Bannir le plastique.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

          Des mesures sont prévues contre ces objets plastiques du quotidien qui finissent à l’eau dont une dizaine de catégories à usage unique qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués dans les cours d’eau, sur les plages lors des coups de mer, pour finir dans les océans. Ils sont dans le collimateur pour un avenir sans plastiques. 46 milliards de bouteilles en plastiques à usage unique sont consommées chaque année dans l’Union Européenne, 580 milliards de mégots, 2,5 milliards d’emballages pour repas à emporter, 1,6 milliards de gobelets ou encore 36,4 milliards de paille. Le plastique est fantastique mais il doit être utilisé de façon plus responsable. L’Union Européenne prône l’interdiction des cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails qui devront être fabriqués en matériaux plus durables. Les verres en plastique à usage unique seront autorisés que si le couvercle est attaché. Il incomberait aux différents pays membres de l’Union Européenne de récupérer 90% des bouteilles à usage unique d’ici 2025. La commission suggère de mettre en place un système de consigne qui fonctionne déjà dans certains pays membre de l’Union Européenne. Des interdictions sont prévues par exemple en France : les gobelets et assiettes en plastiques seront interdits au premier janvier 2020.

         L’ensemble de ses innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux et idéologiques qui devraient susciter un large débat. Car c’est bien la dégradation accélérée des ressources en eau sur toute la planète qui légitime cette nouvelle approche de la question de l’eau. Avec pour perspective un risque d’appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles et bien sûr humains. Le réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, les pressions excessives qui ne peuvent se renouveler et garantir la pérennité de l’eau, l’urbanisation galopante et son lot de pollutions qui vont croissant, sur fond de libéralisation sans fin des marchés des biens et des services, des échanges agricoles, de l’énergie, restructurent déjà en profondeur l’économie mondiale. 

Détritus déposés par la Méditerranée sur une plage célèbre de la côte roussillonaise après un "coup d'Est", un phénomène maritime régulier sur le littoral du golfe du Lion. Ces "cochonneries" plastiques, style pneus, tous les récipients (plastiques et alu), matelas pneumatiques, jouets de plage, objets indésirables gîsent dans les fonds; les coton-tiges, brosses à dent, mégots, capsules etc, etc sont fragmentés en mille morceaux, déjà invisibles, mais bien présents. 

Energies renouvelables.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Energies renouvelables.

A la disposition des hommes, il existe sur la planète, cinq (5) principaux types d’énergies renouvelables : l’énergie solaire, l’énergie hydraulique, l’énergie éolienne, la géothermie et la biomasse. Leur caractéristique commune est de ne pas produire d’émissions polluantes ou de manière anecdotique pour lutter contre les effets de serre.

1). L’énergie solaire photovoltaïque ou thermique. Le soleil bien que distant de plus de 150 millions de kilomètres de la Terre demeure notre plus grande source d’énergie même si elle est intermittente. C’est une énergie naturelle propre qui n’émet aucun gaz à effet de serre et sa matière première, le soleil, est disponible partout dans le monde, gratuite et inépuisable. L’énergie est produite par le rayonnement du soleil. On distingue l’énergie photovoltaïque qui, comme son nom le laisse entendre, transforme l’énergie contenue dans le rayonnement solaire en électricité ou de l’énergie solaire thermique qui, elle, transforme ce même rayonnement en chaleur.

2). L’énergie hydraulique. L’énergie hydraulique est connue depuis longtemps. Elle est directement obtenue par le mouvement de l’eau, sous toutes ses formes : barrages, chutes d’eau, cours d’eau, courants marins, marée, vagues ou de la rencontre de l’eau douce et de l’eau salée. Pour rester renouvelable, l’énergie thermique des mers qui provient de la différence de température entre les eaux profondes et les eaux de surface, doit quand à elle, doit être exploitée avec prudence, pour éviter notamment toute perturbation des flux naturels des mers.

3). L’énergie éolienneLe vent est à l’origine de l’énergie éolienne. Les ancêtres des éoliennes sont les moulins à vent qui produisaient, il y a fort longtemps, diverses énergies pour soulager la tâche des hommes. Placées au sommet d’un mât imposant les pales (les bras) sous la poussée du vent ou masses d’air tournent. Le mouvement entraîne la rotation d’un axe central (le rotor) relié à un générateur. L’énergie mécanique du vent est ainsi transformée en électricité. Les éoliennes produisent une énergie renouvelable idéale pour lutter contre le réchauffement climatique. Hélas, l’éolienne est dépendante de la météo, elle s’arrête lorsqu’il n’y a pas assez de vent ou au contraire lorsqu’il y en a trop ! 

