Victimes de la pollution.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

              Les rejets de CO2 (gaz carbonique) dus aux activités humaines, notamment l’utilisation outrancière de pétrole et de charbon, augmentent mine de rien la température de la planète. C’est l’incontournable réchauffement climatique, qui menace la banquise, fait fondre les glaciers et élève graduellement le niveau des océans. Si le thermomètre continue à grimper, les mers finiront, elles aussi par se réchauffer. Les coraux seront les premiers touchés. Une augmentation de seulement 3° C suffirait à les faire mourir en masse. Les coquillages sont moins sensibles mais n’en sortiront pas indemnes pour autant. Car la moitié du CO2 rejeté dans l’atmosphère est absorbée par l’océan dont elle perturbe l’équilibre.

Les mollusques ont plus de mal à mobiliser les carbonates de calcium qui constituent leur coquille. Si le taux de CO2 de l’eau s’élevait encore, la vitesse de formation des coquilles serait ralentie de 25% chez la moule et de 10% chez l’huître. Il n’est pas encore certain que ces animaux aquatiques s’adaptent aux nouvelles conditions climatiques. 

L'accumulation de CO2 dans l'atmosphère est un important élément, parmi d'autres, responsable du changement climatique. L'air forcément irrespirable, l'eau potable rare, les terres agricoles polluées, la désertification qui progresse sont, à l'échelle mondiale, des phénomènes intensément liés. Les prévisions alarmistes dénoncées depuis longtemps par les scientifiques s'avèrent exactes. Il est temps de prendre des mesures adéquates pour préserver ce qui l'est encore ! Photo de 1980.  

 

 

Conséquences de la surpêche.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

         Toutes les mers du globe sont encombrées par une flotte de bateaux de pêche toutes catégories équipés de moyens sophistiqués, notamment de matériels électroniques et des chaluts, à présent, déployés à des profondeurs de plusieurs kilomètres.

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), 87% des ressources marines sont pleinement exploitées à très exploitées. Les stocks de poisons s’épuisent et certaines espèces vont même jusqu’à disparaître. C’est l’ensemble des écosystèmes marins qui est sur le point de disparaître, ce qui serait une perte incommensurable pour la planète ! Outre ses effets sur le plan écologique, cette surexploitation des ressources halieutiques menacent la sécurité alimentaire des pays du Sud. A l’échelle mondiale, environ 1 milliard de personnes sont tributaires du poisson comme principale source de protéines animales dans les pays à faible revenu et à ce déficit vivrier, la contribution du poisson à l’apport total en protéines animales est considérable, voisine les 20%. Cette proportion atteint même les 50% dans les pays insulaires ou côtiers à forte densité de population tels la Corée du Nord, le Ghana, l’Indonésie ou encore le Sénégal. L’effondrement des stocks de poissons met également en péril le développement économique des pays du Sud où la pêche est une source de revenus importants. Face à ces enjeux, il s’agit aujourd’hui de sensibiliser les instances internationales et les pêcheurs dans l’exploitation des ressources renouvelables marines.

La Méditerranée, petite mer presque fermée, subit de plein fouet le phénomène de la disparition des espèces. Que serait Nostra Mar sans l’anchois, la sardine, le thon et d’autres, c'est inconcevable pour nous méditerranéens, pourtant, déjà, les bans de poissons que nos anciens pensaient inépuisables se font de plus en plus clairsemés. Localement des programmes de recherche ont été initiés afin de coordonner des recherches et favoriser une approche durable des pêches. N’attendons pas la solution miracle des laboratoires et des chercheurs scientifiques mais écoutons, pour une fois, leurs orientations pédagogiques pour pratiquer une pêche plus douce afin de ne pas assassiner définitivement « la poule aux œufs d’or » ! 

Thonnier-senneur en action. Long de 30 m, ce thonnier-senneur français des années 1980 pêche au large de l'océan Atlantique; il peut stocker dans ses cales 170 tonnes de thon. Ecumant tous les océans de la planète, les bateaux bardés d'équipements sophistiqués, appuyés par des avions, utilisaient, déjà en 1980, des filets de 1 800 m avec 280 m de chute et 90 tonnes de lest pour lui permettre de piéger au plus vite le poisson. La course à la démesure bat son plein depuis trop longtemps, même les fonds sont râclés et les stocks halieutiques, naguère  inépuisables, sont à la limite ou dépasse l'instinction. Cette pêche industrielle, est l'anti-thèse du renouvellement durable de la ressource. Imaginez, aujourd'hui, avec les progrès des techniques maritimes dans tous les domaines, l'étendue des dégâts à l'échelle mondiale ! 

 

Au secours, le pesticide est toujours là !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Le danger des pesticides. Du chiendent ? Vite un herbicide ! Une chenille, une limace ? Un grand coup d’insecticide ! Un étrange champignon ? Un remède radical, le fongicide ! Le mot anglais « cide » regroupe tous ces produits chimiques signifiant « tueur de fléaux », plus simplement, tueurs de toute vie sur Terre. Le problème est que ces produits sont de puissants poisons néfastes aux humains, ; ils polluent durablement l’air, la faune, la flore, la terre et l’eau. Sournoisement, ils sèment la maladie puis la mort ! Et voilà, une fois encore, le poison "assassin" qui devait être  proscrit au bout de trois (3) ans ne le sera pas; éliminer ce produit du marché est repoussé aux calandres grecques. Cotées en bourse, les multinationales de la chimie industrielle font toujours la pluie et le beau temps...

