Préparer l’avenir.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

          Une fois utilisée, l’eau entame une seconde vie. Il est indispensable de préparer le retour de l’eau traitée dans son espace originel. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel. A la sortie des usines de dépollution, l’eau doit impérativement respecter les normes environnementales en vigueur. De nombreuses analyses servent par exemple à réguler l’apport d’oxygène composant l’essentiel du processus biologique qui se déroule dans les bassins de traitement. Les prélèvements s’effectuent à l’entrée comme à la sortie de la station pour veiller que l’eau rendue dans son écosystème soit de qualité constante et ne dégrade l’environnement. En sortie de station une eau rejetée conforme aux normes environnementales et soumise aux conditions de rejet en zone sensible. Dès à présent il est urgent de préparer l’avenir en matière de traitement, de protection et de distribution des ressources. Les technologies de pointe et l’innovation progressent à grands pas afin d’améliorer le fonctionnement des usines de traitement d’eau potable, d’assainissement, d’entretien des réseaux de distributions. Conception de nouveaux procédés de prévention de pollution ou de dépollution pour préserver la qualité naturelle des ressources. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet judicieux sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel.

Pour produire de l’eau consommable, sans risque pour la santé, pour restituer l’eau salubre dans son milieu naturel, pour investir dans la recherche de procédés modernes de détection de fuites, innover des moyens de récupération ou de nouvelles techniques d’économies d’eau aura un coût qui se répercutera logiquement sur le tarif du précieux liquide.

La production d’eau purifiée, depuis le captage, son utilisation forcément souillée et ensuite après traitement sa réintégration dans son milieu originel devient de plus en plus complexe et onéreux. L’eau a un coût économique réel. 

Chaque citoyen est acteur de l’eau puisqu’il utilise chaque jour l’eau pour ses usages quotidiens. Sans un sursaut rapide et radical, l’humanité se prépare à des catastrophes majeures dont nous avons déjà les premièrs prémices. Le trésor bleu n’a pas de prix, il faut le préserver même si la facture sera lourde ! Quels que soient les fournisseurs, publics ou privés, dans tous les cas, tout le monde va devoir payer l’eau plus chère dans l’avenir.

Les associations de protection de l’eau et les consommateurs sont les relais d’opinion et d’information pour tous. Seule la pression de l’opinion publique, relayée par les médias et provoquées par la crainte de tensions grandissantes face au manque d’eau permettra de donner à cette question la dimension d’un véritable enjeu planétaire.

 

Celui qui contrôle l’eau, contrôle la vie.

Qui contrôle la vie, détient le pouvoir !

Le poisson local est très bon !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

A Port-Barcarès, le poisson est démaillé et trié au bateau puis exposé à la vente sur l'étal. 

Un étal de poissonnerie achalandé des richesses de la mer, poissons et autres ressources, bénéficient d’une image saine et naturelle. Ce n’est pas le fait du hasard. En Languedoc (Gruissan, Agde), en Roussillon (Port-Vendres, Le Barcarès) ou sur la Costa Brava (Roses, La Escala, Sant Faliu de Guixols), les petits métiers pratiqués en mer ou les lagunes sont une tradition, un savoir-faire ancestral souvent transmis de génération en génération. Plus qu’une profession, un véritable art de vivre en communion avec une nature où l’eau, le soleil et le vent, éléments, oh combien naturels, sont des compagnons de tous les jours.

Pratiquée dans la zone côtière des 3 milles nautiques par des bateaux souvent inférieurs à 12 mètres, les techniques de cette pêche artisanale sont variées : le filet droit ou le trémail, la palangre, les casiers ou nasses, les « capechades » ou les pots à poulpes.

Selon la saison de nombreuses espèces sont pêchées : merlus, rougets, maquereaux, galets, sars, dorades, loups de mer, sardines que l’on pêche à quelques miles de la côte méditerranéenne.

En fin d’après-midi, lorsque l’astre solaire s’éclipse derrière les Pyrénées et que la météo présente de bonnes conditions, les gens de la mer naviguent pour aller poser les filets. La journée finit tard et commence tôt car à 3 ou 4 heurs du matin, il faut retourner relever les filets, rejoindre le port, trier le poisson et commencer la vente. Des commerçants de proximité comme les autres qui vendent directement, sans intermédiaire, le poisson du jour à l’étal, là où ils habitent avec une devise : des produits locaux de qualité au juste prix. Juste prix avec de la qualité et de la fraîcheur, la marchandise  locale des petits métiers obtient un franc succès dans tous les petits ports et poissonnerie de la région et cela est une belle reconnaissance pour les paysans de la mer. Et une des dernières marchandises plutôt saine, sans pesticides, ni antibiotiques. Bref des poissons bien frais qui feront les délices de tous les palais une fois sur la table combinés avec un bon vin de pays.

Et quand le contact avec la clientèle est terminée, il faut nettoyer le matériel de vente, les filets, entretenir le bateau et son matériel. A la fin du mois les 35 heures sont largement dépassées mais c’est un choix de vie et nul ne s’en plaint. Les pires moments sont quand les filets sont vides; la règle est simple, pas de poissons, pas de revenus. Il y a des périodes fastes, d’autres sont plus compliquées, l’important est que sur une année, l’artisan des mers soit récompensé à la hauteur de ses rudes efforts.

