Médaille d’or pour l’Amazonie.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

C’est une grande médaille d’or collective que viennent de remporter à travers la planète tous les opposants à la construction d’un premier barrage sur le Rio Tapajos affluent de l’Amazone.
Le Rio Tapajos prend sa source dans l’Etat du Mato Grosso et serpente sur 810 km avant de se jeter dans le plus grand fleuve du monde, l’Amazone. Il régit la vie de milliers d’indigènes car les Mundurukus habitent sur les berges depuis la nuit des temps, auxquels il faut ajouter les riverains de grandes villes comme Itaituba et Santarem qu’il baigne.
La rivière et ses alternances faites d’inondations et de sécheresses constituent la principale source de vie dans ces communautés et divulgue un habitat à une faune et une flore d’une inestimable biodiversité.
En effet, le gouvernement brésilien prévoyait de construire plus de 40 barrages dans le bassin du Rio Tapajos. Les entreprises, des consortiums de multinationales, dont les françaises, toujours bonnes donneuses de leçons, fournissent les principaux éléments des barrages comme par exemples les turbines de haute technologie pour convertir la force hydraulique sont de rouages essentiels de ces projets. Les banques sont les autres composantes de ce marché (ah bon, c’est surprenant, non ?) car elles sont incontournables pour garantir les énormes investissements nécessaires pour concrétiser de tels projets.

Il aura fallu toute l’énergie, la volonté, l’opiniâtré et la pression de centaines de milliers d’opposants à travers le monde pour que le méga projet sur la rivière soit abandonné. La bonne nouvelle est tombée pendant les Jeux Olympiques. Indiscutablement la meilleure des médailles d’or car ce méga projet menaçait des centaines d’indiens Mundurukus qui vivent aux abords de la rivière. Ils auraient dû être déplacés loin de leurs terres ancestrales, il menaçait un écosystème unique, riche d’une biodiversité irremplaçable.
L'immense pression sur les constructeurs potentiels pour qu’ils prennent clairement leurs distances avec le projet a payé. Les arguments des dommages environnementaux et sociaux exposés aux instances officielles pour qu’ils prennent leurs responsabilités aussi.
Si ce projet est abandonné aujourd'hui, il reste 4 barrages en projet sur la même rivière et des centaines d’autres sur tout le parcours de l’Amazone et de ses affluents avec les mêmes méfaits environnementaux !

Le climat méditerranéen.