Stop à la gabegie. Les études officielles constatent que la disponibilité et la qualité de la ressource aquatique se dégrade depuis de nombreuses années…Nous consommateurs avons été trop largement mis à contribution, refusons la fuite en avant alors que des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne 3 fois moins cher que les traitements actuels.

Une eau de plus en plus rare et polluée ! L'agriculture intensive accapare 80 % de la consommation nette de l'eau lors de la saison estivale, et la moitié de la consommation annuelle. Lors de l’été 2017, quatre vingt quatre (84) départements ont connu des restrictions d’eau dont trente sept (37) en situation de « crise » échelon le plus élevé. Près de 2 millions de consommateurs ont été exposé à une eau polluée par les pesticides en 2014 et 2016. L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions. 

L'eau, un trésor naturel à préserver !

Milieu marin : un impératif de préservation.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

 La mer est la clé de notre avenir, enjeu économique et enjeu stratégique. Les fonds des océans concentrent 80 % de la biodiversité dans lequel l’homme puise de plus en plus. La recherche de molécules thérapeutiques est très prometteuse. L’on prélève plus de 30 % de nos besoins pétroliers et 20 % de gaz naturel. Les enjeux économiques sont énormes.

Malheureusement l’homme est en train de transformer les océans en poubelles et de ce fait convertir le monde du silence en un désert liquide. La pêche industrielle épuise les ressources halieutiques par un pillage systématique qui aboutit à la déstabilisation de l’équilibre marin. Les compagnies pétrolières multiplient les forages offshores, de plus en plus profonds et de plus en plus nombreux, certes une exploitation sophistiquée mais qui n’est pas à l’abri d’une catastrophe car en matière d’industrie le risque zéro n’existe pas. Surtout comme c’est le cas dans le milieu sous-marin, hostile et imprévisible

Si les marées noires sont visibles et révoltantes, chaque année, un peu partout sur la planète, des millions de barils de pétrole dégradent l’environnement et affectent les populations. Des pollutions diffuses, discrètes mais qui additionnées représentent plusieurs Erika ou Prestige pour ne citer qu’eux ! Les « voyous de la mer », ceux qui ont pour patrie les paradis fiscaux et des îles lointaines pour naviguer sous pavillon de complaisance ont inventé l’esclavage moderne avec des équipages inexpirémentés laminés par 80 heures de travail hebdomadaires, toujours sous-payés, recrutés dans les pays du Tiers-MondeLe transit intense de produits nocifs dans de vieux bateaux-poubelles, des rafiots qui à la moindre difficulté déversent dans les flots des tonnes de pétrole. Les dégazages clandestins à travers les océans du globe. Les fuites permanentes des puits de pétrole sur terre que les fleuves charrient vers la mer. Les accidents et fuites offshores difficilement décelables. Les dérivés pétroliers, les plastiques de toutes sortes qui affluent de la terre. Les pluies acides qui s’abattent sur les grandes surfaces océaniques. Les compagnies rechignent à payer le préjudice environnemental. Est-ce une mer sans poisson, une mer sans vie que l’on veut ?

Bannir le plastique.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

          Des mesures sont prévues contre ces objets plastiques du quotidien qui finissent à l’eau dont une dizaine de catégories à usage unique qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les cours d’eau, sur les plages lors des coups de mer, pour finir dans les océans. Ils sont dans le collimateur pour un avenir sans plastiques. 46 milliards de bouteilles en plastiques à usage unique sont consommées chaque année dans l’Union Européenne, 580 milliards de mégots, 2,5 milliards d’emballages pour repas à emporter, 1,6 milliards de gobelets ou encore 36,4 milliards de paille. Le plastique est fantastique mais il doit être utilisé de façon plus responsable. L’Union Européenne prône l’interdiction des cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails qui devront être fabriqués en matériaux plus durables. Les verres en plastique à usage unique seront autorisés que si le couvercle est attaché. Il incomberait aux différents pays membres de l’Union Européenne de récupérer 90% des bouteilles à usage unique d’ici 2025. La commission suggère de mettre en place un système de consigne qui fonctionne déjà dans certains pays membres de l’Union Européenne. Des interdictions sont prévues par exemple en France : les gobelets et assiettes en plastiques seront interdits au premier janvier 2020.

         L’ensemble de ses innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux et idéologiques qui devraient susciter un large débat, car c’est bien la dégradation accélérée des ressources en eau sur toute la planète qui légitime cette nouvelle approche de la question de l’eau. Avec pour perspective un risque d’appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles et bien sûr humains. Le réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, les pressions excessives qui ne peuvent se renouveler et garantir la pérennité de l’eau, l’urbanisation galopante et son lot de pollutions qui vont croissant, sur fond de libéralisation sans fin des marchés des biens et des services, des échanges agricoles, de l’énergie, restructurent déjà en profondeur l’économie mondiale. 

Détritus déposés par la Méditerranée sur une plage célèbre de la côte roussillonaise après un "coup d'Est", un phénomène maritime régulier sur le littoral du golfe du Lion. Ces "cochonneries" plastiques, style pneus, tous les récipients (plastiques et alu), matelas pneumatiques, jouets de plage, objets indésirables gîsent dans les fonds; les coton-tiges, brosses à dent, mégots, capsules et bouchons etc, etc... sont fragmentés en mille morceaux, déjà invisibles, mais bien présents.