Après la neige, la pluie, le vent, le beau soleil !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

            Au printemps, la Nature à se réveille. Les oiseaux sont contents, les cerisiers sont blancs, les arbres bourgeonnent, les fleurs colorent le paysage, les animaux sont amoureux, les hirondelles sont de retour, les jours s’allongent et le soleil illumine (parfois) nos journées.

Comme beaucoup d’entre vous, j’ai appris à l’école communale que le 21 mars est le premier jour du printemps. Je me souviens très bien car à cette époque les bancs de l’école communale permettaient, avec la complicité du maître ou la maîtresse d’école, de rêver à cette belle saison à la suite d’un hiver trop long à notre goût. Enfin, les classes préparaient des belles journées de plein air dans la Nature, un ample et inépuisable réservoir de leçons consacré aux sciences naturelles.

Capricieux, attendu comme le Messie, le printemps ne débute pas toujours ce jour là. Il est intimement lié aux ordres du solstice et de l’équinoxe, un phénomène astronomique qui n’a rien à faire des dates fixées par les hommes.

Quoi qu’il en soit, l’horloge biologique est d’une précision diabolique, nous sommes entrés dans la saison de la lente fonte des neiges, de la floraison des plantes aux mille coloris ou encore le réveil des animaux hivernants.

Pourtant à l’heure où j’écris ces quelques lignes, le 21 mars 2018, précisément le jour du printemps, en auscultant les températures polaires affichées par le thermomètre, il semble que le printemps soit encore bien loin. La tramontane déchaînée complique la situation ; elle augmente le ressenti de refroidissement par ses bouffées glaciales venues, paraît-il, de la lointaine Sibérie. Cette nouvelle année, la pluie a honoré son devoir en remplissant les nappes phréatiques, elle a ouvert les robinets des réserves "flottantes" avec discernement pour redonner vie à la flore et la faune.

Mais au bord de la Méditerranée, nous sommes habitués à la douceur du soleil en toutes saisons, le froid est insupportable. Alors, patiemment, laissons faire la Nature, elle nous réserve des journées lumineuses pour demain !

Selon la Bible.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

       L’eau est à l’origine des premières manifestations de vie sur Terre et à ce titre, on peut dire que l’homme est né grâce à elle. Selon la Bible même c’est de cette façon que sont apparues les premières espèces animales. « Dieu dit : que les eaux produisent des animaux vivants… » depuis, l’eau apparaît toujours dans les cérémonies purificatrices et, à certaines époques, la coutume a exigé que l’on mette un récipient rempli d’eau à la porte des maisons où il y avait un mort pour éviter la contamination. Ces rites, dans leurs multiples variantes, constituent l’élément essentiel de nombreuses religions. Pour les Chrétiens, par exemple, le baptême n’est pas seulement un acte purificatoire, mais aussi le symbole rituel d’une seconde naissance est la cérémonie d’initiation qui marque l’entrée dans l’assemblée des fidèles.

Pour les Hindous, se baigner dans les eaux sacrées du Gange représente, non seulement un rite purificateur mais aussi un contact avec l’élément fondamental de la vie.

Le lac Sré au Bénin.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

                 Le lac Sré au Bénin vit au rythme des inondations du fleuve Ouémé, une force de la nature. Bijou touristique, il délivre de grandes promesses avec des activités porteuses de revenus grâce à la qualité des sols régénérés régulièrement par les crues et décrues : céréales, légumes, fruits, pêche et autres produits font de ce lac l’un des premiers greniers du Bénin. Débordant de poésie, il dévoile aussi, depuis la nuit des temps, une belle histoire d’amour.

A la différence d’autres rivières sacrées, Sré serait une jeune fille qui n’aurait pas voulu du mari à qui on la destinait et qui révolutionnaire ou libérée, aurait préféré se transformer en lac pour se rendre utile aux humains. Quelle générosité !

