Bretagne d'autrefois...

Écrit par Super User. Publié dans Sur & sous l'eau.

Nantes, la Venise de l'Ouest.           Cliché de 1890 environ.

L'eau douce, l'eau saumâtre, l'eau salée ont écrit le destin de Nantes. A la confluence de l'Edre et de la Loire, le territoire communal sillonné de canaux et de ruisseaux pour la plupart couverts, détournés ou assèchés, Nantes a saisi cette profusion de l'élément liquide pour assoir son rayonnement sur la façade atlantique. Sur le cliché une puissante locomotive pénètre jusqu'au coeur de la cité nantaise, enjambant un pont, aujourd'hui disparu. L'Edre se jette dans le fleuve des rois, non loin de ce lieu

Dinard la Cale en 1895. Les taxis hippomobiles proposent leurs services aux passagers débarquant du bateau-vapeur en proveneance de la cité de Saint Malo que l'on aperçoit au loin. 

        Le Mont Saint Michel vers 1910. L'élégance, la puissance et la grâce du Mont Saint Michel est une source inépuisable d'inspiration pour les artistes ! 

 Saint Malo, fille de l'océan vers 1900. L'aspect de St Malo fondé au VIIIème siècle, avec sa citadelle, la flèche effilée de sa cathédrale, ses hautes maisons de granit et son port  défendu par des remparts forment une ville à l'architecture unique au monde où il fait bon de flâner ! 

Morgat, ancien petit village de pêcheurs dans la baie de Douarnenez est devenu port sardinier, puis thonier important dans les années 1960-1970 avant  que les ressources, sardines puis thons, s'effrondrent. Dès lors Morgat la bretonne s'est transformée peu à peu en coquette station balnéaire. Photo de 1900. 

 

Offrandes et injures sur l’eau.

Écrit par Super User. Publié dans Sur & sous l'eau.

           Il n’y a que les très vieux livres pour garder en mémoire les mythologies, tantôt bienfaisantes, tantôt malveillantes, pour raconter les pratiques ancestrales qu’entretenaient sur tous les continents les hommes avec les poissons d’eau salée, saumâtre ou douce.

Au Sénégal, les pêcheurs ont des divinités différentes en eau douce et en eau salée. A celles qui règnent en mer, il faut du kola blanc au lait, tandis que le kola blanc sucré est réservé aux dieux du fleuve. La déesse Méru du lac Tanganika (situé à la frontière de la Tanzanie et du Congo, long de 667 km, large de 72 km, il contient 18% du volume d'eau douce de la planète) protège les pêcheurs qui rejettent à l’eau, pour elle, le plus beau poisson, de même qu’une divinité aquatique slave du nom de Curch. Certains aborigènes australiens se coupaient un doigt pour plaire aux divinités des eaux. D’autres comme les Indiens d’Océanie se saignaient pour faire absorber à la mer un peu de leur sang. Au Maroc, à des endroits on répandait sur le rivage le sang d’un bouc et au large du fleuve Casamance, au Sénégal, la saison de pêche s’ouvre toujours par un rassemblement de barques en haute mer. Chaque fois, que la flottille revient, ils déclarent avec le plus grand sérieux que trois matelots ont disparus…

Mais gâter les dieux ne suffit pas. Il faut aussi de temps à autre battre froid, pour les tirer en quelque sorte de leur léthargie. Dans le nord sibérien, les pêcheurs qui reviennent d’une mauvaise pêche, s’en prennent à un dieu qu’ils appellent le Vieux d’Obi. Ils pendent sa statuette et la flagellent avec force d’injures. Plus prévoyants, les Congolais donnent une raclée à leur fétiche avant la pêche. Il se trouve du côté de Tréboul, des pêcheurs bretons qui se vengent sur une statue de saint Pierre d’être rentrés avec des filets vides. Et ce avec la pieuse complicité de leurs femmes. Plus poétiques, les femmes des pêcheurs néo-calédoniens s’adressent au dieu des poissons en chantant les anciens exploits de leurs maris.

Nous avons vu comment les enfants et les vierges de Malaisie apaisent les vagues avec des fleurs. Dans d’autres contrées les gens de la mer n’ont pas besoin d’intermédiaires et s’adressent aux poissons eux-mêmes directement. L’Esquimau qui va chasser la baleine porte une amulette représentant ce cétacé. Chez certaines tribus d’Afrique et d’Océanie qui pêchent les migrateurs périodiques, on jette dans les flots des images de ces poissons au cas où ceux-ci tardent à venir. Et les baleiniers du Kamtchatka (Extrême-Orient russe) promènent une statue de cette bête en procession et l’immergent avant de partir en campagne. Au Cambodge, si le poisson ne mord pas, un des pêcheurs se jette à l’eau et, pour donner l’exemple, remonte en criant : je suis pris, je suis pris. Chez les Indiens de la Colombie britannique comme chez les pêcheurs écossais, l’exécution de ce simulacre était confiée à un jeune garçon.

Sur le fleuve Yukon, les Indiens Tm’a ouvraient leur saison de pêche aux saumons en envoyant un des leurs en éclaireur sous l’eau glacée. Quand aux fêtes et aux cérémonies diverses en l’honneur du poisson, on les rencontre encore un peu partout : incantations, danses rituelles, sorcelleries. Si le Vietnamien possède des pagodes de baleines, le Sénégalais de Guet n’Dar a son marabout et son coucous spécialement préparé qu’un jeune pêcheur jette à la mer tous les cinq ans. Sur la proue de leur canot fait de planches et d’un demi-tronc de gommier, les artisans-pêcheurs des Antilles françaises tracent des noms tels que « S’il plaît à Dieu, Ainsi soit-il ou Deo Gratias ». Mais non content de mettre leur esquif sous la protection divine, ils ne dédaignent pas, en partant pour la pêche de suspendre en plus à leur cou un « grigri » porte-bonheur.

On peut constater que, à travers le monde, la diversité des us et coutumes du milieu marin alloue une infinie diversité, un patrimoine culturel que l’on doit préserver impérativement !

Retour de pêche à Trouville.

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En 1890, les barques de pêche équipées de voiles partaient au large de l'océan Atlantique pour traquer le poisson. Parfois, la tempête s'invitait, parfois le vent, source d'énergie pour se déplacer, jouait à cache-cache, parfois le poisson n'était pas au rendez-vous. A cette époque, la mer imposait naturellement une pêche durable ! 

 

 

Gorges du Tarn en 1900.

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Le Tarn, paisible affluent de la Garonne, a creusé pendant des millénaires de profondes et impressionnantes gorges dans le causse calcaire qui barrait son chemin vers l'océan. Des barques à fond plat emmènent les visiteurs contempler cette merveille géologique naturelle. Photo de 1900. 

 

Fort St Pierre à Sète 34.

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      Suite à la tentative d'invasion des Anglais en 1710, le fort Saint Pierre est construit entre 1743 et 1746 sur les falaises dominant la Méditerranée afin de protéger le fortin St Louis qui se situait au bout du môle du même nom. De nos jours, pendant la belle saison, les plus grands artistes abordent ce haut lieu en chansons, accompagnés de guerriers armés d'instruments de musique et rebaptisé le lieu par un nom romantique qui sied au décor : le Théâtre de la Mer. Il se se dit, mais ce ne sont que des rumeurs, que les sardines, les mérous, et , même, des langoustes se déplacent de très loin afin d'apprécier, à fleur d'eau, une musique métissée qui rapprochent les gens de la mer ! Cliché vers 1890.