Les fruits de mer.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

           Les mers et océans, 71% de la planète, constituent un monde où fourmillent des milliers d’êtres vivants de toutes les tailles, de toutes les couleurs. Dans ces vastes réservoirs de 1 320 millions de km3 d’eau salée évoluent des poissons mais aussi d’animaux comme les coquillages, mollusques et crustacés que l’on retrouve sur les étals des écaillers ou des poissonniers à l’orée des grandes fêtes de fin d’année. Langoustes, homards, huîtres, palourdes, moules trônent au milieu de la table excitant nos papilles. Les fruits de la mer rendent la fête plus belle…

Les crustacés ont tous un point communs : une armure protège leur chair des agressions extérieures. Les zoologistes les classent parmi les invertébrés, à l’instar des vers, des éponges ou des méduses. Mais, à l’inverse de ces derniers, ils ne sont pas flasques au toucher car ils sont enveloppés dans une coquille ou une carapace qu’il faut ouvrir ou briser pour déguster.

Les coquillages et les crustacés appartiennent à des groupes zoologiques distincts. Les premiers sont des mollusques, créatures au corps d’un seul tenant. Les seconds font partie des arthropodes, tout comme les insectes. Ils possèdent un corps segmenté en plusieurs morceaux, ainsi que des pattes et antennes articulées. Environ 45 000 espèces sont recensées.

Mais sur l’étal de l’écailler tous ne sont pas des mollusques ou des crustacés. C’est par exemple le cas des oursins, animaux en forme de ballon plus ou moins aplati et recouverts de piquants. Seules leurs glandes reproductrices, de couleurs orangées, sont comestibles.

Les algues sont également assimilées aux fruits de mer, non parce qu’elles décorent les plateaux d’huîtres, mais parce que certaines sont consommées comme légumes ou comme condiments. Les plus fréquemment utilisées dans l’alimentation sont les ulves (laitues de mer) et les noris avec lesquels les Japonais confectionnent les makis (bouchées de poisson cru entouré de riz et d’algues). En Chine, les méduses, traitées comme des fruits de mer, se servent en salades !

Avant d’être des aliments, ces « fruits de mer » sont des animaux aux modes de vie parfois surprenants.

Manuvéra, L’oiseau du voyage.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

      Pen Duick IV est un voilier imaginé par Eric Tabarly, conçu en1968 par le chantier La Perrière à Lorient. Long de 20,80 m, 10,70 m de large pour un poids de 8 tonnes et une voilure de 107 m2, Pen Duick IV est l’invention la plus marquante d’Eric Tabarly. Pour concevoir le trimaran océanique qui va s’avérer le plus rapide du monde, il rompt avec la tradition des monocoques. Les hasards de la vie sont parfois à l’origine de belles histoires. Ce fut le cas pour Alain Colas, un « terrien » né à Clamecy, village de la Nièvre où l’on voit la mer que sur les photos de vacances. Rencontrer en Australie, à l’autre bout du monde, une légende vivante de la voile ne laisse personne indifférent, surtout lorsqu’il s’agit d’Eric Tabarly dont la personnalité éveille en vous les premiers frissons de matelot, attestant, aussi, sa passion pour son dernier-né, le Pen Duik IV. On ne peut espérer meilleur timonier ! 

Alain Colas, équipier de Tabarly, manœuvre le Pen Duick IV qu’il apprécie. Tours du monde, rêves les plus fous, victoires transocéaniques et mille projets hantent dans la tête de ce jeune homme de 35 ans, ambitieux et entreprenant. Il rachète la formule 1 des océans à son idole à l’automne 1969. Aussitôt, il remporte à bord de ce catamaran la Transat anglaise en 1972. Alain Colas le rebaptise Manureva, L'oiseau des îles en tahitien, y apporte des modifications en vue d’un tour du monde avec escales.

Le 5 novembre 1978, Alain Colas et Manuvera sont présent sur la ligne de départ de la Première Route du Rhum à St Malo. Il lance son premier message radio après 6 jours de course. Il est en tête, tout se passe bien. Il est optimiste car les vents portants favorisent son trimaran par rapport aux monocoques qui le poursuivent.

Mais les jours suivants le temps change, une tempête fait rage. Après un ultime appel le 16 novembre à proximité des Açores, la radio du Manuvera reste définitivement silencieuse. Un dénouement tragique traverse tous les esprits ! Dès lors, toutes les hypothèses sont envisagées, même les plus invraisemblables ! A-t-il été heurté par un cargo ? A-t-il été éperonné par un orque ou une baleine ? A-t-il été désarticulé par un phénomène météorologique ? A-t–il été la cible involontaire d’un missile lancé par un sous-marin ? Sans preuve indiscutable, personne ne peut répondre de façon affirmative !

