Les perturbateurs endocriniens, c’est quoi ?

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                Un pesticide est une substance chimique utilisée pour lutter contre des organismes considérés comme nuisibles. L’intérêt des pesticides de synthèse débute dans les années 1930. La Seconde Guerre mondiale active les recherches par la mise au point de gaz de combat.

Les perturbateurs endocriniens sont d’abord des pesticides dont « cide », mot d’origine anglaise, signifie « tuer ».

La France est le premier pays utilisateur de pesticides par rapport à sa surface agraire. D’après une étude, une réduction de 30 % serait possible dans notre pays avec des changements de pratiques importantes sans toutefois bouleverser les systèmes de production. Pour information j’ajoute que les quantités de pesticides augmentent régulièrement dans le monde depuis 60 ans.

Les fongicides, herbicides, insecticides sont les plus connus car utilisés principalement dans l’agriculture mais on les retrouve, en moindre quantité, dans de multiples usages. Chaque groupe chimique produit des métabolites, résidus plus ou moins dégradables, se retrouvent massivement dans la nature. Tous les perturbateurs endocriniens sont à l’origine des pesticides ! Utilisés et répandus en grande quantité ces déchets se retrouvent comme polluants de l’environnement contaminant la nourriture terrestre ou aquatique et toutes les eaux. Suivent les plastiques, les composés chimiques, les métaux lourds, les nanoparticules, qu’on découvre au fil des jours dans presque tous les produits comestibles. Dans la chaîne alimentaire s’instaure le cycle infernal des perturbateurs endocriniens jusqu’à leur arrivée dans l’assiette de l’homme.

Le problème est dramatique car les conséquences sur l’humain touchent les fœtus puis les nouveau-nés, les enfants, les adultes et les personnes âgées. Les perturbateurs endocriniens et les produits cancérigènes modifient l’équilibre, les défenses immunitaires et le développement du système nerveux. Il est primordial de protéger les femmes enceintes. Si on touche au fœtus il y aura inévitablement des conséquences sur l’enfance et la vie d’adulte. Il conduit aussi à l’infertilité.

Il devient urgent de prendre conscience de toute l’ampleur du phénomène. Les chercheurs, encore une fois, tirent la sonnette d’alarme depuis 20 ans, il serait enfin sage de les écouter. Les perturbateurs endocriniens et les pesticides ne sont que de véritables bombes à retardement.

Développer le bio, c’est faire face à cette contamination. L’agriculture biologique doit être mise en place, être encouragée par le pouvoir politique pour que la filière bio s’amplifie le plus rapidement possible pour apporter des solutions concrètes afin d’éviter, demain, un scandale sanitaire.

 

C’est près de l’eau que j’ai le mieux compris

que la rêverie est un univers en émanation, un souffle odorant

qui sort des choses par l’intermédiaire d’un rêveur.

Extrait de l’essai « L’eau et les rêves » de Gaston Bachelard, philosophe français des sciences et de la poésie,

né à Bar sur Aube le 27 juin 1884 et décédé à Paris le16 octobre 1962

Ressource aquatique : stop à la gaberie !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Pétition UFC-Que choisir publiée le 17 octobre 2017. 

Ressource aquatique, stop à la gaberie !

Les études officielles soulignent que la disponibilité et la qualité de la ressource aquatique se dégradent depuis de nombreuses années…Nous, consommateurs qui avons été trop largement à contribution, refusons la fuite en avant alors que des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne 3 fois moins chères que les traitements actuels de dépollution.

Les constats : une eau raréfiée et polluée !

84 départements ont connu des restrictions d’eau cet été, dont 37 en situation de « crise », l’échelon le

plus élevé.

1,9 million de consommateurs ont été exposés à une eau polluée par les pesticides agricole en 2014 et 2016.

L’accès à une eau de qualité pour des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions.

Une responsable : l’agriculture intensive.

L’agriculture intensive accapare 80 % de la consommation nette estivale de l’eau, et la moitié de la consommation annuelle. 

L'agriculture intensive est la pricipale responsable des pollutionsde la ressource aquatique à hauteur

de 70 % pour les pesticides et 75 % pour les nitrates.

