Subissant toutes les pollutions (chimiques, organiques, microbiologiques, radioactives, ect…) de nos modes de vie modernes, l’eau nécessite des traitements de plus en plus complexes et de plus en plus onéreux. Le changement climatique, les prélèvements excessifs, facilitent chaque année les insuffisances de plus en plus précoces et les restrictions dans les départements sont toujours plus nombreuses.

  Les pollutions de l’eau et sa surconsommation sont provoquées par les mauvaises pratiques de l’agriculture, des industries et usages domestiques. D’ailleurs pour cette dernière il est complètement absurde d’utiliser l’eau potable pour tous les usages : se désaltérer, pour sa toilette et préparer les repas bien sûr, mais pas pour laver sa voiture, arroser ses plantes ou nettoyer sa terrasse, c’est même grotesque !

Chaque usager de l’eau peut à son niveau passer à l’action. En tant que consommateur responsable vous pouvez faire le choix de consommer moins de viande et de n’acheter que de la viande provenant des petits éleveurs locaux dont les animaux sont nourris avec l’herbe bien grasse qui posse sur les flancs de nos Pyrénées. Pas avec le maïs, qu’utilise l’élevage industriel intensif, phénoménal dévoreur d’eau !

Aménager un jardin avec du bon sens en utilisant le moins d’eau potable est possible. Dans nos régions méditerranéennes, là où l’eau manque, des plantes sobres, naturellement adaptées au climat sec feront l’affaire. Réduire au maximum les surfaces les plus exigeantes en arrosages : gazon de graminées, plates-bandes de fleurs annuelles, jardinières.

Il faut créer des espaces « sobres » : massifs arbustifs, parterres de rocailles agrémentées de plantes grasses, plates-bandes de vivaces ou de bulbeuses bien choisies.

Quand aux cultures potagères les localiser de manière pertinente, si possible en les regroupant.

Récupérer, quand c’est possible, l’eau de pluie, dans des cuves ou marres, est pertinent aussi.

Une règle s’impose : soyez économe en eau et composez avec l’environnement. Votre côté écologiste trépignera de satisfaction et votre porte-monnaie aussi !