Eaux vives à Marquixanes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

Au lieu dit les Bouillouses (2016 m), site protégé dans les Pyrénées catalanes, la Têt prend source puis dévale vers la Méditerranée, coule au pied du village de Marquixanes, assagit ses flots au barrage de Vinça, lézarde sur la plaine du Ribèral, salue Perpignan et plonge dans la Grande Bleue à Canet en Roussillon. Ce fleuve côtier parfois caractériel distribue sur sa route ses bienfaits : producteur d'énergie électrique, écréteur de crues, fournisseur d'eau pour usages agricoles, réservoir dans la plaine, plans d'eau de loisirs et réputées bases aquatiques en eaux vives. 

Au pied du Canigó, le village de Marquixanes en Confuent se trouve au début de la vallée de la Têt, à l’endroit où les premiers raidillons commencent à s’élever vers les sommets des Pyrénées catalanes. La vallée très étroite est approfondie patiemment depuis les temps immémoriaux par la Têt, fleuve côtier de caractère favorable aux activités en eau vive.

A deux coups de pagaie du centre du village, juste avant le pont sur la route d’Eus se trouve une base cachée sous les frondaisons. Le lieu ressemble à une rivière amazonienne ; l’exubérante végétation composée de fusains, de noisetiers, d’aubépines, d’iris d’eau ou de joncs longe les rives, les sentiers se perdent à travers le dédale de frênes, d’érables, de saules ou d’ormeaux. Une nature rebelle, une nature sauvage sagement maîtrisée par les responsables de la base de loisirs !

Sur des passerelles de bois, de ponts suspendus, de jeunes gens solidement harnachés, « marchent » sur les grands arbres à 7 ou 8 mètres du sol. On appelle ça, je le dis en français : parcours d’aventure forestier. Au-dessous, les flots cognent rageusement sur les flancs de collines abruptes, accélèrent le courant, contournent la présence d’un long chaos de granite. Des lianes d’acier traversent en diagonale la rivière effleurant l’onde bouillonnante puis atterrissant en douceur sur la berge opposée.

Les week-ends de juin les « boudins en caoutchoucs » effectuent les premières descentes printanières. La base émerge de sa léthargie. Rien de tel qu’un coin de verdure foisonnante au bord de l’eau pour sortir d’un hiver sans fin, inhabituellement doux, forcément monotone, annexé à un printemps quelconque, parfois déconcertant, se faisant désirer souvent. 

Les abords de la rivière ondulent dans un décor bucolique engendrant une saine effervescence de saison. Les fleurs bourgeonnent, les insectes bourdonnent, d’autres butinent, les oiseaux piaillent de joie, monitrices et moniteurs, d’arbres en arbres, aménagent une cabane, innovent un tracé, fixent une liane métallique, contrôlent un point d’arrimage. Dessous, résonnent le temps d’une descente, les fous rires nerveux de « navigateurs en milieu extrême » casqués, puis lorsque le cours d’eau s’élargit en aval, les visages abandonnent les traits d’inquiétude, remplacés par la joie de vivre. La bonne humeur campe dans le canyon au bord duquel les parents immortalisent pour la postérité les instants de bonheur. Mais juillet, synonyme de soleil, de liberté, de temps libre s’installe et là est l’essentiel. Les grandes vacances débutent : sous un ciel bleu rayonne un soleil de feu, le niveau de la Têt est satisfaisant, les vacanciers sont heureux et tout le monde, moniteurs, élèves, amateurs sont impatients.

Canyoning, rafting, hydrospeed, tubing, activités aquatiques et dans les airs, tyroliennes, ponts de singe et autres accrobranbes, histoire de réveiller en vous le Tarzan ou la Jane qui sommeillent peut-être en vous. Le bonheur se trouve à la base aquatique d’eaux vives car tout est disponible, tout est prêt pour une journée inoubliable ! 

Avoir comme partenaires l'eau limpide et bouillonnante des Pyrénées couplé au soleil du Confluent, permettent d'engranger les défis et le  plein de sensations fortes. C’est maintenant que s'écrivent les meilleurs souvenirs de vacances ! 

 

 

Un cadre de rivière amazonienne incarne l'environnement exubérant à la base d'eau vive sur la Têt à Marquixanes en Confluent. 