La rumeur véhicule tout et son contraire, les suppositions les plus farfelues, les plus folles. C’était mal connaître Alain Colas pour jeter en pâture des ragots ignobles sans relations avec la vie et la personnalité exemplaire de ce marin. Les gens de la mer mais aussi la France profonde sont affectés par cette tragédie non élucidée, irrationnelle et incompréhensible. Déjà 50 ans que l’océan a emporté mystérieusement Alain Colas, 50 ans que la disparition de ce marin d’exception promis à une belle carrière est encore une énigme !

Quelques mois plus tard, en 1979, ce drame inspire Serge Gainsbourg qui écrit les paroles de la chanson Manuvera interprétée par Alain Chamfort. La chanson la plus célèbre de ce chanteur envahit les ondes et ne cesse de rendre hommage au dernier voyage de « L’oiseau du voyage».

En 2014, des proches d’Alain Colas mettent en avant l’état de délabrement du voilier pour expliquer les causes de la disparition du navigateur. 50 années d’interrogations et de chagrin, n’arrête pas une légende de briller, elle réchauffe toujours quelque part un cœur ! 

Alain Colas est le nouveau propriétaire du légendaire trimaran Pen Duick IV d'Eric Tabarly. Transformé en bête de course, rebaptisé Manuréva, mis à l'eau en 1972. Lors de la première Route du Rhum, le skipper  et son bateau disparaissent, Un mystère jamais éclairci, Peut-être un jour...

 

Les Vikings conquérants en mer et sur terre.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

               Les Vikings, hommes du Nord, composés de Danois, Norvégiens, Suédois vont, du 8ème au 11ème siècle, défrayer l’Histoire du monde. Avec de solides navires de haute mer, les drakkars, (littéralement dragons des mers) à l’étrave puissante et aux flancs arrondis capable d’affronter les grosses tempêtes, la mer est leur domaine. Ils maîtrisent parfaitement la science de la navigation et l’art de la construction navale. Aujourd’hui même des spécialistes des questions maritimes affirment qu’ils ont été les meilleurs marins du monde !

           Les Vikings, après la mort de Charlemagne, profitent du déclin de l’Empire carolingien, Ils débarquent à l’improviste, attaquent, pillent et tuent en invoquant leurs dieux, Odin le borgne, dieu de la guerre et…de la poésie , le « Père de tout », ou Thor le Roux dieu du tonnerre, guerrier brutal, toujours représenté avec son marteau exterminateur !

          L’attaque d’un monastère sur l’île Lindisfarne en Angleterre est l’un des premiers raids connu des Vikings. Ils massacrent les bœufs, les moutons, mais aussi les moines, les prêtres, les nonnes. Au Nord de l’Atlantique ils découvrent l’Islande et le Groenland malgré une mer hostile secouée par de fréquentes tempêtes et dangereuse par la présence de nombreux icebergs. A l’Est, Riourik, en descendant les fleuves russes, occupe Novgorod, Oleg installe sa capitale à Kiev et Ingvar audacieux conquérant, à la tête d’une armada de 1000 vaisseaux, tente d’enlever d’assaut Constantinople. Ils posent les bases de la future Russie. Ils ravagent l’Irlande, l’Ecosse, l’Angleterre, le pays des Francs, du Rhin à la Garonne, tout l’Ouest est sous leur coupe. En 841, ils remontent la Seine, pillent Rouen, en 843 ils désarment Nantes, en 844 ils remontent la Garonne jusqu’à Toulouse, en 848, ils s’emparent de Bordeaux. Hralf Marche-à-Pied, plus connu sous le nom de Rollon, en contrepartie de l’arrêt de ses pillages, reçoit, en 911, du roi Charles le Simple un territoire autour de Rouen. Cette concession deviendra le duché de Normandie. Rien n’arrête les Vikings, textuellement hommes des criques et des anses : cap au Sud. Par le détroit de Gibraltar, les légions nordiques s’installent en Méditerranée, Comme un nuage de frelons, ils pillent les côtes du Maroc, hivernent en Camargue, puis s’aventurent sur le Rhône jusqu’à Valence. L’expédition se prolonge vers la Sicile, l’Italie, la Grèce ou vers Alexandrie. Le pillage systématique, la violence, la cruauté et la peur de ces hordes sauvages répandent la soumission, La seule évocation de Viking fait trembler le monde occidental, ils deviennent les maîtres incontestés ! 

