Le lac Sré au Bénin.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

                 Le lac Sré au Bénin vit au rythme des inondations du fleuve Ouémé, une force de la nature. Bijou touristique, il délivre de grandes promesses avec des activités porteuses de revenus grâce à la qualité des sols régénérés régulièrement par les crues et décrues : céréales, légumes, fruits, pêche et autres produits font de ce lac l’un des premiers greniers du Bénin. Débordant de poésie, il dévoile aussi, depuis la nuit des temps, une belle histoire d’amour.

A la différence d’autres rivières sacrées, Sré serait une jeune fille qui n’aurait pas voulu du mari à qui on la destinait et qui révolutionnaire ou libérée, aurait préféré se transformer en lac pour se rendre utile aux humains. Quelle générosité !

Une jeune fille donnée en mariage, puis dotée, disparût de la maison paternelle la veille des noces et partit se cacher dans une profonde vallée. Retrouvée quelques jours plus tard par un chasseur, celui-ci n’eut pas le temps d’avertir sa famille au village car une pluie diluvienne, des rafales de vents et des grondements de tonnerre empêchèrent même les plus courageux à mettre le nez dehors. Lorsque cessa l’orage les parents accoururent dans la vallée où en lieu et place de leur fille, ils y trouvèrent un lac : le lac Sré !

Pour se consoler, les familles éplorées et leurs descendances restèrent unies dans la douleur et se sont elles qui aujourd’hui, constituent les autorités traditionnelles qui veillent sur le lac. On les appelle les « Srénon », littéralement : les parents de Sré. Chaque année, ils lui font des sacrifices et des offrandes et décident des moratoires de pêche sur le lac. 

Narcisse tombe amoureux.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

                 Un jour, Narcisse se désaltère à une source, il voit son reflet dans l’eau et en tombe amoureux. Il reste de longues journées près de la source à se contempler et à désespérer de ne pouvoir rattraper son image. Il finit par dépérir puis par mourir d’une passion qu’il ne pouvait apaiser et, est pleuré par ses sœurs naïades. Tout près de la source, à l’endroit où l’on retire son corps, on découvre des fleurs blanches; ce sont les fleurs qui aujourd’hui ont le joli prénom de ce charmant jeune homme imbu de sa personne.

L’histoire de Narcisse est passée dans le langage courant; on dit d’une personne qui s’attribue une grande admiration à soi-même qu’elle est narcissique.

 

L’eau est la ressource de base dont

l’Homme ne peut de passer.

Préparer l’avenir.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

          Une fois utilisée, l’eau entame une seconde vie. Il est indispensable de préparer le retour de l’eau traitée dans son espace originel. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel. A la sortie des usines de dépollution, l’eau doit impérativement respecter les normes environnementales en vigueur. De nombreuses analyses servent par exemple à réguler l’apport d’oxygène composant l’essentiel du processus biologique qui se déroule dans les bassins de traitement. Les prélèvements s’effectuent à l’entrée comme à la sortie de la station pour veiller que l’eau rendue dans son écosystème soit de qualité constante et ne dégrade l’environnement. En sortie de station une eau rejetée conforme aux normes environnementales et soumise aux conditions de rejet en zone sensible. Dès à présent il est urgent de préparer l’avenir en matière de traitement, de protection et de distribution des ressources. Les technologies de pointe et l’innovation progressent à grands pas afin d’améliorer le fonctionnement des usines de traitement d’eau potable, d’assainissement, d’entretien des réseaux de distributions. Conception de nouveaux procédés de prévention de pollution ou de dépollution pour préserver la qualité naturelle des ressources. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet judicieux sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel.

Pour produire de l’eau consommable, sans risque pour la santé, pour restituer l’eau salubre dans son milieu naturel, pour investir dans la recherche de procédés modernes de détection de fuites, innover des moyens de récupération ou de nouvelles techniques d’économies d’eau aura un coût qui se répercutera logiquement sur le tarif du précieux liquide.

La production d’eau purifiée, depuis le captage, son utilisation forcément souillée et ensuite après traitement sa réintégration dans son milieu originel devient de plus en plus complexe et onéreux. L’eau a un coût économique réel. 

Chaque citoyen est acteur de l’eau puisqu’il utilise chaque jour l’eau pour ses usages quotidiens. Sans un sursaut rapide et radical, l’humanité se prépare à des catastrophes majeures dont nous avons déjà les premièrs prémices. Le trésor bleu n’a pas de prix, il faut le préserver même si la facture sera lourde ! Quels que soient les fournisseurs, publics ou privés, dans tous les cas, tout le monde va devoir payer l’eau plus chère dans l’avenir.

Les associations de protection de l’eau et les consommateurs sont les relais d’opinion et d’information pour tous. Seule la pression de l’opinion publique, relayée par les médias et provoquées par la crainte de tensions grandissantes face au manque d’eau permettra de donner à cette question la dimension d’un véritable enjeu planétaire.

 

Celui qui contrôle l’eau, contrôle la vie.

Qui contrôle la vie, détient le pouvoir !

Le poisson local est très bon !

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A Port-Barcarès, le poisson est démaillé et trié au bateau puis exposé à la vente sur l'étal. 