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15 juin 2016.     La pluie signifie, en général, une précipitation d’eau qui tombe du ciel vers le sol. L’eau qui forme la pluie provient de l’évaporation de l’humidité qui existe sur Terre, principalement des fleuves, des lacs, des océans mais aussi des plantes et des humains. Elle se forme à partir de la condensation de la vapeur d’eau qui a été évaporée par la chaleur du soleil. Plus légères que l’air, invisibles à l’œil nu, ces minuscules vapeurs d’eau s’élèvent continuellement vers les cieux. Transportées par les vents, elles s’assemblent par le refroidissement de l’air en altitude et forment les nuages. Quand elles deviennent plus lourdes que l’air, elles tombent formant ainsi la pluie.
Il pleut, il ne pleut pas, l’eau baisse, l’eau monte, c’est le cycle méditerranéen. La Méditerranée a donné son nom à ce type de climat. Le territoire catalan est doté d’un climat méditerranéen, c’est-à-dire chaud et sec en été, tempéré l’hiver. Le vent dominant, la Tramontane vient du Nord-ouest, froide, parfois violente en hiver, très sèche en été. Un climat avec ses excès. La situation s’aggrave inexorablement lorsque la canicule et la tramontane s’allient pendant l’été. Les faibles précipitations et un état de sécheresse persistant pénalisent l’activité économique, surtout l’agriculture, et présente des inconvénients lourds de conséquences pour les rivières et torrents, à un degré moindre, pour les lacs de montagnes. Les milieux aquatiques souffrent par la faiblesse du débit des cours d’eau car le faible niveau d’eau a pour effet de limiter l’habitat, l’oxygène se raréfie, donc réduit la nourriture de la faune, assèche la flore. Lorsque les précipitations deviennent rares voire inexistantes au printemps ou en saison estivale, l’aridité favorise les incendies de maquis et de forêts détruisant la faune, la flore et notre environnement naturel. La canicule de l’été fragilise les nappes phréatiques car sollicitées intensément pendant la longue période sèche. En fait, c’est tout ce qui vit dans et autour du milieu aquatique qui en pâtit. Il est alors essentiel que les pluies arrivent pour rafraîchir les terres et les rivières. Autrefois dans nos campagnes des processions imploraient les saints pour obtenir de la pluie pour les cultures ou au contraire contre la sécheresse ou encore contre les fortes pluies qui détruisaient les récoltes. Le climat de notre région, comme l’ensemble des pays autour de la Méditerranée, est sujet à des séquences brutales de précipitations. Après une longue pénurie, en période automnale ou printanière, des pluies diluviennes véhiculées par le vent marin s’abattent en quelques jours qui transforment les fleuves côtiers, les rivières en dangereux torrents qui inondent la plaine. Courtes dans le temps, il peut tomber en quelles heures, quelques jours, des masses d’eau colossales pouvant être très violentes et dévastatrices en matériel et en vies humaines. Les dégâts occasionnés par ce déferlement d’eau sont souvent considérables. L’eau du ciel tant souhaitée peut, aussi, être destructive, féroce et meurtrière.
Sur Terre, la pluie est un mal nécessaire. Lorsqu’une pluie fine étalée sur le temps s’infiltre en douceur, régénère les nappes phréatiques et aquifères, les cours d’eau retrouvent un niveau normal. C’est profitable à tous : pour les humains, la faune et la flore ! Arrosée avec délicatesse, la nature retrouve les nuances qui nous enchantent !
Dans nos régions méridionales, c’est la fréquence ou la brutalité qui posent problème. En Catalogne on dit communément que la pluie ne sait pas pleuvoir.

Hypocrisie totale.

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16 mai 2016.       Si la fracturation hydraulique est interdite sur le sous-sol français, l’importation de gaz de schiste ne l’est pas. Les groupes énergétiques français, EDF et Angie (ex Suez,) ont déjà signé des contrats avec un opérateur texan et un premier bateau pourrait effectuer une livraison dès le mois de juin 2016. L’Etat français est à près de 85 % actionnaire chez EDF et détient un peu moins du tiers du capital d’Angie.
Comme la Norvège et le Portugal, la France va désormais importer du gaz de schiste extrait par fracturation hydraulique en provenance des Etats-Unis. Une manière de contourner la loi française qui a interdit en 2011 la fracturation hydraulique, seule technique permettant d’extraire le gaz du sous-sol.
C’est une hypocrisie totale. On interdirait la fracturation en France pour ne pas polluer, mais on achète du gaz de schiste qui vient d’ailleurs et qui pénalise les populations. On ne veut pas polluer notre jardin, mais le jardin du voisin on s’en fout dénonce avec force Paul Reynard porte-parole du collectif « Stop au gaz de schiste ».
Les collectifs français opposés à la recherche et l’exploitation de pétrole et de gaz de schiste demandent à Madame Royal, Ministre de l’Ecologie, d’interdire l’importation de ce gaz américain.
Les collectifs français restent très mobilisés, ils l’ont encore démontré au mois de février 2016 à Barjac (Gard) où se sont rassemblés des milliers de citoyens et élus locaux pour réclamer l’abandon définitif de toute recherche d’hydrocarbures non conventionnels sur tout le territoire français.
D’autre part, l’interdiction à une compagnie pétrolière canadienne de réaliser un forage en Seine et Marne (France) vient d’être confirmée en justice, la rendant ainsi définitive. Cette procédure fait suite à une forte mobilisation et à la ténacité de citoyens qui n’ont jamais lâché le dossier.
Le gaz de schiste, rappelons-le, est du méthane lequel génère de puissants gaz à effet de serre, contribuant à court terme au réchauffement climatique.
Source : Collectif « Halte au gaz de schiste (Ni ici, ni ailleurs)

Plastisphère, ques a co ?