4). L’énergie issue de la géothermie.La géothermie est une énergie renouvelable provenant de l’extraction de l’énergie contenue dans lesol. Elle peut être utilisée pour le chauffage mais aussi pour la production d’électricité. Il s’agit de l’une des seules énergies ne dépendant pas des conditions atmosphériques. Notons toutefois que pour l’énergie géothermique demeure durable, le rythme auquel est puisée cettechaleur ne doit pas dépasser la vitesse à laquelle celle-ci voyage à l’intérieur de la Terre

5). L’énergie biomasse. L’énergie produite par la biomasse est obtenue par la combustion ou la métabolisation des matières organiques. La biomasse comprend principalement le bois, les biocarburants issus des végétaux comme le colza ou la betterave ou encore le biogaz. Une matière première renouvelable produite indéfiniment en l’utilisant de façon durable mais une surexploitation du bois peut entraîner une déforestation importante, donc un danger pour l’environnement. 

Dicton catalan.     

 Pluges de novembre omplen els barrals

i curren tots els mals. 

Traduction en français : Les pluies de novembre remplissent les tonneaux et guérissent tous les maux. 

Extermination dans l’océan.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                 Destruction, pillage, extermination, il n’y a pas d’autres mots pour qualifier la pêche au DCP (Dispositif de Concentration de Poissons), une pêche sans limites, sans foi ni loi. Pourtant une pêche connue et pratiquée par les pêcheurs depuis des millénaires qui ont appris que tout objet flottant dans les mers et océans attire le poisson. Les techniques de la pêche ont évolué et ce principe de bon sens est appliqué pour la pêche industrielle au thon, ainsi les DCP ont émergé sur les mers. Mais cette pêche ancestrale couplée avec les moyens techniques d’aujourd’hui est un dangereux contre sens écologique.

Explications. Un DCP est un immense radeau artificiel formé d’un assemblage d’objets divers flottants sur lequel sont accrochés ou suspendus des filets et cordages usagés ondulants sous l’eau. Cette plateforme dérivante attire les poissons qui se sentent en sécurité sous cet abri artificiel. Les DCP ont essentiellement pour mission de concentrer les bancs de thons autour de ce radeau et réduire les pertes de temps pour rechercher le poisson. Equipés de balises, éclairés de puissants projecteurs, une pratique pourtant interdite les DCP peuvent être repérés facilement même lorsqu’ils dérivent et grâce à un sondeur il est possible d’estimer la quantité de poissons autour. Lorsque la quantité de poisson fixé autour d’un dispositif est satisfaisante, les thoniers se rendent sur la zone, déploient un grand filet, la senne, puis remontent à bord du navire tout ce qui se trouve à proximité du dispositif sans distinction. Ainsi de nombreuses espèces autres que les thons, notamment les requins, se retrouvent sur le pont du navire avant d’être rejetés à la mer, le plus souvent mortes. Les thons juvéniles également capturés en grande quantité menacent gravement la pérennité des réserves. Ces outils démultiplient la capacité de pêche et maximalisent aussi les prises. Les énormes moyens déployés par l’industrie de la pêche n’ont absolument rien à voir avec les prélèvements de nos ancêtres ou la pêche des communautés côtières qui, encore de nos jours, survivent grâce à leur pêche artisanale. En facilitant la capture de très nombreux poissons et de prises accessoires, les DCP entraînent l’effondrement d’espèces qui n’ont pas de valeur marchande mais qui constituent la diversité et la vie des fonds océaniques. En capturant les poissons juvéniles, la pêche avec DCP paralyse la reproduction des thons tout simplement ! Une aberration pour une ressource dont les stocks sont déjà réduits.

 Les scientifiques évaluent à 100 000 tonnes les prises accessoires de requins capturés chaque année par les thoniers senneurs dans le monde, soit la même quantité que les volumes de thons effectivement pêchés par les bateaux français chaque année. De quoi remplir 625 millions de boîtes de thon. Le thon tropical, celui que l’on trouve dans les placards de près de 9 français sur 10, subit une pression de pêche qui est en train d’épuiser la ressource au niveau mondial. Les captures ont été multipliées par 9 depuis les années 1950. Aujourd’hui, il ne reste plus que 30 à 55 % de la population de thon albacore, l’espèce la plus consommée en France.

La Commission Thonière de l’Océan Indien (CTOI) a en 2014 pour la première fois fait adopter une limitation du nombre de DCP autorisé par navire. Bien que ce nombre ait été ramené à 450 par navire en 2016, il reste beaucoup à faire. En moyenne les thoniers français en déploient 250 par marée, alors que la flotte espagnole en utilise le double.

Si nous voulons que nos océans ne soient pas bientôt vides, il est temps de se tourner vers une pêche durable. Si nous continuons à ce rythme, les stocks vont s’effondrer, subissant le même sort que la morue à Terre-Neuve.

Les petits pêcheurs locaux, quand à eux, ne vont viser que les gros poissons arrivés à maturité grâce à des hameçons qui ne prennent pas les jeunes poissons. Les poissons capturés par les immenses filets des thoniers senneurs partent vers les marchés des pays industrialisés, alors que la pêche artisanale fait vivre de très nombreuses familles dans les pays en développement.

Les pieds dans l’eau.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Le changement climatique et ses conséquences sont des phénomènes extrêmement complexes qu’il est difficile de résumer en quelques mots. Toutefois je vais essayer de le faire le plus simplement possible.

