Au secours, le pesticide est toujours là !

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Le danger des pesticides. Du chiendent ? Vite un herbicide ! Une chenille, une limace ? Un grand coup d’insecticide ! Un étrange champignon ? Un remède radical, le fongicide ! Le mot anglais « cide » regroupe tous ces produits chimiques signifiant « tueur de fléaux », plus simplement, tueurs de toute vie sur Terre. Le problème est que ces produits sont de puissants poisons néfastes aux humains, ; ils polluent durablement l’air, la faune, la flore, la terre et l’eau. Sournoisement, ils sèment la maladie puis la mort ! Et voilà, une fois encore, le poison "assassin" qui devait être  proscrit au bout de trois (3) ans ne le sera pas; éliminer ce produit du marché est repoussé aux calandres grecques. Cotées en bourse, les multinationales de la chimie industrielle font toujours la pluie et le beau temps...

Stop à la gabegie. Les études officielles constatent que la disponibilité et la qualité de la ressource aquatique se dégrade depuis de nombreuses années…Nous consommateurs avons été trop largement mis à contribution, refusons la fuite en avant alors que des solutions simples, concrètes et efficaces existent et coûteraient en moyenne 3 fois moins cher que les traitements actuels.

Une eau de plus en plus rare et polluée ! L'agriculture intensive accapare 80 % de la consommation nette de l'eau lors de la saison estivale, et la moitié de la consommation annuelle. Lors de l’été 2017, quatre vingt quatre (84) départements ont connu des restrictions d’eau dont trente sept (37) en situation de « crise » échelon le plus élevé. Près de 2 millions de consommateurs ont été exposé à une eau polluée par les pesticides en 2014 et 2016. L’accès à une eau de qualité pour la majorité des Français se fait au prix de coûteuses dépollutions. 

L'eau, un trésor naturel à préserver !

Milieu marin : un impératif de préservation.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

 La mer est la clé de notre avenir, enjeu économique et enjeu stratégique. Les fonds des océans concentrent 80 % de la biodiversité dans lequel l’homme puise de plus en plus. La recherche de molécules thérapeutiques est très prometteuse. L’on prélève plus de 30 % de nos besoins pétroliers et 20 % de gaz naturel. Les enjeux économiques sont énormes.

Malheureusement l’homme est en train de transformer les océans en poubelles et de ce fait convertir le monde du silence en un désert liquide. La pêche industrielle épuise les ressources halieutiques par un pillage systématique qui aboutit à la déstabilisation de l’équilibre marin. Les compagnies pétrolières multiplient les forages offshores, de plus en plus profonds et de plus en plus nombreux, certes une exploitation sophistiquée mais qui n’est pas à l’abri d’une catastrophe car en matière d’industrie le risque zéro n’existe pas. Surtout comme c’est le cas dans le milieu sous-marin, hostile et imprévisible

Si les marées noires sont visibles et révoltantes, chaque année, un peu partout sur la planète, des millions de barils de pétrole dégradent l’environnement et affectent les populations. Des pollutions diffuses, discrètes mais qui additionnées représentent plusieurs Erika ou Prestige pour ne citer qu’eux ! Les « voyous de la mer », ceux qui ont pour patrie les paradis fiscaux et des îles lointaines pour naviguer sous pavillon de complaisance ont inventé l’esclavage moderne avec des équipages inexpirémentés laminés par 80 heures de travail hebdomadaires, toujours sous-payés, recrutés dans les pays du Tiers-MondeLe transit intense de produits nocifs dans de vieux bateaux-poubelles, des rafiots qui à la moindre difficulté déversent dans les flots des tonnes de pétrole. Les dégazages clandestins à travers les océans du globe. Les fuites permanentes des puits de pétrole sur terre que les fleuves charrient vers la mer. Les accidents et fuites offshores difficilement décelables. Les dérivés pétroliers, les plastiques de toutes sortes qui affluent de la terre. Les pluies acides qui s’abattent sur les grandes surfaces océaniques. Les compagnies rechignent à payer le préjudice environnemental. Est-ce une mer sans poisson, une mer sans vie que l’on veut ?