 

 

Les feux de la Saint Jean et l’Eau.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

15 juin 2016.        Dans le calendrier festif de la Catalogne, la Saint Jean et l’Eau sont deux éléments essentiels. Lors de la nuit des feux de la saint Jean, le 23 juin, l’eau retrouve ses vertus originelles. L’ancestrale coutume de se baigner dans un fleuve, dans la mer la nuit de la Saint Jean apporte guérisons et se laver dans l’eau des 3, 7 ou 9 sources pour guérir les maladies de la peau et raffermir l’épiderme est recommandé. Chaque source possède des vertus spécifiques parfois miraculeuses.
L’eau et le feu, deux éléments antagoniques, s’unissent pour offrir la joie, l’espoir et le renouveau aux hommes et aux femmes. Hier comme aujourd’hui et demain, l’eau et le feu sont indispensables pour donner la vie mais on ne peut dissocier la Terre, l’Air.
Selon la tradition, la rosée de Saint Jean empêche les objets de vieillir et l’eau du joli mois de Mai est bonne pour la santé ; elle embellit et rajeunit tout ce qui vit.

Plan des écluses de Fonseranes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

Plans d'élévation des écluses de Fonseranne sur le canal du Midi à Béziers en Languedoc. Gravures de Mr Ronsonnette.   

01 juin 2016.        Près de chez nous, à Béziers sur le canal du Midi, existe un ouvrage remarquable que l’on peut contempler à loisir. En effet, les écluses de Fonserannes, considérées à l’époque comme une véritable prouesse technologique permettant de franchir sur 312 mètres une dénivellation de 21,50 mètres. A l’origine, cet escalier d’eau avec ses 8 bassins et 9 portes, permettait d’amener le canal au niveau du fleuve côtier l’Orb que les bateaux et péniches traversaient pour rejoindre à nouveau le canal sur l’autre rive. Au XIXème siècle le sas le plus bas fut condamné et le second modifié de façon à raccorder directement le canal au Pont-canal, afin de traverser l’Orb, toujours périlleux en temps de crues. Ce nouveau tracé permit de créer le magnifique et vaste port de Béziers. Plusieurs négociants vinicoles établissent des entrepôts pour convoyer le vin languedocien vers Bordeaux ou Sète. Des 9 écluses originelles, 7 seulement sont utilisées aujourd’hui pour la navigation.

Mondial du Vent La Franqui 2016

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

Mondial du Vent à La Franqui-Leucate (Aude). 

La Franqui accueille le village de toile du Mondial du Vent. Un hameau entouré par un milieu aquatique époustouflant.

 

 Figure acrobatique d'un champion de kitesurf.

 La mer, le vent, le ciel bleu, un environnement naturel, la préparation du matériel, des champions abordables  les télévisions, le spectacle est partout à La Franqui pendant le Mondial du Vent.

Le Mondial du Vent est devenu un événement sportif majeur que les médias "couvrent" largement. Au plus près de l'action, la caméra est emmaillotée d'un film plastique à l'abri des embruns. 

 

Un sportif de haut niveau entame une figure difficile.

 

La mer Méditerranée est un formidable terrain de jeu,

respecte ce trésor rempli de loisirs et de plaisirs !

 

 

Le lycée des métiers de la mer

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

    Dans le quartier du Barrou à Sète dans l'Hérault, le lycée Paul Bousquet forme les élèves aux métiers de la mer. Dans ce lycée les pieds dans l'eau, ce ne sont pas moins de 250 élèves qui préparent chaque année leur avenir. Toutes les filières, à terre ou en mer, sont représentées : pêche, cultures marines, commerce, plaisance ou électromécanique navale.
Certains élèves connaissent le milieu de la pêche par le biais de leurs parents, souvent marins de père en fils, d'autres jeunes gens sont attirés par le fascinant milieu maritime. Ce sont des métiers très demandés, les débouchés nombreux et les perspectives au beau fixe.
Le yachting est secteur prestigieux. La motivation à travailler dans la grande plaisance est intacte. Des postes de commandant de « palaces flottants » qui demandent des compétences de navigation et une grande polyvalence ainsi qu'une maîtrise de l'anglais que le lycée est le seul à proposer dans ce secteur un bac dans ce secteur où l'on trouve que des anglophones.
Le lycée est le seul lycée maritime à disposer d'un véritable port dans son enceinte. Il bénéficie également d'une exploitation pour les cultures marines, d'un mas conchylicole, d'une barge, de laboratoires, de bateaux, de moteurs sur bancs, d'un atelier de mécanique, de simulateurs de navigation, d'un bossoir et d'un plongeoir pour tous les exercices de sécurité. L'enseignement dispense des notions sur les problèmes écologiques maritimes.

