Le pont de Bésalù.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

          Nombreux comme moi, sont ceux qui prétendent que les pierres ont une âme. Quoiqu’il en soit il est indéniable que toutes les constructions lient hommes et pierres dans le temps. Un moyen durable pour traverser les siècles. Le pont et le pittoresque village de Besalù n’échappe pas à ce précepte !

Situé à 30 km de Figuères, Besalù est un village médiéval de la comarque de la Garrotxa dans la province de Gérone, arrosé par le fleuve côtier Fluvià qui ondoie le long des épaisses murailles entourant la cité. La principale entrée de la ville fut pendant quelques siècles un pont atypique s’étirant sur 105 mètres, large de 5 mètres reposant sur 8 arches en ogive ancrées sur des rochers émergeant du fleuve, ce qui explique les deux travées en angle avec la tour centrale et son petit arc. Cette subtile coquetterie architecturale lui octroie une grâce singulière. Les archéologues évoquent son édification sur un ouvrage roman existant mais l’origine de l’ouvrage est bien du XIème siècle. Les tours fortifiées furent élevées au XIVème siècle sous le règne de Pédro IV afin de pouvoir contrôler les passages des personnes et des biens ; l’une intègre les remparts qui protégeaient la bourgade et faisait office de péage. Au Moyen-âge, il fallait s’acquitter d’un denier pour le franchissement du fleuve Fluvià avec des marchandises et donner une obole par piéton et par animal chargé.

Le pont connut des avatars notamment en 1315 lorsqu’une violente crue l’emporta. Le roi Jacques d’Aragon décréta un impôt pour financer sa reconstruction. Sévèrement endommagé par un malheureux bombardement pendant la Guerre civile espagnole (1936), il renaît à nouveau de ses cendres, plus fort, plus beau.

En arrivant devant la tour fortifiée, porte principale, le visiteur est littéralement happé par le dédale de ruelles pavées. Les enfants, armés d’épées inoffensives et boucliers au blason incertain, prouvent que l’esprit des lieux fascine encore.

Le bastion captive les historiens, les amateurs d’art et d’histoire médiévale. Doté d’un riche patrimoine, que ses fortifications masquent, il a été classé pour la quantité de ses édifices médiévaux et quel plaisir de flâner dans un extraordinaire labyrinthe de ruelles ésotériques, ourlées de petits et grands trésors architecturaux !

Chaque année, début septembre, tout les villageois se parent de leurs plus beaux atours. La Foire médiévale de Bésalù invite les visiteurs à voyager mille ans en arrière pour découvrir l’ancien comté avec la reconstitution de la vie locale en costumes d’époque, franchir le pont à cheval ou à pied, parcourir les venelles grouillantes de jongleurs, de troubadours, d’artisans, de manants, de gueux, de cracheurs de feu et d’élégantes courtisanes, de belles princesses de la cour génèrent un spectacle haut en couleurs.

Une date à retenir, rendez-vous est pris ! 

Au milieu du pont , une première tour munle d'une herse contrôlait le trafic, la seconde tour accollée à la muraille autorisait l'accès dans le village après avoir payé un droit d'entrée. Emprunter, à pied ou à vélo, ce magnifique ouvrage pour visiter la cité médiévale de Bésalù procure, déjà, un grand plaisir !

La Raho : la plus belle des retenues.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

La retenue de la Raho à Villeneuve est un éden où toutes les disciplines sportives  ou activités de plein air se pratiquent. Un site parmi les plus fréquentés, été comme hiver, du département des Pyrénées Orientales. Trois bassins aquatiques à usages differants, un panorama superbe sur la chaîne des Pyrénées, appelées localement les Albères, et, le massif du Canigou, symbole vénéré par les Catalans ! 

 

         Selon l'agence de développement touristique du Conseil Départemental, la retenue de la Raho du lac de Villeneuve se retrouve en tête cette année encore, de tous les sites, (catégorie activités plein air) du département des P.O avec une fréquentation de 1,2 millions de passages. Au regard de la qualité du lieu, cette première place est largement méritée, même si les sites de Paulilles, les Bouillouses ou les Orgues d'Ille sur Têt et d'autres sont des lieux d'un très haut niveau. Cela démontre la richesse exceptionnelle du Pays catalan ! 

 Explications du formidable succès.  Le lac de Villeneuve de la Raho, situé aux portes de Perpignan, est un lieu bucolique extraordinaire où toutes les activités plein air se pratiquent : le jogging, la promenade à pied, à vélo ou à cheval, des sports nautiques comme le canoë-kayak, l’aviron, la pirogue polynésienne, le stand-up-paddle (SUP), dans le cadre des clubs installés sur place à la base nautique (renseignez-vous auprès des clubs), s’essayer au fitness en plein air sur les agrès de la « presqu’île », organiser des pique-niques ou des grillades sur l’emplacement des points à feux aménagés à cet effet. Un ponton de pêche est aménagé pour les personnes à mobilité réduite à l’extrémité de la plage du camping.Des aménagements et un entretien quotidien sont réalisés afin de permettre à chacun de jouer à la pétanque, de pêcher.  En saison estivale se baigner, profiter des petits restaurants et leurs services. De vastes parkings gratuits sont disponibles autour du site. J'insiste sur la gratuité du stationnement automobile alors que presque partout dans notre département le racket éhonté se pratique sans états d'âme par une caste qui, elle, se permet de ne pas payer ! 

   Un point information est à votre service à l’entrée du site au plan d’eau touristique d’une superficie de 16 hectares, volume 530 000 m3 , profiter de très beaux points de vue qu’offre ce secteur sur les Albères et le massif du Canigou. Lors des opérations d’approvisionnement en eau sur le plan d’eau, prière de ne pas gêner les avions, évacuer les secteurs situés dans les axes d’interventions.