Bannir le plastique.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

          Des mesures sont prévues contre ces objets plastiques du quotidien qui finissent à l’eau dont une dizaine de catégories à usage unique qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les cours d’eau, sur les plages lors des coups de mer, pour finir dans les océans. Ils sont dans le collimateur pour un avenir sans plastiques. 46 milliards de bouteilles en plastiques à usage unique sont consommées chaque année dans l’Union Européenne, 580 milliards de mégots, 2,5 milliards d’emballages pour repas à emporter, 1,6 milliards de gobelets ou encore 36,4 milliards de paille. Le plastique est fantastique mais il doit être utilisé de façon plus responsable. L’Union Européenne prône l’interdiction des cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails qui devront être fabriqués en matériaux plus durables. Les verres en plastique à usage unique seront autorisés que si le couvercle est attaché. Il incomberait aux différents pays membres de l’Union Européenne de récupérer 90% des bouteilles à usage unique d’ici 2025. La commission suggère de mettre en place un système de consigne qui fonctionne déjà dans certains pays membres de l’Union Européenne. Des interdictions sont prévues par exemple en France : les gobelets et assiettes en plastiques seront interdits au premier janvier 2020.

         L’ensemble de ses innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux et idéologiques qui devraient susciter un large débat, car c’est bien la dégradation accélérée des ressources en eau sur toute la planète qui légitime cette nouvelle approche de la question de l’eau. Avec pour perspective un risque d’appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles et bien sûr humains. Le réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, les pressions excessives qui ne peuvent se renouveler et garantir la pérennité de l’eau, l’urbanisation galopante et son lot de pollutions qui vont croissant, sur fond de libéralisation sans fin des marchés des biens et des services, des échanges agricoles, de l’énergie, restructurent déjà en profondeur l’économie mondiale. 

Détritus déposés par la Méditerranée sur une plage célèbre de la côte roussillonaise après un "coup d'Est", un phénomène maritime régulier sur le littoral du golfe du Lion. Ces "cochonneries" plastiques, style pneus, tous les récipients (plastiques et alu), matelas pneumatiques, jouets de plage, objets indésirables gîsent dans les fonds; les coton-tiges, brosses à dent, mégots, capsules et bouchons etc, etc... sont fragmentés en mille morceaux, déjà invisibles, mais bien présents. 

Energies renouvelables.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Energies renouvelables.

A la disposition des hommes, il existe sur la planète, cinq (5) principaux types d’énergies renouvelables : l’énergie solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie éolienne, la géothermie et la biomasse. Leur caractéristique commune est de ne pas produire d’émissions polluantes ou de manière anecdotique pour lutter contre les effets de serre.

1). L’énergie solaire photovoltaïque ou thermique. Le soleil bien que distant de plus de 150 millions de kilomètres de la Terre demeure notre plus grande source d’énergie même si elle est intermittente. C’est une énergie naturelle propre qui n’émet aucun gaz à effet de serre et sa matière première, le soleil, est disponible partout dans le monde, gratuite et inépuisable. L’énergie est produite par le rayonnement du soleil. On distingue l’énergie photovoltaïque qui, comme son nom le laisse entendre, transforme l’énergie contenue dans le rayonnement solaire en électricité ou de l’énergie solaire thermique qui, elle, transforme ce même rayonnement en chaleur.

2). L’énergie hydraulique. L’énergie hydraulique est connue depuis longtemps. Elle est directement obtenue par le mouvement de l’eau, sous toutes ses formes : barrages, chutes d’eau, cours d’eau, courants marins, marée, vagues ou de la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée. Pour rester renouvelable, l’énergie thermique des mers qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface, doit quand à elle, doit être exploitée avec prudence, pour éviter notamment toute perturbation des flux naturels des mers.

3). L’énergie éolienneLe vent est à l’origine de l’énergie éolienne. Les ancêtres des éoliennes sont les moulins à vent qui produisaient, il y a fort longtemps, diverses énergies pour soulager la tâche des hommes. Placées au sommet d’un mât imposant les pales (les bras) sous la poussée du vent ou masses d’air tournent. Le mouvement entraîne la rotation d’un axe central (le rotor) relié à un générateur. L’énergie mécanique du vent est ainsi transformée en électricité. Les éoliennes produisent une énergie renouvelable idéale pour lutter contre le réchauffement climatique. Hélas, l’éolienne est dépendante de la météo, elle s’arrête lorsqu’il n’y a pas assez de vent ou au contraire lorsqu’il y en a trop ! 

4). L’énergie issue de la géothermie.La géothermie est une énergie renouvelable provenant de l’extraction de l’énergie contenue dans lesol. Elle peut être utilisée pour le chauffage mais aussi pour la production d’électricité. Il s’agit de l’une des seules énergies ne dépendant pas des conditions atmosphériques. Notons toutefois que pour l’énergie géothermique demeure durable, le rythme auquel est puisée cettechaleur ne doit pas dépasser la vitesse à laquelle celle-ci voyage à l’intérieur de la Terre

5). L’énergie biomasse. L’énergie produite par la biomasse est obtenue par la combustion ou la métabolisation des matières organiques. La biomasse comprend principalement le bois, les biocarburants issus des végétaux comme le colza ou la betterave ou encore le biogaz. Une matière première renouvelable produite indéfiniment en l’utilisant de façon durable mais une surexploitation du bois peut entraîner une déforestation importante, donc un danger pour l’environnement. 