Une complice : la politique de l’eau archaïque et injuste !

Les aides publiques encouragent essentiellement l’agriculture intensive et insuffisamment les modèles agricoles moins consommateurs de pesticides, d’engrais et d’eau.

Les agences de l’eau consacrent à peine 30 % de leur budget à la prévention, qui est pourtant leur mission principale.

Les consommateurs payent via leurs factures d’eau des taxes « consommation » et « pollution » en lieu et place des principaux préleveurs et pollueurs !

Notre demande.

Dans le cadre des Etats Généraux de l’Alimentation dont l’objectif affiché est de promouvoir une alimentation saine et durable, nous réclamons une réforme urgente de la politique de l’eau avec une application stricte du principe de justice « préleveur-pollueur-payeur », la mise en place de vraies mesures de prévention et une aide à la reconversion des pratiques agricoles vers des cultures moins consommatrice d’eau et de pesticides.

Pour une ressource aquatique de meilleure qualité et moins chère, une agriculture durable valorisée : nous ne voulons pas juste une politique de l’eau, mais une politique juste de l’eau.

L’eau qui chante apporte un soutien total à la pétition

à l’initiative de UFC-Que choisir.

« Ressource aquatique : stop à la gabegie »

 

Egypte : une forêt dans le désert.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

       Avec un peu plus de 80 millions d’habitants, l’Egypte est le pays arabe le plus peuplé. La quasi-totalité de la population se concentre sur la fertile mais étroite vallée du Nil, Le reste, 96% de sa surface, est une vaste étendue de sable et rocailles parmi les plus arides de la planète. Le désert Libyque à l’ouest et au nord-est le Sinaï enserrent de part et d’autre le Nil, l'un des plus grands fleuves au monde. Plus les jours défilent, plus le plat pays de sable égyptien gagne du terrain. Face à cette calamité dévorante, la course contre la montre a débuté, il y a quelques décennies ! Et pour endiguer la progression de ce fléau, la meilleure solution reste encore la plantation d’arbres et végétation mais dans l’aridité du désert la chose n’est pas aisée de reverdir une zone surchauffée où il ne pleut presque jamais et la vie a besoin impérativement d’eau.

Si l’Egypte n’a pas de pétrole, ses scientifiques ont des idées. Ils ont choisi de faire pousser des forêts pour stopper le désert. Lancé au milieu des années 1990 par le gouvernement égyptien, le programme de reforestation prévoyait alors de replanter arbres et végétation dans quelques 36 zones du pays.

      A deux petites heures du Caire la forêt de Sérapium prend pied dans un paysage aussi hostile qu’aride avec l’idée simple qui s’avèrera géniale : utiliser les eaux usées semi-traitées issues du bassin de drainage du village voisin d’Ismaïlia. Très vite la nature a repris ses droits, mieux même, une nouvelle vie s’est développée. Et à Sérapium, le miracle se produit, aujourd’hui la forêt s’étend sur plus de 200 hectares ! En plus de ne pas pomper dans les réserves d’eau potable, les eaux usées chargées en phosphates et en nitrogènes possèdent des propriétés similaires aux engrais chimiques. En fait le bienfait sans les inconvénients des engrais chimiques. Mieux encore, la zone choisie semble bénie des dieux : l’utilisation de cette eau partiellement traitée mais pas assez propre pour être consommée permet aux arbres et aux plantes de croître quatre fois plus vite qu’ils ne le feraient dans un climat tempéré comme celui de l’Allemagne par exemple. Là où il faudrait 60 ans à un arbre européen pour atteindre sa taille adulte, l’arbre du désert n’a besoin que de 15 ans ! L’objectif est atteint.

Les scientifiques égyptiens ont créé avec succès un rempart végétal pouvant ralentir l’avancée du désert sans gaspiller l’eau potable. Les eaux usées ne doivent plus être considérées comme des déchets mais plutôt comme des ressources pour pallier le manque d’eau et pour économiser l’eau propre. Néanmoins, la révolution verte pouvant limiter la désertification doit s’affiner. D’abord sur le plan environnemental car la vie a besoin de la ressource naturelle mais aussi de ressources, je dirais plus artificielles ; en fait un montage financier pour élaborer un programme ambitieux…

Il nous incombe à tous de préserver la qualité de l’eau

et d’en faire le meilleur usage possible.

