La loutre de mer.

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          La manière dont la loutre ouvre les coquillages est assez curieuse : nageant sur le dos, une pierre posée sur le ventre, elle fracasse sur cette dernière les crabes, palourdes, buccins et ormeaux qui composent son menu. On dit que la loutre est tellement friande et vorace que le nombre des ormeaux et même des oursins mauves baissent dangereusement à certains endroits des côtes californiennes. Elle a failli, elle-même, être exterminée à la suite de la chasse acharnée qu’on lui faisait, sa fourrure étant très recherchée. La loutre peut rester en apnée jusqu’à 8 minutes sous l’eau !

Curiosités de Venise.

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            Sur le « Grand Canal », la belle avenue de Venise, se tient le marché aux poissons. Une amusante coutume demeure : après avoir observé et choisi la marchandise, les acheteurs murmurent à l’oreille du vendeur leurs propositions ; celui-ci les écoute puis décide du prix.

Les canaux de Venise ont en général 4 à 5 mètres de largeur sauf le plus large de tous, le « Grand Canal » qui en a 70. Ils sont peu profonds et seuls des gondoles ou des embarcations à fond plat peuvent y naviguer. C’est la marée qui, par le va-et-vient du flux et du reflux, veille à leur nettoyage en emportant les menus déchets. En outre, ils sont périodiquement asséchés pour être mieux lessivés.

Les demeures anciennes n’ont pas, à Venise, cet aspect de châteaux-forts qui s’érigent dans d’autres villes. La Sérénissime, pleine de bons sens, adopta une forme de gouvernement auquel pouvaient participer toutes les grandes familles, ce qui évitait les querelles intestines ou les conflits inutiles des uns contre les autres. 

Aqueduc

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Le Pont du Gard : un savoir-faire exceptionnel. 
Merveille architecturale édifiée il y a plus de 2 000 ans, le Pont du Gard témoigne du génie hydraulique des Romains. Cliché de 1946. 

Aqueduc : ouvrage d’art maçonné destiné à conduire l’eau d’un lieu à un autre, plus précisément adduction pour alimenter une ville en eau. Les Romains ont construit et laissé de nombreux vestiges dont les plus remarquables sont le Pont du Gard en Languedoc, l’aqueduc de Ségovie en Espagne ou celui de Carthage en Tunisie. 

En Pays catalanl’aqueduc d’Ansignan permet de franchir l’Agly, fleuve côtier de type méditerranéen, dans une galerie voûtée, éclairée régulièrement par des ouvertures. Ouvrage d’art d’origine romaine, les historiens ont identifié trois périodes de construction : le Bas Empire romain (IIIème siècle), l’époque carolingienne (IXème siècle) et au cours du XIIIème siècle.

Bien que plus modeste que ceux cités ci-dessus, l’aqueduc d’Ansignan est un remarquable ouvrage bâti en pierre, surprenant par ses dimensions et par son architecture. Un site intéressant à visiter. 

Je suis un homme de la terre, mais peut-être davantage encore un homme de l’eau.  Bernard Clavel. Bernard Clavel est un romancier né à Lons-le-Saunier le29 mai 1923, mort le 5 octobre 2010 à La Motte-Servolex. Autodidacte prolifique, ses éléments sont l’eau et la terre.

Les Aztèques.

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Les Aztèques, qui vivaient principalement de l’élevage et de l’agriculture, vénéraient surtout deux divinités de l’eau : Tlaloc, le dieu de la pluie et Chalchiutlicue, la déesse de l’eau à qui ils offraient des sacrifices humains pour obtenir la pluie. La légende raconte que Tlaloc, qui possédaient 4 cubes (un de neige, deux de pluie dévastatrice et un de pluie bénéfique), exigeait des sacrifices d’enfants dont les larmes étaient considérées comme une partie de la pluie qui allait tomber. Mais en général les Aztèques choisissaient des prisonniers pour leurs sacrifices, car certains de leurs dieux ne pouvaient se nourrir que du sang des ennemis. C’est ce qui explique que ce peuple ait été très belliqueux : il lui fallait sans cesse renouveler ses réserves de captifs.

Les animaux jouaient un rôle important dans la mythologie aztèque. Le serpent était identifié aux fleuves, à la pluie et à la mer, il était un symbole incontournable de l’eau. 

Laver ses pêchers, une pratique extrême.

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       Laver ses pêchers au coeur de l'hiver est une pratique extrême en Russie. Une tradition ancestrale célébrée par les chrétiens orthodoxes moscovites tous les 19 janvier, qui considère ce jour-là, l’eau comme sacrée. Elle a pour origine l’épisode biblique du baptême de Jésus dans les eaux tempérées du Jourdain, fleuve situé au Moyen-Orient. La congrégation suit le prête jusqu’à la rivière. Après que l’ecclésiastique eu immergé trois fois sa croix dans la rivière ou le lac, l’eau est considérée comme bénite et la purification peut commencer. La difficulté est qu’à cette saison, l’hiver est très rigoureux, que les températures atteignent les moins 25 °C, et que la plupart des eaux douces sont gelés. Pour que vous soyez guéri, lavé de vos pêchers et débordant de vitalité, suivant la règle, il faut s’immerger 3 fois tout en se signant. Dans les rivières ou lacs gelés, les gens font des trous dans la glace pour se baigner. Certaines personnes fragiles bénéficient de dérogations, humidifier le visage ou les mains se substitue à l’immersion. La présence du religieux n’est pas obligatoire, il suffit que l’eau ait été bénite. La tradition a gagné en popularité depuis la chute de l’URSS.

Si on vous disait que l’eau glacée d’une rivière, fut-elle bénite ou pas, vous lave de tous vos pêchés, vous jetteriez-vous dedans par moins 25°C ? D'autres temps, d'autres moeurs me diriez-vous ! Imaginez la tramontane gelée de ce mois de décembre et plonger dans la Méditerranée, rien que d'y penser j'en ai la chair de poule, pourtant c’est ce que font 30 000 moscovites à l’occasion de la fête orthodoxe de l’Epiphanie ! 

Pour la seule ville de Moscou, 200 secouristes sont mobilisées pour surveiller les cours d’eau et lacs alentour de la capitale afin d’éviter les drames.