Les pêcheurs durs au travail jouent un rôle essentiel dans l’économie locale, le tissu social, le patrimoine maritime et l’environnement. Demain, comme chaque matin, le petit pêcheur sera devant son étal pour vendre le poisson frais. Le client tiendra le bon plan pour manger des produits de notre mer, des produits  sains et achetés au juste prix. Si la vente directe c’est bon pour les petits métiers et les pêcheurs locaux, c’est bon aussi pour l’acheteur !

Ces hommes et ces femmes écrivent un nouvel art de vivre qui réconcilie le travail, favorise la biodiversité, respecte la ressource, gère l’économie durable et honore l’environnement naturel, en l’occurrence la mer, garde-manger phénoménal mais extrêmement fragile.

Dans une nouvelle page, je vous raconterais la pêche à l’étang, qui est aussi un petit métier, avec son poisson emblématique : l’anguille !  

 

Le monde est notre mer, notre coeur en est le rivage.

Proverbe chinois.

Phare du cap Béar.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

         

El fanal a la punta del cap Béar vigila el golf del lleo a Méditerrani.

Beau, élégant, majestueux, il domine le cap Béar et illumine la Méditerranée le soir venu. 

Habillé de marbre rose et de granit luisant, que voulez-vous, dès sa naissance, il était bâti pour être solide, beau, élégant et, s’il vous plaît, précieux pour l’éternité. Certainement que les sirènes qui hantent depuis la nuit des temps la baie de Paulilles, se sont penchées sur le berceau du phare du cap Béar. Un architecte, qui connaissait l’arrière-pays, choisit la pierre rose de Villefranche de Confluent et le granit de Dorres, matériaux indestructible de nos chères Pyrénées !

Le phare du cap Béar voit le jour en 1905, grandit jusqu’à 79 mètres au-dessus du niveau de la mer et, par temps clair on l’aperçoit depuis environ 52 kilomètres. En 1936, Dame Electricité s’installe chez lui car auparavant il fonctionnait au pétrole. Son compagnon, le gardien qui veillait, la nuit, à son bon fonctionnement, est parti à la retraite ; inlassablement, le soir venu, il émet 3 éclats blancs toutes les 15 secondes. Depuis le départ de son compagnon nocturne, modernisme oblige, il clignote automatiquement. Grâce aux progrès techniques, aujourd'hui un seul homme veille à la maintenance de 24 feux entre Le Barcarès et Cerbère.

Voir les bateaux arriver à bon port est sa raison de vivre mais aussi le plaisir d’offrir son balcon aux connaisseurs scrutant le large pour admirer la migration, parfois par centaines, de fous de Bassan ou puffins de Méditerranée. Pour les promeneurs qui aiment la nature, observer les goélands criards virevolter autour du fanal et, à partir d’avril, début de la période de reproduction, épier sans les déranger, le merle bleu, le pigeon biset, le faucon crécerelle, le monticule bleu, la famille des martinets et j’en oublie certainement, est un spectacle fascinant !

En toutes saisons la visite de ce chef d’œuvre maritime est intéressante mais lorsqu’au printemps la vie entame un nouveau cycle, croyez-moi, ça mérite une visite. 

Parlement de la Mer.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

        Le Languedoc-Roussillon voit naître le Parlement de la Mer en 2013. Unique en France et en Europe, il préconise le dialogue des « gens de mer » pour définir et prendre ensemble de bonnes résolutions pour l’avenir de la Méditerranée.

Ce Parlement est composé d’une assemblée de 198 conseillers, élus, entreprises, chercheurs, pêcheurs, associations environnementales, ce qui fait que 1200 membres adhèrent à son forum. Trois commissions travaillent sur le développement économique et la formation, la préservation du littoral, le développement de nouvelles filières portuaires, le patrimoine maritime. En 2014, une dizaine d’actions ont été définies. Sûr que le travail ne manquera au Parlement de la Mer car la Méditerranée est au cœur  de tous les enjeux de notre région.

Pêcheurs catalans

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

        Sur la côte catalane, la pêche se pratique depuis la préhistoire mais c’est au XXème siècle qu’elle a connu son évolution la plus importante. Il y a encore 50 ans, elle se pratiquait à bord de barques traditionnelles dites « catalanes ». Les filets de pêche étaient en lin ou coton. Ils étaient fragilisés par le sel et cassaient souvent. C’était les femmes, les ravaudeuses, qui réparaient les déchirures pour prolonger leur usage. Ces matières naturelles ont depuis été remplacées par le nylon, beaucoup plus résistant et imputrescible.

Plusieurs techniques de pêche étaient employées :

  • La pêche au « sardinal » : elle tire son nom du filet, le « sardinal » qui permettait de pêcher la sardine et les anchois.
  • La pêche au bœuf : c’est l’ancêtre du chalut. Elle utilise un filet en forme de cône, tracté par 2 barques naviguant côte à côte.
  • La pêche au lamparo : elle est apparue dans les années 1930 avec l’arrivée du moteur et a précipité la disparition des autres techniques. A la nuit tombée, de grosses lampes acétylènes sont allumées pour attirer le poisson (essentiellement sardines et anchois). Ceux-ci sont alors encerclés par un filet tournant.