Touchez pas la loi Littoral.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

C’est une loi qui a été adoptée à l’unanimité au Parlement le 3 janvier 1986 approuvée et soutenue par 90 % des français. Elle est reconnue par la très grande majorité de la population comme le bouclier protecteur de notre patrimoine que constituent nos rivages maritimes.

Le littoral est un espace rare et fragile. Toucher les territoires littoraux est une grave atteinte à l’écologie et à un bien collectif. On sait comment ça commence et on sait aussi comment ça fini : du béton et du bitume partout. Nous devons anticiper afin d’éviter que la libéralisation n’entraîne des constructions et ouvrages irréversibles. Vouloir abroger, retoucher ou assouplir la loi Littoral à l’occasion de l’examen d’une proposition de loi sous prétexte d’anticiper les impacts du changement climatique est une atteinte grave à l’intérêt général au profit de quelques intérêts particuliers. Viser à encadrer l’aménagement de la côte pour la protéger des excès de la spéculation immobilière et permettre le libre accès au public sur les sentiers littoraux et les plans d’eau intérieurs les plus importants légitime le refus d’abroger ou réaménager cette loi qui protège efficacement notre littoral.

Les années 1970 ont vu se développer des projets immobiliers de grande ampleur sur la côte du Languedoc-Roussillon et une ou deux décennies avant pour la Costa Brava avec des mégas complexes : hôtels, commerces, ports, immeubles, marinas, campings au bord de l’eau ont défiguré à tout jamais des paysages remarquables. Pour simplifier je dirais que les projets ont été surdimensionnés et les retombées économiques surévaluées ; les résultats sont très mitigés. Cette loi ne doit pas être retouchée à moins de vouloir ressembler aux côtes du sud de l’Espagne où on a des kilomètres de logements vides la plupart de l’année sur un littoral abîmé ! Et le site de l’usine de Paulilles à Port-Vendres ne serait pas le lieu extraordinaire qu’il est devenu aujourd’hui si les autorités avaient laissé faire un promoteur zélé.

L’adaptation des littoraux au changement climatique doit se faire en concertation avec la population locale et les gens de la mer ; pour les cas les plus exposés ou controversés les urnes doivent départager !

 Supprimer même partiellement ou réaménager la loi serait un contre-sens à l’histoire écologique et environnementale, longue vie à la loi Littoral actuelle. 

Top de l’horreur économique.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

              L’Andalousie est un eldorado pour l’agriculture espagnole qui inonde, pendant la saison hivernale, de fruits et légumes les marchés de l’Europe du Nord depuis environ une quarantaine d’années. A l’orée du nouveau siècle à nos jours, la surface des serres de la région d’Alméria est passée de quelques 30.000 hectares à environ à plus de 40.000, grignotant à coup de bulldozer les collines et montagnes avoisinantes que se partagent des agriculteurs dont la culture se fait sur de petites parcelles (2 à 5 hectares) et Huelva avec plus de 7 500 hectares de fraises sont les principaux centres de production.

La province d’El Ejido, un ancien désert, a été recouverte en quelques dizaines d’années par l’une des concentrations les plus importantes de cultures sous serre de la planète. La totalité de la production de légumes, principalement courgettes, concombres, tomates et fraises est exportées par une déferlante de camions sur des milliers de kilomètres à travers l’Europe. On peut voir cette nuée de gros véhicules sur les parkings de La Jonquera en Empordà, petit village frontalier submergé de camions et semi-remorques ou contempler le ballet ininterrompu et pétaradant à la plate-forme du Marché Saint Charles en Roussillon.