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   L’homme a créé un véritable écosystème artificiel qui se développe sur les débris de plastiques présents dans tous les océans de la planète que les scientifiques appellent la plastisphère. Un mot nouveau qui fait déjà parler de lui mais qui va amplifier dans les prochaines années tant il cause, déjà, des ravages dans l’environnement aquatique. Si rien n’est fait, un bouleversement phénoménal est en route !

Chaque année 300 millions de tonnes de plastiques divers sont fabriqués sur notre Terre, 10 % de cette énorme masse se retrouvent dans les océans. Ce phénomène se développe depuis 60 ans, il est issu des plastiques laissés sur le littoral : tongs, jouets, équipements de plongée, filets de pêche, d’autres abandonnés dans la nature comme : les sacs à usage unique, les bouteilles en PVC, briquets, brosses à dents, stylos, emballages, tissus synthétiques, que les cours d’eau et les orages se chargent de véhiculer vers la mer. Après plusieurs années de dérive, sous l’effet de l’eau salée et du soleil, fouettés par les vents, brassés par les flots de la mer en continuel mouvement, ils se décomposent en minuscules miettes, pratiquement invisibles à l’œil nu ; portés par les courants océaniques, ils s’accumulent en immenses plaques dans l’océan. Ils sont vite colonisées par des organismes microscopiques dont un grand nombre sont inconnus des scientifiques. Un nouvel écosystème a même été découvert : il s’agit d’un véritable nid à microbes.

Le plastique constitue une grave menace pour la biodiversité : il suscite blessures et étouffements chez les animaux qui l’ingèrent et plus largement il crée un réel déséquilibre au sein de notre environnement. On estime, déjà, qu’environ 100 000 mammifères marins et 1 million d’oiseaux meurent chaque année, piégés ou empoisonnés par ces débris. Les chercheurs travaillent pour savoir dans quelle mesure ces détritus renvoient dans la mer les composants chimiques des plastiques (hydrocarbures, métaux lourds, PCB, bisphénol A, etc.). Les études et analyses scientifiques vont permettre de mieux cerner les conséquences d’une telle contamination. Les dommages environnementaux causés, une fois encore par la désinvolture des hommes, sont considérables. Si rien n’est fait pour endiguer cette catastrophe sans précédent, d’ici 20 ans, la superficie totale atteindra la taille de l’Europe car cette soupe de plastiques ne s’évapore pas ! Cette pollution nous concerne tous car elle provient essentiellement de nos comportements, de ce que nous jetons autour des fleuves et rivières ; il est urgent de repenser notre mode de consommation ! En 1950, la production de plastiques s’élevait à 1,5 million de tonnes. En 2009, cette production se chiffrait à 230 millions de tonnes. En 2014, les usines crachent 300 millions de tonnes. A cette échelle il est très difficile sinon impossible d’éradiquer ce fléau, le plus important reste la prévention à faire en amont concluent les chercheurs.

L’homme change la mer, la mer change les poissons.

Horizon 2015.

Objectifs du Millénaire pour le Développement : horizon 2015.

Au sommet des Nations Unies pour le Millénaire de 2000, les chefs d’Etats et de gouvernements ont énoncé une série d’objectifs destinés à réduire l’extrême pauvreté et accroître la liberté de l’homme.

Les Objectifs du Millénaire le Développement en ce qui concerne l’eau :

Ÿ  Au moins 900 millions de personnes ont besoin d’avoir accès à de l’eau et 1,3 milliard à une hygiène publique d’ici à 2015.

Ÿ  La réduction de la diarrhée permettrait de faire gagner 272 millions de journées de fréquentation scolaire, surtout en Afrique subsaharienne et en Asie du Sud.

Ÿ  La réduction de diarrhée permettrait de faire gagner 3,2 milliards de journées de travail aux tranches d’âge 15-59 ans.

Ÿ  Le fait d’atteindre l’objectif de l’eau et de l’hygiène publique permettrait d’économiser 1,7 milliard de dollars par an, consacrés à soigner les maladies infectieuses transmise par l’eau.