Une jeune fille donnée en mariage, puis dotée, disparût de la maison paternelle la veille des noces et partit se cacher dans une profonde vallée. Retrouvée quelques jours plus tard par un chasseur, celui-ci n’eut pas le temps d’avertir sa famille au village car une pluie diluvienne, des rafales de vents et des grondements de tonnerre empêchèrent même les plus courageux à mettre le nez dehors. Lorsque cessa l’orage les parents accoururent dans la vallée où en lieu et place de leur fille, ils y trouvèrent un lac : le lac Sré !

Pour se consoler, les familles éplorées et leurs descendances restèrent unies dans la douleur et se sont elles qui aujourd’hui, constituent les autorités traditionnelles qui veillent sur le lac. On les appelle les « Srénon », littéralement : les parents de Sré. Chaque année, ils lui font des sacrifices et des offrandes et décident des moratoires de pêche sur le lac. 

Narcisse tombe amoureux.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

                 Un jour, Narcisse se désaltère à une source, il voit son reflet dans l’eau et en tombe amoureux. Il reste de longues journées près de la source à se contempler et à désespérer de ne pouvoir rattraper son image. Il finit par dépérir puis par mourir d’une passion qu’il ne pouvait apaiser et, est pleuré par ses sœurs naïades. Tout près de la source, à l’endroit où l’on retire son corps, on découvre des fleurs blanches; ce sont les fleurs qui aujourd’hui ont le joli prénom de ce charmant jeune homme imbu de sa personne.

L’histoire de Narcisse est passée dans le langage courant; on dit d’une personne qui s’attribue une grande admiration à soi-même qu’elle est narcissique.

 

L’eau est la ressource de base dont

l’Homme ne peut de passer.

Préparer l’avenir.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

          Une fois utilisée, l’eau entame une seconde vie. Il est indispensable de préparer le retour de l’eau traitée dans son espace originel. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel. A la sortie des usines de dépollution, l’eau doit impérativement respecter les normes environnementales en vigueur. De nombreuses analyses servent par exemple à réguler l’apport d’oxygène composant l’essentiel du processus biologique qui se déroule dans les bassins de traitement. Les prélèvements s’effectuent à l’entrée comme à la sortie de la station pour veiller que l’eau rendue dans son écosystème soit de qualité constante et ne dégrade l’environnement. En sortie de station une eau rejetée conforme aux normes environnementales et soumise aux conditions de rejet en zone sensible. Dès à présent il est urgent de préparer l’avenir en matière de traitement, de protection et de distribution des ressources. Les technologies de pointe et l’innovation progressent à grands pas afin d’améliorer le fonctionnement des usines de traitement d’eau potable, d’assainissement, d’entretien des réseaux de distributions. Conception de nouveaux procédés de prévention de pollution ou de dépollution pour préserver la qualité naturelle des ressources. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet judicieux sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel.

Pour produire de l’eau consommable, sans risque pour la santé, pour restituer l’eau salubre dans son milieu naturel, pour investir dans la recherche de procédés modernes de détection de fuites, innover des moyens de récupération ou de nouvelles techniques d’économies d’eau aura un coût qui se répercutera logiquement sur le tarif du précieux liquide.

La production d’eau purifiée, depuis le captage, son utilisation forcément souillée et ensuite après traitement sa réintégration dans son milieu originel devient de plus en plus complexe et onéreux. L’eau a un coût économique réel. 

Chaque citoyen est acteur de l’eau puisqu’il utilise chaque jour l’eau pour ses usages quotidiens. Sans un sursaut rapide et radical, l’humanité se prépare à des catastrophes majeures dont nous avons déjà les premièrs prémices. Le trésor bleu n’a pas de prix, il faut le préserver même si la facture sera lourde ! Quels que soient les fournisseurs, publics ou privés, dans tous les cas, tout le monde va devoir payer l’eau plus chère dans l’avenir.

Les associations de protection de l’eau et les consommateurs sont les relais d’opinion et d’information pour tous. Seule la pression de l’opinion publique, relayée par les médias et provoquées par la crainte de tensions grandissantes face au manque d’eau permettra de donner à cette question la dimension d’un véritable enjeu planétaire.

 

Celui qui contrôle l’eau, contrôle la vie.

Qui contrôle la vie, détient le pouvoir !