L’homme sous l’eau.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

       Source de vie aux multiples aspects, la riche, mystérieuse et colorée vie sous-marine a toujours fasciné les hommes. La plongée subaquatique est l’un des nombreuses formes surprenantes de la conquête de l’eau par l’homme qui dans ce domaine, n’hésite pas à risquer sa vie « pour quelques mètres de plus ». Les méthodes primitives, employées autrefois par les plongeurs qui descendaient au fond de l’eau sans aucune protection et couraient de graves dangers, ont été remplacées par des méthodes plus modernes qui garantissent une sécurité beaucoup plus grande. Grâce à des appareils respiratoires de plus en plus perfectionnés, l’homme a pu descendre de plus en plus profondément dans les océans pour les explorer et pour étudier la vie sous-marine, la flore et la faune, les configurations géologiques, dresser des cartes, faire des photos et des films ou tout simplement pêcher.

Aujourd’hui, les professionnels de la plongée (marins, océanographes, archéologues etc.) disposent de toute une infrastructure technique comportant, en particulier, des bateaux laboratoires spécialement conçus pour leur servir de base opérationnelles et de petits véhicules sous-marins offrant une plus grande autonomie aux plongeurs. D’une manière générale, les équipements de plongée ont atteint un haut degré de perfectionnement, et les accidents dus à des défaillances techniques sont vraiment très rares.

La belle invention du Ct Prieur aboutit à l'appareil Cousteau-Gagnan qui offre aux plongeurs autonomes une parfaite liberté de manoeuvre. En 1960, un trio de plongeurs autonomes explorent le cargo anglais Llanishen reposant dans les profondeurs de l'île de Panarera. 

 

Histoire des joutes languedociennes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

           

       Les joutes languedociennes sont apparues dans le Languedoc dès le XIIIème siècle. On en trouve une première trace à Aigues-Mortes en

1270. A cette époque, croisés, soldats et marins s’affrontaient à bord d’embarcations en attendant leur départ pour la Terre Sainte. D’après

certains documents, les premières joutes nautiques languedociennes ont été organisées à Agde le 31 mai 1601 pour la venue du duc de

Montmorency. En 1629 et 1637, des joutes ont lieu à Frontignan en l’honneur du Cardinal de Richelieu puis du duc d’Halluin, gouverneur du Languedoc. 

Le 29 juillet 1666, le port de Sète est inauguré. A cette occasion, des joutes languedociennes y sont organisées et décrites comme des tournois

chevaleresques du Moyen-âge. Une désignation qui demeure puisque les jouteurs sont encore appelés les « Chevaliers de la Tintaine ». C’est

en 1743 aux alentours du 25 août, que le premier tournoi de joutes de la St Louis est créé à Sète. Lors de ce grand prix, les meilleurs jouteurs

de lrégion se mesurent sur le canal principal de la ville de Sète appelé « Cadre Royal » et ensuite à la Révolution « Canal Royal ». 

Aujourd’hui, ce tournoi représente l’événement de l’année. Il cristallise autour de lui rivalités entre quartiers et entre villes. La joute devient

le lieu privilégié d’affirmation d’une identité. A l’origine, la confrontation nautique opposait 2 équipages, celui des hommes mariés, devenu de

nos jours la barque rouge, et celui des jeunes hommes, aujourd’hui la barque bleue. Jusqu’en 1846, la victoire était collective, même si des prix

individuels, récompensaient les jouteurs qui avaient renversé le plus d’adversaires. Pour connaître un nom parmi ces vainqueurs tutélaires, il 

faudra attendre 1740. Cette année-là, Barthélémy Aubenque, dit le Terrible, assura la victoire à la barque des mariés. Après avoir terrassé

tous ses adversaires, il lança un défi à l’ancien pont de la Bourse…et dit-on, parvint à arrêter sa barque avec sa lance.

Les sociétés de joutes languedociennes ont tenté de se rassembler sous une fédération officielle à partir de 1920. Ce regroupement ne va pas de

soi étant donné la forte identité de chaque société, de nombreux essais furent infructueux. A partir du premier janvier 1975, deux ligues vont

coexister : Ligue Provence-Côte d’Azur et la Ligue Languedoc-Roussillon, qui respectent chacune des règles légèrement différentes. 

Aujourd’hui, la Ligue languedocienne rassemble pas moins de 18 sociétés de joutes et 2 sociétés-écoles. Sept d’entre elles et une école, l’Ecole de 

joutes de la Marine qui fête cette année son quarantième anniversaire, se situent à Sète même, faisant de la ville une place de référence en la

matière. La Saint Louis sur le Cadre Royal de Sète délivre chaque année sous un soleil de feu une fête passionnante, colorée, exubérente, où chaque supporteur pousse sa barque favorite, autant qu'il le peut, vers la victoire, mais respecte tous les acteurs, quels qu'ils soient.