Ÿ  Si le monde parvient à obtenir un accès universel à l’eau et à l’hygiène d’ici 2015, c'est éviter 2 millions de décès au cours de la prochaines décennie.

Les OMD reposent sur une idée simple : l’extrême pauvreté et les grandes disparités sur le plan des possibilités ne sont pas des fatalités dans le monde mais des problèmes qui peuvent être résolus. Si nous réussissons, nous auront accompli un pas de géant en direction du développement humain. Si nous ne parvenons pas à réaliser les OMD, notre sécurité et notre prospérité collectives s’en ressentiront. La double question de l’eau potable et d’une hygiène adéquate est inextricablement liée au succès des OMD. Des progrès soutenus dans les 2 domaines sont nécessaire à la réalisation de chacun des objectifs.

En cette année 2015, date buttoir, on peut affirmer que les Objectifs du Millénaire pour le Développement de l’année 2000 ne seront pas atteints, loin sans faut !

La gestion de l'eau ? 

un défi pour demain à traiter aujourd'hui.

Avant le sacre de l'auto.

Dès 1896, Svante Arrhenius (1859-1927) illustre savant suédois chiffrait qu'un doublement de la quantité de dioxyde de carbone (CO2) dans l'atmosphère augmenterait de 4°C la température moyenne de la planète. Ce chimiste parlait des émissions de gaz de l'industrie, avant l'avènement de l'automobile et des transports routiers. Depuis sa vision futuriste s'est considérément confortée !
Ce qui n'était, il y a peu encore qu'un sujet de conversation futile de citoyens, est aujourd'hui au centre des discutions aux sommets internationaux composés de scientifiques, d'industriels et de chefs d'Etats.
Les scientifiques contemporains envisagent pour la fin du XXIème siècle une augmentation de la température comprise entre plus 2 et plus 6°C. La complexité des interférences autorise une relative souplesse. Le rythme et l'importance restent à définir.
D'autres gaz à effet de serre ont vu leur concentration augmenter depuis la révolution industrielle. Il s'agit du dioxyde de carbone (CO2), du méthane CH4) du protoxyde d'azote (N2O) et de tout un ensemble de gaz plus rares, dont ceux appelés gaz halogénés. Paradoxalement, le CO2 est l'un des moins puissants des gaz à effet de serre. Notre société énergivore est devenue dépendante des énergies fossiles, pétrole, gaz et charbon représentes environ 80 % de notre énergie. La pénurie de pétrole, ce qui n'est pas pour demain matin, ne résoudra pas le problème.
Les catastrophes exceptionnelles que l'on qualifiait de « naturelles » ne le sont plus, elles sont de plus en plus nombreuses, de plus en plus brutales, de plus en plus violentes. Le cadre de vie de millions de personnes et un éventuel déplacement forcé est en jeu, Les productions agricoles et industrielles sont peu à peu bouleversées, la transformation ou tout simplement la disparition d'écosystèmes entiers se multiplient. Tous ces éléments dépendent du climat : la température, les précipitations, la vitesse et la direction du vent, l'action solaire, la pollution mais aussi le réchauffement des océans et l'intensité des courants marins. La dernière décennie est explicite ; 11 des 12 dernières années sont classées parmi les 12 plus chaudes depuis 1850. La principale cause du changement climatique est liée aux activités humaines. Une relation directe existe entre l'intensité de l'effet de serre et la chaleur qu'il fait ; en effet plus il y a de gaz, plus il fait chaud. Il est important de les limiter. C'est l'enjeu de négociations internationales difficiles entre les pays fortement industrialisés et les pays émergeants qui aspirent à le devenir au moindre coût. Une pollution grandissante et une gestion mal contrôlée conduisent à des situations dangereuses pour l'homme. L'eau ressource indispensable à toute vie sur Terre est au premier plan de ce chambardement néfaste.
Composés de fines gouttelettes de vapeur chargées de dioxyde de carbone (CO2) les nuages, trimbalés au grès des vents, se transforment en pluies acides qui tombent sur la planète. Cette eau riche en soufre et azote est récoltée par les cours d'eau, s'infiltre dans les nappes phréatiques et se retrouvent dans les océans. Les pluies acides proviennent des énergies d'origine fossile (charbon, pétrole, gaz) utilisées par l'industrie, les centrales thermiques, les transports et les automobiles.
Remettre en question nos mauvaises habitudes devient une priorité.