Ils sont resté païens jusqu’à la première moitié du Xème siècle : c’est l’une des raisons de leur image négative. Leurs actions sont réduites à des actes de piraterie et de pillages caractérisées par une extrême violence. Toutefois, il ne faut pas croire que ces hordes de loups surgis de la mer, représentent tout le monde Viking. Les hommes du Nord apparaissent comme des marchands avisés, des voyageurs curieux, des découvreurs audacieux. Ils furent pourtant de grands marins, explorateurs, marchands et valeureux guerriers qui atteignirent les côtes atlantiques de l’Europe, la Méditerranée, l’Orient et même l’Amérique établissant au passage des comptoirs commerciaux. Ils créent des comptoirs en mer Baltique, sur la mer Noire, sur la Caspienne, sur la Volga. Ils marchandaient avec les caravaniers venant de Marv, de Boukhara, de Bagdad, de Samarkand et de la Chine lointaine. Ils ont découvert un nouveau monde car découvrir était dans leur nature. Si on regarde une carte maritime, il y a 500 000 milles marins (1000 km) entre le Groenland et le Labrador. Il est impensable que de tels marins pour lesquels les longs voyages de Norvège en Islande, étaient monnaie courante, n’aient pas accompli cette traversée. L’Histoire nous a certainement imposé Christophe Colomb comme premier découvreur. Avant lui, il ne peut y avoir que légendes ! Depuis les bancs de l’école communale nous ne connaissons des Vikings, les Normands exactement, que les hordes sanguinaires, leurs brutales et sanglantes incursions qui semaient la terreur en chrétienté. L’âge d’or des Vikings prit fin suite à leur conversion au christianisme. 

Proverbe Afghan    

Bien que Dieu soit tout-puissant,

il n’envoie pas la pluie quand le ciel est bleu. 

Perdu en mer depuis 70 ans.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

           L’épave d’un sous-marin allemand de la Seconde Guerre mondiale a été repérée fin mars 2013 au large de Bergen en Norvège. Il s’agit du sous-marin allemand, le U-486. Une compagnie pétrolière qui posait un oléoduc a découvert par hasard ce redoutable bâtiment de guerre connu pour avoir torpillé le 24 décembre 1944, au large de Cherbourg, le Léopoldville, navire belge, transportant des soldats américains. Les pertes humaines furent effroyables : 819 disparus.

A son tour, le submersible U-486, fut coulé par les Britanniques en avril 1945. Cisaillé en deux, il gisait à une profondeur de 150 mètres environ. Cette découverte historique permettait de découvrir que le « gisant » était revêtu d’un linceul, en fait une enveloppe en caoutchouc synthétique conçu pour réduire son signal radar. Mais par ricochet, à moins de 2 km de ce sarcophage, une carcasse métallique fantomatique se détache dans la pénombre des profondeurs, et pas n’importe laquelle. Couché sur un lit de sable, un sous-marin allemand dont le matricule U-864, affirme que ce submersible était la pièce maitresse de l’opération Caesar. L’objectif de ce submersible est de transporter secrètement au Japon de nouvelles technologies et des savoirs, en particulier les plans du premier avion à réaction avec les réacteurs « Messerschmitt », jusqu’alors jamais conçu, pour les fabriquer sur le territoire nippon.

Dans les cales environ 65 tonnes de mercure répartis en 1857 flasques d’acier stockées prennent, aussi, le chemin de l’Asie. Parmi les matelots, une dizaine de scientifiques allemands et japonais faisaient l’expédition pour un total de 73 personnes à bord. Une stratégie mise en place par Hitler lui-même avec ses proches collaborateurs et en accord parfait avec les alliés japonais. Le but est de renverser le cours de la guerre dans l’océan Pacifique car l’Allemagne nazie est à genoux.

Le mystérieux U-864, chargé de secrets, quitte le port de Kiel en Allemagne le 5 décembre 1944. L’équipage est en totale confiance car ce submersible a démontré de solides preuves de fiabilité, ce qui ne l’empêche pas de s’échouer accidentellement sur le fond de la mer l’obligeant à revenir vers Bergen pour réparation. Ce ne fut pas la seule avarie. Tracas mécaniques et moteurs bruyants permettent aux Alliés de détecter sa présence, puis de décrypter les codes et la stratégie de la marine nazie. Dès lors une chasse impitoyable au sous-marin commence. Le 9 février 1945, le HMS Venturer, submersible britannique, parvient après une folle poursuite de plusieurs jours à torpiller mortellement l’U-864, fortement handicapé il est vrai. Aucun survivant ! Le cercueil entraîne à 145 mètres de profondeur des secrets, plein d’énigmes, de questions et surtout un chargement de produits dangereux ! Cette page d’histoire peu glorieuse pour le genre humain, aussi dramatique et douloureuse que fut cette époque est derrière nous. Les sous-marins dont on avait perdu la trace dans l’immensité des bas-fonds océaniques se rappellent au bon souvenir des hommes après 70 ans d’oubli. Surtout le U-864 dont les soutes contiennent 65 tonnes de mercure et diverses charges explosives. Cette épave constitue une bombe écologique à retardement qui peuvent exploser dans les prochains jours, les prochaines semaines, les prochaines années car l’action conjuguée de l’eau salée, du sable, des courants usent et affaiblissent patiemment cette masse de fer inerte qui emprisonne des produits hautement nocifs pouvant s’avérer dramatique pour les hommes, la faune, la flore, pour le monde qui nous entoure ! Et il y a urgence car les récipients contenant le mercure résistent mal. La zone est extrêmement polluée et la pêche est interdite. Aucune solution n’a été trouvée pour la récupérer.