Il est des questions que l’on peut se poser à propos de ce miracle économique et les revers de cette mer de plastiques à base de dérivés pétroliers. La commercialisation des fruits et légumes est en main de grands distributeurs nationaux et internationaux qui dictent leurs conditions. Le monde du capital financier international choisit ses investissements en vertu des dividendes escomptés et n’a pas d’état d’âme. Dans le contexte de ce type d’agriculture, les atteintes à l’environnement sont quasi inéluctables et l’Andalousie n’y échappe pas ! Cette agriculture intensive exploite au maximum les ressources naturelles. L’utilisation massive d’engrais chimiques et de produits phytosanitaires atteint des sommets critiques. Le pompage à outrance de l’eau épuise les ressources souterraines, même les nappes aquifères qui se trouvent à 1500 mètres de profondeur sont insuffisantes ce qui nécessite de dessaler l’eau de mer, ce qui a un coût, pour irriguer les cultures. Pollution de l’eau, des sols, de l’air et le gaspillage du territoire s’entremêlent en une joyeuse sarabande anti-environnementale ! Quand aux déchets générés par cette production, en particulier les plastiques et matériaux nécessaires à la construction des serres, évalués par les spécialistes à environ 3 millions de tonnes, soit l’équivalent de la production légumière elle-même. Il existe bien sûr des décharges officielles, des usines de recyclage ou d’incinération mais elles sont peu nombreuses et ont un coût d’où une forte tentation de transgresser la règle et de procéder à l’évacuation, l’enfouissement ou l’incinération sauvage.

Sachant que les légumes produits contiennent au moins 95 % d’eau et que le volume des fruits et légumes exportés s’élèvent entre 2,8 et 3 millions de tonnes, ce n’est pas moins de 2,6 à 2,8 millions de tonnes d’eau potable qui se baladent chaque année sur les routes françaises et européennes polluant allègrement l’air. La sécurité sanitaire alimentaire pose problème. Des laboratoires allemands ont découvert des résidus de pesticides interdits dans les légumes provenant de la région d’Alméria, des analyses confirmées en Grande Bretagne, en Finlande et en Hongrie ! En raison d’une concurrence de plus en plus vive, la culture sous serre devient plus technique, dont plus chère, d’où un endettement plus important et une fragilité plus grande. Les petits producteurs se voient étranglés par des coûts de production de plus en plus élevés. Les producteurs de fraises de la région d’Huelva dépendent de filières américaines pour les semis, planctons et techniques évidemment avec des royalties, la production de légumes hors sol d’Alméria dépend, elle, principalement de la Hollande, ils sont confrontés aux exigences des financiers. Le tableau serait incomplet sans le côté social de cette économie ;  les conditions sociales et écologiques sont graves, l’exploitation de la main d’œuvre malléable à merci issue de l’immigration clandestine (principalement Maroc, pays de l’Est et Amérique Latine) est proche de l’esclavagisme avec des relents de racisme et des logements indignes (cabanes de plastiques) de notre siècle.

Mais une question fondamentale se pose : fortement endettés, ces petits producteurs sont-ils vraiment propriétaires de leur outil de travail (sol, bâtiments, matériel, production, etc) ?

Les financiers espagnols et internationaux se concentrent sur la surproduction, négligent la durabilité et l’impact environnemental. Peu leur importent de délocaliser la production une fois les ressources naturelles épuisées et le coût de la main d’œuvre passé au-delà du seuil de rendement imposé par les actionnaires. Ce modèle de développement est aujourd’hui en crise : la spéculation foncière se dégonfle et l’activité tend vers la faillite. Ce modèle agricole est sur une impasse car il n’est pas durable. Si les pays européens copiaient le modèle espagnol se serait une catastrophe.

Un conseil si je peux me permettre : consommez terroir catalan. Vous ne trouverez nulle part ailleurs le goût et la saveur d’une salade des Jardins St Jacques, d’un artichaut de Salanque, d’un oignon de Toulouges, d’une cerise de Céret, d’une pomme du Conflent, d’un abricot de Rivesaltes, d’une pêche d’Ille sur Têt, d’une tomate de Pézilla la Rivière ou une pomme de terre de Matemale. Légumes et fruits cultivés sur le plus grand jardin biologique de France, gorgés de soleil, irrigués par l’eau naturelle et limpide des Pyrénées et entretenus avec beaucoup d’amour par de petits exploitants. D’ailleurs tous ces fruits et légumes sont dégustés et fêtés à la fin de chaque récolte ! Goutez, comparez et consommez catalan sans peur d’être empoisonnés !

 

L'homme peut remplacer le pétrole

mais l'eau est irremplaçable !