Où en est le golfe du Mexique ?

C'est déjà une vieille histoire dans le tourbillon médiatique échevelé : pourtant l'explosion d'une plate-forme pétrolière qui a eu lieu dans le golfe du Mexique en avril 2010 polluant une surface de 3200 km2 n'est pas sans conséquences sur la flore, la faune maritime et sur les humains.
Selon une nouvelle étude publiée en octobre 2014, il ressort que 2 millions de barils remplis de pétrole brut se sont déposés au fond du golfe.
Une nouvelle audience doit débuter en janvier 2015 devra permettre de trancher entre les estimations initiales de l'Etat américain (4,9 millions de barils) et celle bien inférieure de la BP (3,1 millions) dont dépendra le montant exact des dommages et intérêts. Du nombre de barils de brut déversés dans le golfe dépendra notamment le montant exact des dommages et intérêts.
D'après d'autres études, les 3 millions de barils restant sur les 5 ont été pour un tiers (1/3) dissous dans l'eau en étant digérés par l'écosystème, pour 1,1 million dispersés dont 784 000 barils naturellement et 392 000 chimiquement et pour 800 000 pompés directement par BP.
Les auteurs de cette étude parue en octobre 2014 dans les Comptes rendus de l'Académie Américaine des Sciences (PNAS) ont analysé la répartition chimique des hydrocarbures dans plus de 3 000 échantillons de sédiments prélevés sur 534 différents endroits à des profondeurs allant de 1 000 à 1 300 mètres autour du puits de Maconbo, source de la marée noire, située ç 80 km des côtes de la Nouvelle-Orléans. Utilisant un des biomarqueurs clé des hydrocarbures, le hopane, ils ont déterminé que la contamination s'étendait sur une surface de 3 200 km2 dans l'océan. La forme des dépôts de brut sur les fonds océaniques suggère que des couches latérales d'eau chargées en hydrocarbures pourraient avoir atteint les sédiments dans les zones côtières ou précipité des particules de pétrole vers les fonds de l'océan jusqu'à 1 700 mètres.
Plusieurs rapports dont un publié en avril 2014 par la « National Wildife Fédération », organisation écologique américaine, a établi que plus de 4 ans après l'explosion de Weepwater Horizon, la faune continuait à souffrir de la marée noire, affectant particulièrement les dauphins, les thons et les tortues. Les grands dauphins qui se trouvent dans les zones de la marée noire sont encore malades et meurent. Et il y a davantage d'indications que ces morts et maladies sont liés à la compagnie anglaise affirmait l'organisme. Par ailleurs, elle certifiait qu'il y a encore du pétrole sur les fonds du golfe, qu'il s'échoue encore sur les plages ou croupit toujours dans les marécages.
Une recherche par les biologistes de l'Agence océanique et atmosphérique américaine (NOAA) publiée fin 2013 avait déjà pointé du doigt l'impact désastreux de la marée noire sur les grands dauphins au large de la Louisiane.

Précipitations intempestives

Le régime des précipitations est irrégulier aussi bien dans le temps que dans l'espace. Certaines régions du globe sont généreusement « arrosées », d'autres connaissent les sécheresses récurrentes.
Les causes des inondations sont naturelles mais aussi humaines, et dans ce cas, en particulier, liées à l'urbanisation mal contrôlée. Dans certaines zones inhabitées, le risque d'inondation peut être élevé mais les conséquences potentielles sont réduites alors que le risque dans des zones très peuplées, même si le risque est réduit, les conséquences sont majeures mais ce n'est pas toujours une règle.
Je cite un exemple concret qui a touché particulièrement nos parents en Catalogne. Le débordement de la Seine à Paris en 1910 a touché plus de 200 000 personnes mais heureusement peu de victimes à déplorer. Par contre l'extraordinaire épisode pluvieux qui s'est abattu du 16 au 20 octobre 1940, sur les Pyrénées Orientales, l'Aude ainsi que sur la Catalunyà espagnole a provoqué plus de 300 morts dont 50 en France. Ce cataclysme pluvieux a frappé la mémoire collective en Roussillon en Catalunyà et en Languedoc. Dans nos régions autour de la Méditerranée ce qui n'est pas tombé du ciel en plusieurs mois peut tomber en quelques jours, parfois en quelques heures !
Les inondations les plus catastrophiques au niveau mondial se produisent en Asie, elles sont dues au phénomène récurrent que constitue la mousson d'été.

