Plus on est pauvre, plus on paie pour l’eau.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

                 Les plus pauvres n’ayant pas accès aux réseaux de distribution, s’adressent à des porteurs d’eau qui leur facturent le précieux liquide à des prix élevés. Les personnes vivant dans les bidonvilles de Bogota, de Jakarta, de Manille ou de Nairobi paient l’eau à l’unité 5 à 10 fois plus cher que les personnes vivant dans les zones plus nanties de leur propre villes et, davantage encore que les consommateurs de Londres, Paris ou de New-York.

On notera que les pauvres achètent l’eau à des tarifs très élevés mais qu’en plus du fait des transvasements, des transports, la qualité du liquide laisse à désirer et transmet microbes, virus, algues ou parasites pathogènes. Ces maladies, ces injustices, ces souffrances, cette perte de dignité du fait du manque d’eau sont porteuses de ressentiments et en fin de compte constituent une menace pour la paix dans le monde. Aux hommes raisonnables ayant des moyens, surtout les pays riches, la sagesse dicte d’aider et de débourser 10 milliards de dollars pour enrayer les souffrances et les drames liées à l’eau. Il faut savoir que cette somme est dépensée chaque jour par certains pour l’entretien de forces militaires. Ce serait là un excellent investissement pour la paix et pour un monde plus juste. 

 

L'éponge absorbe mais il faut la presser pour qu'elle s'exprime.

Proverbe allemand. 

 

Chasse au gaspillage de l'eau.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

        L’eau, cette ressource qui répand la vie depuis des millénaires, vénérée par les communautés animistes, puis sacralisée par toutes les religions, effroyablement saccagée, contaminée par deux siècles de pollution effrénée et dilapidée par la cupidité des hommes modernes. Mais il y a pire. Les canalisations françaises sont vieillissantes. Parfois âgées de plus de 50 ans, en fonte et d’acier et plus rarement de béton ou d’amiante ciment, elles ont subi les dommages liés à la corrosion et l’usure du temps. En effet, la qualité de l’eau se détériore et une part non négligeable de l’eau potable, quasiment la moitié, est perdue avant d’arriver chez l’usager. Cela veut dire que la moitié de l’eau prélevée dans le milieu naturel, que l’on a potabilisé, qui est prête à être distribuée aux consommateurs s’égare dans le sous-sol. Un comportement éhonté et un gaspillage peu visible, pourtant déplorable, un gaspillage rageant.Avant d’aller chercher toujours plus profond de l’eau dans les nappes qui ont mis des milliers d’années à se constituer, l’urgence est de revoir les réseaux de distribution et d’investir dans leur entretien et leur remplacement. Il y a devoir pour les collectivités, communes ou agglos d’avoir un réseau avec un rendement d’au moins 70 à 80%. Afin de rattraper les dégâts sur les réseaux de distribution par un manque d’entretien et de rénovation quasi inexistantes pendant des décennies, il y a obligation, maintenant, d’investissements lourds par les collectivités même pour un résultat qui ne sera que très peu visible du public. A l’international, notamment en Afrique, au Moyen-Orient, en Asie l’eau est déjà en enjeu majeur mais aussi près de chez en Catalunyà, exactement à Barcelona. Le deviendra t-il en Catalogne Nord et en Languedoc et plus largement en France ? L’autre grand chantier lié à l’eau est dans les stations d’épuration. Elles doivent faire face à une nouvelle menace : les pollutions émergeantes résidus médicaments et pesticides sont de plus en plus présents dans les eaux usées. De nouvelles molécules problématiques et insidieuses qui doivent être traitées avec de nouvelles techniques. L’eau et l’assainissement sont un droit humain incontournable et l’eau propre, de plus en plus rare, n’a jamais aussi bien porté son nom : l’or bleu.

Le contrôle des eaux.

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Le contrôle des eaux. Dans les communes rurales de faible importance, la qualité des eaux distribuées doit être vérifiée légalement 2 fois par an. Tant techniquement qu’économiquement, il est impossible d’effectuer un contrôle permanent identique à celui des grandes villes. En conséquence, et contrairement aux idées reçues, c’est dans les grandes villes que la qualité de l’eau en général est la plus sûre et la plus constante et, dans les petits villages que la qualité chimique (nitrates agricoles, pesticides) et bactériologique (pollution du réseau, contamination par les épandages) est la plus aléatoire

Droits et devoirs. 01

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

             Parmi les prochaines crises mondiales, il y aura la crise de l’eau. Car l’eau douce et salubre est de plus en plus rare. Sa pénurie ou sa mauvaise qualité engendre des milliers de morts chaque année, elle provoquera des tensions et des conflits. Mais elle génère, aussi, d’énormes profits, lorsqu’elle devient monopole d’intérêts privés. Peut-elle rester la marchandise qu’elle est devenue ? Beaucoup de gens pensent précisément l’inverse. Mieux répartie, suivant des règles de service public, elle doit redevenir un bien commun, disponible partout et pour tous.

Ÿ  L’eau doit être écologique. Préserver la ressource en eau est indispensable pour ne pas sacrifier sur l’autel du profit, à court terme, les besoins des générations futures.

Ÿ  L’eau doit être sociale. Car la solidarité impose de garantir l’accès à une eau de qualité et à un prix abordable à tous. 

Ÿ  L’eau doit être démocratique.  Les usagers, c’est-à-dire nous tous, supportent par leur facture d’eau, le financement du service, mais ils n’ont leur mot à dire sur rien. Informer et rendre les comptes publics doivent constituer des obligations pour ce nouveau service public de l’eau qu’il s’agit d’inventer. 

Pour ou contre ?

Écrit par Super User. Publié dans Inf' eaux usagers.

Mieux vaut-il boire de l’eau en bouteille que de l’eau du robinet ? Ce n’est pas sûr, il arrive même souvent que l’eau en bouteille soit de moins bonne qualité que l’eau du robinet. En France et plus généralement en Europe, l'eau publique subit un contrôle drastique à plusieurs niveaux et par plusieurs organismes de contrôle, indépendants les uns aux autres, avant qu'elle ne soit autorisée à être consommée. De plus, la fabrication des bouteilles en plastique mais aussi le transport, l’emballage constituent autant d’entorses aux bonnes pratiques environnementales, sans compter les déchets !

Contrairement à une idée fausse, les français ne sont pas les plus gros consommateurs  d’eau en bouteille. Depuis plusieurs années la tendence baisse.  Les plus gros consommateurs d’eau embouteillée au monde sont respectivement : les USA, le Mexique, la Chine, le Brésil, l'Italie, l'Allemagne, quelques places plus loin, la France.