Changeons nos méthodes.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

      Vous avez certainement observé comme moi de petites fleurs envahissantes, des herbes sauvages, des frondaisons tenaces, des buissons ou des broussailles plus ou moins grandes qui poussent le long des trottoirs, envahissent le bord des fossés ou s’implantent au creux des murs qui donnent un aspect d’abandon et de malpropreté. Parfois ces lieux sont propices aux dépôts de détritus ! Cette végétation indésirable était éliminée par de puissants produits phytosanitaires très polluants qui sur le plan sanitaire étaient pire que le mal. Depuis le 01 janvier 2017, la loi dite « Zéro Phyto » interdit d’utiliser des pesticides pour désherber les routes et les trottoirs. Le plan « Zéro Phyto » a pour objectif d’amorcer la transition vers une gestion sans pesticides et économe en eau. La gestion sans pesticides c’est toute une organisation avec une augmentation du travail manuel.

Les collectivités territoriales ont supprimé totalement l’utilisation de produits phytosanitaires et appliquent une nouvelle politique pour préserver ses espaces publics et naturels. Aujourd’hui certaines parties sont laissées naturelles afin de conserver des refuges pour la biodiversité et sur des aménagements respectueux de l’environnement. Les jardiniers plantent des essences méditerranéennes, peu gourmandes en eau et plus résistantes car adaptées au climat.

Pour que la nature retrouve sa place dans notre environnement, nos mentalités autour du « tout propre » doivent évoluer. Il faut apprendre à tolérer les bonnes herbes, précieuses plantes hôtes qui fournissent les ressources alimentaires et les habitats à certains insectes. Il est normal à présent de voir les herbes et les plantes dites « envahissantes ou sauvages » un peu plus longtemps sur des espaces où nous n’avions plus l’habitude de les voir. Pour adopter les savoir-faire aux nouvelles méthodes il faut du temps. Sur les bords de route, de chemins et d’espaces comme les pieds d’arbres ou les surfaces non utilisées, le fauchage tardif permet de soulager la gestion, d’attirer une biodiversité indispensable à la bonne santé des végétaux alentours et d’améliorer le sol. Une fauche tardive est une fauche effectuée fin juin au moment où la végétation commence à sécher.

Le choix s’impose à tous : quelques herbes folles ou la mise en danger de la santé des générations futures ? Le choix est vite fait, je crois ! 

Sentier sous-marin de Cerbère.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                 Enfin ! Les vacances sont de retour et avec elles l’envie de se faire plaisir, de balayer avec un revers de main la fatigue et les tracasseries accumulées durant une année par une vie de plus en plus stressante, de plus en plus difficile, de plus en plus égoiste et incompréhensible sur une planète dévastée par une avidité du profit insupportable régentée par la « bulle financière planétaire ».

Alors pour oublier, ce "train d’enfer", en famille ou entre amis, partez à la découverte de nouveaux terrains de jeux ensoleillés. Pourquoi-pas découvrir en famille le sentier sous-marin de la Réserve naturelle marine de Cerbère-Banyuls » ? Le sentier sous-marin se situe sur l’anse discrète de Peyrefitte juste avant d’arriver à Cerbère, dernier village français avant la frontière espagnole. En juillet et août, durant la période estivale, sur la petite plage de galets, un point information accueille le public. Le sentier sous-marin se visite en nageant en surface muni simplement d’un masque, d’un tuba et de palmes. D’une longueur de 250 m (plus 250 m retour), limité par une ligne d’eau, le parcours est ponctué de 5 stations d’observation représentatives de 5 écosystèmes différents : galets, herbiers de posidonie, blocs, failles et tombants. Chaque station est balisée par une bouée numérotée et équipée de panneau d’information immergé. Toutes les bouées sont dotées d’une main courante permettant de vous reposer en toute sécurité. Le sentier sous-marin est surveillé par des maîtres nageurs sauveteurs.

Sur le rivage de la Méditerranée, la balade nautique est libre et gratuite mais pour l’équipement haut de gamme une location du matériel est exigée pour une somme modique. Ce matériel permet une visite commentée tout au long du parcours. Cette exclusivité est due au tuba FM qui, muni d’un embout actif, permet une audition d’une qualité saisissante par conduction osseuse via les dents. Un MP3 étanche est également à votre disposition offrant un commentaire en français et en anglais.

Une expérience ludique à faire en famille afin d’enrichir vos connaissances sur le milieu marin dans le décor naturel et encore sauvage de la Côte Vermeille!

Coca-Cola au Mexique.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

      Le Mexique compte 119 millions d’habitants dont 12 millions n’ont pas accès à l’eau potable. Un exemple parmi tant d’autres. Pas moins de 1 000 camions-citernes sillonnent chaque jour le district d’Iztapalapa pour distribuer de l’eau à 2 millions de personnes. Conséquences de ce manque d’eau potable, le pays détient le record mondial de consommation d’eau en bouteille avec 234 litres par an et par personne. Des bouteilles d’eau que vous trouverez en magasin, mais ce n’est pas d’eau de source ou minérale, il s’agit simplement d’eau filtrée et traitée, en fait de l’eau du robinet mais qui n’arrive pas au robinet de leurs maisons !