L'Ariège une rivière en or.
     L'Ariège est une rivière de 163 km qui prend sa source dans les Pyrénées à 2400 m d'altitude aux environs du Pas de la Casa et du Port d'Envalira, à la frontière de l'Andorre et des Pyrénées Orientales.
Le nom de l'Ariège lui vient de la dénomination gauloise « aurigea », le fleuve d'or. L'origine de cette appellation est discutable, certains l'attribuent aux Gaulois, d'autres aux Romains.
Depuis Charlemagne et jusqu'au XIXème siècle, la recherche de l'or le long de son parcours est effectuée par les riverains de manière occasionnelle, assidument par les pêcheurs et les chercheurs professionnels.
Au milieu du gué, le chercheur d'or filtre le sable de la rivière au moyen d'une « batée ». Cet outil se présente comme un tamis en forme de chapeau chinois que le chercheur fait tourner inlassablement afin d'éliminer les minéraux indésirables puis scrute avec attention le fond de son outil. Leurs ancêtres procédaient autrement : ils couchaient au fond du lit de la rivière des peaux de mouton et attendaient que les précieuses paillettes s'accrochent à la laine.
L'Hôtel des monnaies de Toulouse réglementait cette profession. D'après cette institution, en 1750, il aurait été extrait 48 kg d'or ! Cette quantité ne fait pas état, pour sûr, le métal « jaune » qui, sous le manteau, se vendait au « noir ».

Une vraie logique écologique.

   De toutes les ressources naturelles, l’eau est la plus précieuse car liée directement à la vie. Dans un contexte de changement climatique et de raréfaction de nos ressources naturelles, le gaspillage de l’eau n’est plus simplement acceptable. En récupérant, en traitant et en régulant les eaux de pluie, chacun d’entre nous continue à préserver une ressource essentielle.

Un français utilise 200 litres d’eau par jour pour ses consommations personnelles et en intégrant les utilisations collectives. 93% de cette eau est utilisée pour l’hygiène corporelle, les sanitaires, l’entretien de l’habitat et diverses tâches ménagères. 4 % seulement pour la boisson et la cuisine. Une utilisation démesurée de l’eau potable engendre des gaspillages et une quantité identique à dépolluer qui accroissent le coût de l’eau.

L'or blanc du lac Rose.

        Au Sénégal le lac Rose possède une salinité de 380 grammes par litre. Lagune peu profonde entourée de dunes, il couvre une superficie 3 km2. Sa couleur provient de milliers de paillettes microscopiques roses qui colorent l'eau. Le sel est exploité depuis les années 1970.
Le rallye « Paris-Dakar » a contribué à la renommée du lac Rose car il constituait l'ultime étape !

L'or blanc de la mer. La Mer Morte est une mer entourée d'Israël, de la Jordanie et de la Cisjordanie au Proche-Orient. Avec 275 gramme de sel par litre, l'eau est 9 fois plus salée que celle des océans. Dans cette eau, aucun poisson et aucune algue ne peut subsister. C'est ce qui lui vaut le nom de mer morte !


Economiser l'eau c'est possible....et urgent.

Records d'eau douce.

L'Amazone, fleuve d'Amérique du Sud, possède le plus gros volume d'eau de toutes les rivières de la Terre. Si on cumule toute l'eau s'écoulant dans les fleuves du globe, l'Amazone représente à elle seule 20 %. Chaque seconde, elle déverse 150 000 litres d'eau dans l'Atlantique.
Le lac Baïkal situé en Russie est le lac d'eau douce le plus grand au monde par son volume. Il contient environ 20 % de l'eau douce du globe. Extraordinaire réservoir !
Le Nil, en Afrique, est le fleuve le plus long de la planète. Il déroule une autoroute fluviale sur 6670 kilomètres pour se jeter dans la Méditerranée. Sur son parcours il apporte la vie en fertilisant la terre, ce qui garantit de bonnes récoltes depuis la nuit des temps !

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