Un étal de poissonnerie achalandé des richesses de la mer, poissons et autres ressources, bénéficient d’une image saine et naturelle. Ce n’est pas le fait du hasard. En Languedoc (Gruissan, Agde), en Roussillon (Port-Vendres, Le Barcarès) ou sur la Costa Brava (Roses, La Escala, Sant Faliu de Guixols), les petits métiers pratiqués en mer ou les lagunes sont une tradition, un savoir-faire ancestral souvent transmis de génération en génération. Plus qu’une profession, un véritable art de vivre en communion avec une nature où l’eau, le soleil et le vent, éléments, oh combien naturels, sont des compagnons de tous les jours.

Pratiquée dans la zone côtière des 3 milles nautiques par des bateaux souvent inférieurs à 12 mètres, les techniques de cette pêche artisanale sont variées : le filet droit ou le trémail, la palangre, les casiers ou nasses, les « capechades » ou les pots à poulpes.

Selon la saison de nombreuses espèces sont pêchées : merlus, rougets, maquereaux, galets, sars, dorades, loups de mer, sardines que l’on pêche à quelques miles de la côte méditerranéenne.

En fin d’après-midi, lorsque l’astre solaire s’éclipse derrière les Pyrénées et que la météo présente de bonnes conditions, les gens de la mer naviguent pour aller poser les filets. La journée finit tard et commence tôt car à 3 ou 4 heurs du matin, il faut retourner relever les filets, rejoindre le port, trier le poisson et commencer la vente. Des commerçants de proximité comme les autres qui vendent directement, sans intermédiaire, le poisson du jour à l’étal, là où ils habitent avec une devise : des produits locaux de qualité au juste prix. Juste prix avec de la qualité et de la fraîcheur, la marchandise  locale des petits métiers obtient un franc succès dans tous les petits ports et poissonnerie de la région et cela est une belle reconnaissance pour les paysans de la mer. Et une des dernières marchandises plutôt saine, sans pesticides, ni antibiotiques. Bref des poissons bien frais qui feront les délices de tous les palais une fois sur la table combinés avec un bon vin de pays.

Et quand le contact avec la clientèle est terminée, il faut nettoyer le matériel de vente, les filets, entretenir le bateau et son matériel. A la fin du mois les 35 heures sont largement dépassées mais c’est un choix de vie et nul ne s’en plaint. Les pires moments sont quand les filets sont vides; la règle est simple, pas de poissons, pas de revenus. Il y a des périodes fastes, d’autres sont plus compliquées, l’important est que sur une année, l’artisan des mers soit récompensé à la hauteur de ses rudes efforts.

Les pêcheurs durs au travail jouent un rôle essentiel dans l’économie locale, le tissu social, le patrimoine maritime et l’environnement. Demain, comme chaque matin, le petit pêcheur sera devant son étal pour vendre le poisson frais. Le client tiendra le bon plan pour manger des produits de notre mer, des produits  sains et achetés au juste prix. Si la vente directe c’est bon pour les petits métiers et les pêcheurs locaux, c’est bon aussi pour l’acheteur !

Ces hommes et ces femmes écrivent un nouvel art de vivre qui réconcilie le travail, favorise la biodiversité, respecte la ressource, gère l’économie durable et honore l’environnement naturel, en l’occurrence la mer, garde-manger phénoménal mais extrêmement fragile.

Dans une nouvelle page, je vous raconterais la pêche à l’étang, qui est aussi un petit métier, avec son poisson emblématique : l’anguille !  

 

Le monde est notre mer, notre coeur en est le rivage.

Proverbe chinois.

Phare du cap Béar.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

         

El fanal a la punta del cap Béar vigila el golf del lleo a Méditerrani.

Beau, élégant, majestueux, il domine le cap Béar et illumine la Méditerranée le soir venu. 

Habillé de marbre rose et de granit luisant, que voulez-vous, dès sa naissance, il était bâti pour être solide, beau, élégant et, s’il vous plaît, précieux pour l’éternité. Certainement que les sirènes qui hantent depuis la nuit des temps la baie de Paulilles, se sont penchées sur le berceau du phare du cap Béar. Un architecte, qui connaissait l’arrière-pays, choisit la pierre rose de Villefranche de Confluent et le granit de Dorres, matériaux indestructible de nos chères Pyrénées !

Le phare du cap Béar voit le jour en 1905, grandit jusqu’à 79 mètres au-dessus du niveau de la mer et, par temps clair on l’aperçoit depuis environ 52 kilomètres. En 1936, Dame Electricité s’installe chez lui car auparavant il fonctionnait au pétrole. Son compagnon, le gardien qui veillait, la nuit, à son bon fonctionnement, est parti à la retraite ; inlassablement, le soir venu, il émet 3 éclats blancs toutes les 15 secondes. Depuis le départ de son compagnon nocturne, modernisme oblige, il clignote automatiquement. Grâce aux progrès techniques, aujourd'hui un seul homme veille à la maintenance de 24 feux entre Le Barcarès et Cerbère.

Voir les bateaux arriver à bon port est sa raison de vivre mais aussi le plaisir d’offrir son balcon aux connaisseurs scrutant le large pour admirer la migration, parfois par centaines, de fous de Bassan ou puffins de Méditerranée. Pour les promeneurs qui aiment la nature, observer les goélands criards virevolter autour du fanal et, à partir d’avril, début de la période de reproduction, épier sans les déranger, le merle bleu, le pigeon biset, le faucon crécerelle, le monticule bleu, la famille des martinets et j’en oublie certainement, est un spectacle fascinant !

En toutes saisons la visite de ce chef d’œuvre maritime est intéressante mais lorsqu’au printemps la vie entame un nouveau cycle, croyez-moi, ça mérite une visite.