Dicton catalan.     

 Pluges de novembre omplen els barrals

i curren tots els mals. 

Traduction en français : Les pluies de novembre remplissent les tonneaux et guérissent tous les maux. 

Extermination dans l’océan.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                 Destruction, pillage, extermination, il n’y a pas d’autres mots pour qualifier la pêche au DCP (Dispositif de Concentration de Poissons), une pêche sans limites, sans foi ni loi. Pourtant une pêche connue et pratiquée par les pêcheurs depuis des millénaires qui ont appris que tout objet flottant dans les mers et océans attire le poisson. Les techniques de la pêche ont évolué et ce principe de bon sens est appliqué pour la pêche industrielle au thon, ainsi les DCP ont émergé sur les mers. Mais cette pêche ancestrale couplée avec les moyens techniques d’aujourd’hui est un dangereux contre sens écologique.

Explications. Un DCP est un immense radeau artificiel formé d’un assemblage d’objets divers flottants sur lequel sont accrochés ou suspendus des filets et cordages usagés ondulants sous l’eau. Cette plateforme dérivante attire les poissons qui se sentent en sécurité sous cet abri artificiel. Les DCP ont essentiellement pour mission de concentrer les bancs de thons autour de ce radeau et réduire les pertes de temps pour rechercher le poisson. Equipés de balises, éclairés de puissants projecteurs, une pratique pourtant interdite les DCP peuvent être repérés facilement même lorsqu’ils dérivent et grâce à un sondeur il est possible d’estimer la quantité de poissons autour. Lorsque la quantité de poisson fixé autour d’un dispositif est satisfaisante, les thoniers se rendent sur la zone, déploient un grand filet, la senne, puis remontent à bord du navire tout ce qui se trouve à proximité du dispositif sans distinction. Ainsi de nombreuses espèces autres que les thons, notamment les requins, se retrouvent sur le pont du navire avant d’être rejetés à la mer, le plus souvent mortes. Les thons juvéniles également capturés en grande quantité menacent gravement la pérennité des réserves. Ces outils démultiplient la capacité de pêche et maximalisent aussi les prises. Les énormes moyens déployés par l’industrie de la pêche n’ont absolument rien à voir avec les prélèvements de nos ancêtres ou la pêche des communautés côtières qui, encore de nos jours, survivent grâce à leur pêche artisanale. En facilitant la capture de très nombreux poissons et de prises accessoires, les DCP entraînent l’effondrement d’espèces qui n’ont pas de valeur marchande mais qui constituent la diversité et la vie des fonds océaniques. En capturant les poissons juvéniles, la pêche avec DCP paralyse la reproduction des thons tout simplement ! Une aberration pour une ressource dont les stocks sont déjà réduits.

 Les scientifiques évaluent à 100 000 tonnes les prises accessoires de requins capturés chaque année par les thoniers senneurs dans le monde, soit la même quantité que les volumes de thons effectivement pêchés par les bateaux français chaque année. De quoi remplir 625 millions de boîtes de thon. Le thon tropical, celui que l’on trouve dans les placards de près de 9 français sur 10, subit une pression de pêche qui est en train d’épuiser la ressource au niveau mondial. Les captures ont été multipliées par 9 depuis les années 1950. Aujourd’hui, il ne reste plus que 30 à 55 % de la population de thon albacore, l’espèce la plus consommée en France.

La Commission Thonière de l’Océan Indien (CTOI) a en 2014 pour la première fois fait adopter une limitation du nombre de DCP autorisé par navire. Bien que ce nombre ait été ramené à 450 par navire en 2016, il reste beaucoup à faire. En moyenne les thoniers français en déploient 250 par marée, alors que la flotte espagnole en utilise le double.

Si nous voulons que nos océans ne soient pas bientôt vides, il est temps de se tourner vers une pêche durable. Si nous continuons à ce rythme, les stocks vont s’effondrer, subissant le même sort que la morue à Terre-Neuve.

Les petits pêcheurs locaux, quand à eux, ne vont viser que les gros poissons arrivés à maturité grâce à des hameçons qui ne prennent pas les jeunes poissons. Les poissons capturés par les immenses filets des thoniers senneurs partent vers les marchés des pays industrialisés, alors que la pêche artisanale fait vivre de très nombreuses familles dans les pays en développement.