Croyances de l’eau de mer.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

        Dans la médecine antique, l’eau de mer était fréquemment employée ; Pline l’Ancien (né en 23 avant J.C, mort en 79) donne un long inventaire des maladies pour lesquelles elle était recommandée. On administrait de l’eau de mer comme purgatif et pour faire rendre par en bas et par en haut la bile noire et les grumeaux de sang. Tous veulent que l’eau de mer soit puisée au large, et pure de mélange d’aucune substance douce, et que l’on vomisse avant d’en faire usage. Il faut alors y mêler du vinaigre et du vin. Ceux qui conseillent l’eau de mer pure recommandent de manger par-dessus des raiforts avec du vinaigre miellé pour faciliter le vomissement. D’après Pline encore, les médecins sont convaincus que l’eau de mer est appropriée pour résoudre les tumeurs et, qu’une bouillie avec de la farine d’orge, est efficace pour guérir les glandes parotides. On la mêle encore dans les emplâtres, surtout les emplâtres blancs et les cataplasmes. Il n’est rien qu’on lui préfère pour fomenter les testicules tuméfiés, ainsi que les engelures avant l’ulcération. On l’emploie de même pour les affections de la peau, les démangeaisons et le lichen. Elle détruit encore les lentes et les vermines de la tête. Elle ramène à la couleur naturelle les parties livides. On fait chauffer l’eau de mer pour les douleurs de nerfs. On la regarde aussi comme très salutaire pour les piqûres venimeuses.

En Espagne, l’eau de mer était considérée comme excellente pour purger. Aux îles Andaman (océan Indien), on boit de l’eau de mer pour se préserver de la toux. En Ecosse, on se servait très souvent de l’eau de mer comme purgatif, et on la buvait le matin avant le déjeuner. On en buvait le plus possible et on la faisait suivre d’une absorption d’eau ferrugineuse, s’il s’en trouvait dans le voisinage ; à défaut d’eau minérale, on buvait de l’eau de source. Une autre croyance émet que si l’on est mouillé par l’eau de mer, cela n’entraîne pas des conséquences aussi fâcheuses que si c’était de l’eau douce, et l’on ajoute que si l’eau salée était aussi mauvaise que l’autre aucun pêcheur ne pourrait survivre. 

En Haute-Bretagne, si on est enrhumé, il faut boire de l’eau de mer le matin et le soir ; après un jour de traitement, on est parfaitement guéri. En vertu de sa salaison, l’eau de mer passe pour jouir de certains privilèges. Sur le littoral breton, il se colporte que l’eau océane assouplit les membres, tandis que l’eau douce les glace. Sur les côtes du Finistère et du Morbihan, on raconte en proverbe que « l’eau de mer n’enrhume pas » et les marins en sont persuadés. Ils sont persuadés que, si elle enrhumait comme l’eau douce, personne ne voudrait mettre un pied dans un bateau où l’on est à chaque instant mouillé. Toujours dans le Finistère, ils assurent qu’il n’est pas rare de voir des hommes fortement enrhumés en quittant la terre, se débarrasser comme par enchantement de cet inconvénient, si quelque paquet de mer vient à « les tremper comme une soupe ». Dans le pays de Tréguier (Côtes d’Armor), il est d’usage lorsqu’on se purge avec de l’eau de mer, au printemps ou à l’automne, de souffler dessus pour éloigner toute impureté et d’en répandre un peu sur le sol avant de la boire. Cette espèce de libation est aussi observée par ceux qui vont puiser de l’eau à la mer pour d’autres usages. On assure que, pour être efficace, elle doit être prise au moment du reflux. On assure encore que quand il fait froid, si l’on veut être certain de se réchauffer, on n’a qu’à plonger dans le mer. En Poitou, on croit que l’eau de mer guérit les bronchites anciennes et qu’un verre d’eau prit à jeun fait disparaître le mal de gorge. Les anciens Basques croyaient à l’efficacité des bains de mer pour guérir la folie. Quelles-unes de ses croyances ont subsisté jusqu’à nos jours.

C’était une époque lointaine, une époque où les marées n’étaient jamais noires !