Si Danone et Coca-Cola sont incontestablement leaders sur ce marché de « l’or bleu », ici se sont surtout de très nombreuses entreprises de micro filtrations qui fournissent aux populations cette eau en bouteille. Cette consommation d’eau a des conséquences catastrophiques sur l’environnement.Selon l’organisation Food and Water Watch, 21 millions de bouteilles plastiques sont jetées chaque années au Mexique, 20% sont recyclées, le reste termine dans les décharges ou simplement dans la nature ! Corolaire de ce manque d’eau potable, la consommation de boissons gazeuses a explosé à travers le pays qui devient le premier consommateur au monde de cette boisson avec l’équivalent astronomique de 728 canettes de 25 cl par an et par habitant, contre 406 pour les Etats-Unis ou 149 pour la France (chiffres de Coca Cola 2012). A lui seul, le Mexique consomme 42% de tout le Coca-Cola ingurgité en Amérique latine.

Il faut dire que Coca-Cola pratique à son habitude une politique commerciale très agressive. Avec les pubs omniprésentes, la société propose des demie-canettes ou des minis bouteilles à petits prix, de façon à s’assurer que les populations les plus pauvres ou les enfants avec 3 pesos en poche achètent la boisson gazeuse.

La boisson sucrée de la multinationale américaine est depuis 30 ans l’un des facteurs de surpoids et d’obésité qui frappe la population : 70% des Mexicains sont en surpoids, dont 33% sont obèses et 13% connaissent des problèmes diabétiques. Outre les conséquences sur la santé, cette consommation de soda provoque un impact dramatique sur les ressources en eau car pour fabriquer un litre de Coca, il faut au moins deux litres d’eau.

Coca-Cola a choisi d’implanter ses usines d’embouteillage dans des endroits stratégiques. Elle a négocié 27 concessions sur tout le territoire pour pomper de l’eau et 8 concessions pour rejeter ses eaux usées. L’une des principales usines se trouve au cœur d’une des régions emblématiques du Mexique : le Chiapas. L’usine y pompe chaque année plus de 100 millions de litres d’eau. Plusieurs associations dénoncent la catastrophe environnementale et humaine que représente l’extraction de si grandes quantités d’eau du sous-sol. La surexploitation de la nappe est non seulement un désastre écologique mais prive également les populations locales de précieuses ressources aquatiques.

Si le gouvernement mexicain ne souhaite pas contrarier la multinationale, il a tout de même face à la pression de la société civile adopté fin 2014 une taxe sur les boissons gazeuses : 10% du prix (les associations demandaient 25 %). Avec une majoration d’un péso par litre seulement, le flot de Coca-Cola n’est pas près de se tarir.

Pour conclure, il faut ajouter que le Président du Mexique, avant d’être élu, de décembre 2000 à novembre 2006, était le PDG de Coca-Cola pour l’Amérique latine et salarié de la firme depuis 1964.

Partage de « l’or bleu ».

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

              Des millions d’enfants, de femmes et d’hommes n’ont pas d’eau potable à leur portée. Parfois les femmes doivent parcourir de longues distances à pied pour approvisionner la maisonnée. Tous les membres de la famille boivent et utilisent de l’eau sale qui transmet des maladies hydriques, souvent mortelles surtout chez les plus fragiles, notamment les enfants. Pourtant notre planète possède suffisamment d’eau douce pour tous les habitants mais cette ressource naturelle est mal répartie : abondante dans certaines régions du monde, insuffisante ou rarissime dans d’autres.

L’abondance ne suffit pas. En Afrique noire, il y a beaucoup d’eau mais faute de moyens financiers, les canalisations et les usines d’épuration ne sont pas construites. Aux USA, l’Etat de Californie souffre énormément pour avoir pendant des décennies gaspillé la ressource sans compter. Ce gaspillage impose, aujourd’hui, le rationnement. Par ailleurs, la sécheresse extrême est propice à de gigantesques incendies qui ravagent la faune et la flore et parfois on dénombre des pertes humaines.

Si parler de « guerre de l’eau » est exagéré, le précieux liquide attise de plus en plus les tensions entre les peuples, parfois même à l’intérieur d’un même pays,

L’eau, notre avenir,

aujourd’hui un enjeu planétaire.

Victimes de la pollution.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

              Les rejets de CO2 (gaz carbonique) dus aux activités humaines, notamment l’utilisation outrancière de pétrole et de charbon, augmentent mine de rien la température de la planète. C’est l’incontournable réchauffement climatique, qui menace la banquise, fait fondre les glaciers et élève graduellement le niveau des océans. Si le thermomètre continue à grimper, les mers finiront, elles aussi par se réchauffer. Les coraux seront les premiers touchés. Une augmentation de seulement 3° C suffirait à les faire mourir en masse. Les coquillages sont moins sensibles mais n’en sortiront pas indemnes pour autant. Car la moitié du CO2 rejeté dans l’atmosphère est absorbée par l’océan dont elle perturbe l’équilibre.

Les mollusques ont plus de mal à mobiliser les carbonates de calcium qui constituent leur coquille. Si le taux de CO2 de l’eau s’élevait encore, la vitesse de formation des coquilles serait ralentie de 25% chez la moule et de 10% chez l’huître. Il n’est pas encore certain que ces animaux aquatiques s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques. 

L'accumulation de CO2 dans l'atmosphère est un important élément, parmi d'autres, responsable du changement climatique. L'air forcément irrespirable, l'eau potable rare, les terres agricoles polluées, la désertification qui progresse sont, à l'échelle mondiale, des phénomènes intensément liés. Les prévisions alarmistes dénoncées depuis longtemps par les scientifiques s'avèrent exactes. Il est temps de prendre des mesures adéquates pour préserver ce qui l'est encore ! Photo de 1980.