Une tradition ancestrale où jouteurs et spectateurs, villes et villages sont d'authentiques "Chevaliers de la Tintaine"! 

 

 

 Un jouteur en route vers un inévitable plongeon dans le eaux  du canal Royal de Sète. Le plongeaon c'est la double peine, le bain forcé et

l'élimination de la compétition

 

En Montagne Noire, l’eau sacralisée.

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          L’eau en Montagne Noire a toujours eu une grande importance, mais c’est surtout dans la partie occidentale que les sources et fontaines sont les plus intéressantes.  Paul Riquet est venu chercher l’eau nécessaire pour le canal du Midi dans la région et c’est autour d’elle que furent fondés de nombreux et superbes petits villages occitans comme Aiguefonde, Sorèze, Dourgne ou Arfons.

Arfons, autrefois Orbi Fontes (sources cachées), où existait un culte autour des sources du Sor. Proche du bourg, dans la forêt de Ramondens, il y avait, près des ruines du château une source dite « sagne canine ». Elle était régulièrement fréquentée par les femmes car elle rendait féconde.

Au pied de la Montagne, des sources extraordinaires et thérapeutiques existaient autour de Dourgne et Sorèze. Celle de « La Mandre » voyait chaque année une foule protégée par des verres noircis venir observer l’eau, où on devait voir danser le soleil à la Saint Jean. A Dourgne, la fontaine du « Mouniès » est encore fréquentée en raison de sa pureté et du bien qu’elle fait aux yeux. Depuis la période gallo-romaine au moins et jusqu’au XIXème siècle, on venait y faire des offrandes et tremper le linge des malades, que l’on faisait sécher sur les buissons alentours. Ici se seraient réunis les quatre saints de Dourgne pour décider que l’eau serait bonne. 

L’eau est oracle

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       L’eau est oracle, lieu de sacrifice, divinisée depuis les plus anciennes civilisations, "incarnée" par les nymphes (la nymphe Calipso retient Ulysse prisonnier sur son île durant 7 ans), des divinités ou des animaux, comme les serpents ou les dragons. Mais elle est avant tout le symbole de la vie, l’eau fœtale, l’eau fécondante : Zeus, sous la forme d’une pluie dorée, féconde Danaë et lui donne un fils ; les héros dogons sont engendrés par la fécondation de la Terre par la pluie ; des vierges indiennes du Nouveau-Mexique perdent leur virginité au contact de la pluie…L’eau guérit, par le biais de sources miraculeuses et repousse la vieillesse. L’eau de jouvence, ou "eau vive", donne la vie éternelle à celui qui la boit. Elle purifie, aussi ;: les Egyptiens puisent de l’eau profonde au lever du soleil pour purifier leurs temples et boire. Les ablutions précèdent les prières dans de nombreuses religions. Mais l’eau est aussi symbole de fureur divine (déluge) : elle donne la vie et la mort. Enfin, l’eau est source de sagesse. Un proverbe hébreu dit : « Dans le cœur du sage l’eau réside ». Puisse cette sagesse être solvable dans l’eau pour ceux qui la boivent… 

Proverbe catalan

Abril eixut, si per sant Marc plou,

no hi a res de perdut. 

Traduction en français        Malgré la sécheresse d'avril, si pour la saint Marc il pleut, il n'y a rien de perdu.

Il y a plus de 2 000 ans...

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Il y a plus de 2 000 ans, le culte de l’eau chez les Grecs et Romains.

L’eau était vénérée par les Grecs et respectée par les Romains. Ils attachaient la plus grande importance à la qualité de l’eau qu’ils buvaient et dans laquelle ils se baignaient.

Les Grecs sont à l’origine de l’invention des bains pour détendre les muscles après l’exercice physique. Présageant les avantages de cette pratique, les Romains se sont inspirés de la civilisation grecque. Les Romains hissent le culte de l’eau à son apogée avec les thermes, sortes de temples dédiés aux bienfaits de l’eau, dans lesquels les bassins d’eau tiède, froide ou chaude succèdent aux bains de vapeurs. Les thermes jouent un rôle social extrêmement important. Les bains publics étaient à la fois lieu de lien social, de soins et d’hygiène corporelle sans distinction sociale. Ils étaient pratiquement gratuits et ouverts à tous, hommes, femmes et enfants. Ils sont un élément essentiel à la civilisation romaine. Quelques siècles avant l’ère chrétienne, les Grecs et les Romains ont répandu le culte de l’eau à travers mythes et légendes.