En fonction de la variation des hausses des températures (entre 2 ou 4 ° C) la montée des eaux aura des effets plus ou moins néfastes sur le littoral catalan. Un littoral toujours plus urbanisé qui n’est pas sans conséquences.

D’après presque tous les spécialistes la montée du niveau des mers est due à deux phénomènes qui se juxtaposent. Le premier c’est l’effet du réchauffement climatique et la fonte des pôles, c’est à dire des glaces continentales. Cela entraîne un apport d’eau douce qui n’existait pas avant. Mais la raison essentielle, c’est la dilatation ou expansion thermique de l’eau. L’air se réchauffe et les océans également. Même si on décide d’arrêter d’émettre les gaz à effet de serre, responsable du réchauffement climatique, ils resteraient dans l’atmosphère plusieurs années ; 120 ans pour le dioxyde de carbone (CO2) par exemple. Un effet de retard et la température continuera à monter. Quand aux océans, ils jouent le rôle de bouillote. Comme ils absorbent de la chaleur, ils la restitueront un jour automatiquement, mais pas demain. C’est un phénomène qui est enclenché maintenant et qui mettra un millier d’années avant de revenir à l’état initial. Moins on émettra de gaz à effet de serre, moins la température s’élèvera. Par exemple, si le pic des émissions intervient en 2030, la stabilisation de CO2 interviendra 120 ans après. Les phénomènes, eux, comme la température et la hausse du niveau de la mer se stabiliseront encore plus tard. Si le pic des émissions se termine en 2030, on s’en tirera encore avec une hausse de 2,7 à 3°C par rapport à la période préindustrielle.

Les scientifiques pensent que l’élévation du niveau de la mer sera comprise entre 80 cm et 1mètre 50 par rapport à aujourd’hui. Ce n’est pas catastrophique mais cela aura une influence car les jours de tempête, on aura ce que l’on appelle une surcote, une élévation provisoire du niveau de la mer pouvant aller jusqu’à 1 m 70. Conjuguée à la montée des eaux, on pourra atteindre jusqu’à 3 mètres. A ce palier toutes les stations balnéaires du littoral seront inondées. Les plages de la côte rocheuse seront affectées mais les falaises diminueront les risques. C’est la côte sablonneuse qui sera la plus touchée, c’est aussi la zone où l’urbanisation en front de mer est la plus exposée.

Dans l’immédiat, deux mesures sont à prendre. Des mesures préventives qui sont d’arrêter de construire près du rivage et reculer l’urbanisation. Ce n’est pas facile à faire entendre mais c’est indispensable. Il faudra aussi se résoudre à démolir certaines maisons existantes qui sont trop près du rivage. Au Racou par exemple, déjà, quand il y a une tempête, les clôtures sont emportées. Cela empirera avec une surcote de plus en plus forte. Il ne faudra pas attendre que les maisons tombent toutes seules pour agir car c’est illusoire de penser que l’on peut se battre contre la nature, elle prendra toujours le dessus en regagnant ses droits.

Il est encore un constat observé dans les nappes phréatiques du département. Pas à cause de l’élévation du niveau de la mer, mais d’excès de prélèvement. Il prendra encore plus d’ampleur si les eaux montent. Il s’agit du problème des biseaux salés. Comme toutes les nappes se jettent à la mer, il y a un équilibre de densité entre l’eau douce et l’eau salée et cet équilibre dessine un coin que l’on appelle le biseau salé. L’élément déterminant dans cette affaire est le zéro du niveau de la mer. Si la mer augmente, ce coin salé pénètre plus à l’intérieur des nappes qui deviendront de plus en plus salées.

D’ores et déjà, les pouvoirs publics doivent prendre des mesures d’urgence pour protéger les populations installées sur le bord de mer.

L’eau, questions de valeur.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

                  Adam Smith, fondateur de l’économie classique au XVIIIème siècle, réfléchissant sur la question de la valeur, avait souligné le paradoxe selon lequel, l’eau, élément vital, ne coûte rien, tandis que les diamants, qui ne servent pas à grand-chose, valent une fortune.

Ada Smith,  économiste et philosophe d’origine écossaise est né en 1723 et mort le 17 juillet 1790, est considéré comme le père de l’économie moderne avec son œuvre La Richesse des nations.

L’eau est indispensable à la vie et à la santé. Le droit de l’être humain à l’eau est donc fondamental pour qu’il puisse vivre une vie saine et digne. C’est la condition de la réalisation de tous ses autres droits.                

Déclaration du 27 novembre 2002 du Comité des Nations-Unies pour les droits économiques, sociaux et culturels.

Le succès de la Journée sans eau embouteillée montre la vigueur du mouvement pour un retour à l’eau du robinet. Les ventes d’eau embouteillée en Amérique du Nord ont chuté et, partout dans le pays, des canadiennes et canadiens s’engagent à abandonner la bouteille. Il est clair que l’eau du robinet redevient populaire.                   

Elly Adeland,  responsable de la campagne Eau et Energie de l’Institut Polaris au Canada.