Recommandations : 

1). Tous les animaux sont interdits sur la plage.

2). Lorsque les canadairs écopent évacuer rapidement les axes d’intervention des avions. 

3). Utiliser les aires de feu appropriés pour les pique-niques. 

L’eau paysagiste géniale.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

       Première citoyenne du monde, force de la nature, tantôt cruelle mais toujours généreuse, l’eau est partout chez elle. Architecte paysagiste géniale, elle sculpte la terre inlassablement, artiste de talent, elle colorie les saisons avec sa palette aux mille couleurs. Ce don du ciel est de loin mon favori. Elle octroie la vie partout, elle pleure pour faire la nature plus belle. Elle fredonne de belles mélodies reposantes. Il n’y a rien de plus reposant que le bruit de l’eau dans tous ses contextes. Creusant son sillon elle murmure de plaisir. Parfois aussi, elle veut démontrer qu’elle est la plus grande force de la nature, elle gronde de colère lorsqu’on entrave son voyage, elle peut devenir cruelle. Libre, elle chante sa joie sur les chemins sauvages parsemés de loisirs. Partout elle répand la joie de vivre. Ses cuvettes, petites et grandes, et son cheminement aux quatre coins de notre planète ne sont que des jardins parsemés de loisirs et de plaisirs.

Protéger la nature,

c’est nous protéger nous même.

Bien l’utiliser sans la gaspiller !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

             Aujourd’hui, au début du XXIème, sur notre Terre, un habitant sur trois (1 sur 3) n’a pas accès à une quantité d’eau suffisante. Dans certains secteurs des quartiers périphériques (les banlieues) de Perpignan, l’eau du projet et les égouts furent installés aux environs des années 1960. Avant, je me souviens très bien, il était courant de voir les femmes ou les jeunes adolescents (garçons ou filles) aller à la fontaine publique tout au bout de la rue avec les brocs ou les seaux plusieurs fois par jour pour approvisionner les besoins domestiques.   Les plus riches ou les plus chanceux possédaient un puits dans le jardin.

De nos jours, l’eau potable coule presque partout en France, il suffit d’ouvrir un robinet. Cette eau qui coule au robinet est potable c'est-à-dire qu’elle a été traitée afin de pouvoir la boire sans risque pour la santé des consommateurs. La consommation d’eau par jour et par habitant en France est évaluée entre 120 et 250 litres. Avec « l’eau courante » on a banalisé son utilisation. Cette facilité fait oublier que nous avons des devoirs vis-à-vis de cette ressource. Optimiser sa consommation d’eau permet non seulement de réduire le montant de sa facture mais aussi de préserver cette ressource naturelle vitale, indispensable à notre vie quotidienne.

Cette purification en amont nécessite des investissements, des employés, des traitements appropriés qui ont forcément un coût qui se retrouve sur la facture. Cela ne signifie pas de limiter l’eau de boisson, se laver un jour sur deux ou arrêter de produire des légumes au potager, mais plutôt mieux gérer sa consommation.

Nous avons tous intérêt à réduire notre consommation pour alléger notre facture, bien l’utiliser sans la gaspiller, ne pas la polluer est profitable à tous. Optimiser sa consommation d’eau permet non seulement de réduire le montant de sa facture mais aussi de préserver cette ressource naturelle, indispensable à notre vie quotidienne.

L’eau a besoin des hommes pour être protégée,

chacun doit engager sa responsabilité !

Après la neige, la pluie, le vent, le beau soleil !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

            Au printemps, la Nature à se réveille. Les oiseaux sont contents, les cerisiers sont blancs, les arbres bourgeonnent, les fleurs colorent le paysage, les animaux sont amoureux, les hirondelles sont de retour, les jours s’allongent et le soleil illumine (parfois) nos journées.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai appris à l’école communale que le 21 mars est le premier jour du printemps. Je me souviens très bien car à cette époque les bancs de l’école communale permettaient, avec la complicité du maître ou la maîtresse d’école, de rêver à cette belle saison à la suite d’un hiver trop long à notre goût. Enfin, les classes préparaient des belles journées de plein air dans la Nature, un ample et inépuisable réservoir de leçons consacré aux sciences naturelles.

Capricieux, attendu comme le Messie, le printemps ne débute pas toujours ce jour là. Il est intimement lié aux ordres du solstice et de l’équinoxe, un phénomène astronomique qui n’a rien à faire des dates fixées par les hommes.

Quoi qu’il en soit, l’horloge biologique est d’une précision diabolique, nous sommes entrés dans la saison de la lente fonte des neiges, de la floraison des plantes aux mille coloris ou encore le réveil des animaux hivernants.

Pourtant à l’heure où j’écris ces quelques lignes, le 21 mars 2018, précisément le jour du printemps, en auscultant les températures polaires affichées par le thermomètre, il semble que le printemps soit encore bien loin. La tramontane déchaînée complique la situation ; elle augmente le ressenti de refroidissement par ses bouffées glaciales venues, paraît-il, de la lointaine Sibérie. Cette nouvelle année, la pluie a honoré son devoir en remplissant les nappes phréatiques, elle a ouvert les robinets des réserves "flottantes" avec discernement pour redonner vie à la flore et la faune.

Mais au bord de la Méditerranée, nous sommes habitués à la douceur du soleil en toutes saisons, le froid est insupportable. Alors, patiemment, laissons faire la Nature, elle nous réserve des journées lumineuses pour demain !