 

Après la décrue de la Basse, à Perpignan l'heure est au bilan. La photo montre ce qui reste d'une passerelle en bois emportée par les flots.

Dès son origne, Perpignan a prospéré sur la Bassa, le Ganganeil et la Têt mais parfois a subit leurs débordements lors des pluies printanières ou automnales, phénomènes naturels autour de la Méditerranée. Bienfaisantes et même indispensables lorsqu'elles tombent avec modération, dramatiques lorsqu'ils sont transformés en torrents dévastateurs. Malgré la montée des eaux lors de l'épisode pluvieux du 29 et 30 novembre 2014,Perpignan n'a pas subit de gros dégâts contrairement à certains endroits des P.O, dans la vallée de l'Agly, notamment le petit village de Rasiguères.

 

Maudite ou sacrée, la pluie ? La pluie signifie, en général, une précipitation d'eau qui tombe du ciel vers la Terre. L'eau qui forme la pluie provient de l'évaporation de l'humidité qui existe sur Terre, principalement des fleuves, des lacs, des océans mais aussi des plantes et des humains. Elle se forme à partir de la condensation de la vapeur d'eau qui a été évaporée par la chaleur du soleil. Plus légères que l'air, invisibles à l'œil nu, ces minuscules vapeurs d'eau s'élèvent continuellement vers le ciel. Ballottées, transportées par les vents, elles s'assemblent par le refroidissement de l'air en altitude et forment les nuages. Quand elles deviennent plus lourdes que l'air, elles tombent formant ainsi la pluie. Elles atterrissent sur le sol avec plus ou moins d'intensité et de violence. Souvent elle est bienvenue, parfois elle provoque de ravageuses inondations. En France, comme en Europe, contrairement au Soleil, la pluie a une connotation négative. Malgré tout c'est un mal pour un bien car l'eau de qualité est une ressource indispensable et vitale à toute vie sur Terre.

 

Proverbe catalan.
Ahir ploure era sort, avui es argent, demà sera or.

Traduction en français

Hier, la pluie était de la chance,
aujourd'hui c'est de l'argent,
demain elle sera de l'or.

Gérer avec discernement

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

Le changement climatique tracasse, les espèces s'éteignent, les ressources s'épuisent, la population mondiale explose, les villes s'étendent toujours plus, les routes bitumée quadrille étroitement le territoire. Depuis quelques décennies, jamais la planète n'a souffert autant sous l'énorme pression des humains.
Notre planète s'épuise, notre planète est malade, un équilibre vacille, pouvons-nous inverser le cours des choses est la question à se poser dès maintenant ?
Le domaine de l'eau entre dans cette configuration de ce siècle d'angoisse. Une ressource vitale, faut-il le rappeler, à toute vie sur terre. Dans la plupart des cas les hommes peuvent faire face. La rareté ne requiert pas forcément des solutions sophistiquées et onéreuses comme le dessalement de l'eau de mer qui entraîne des problèmes environnementaux annexes, ni recourir à des mécanismes de marché compliqués pour gérer sa rareté. Il faut se pencher sur les alternatives, repenser tous les usages de l'eau, des plus évidents aux plus infimes, intégrer la dimension de la ressource dans toutes les décisions sociales, urbanistiques ou économiques car finalement l'eau est presque partout. Les solutions locales existent. Gérer avec discernement et s'adapter à la quantité disponible, s'inspirer des méthodes ancestrales simples conçues par les hommes pour faire face à la rareté sont des pistes à explorer pour trouver des réponses.