Au cœur de l’économie.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

   L’eau est essentielle au corps humain, aux animaux et à la flore mais elle est également au cœur de notre système économique. Au fil des siècles, l’eau a été maîtrisée partiellement par les hommes même si quelquefois les sottes d’humeur de l’élément liquide sont indomptables, violentes et meurtrières.

Quoi qu’il en soit elle est indispensable. Elle permet aux agriculteurs d’irriguer les champs et d’abreuver le bétail. Les industries l’utilisent pour fabriquer des produits, pour nettoyer, lubrifier ou refroidir les machines.

Depuis que l’homme construit des barrages hydrauliques, l’eau permet de produire de l’énergie électrique, non polluante faut-le rappeler mais qui a un impact négatif sur la faune et la flore.

Voici une liste, non exhaustive, de produits industriels qui utilisent une quantité d’eau nécessaire à leur fabrication :

1 litre de bière utilise     25 litres                                 1 kilogramme de sucre  100 litres,

1 kilogramme de papier     250 litres                           1 kilogramme d’aluminium    1 250 litres

1 kilogramme de blé      1 500 litres                             1 automobile                35 000 litres. 

 

Le tigre a beau se baigner dans l'eau, ce ne sera jamais un caïman.

Proverbe du Burkina-Fasso.

Le Burkina-Fasso, littéralement "Pays des hommes intégres", est un pays francophone d'Afrique de l'Ouest dont la capitale est Ouagadougou. Le pays accède à l'indépendance le 5 août 1960 et est actuellement peuplé d'environ 19 513 000 habitants.

Nouvelles pratiques agricoles.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

            Près de 70% de l’eau consommée au niveau mondial est utilisée par l’agriculture, loin devant les industriels et les particuliers et, dans ce contexte de rareté de la ressource, le développement de nouvelles solutions et pratiques apparaît comme une nécessité pour produire mieux avec moins et, ainsi répondre aux besoins alimentaires de la population mondiale. Pour faire face à ces contraintes qui touchent de plus en plus de régions dans le monde, les solutions innovantes se développent, permettant de mieux gérer les consommations d’eau du secteur agricole. Entre baisse de la consommation et recours aux nouvelles technologies, un tableau de quelques solutions mises en œuvre dans des pays frappés par de fréquentes pénuries.

La Californie (USA) connaît son quatrième été de sécheresse d’affilé et la question de l’eau devient un problème récurrent. Les agriculteurs californiens se mobilisent à travers une initiative volontaire de réduction de leur consommation d’eau. Les exploitants agricoles ont pris conscience de l’importance de la préservation de la ressource après quelques décennies où l’on a consommé l’eau sans compter. Depuis mai 2015, une centaine d’agriculteurs du delta de Sacramento ont ainsi volontairement décidé de diminuer de 25 % leur consommation en eau, afin de prévenir la mise en œuvre de restrictions obligatoires plus conséquentes.

A Lérida en Andalousie (Espagne), l’une d’entre elles permet de mettre en place une irrigation intelligente en apportant à la plante automatiquement l’eau et les fertilisants dont elle a besoin, au bon moment et en bonne quantité. Elle permet aussi l’irrigation  de 250 hectares de vignes. Le logiciel de gestion collecte des données par le biais de sondes placées dans le sol, données qui lui permettent de calculer et déclencher quotidiennement le programme d’irrigation. Ce système d’auto-irrigation permet non seulement de maintenir un niveau de qualité de la vigne, mais également de réduire les coûts en eau et énergie.

En Italie, la ville de Milan a choisi de mettre en place un système de réutilisation des eaux usées pour l’irrigation des cultures, y compris en période de sécheresse. Le procédé repose sur la désinfection par ultra-violets des eaux usées en plus des procédés de traitements classiques, qui assure la maîtrise sanitaire des eaux traitées et autorise leur utilisation en cultures maraîchères. Une technologie qui assure l’irrigation de 22 000 hectares de terres agricoles.

Bien que dans une situation conjoncturelle, la France doit faire face à des séquences de sécheresse depuis le mois de juillet 2015. Un enjeu lié au changement climatique qui incite les agriculteurs à changer leurs usages et leurs pratiques professionnelles, pour faire face aux complications d’approvisionnement en eau mais aussi œuvrer à une gestion raisonnée lorsque le précieux liquide se fait rare. En juillet 2015, des mesures de restriction d’usage de l’eau ont été décrétées dans de nombreux départements français ; des niveaux de restriction variables allant de simple définition de créneaux horaires pour l’arrosage des espaces verts, jusqu’à l’interdiction de prélèvements à des fin agricoles. 

L’industrie gourmande en eau.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

                    On estime que dans les années 2000 l’industrie utilisait 725 milliards de mètres cubes d’eau par an et qu’en 2025 ce chiffre aura augmenté de 60 %. L’industrie représentera ainsi 24 % de l’ensemble des prélèvements. Une grande partie de cette augmentation se produira dans les pays en voie de développement, où les industries connaissent désormais une phase d’expansion rapide.

Il conviendra de veiller à mettre en place des technologies peu polluantes et économes en eau. Dans les pays développés les volumes d’eau utilisés pour l’industrie sont généralement stabilisés.

Les « roufaques » de la Saint Michel.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

         En Pyrénées catalanes comme ailleurs, les dictons et les adages fleurissent au fil des saisons mais lorsque les premiers flocons de neige blanchissent les sommets en automne, ce qui n’est pas rare en cette saison, notamment en cette période de «roufaques» (mot catalan signifiant des intermittences de pluie et de neige glacées auquel la tramontane ajoute son souffle froid) qui ont lieu autour de la Saint Michel en automne. Une météo qui surprend apès une saison très chaude, un changement de température qui annonce une nouvelle saison. Les vieux montagnards certifient un hiver particulièrement rude et une neige  abondante. Il est des  témoignages et des pressentiments qui ne trompent pas. Il n’aura pas échappé aux paysans que les sorbiers croulent littéralement sous les sorbes. D’après les Norvégiens habitués à la neige et à la glace, plus l’arbre porte de fruits en automne et  l’hiver n’en sera que plus long et rigoureux.

Bon d’accord, il va faire très froid cet hiver et les hauteurs de neige seront conséquentes, ce qui n’est pas pour déplaire aux professionnels des sports d’hiver, ni à ceux qui pratiquent les sports de glisse ou la randonnée chaussés de raquettes. C'est bien connu que le malheur des uns fait le bonheur des autres, mais après tout, la neige c’est de l’eau qui fera le plus grand bien à la  nature au printemps prochain !

L’Overshoot day ou «Jour de dépassement.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Cette année, l’Overshoot day ou Jour de dépassement a été atteint lundi 8 août 2016, soit 5 jours avant l’année précédente. Cela signifie qu’en moins de 8 mois, l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que la planète peut produire en 1 an. Tous les ans, le Global Footprint Network évalue le jour à partir duquel l’empreinte écologique de l’humanité dépasse la capacité écologique de notre planète. Chaque année cette date butoir avance inexorablement. Il y a 15 ans, en 2000, ce jour à partir duquel les hommes vivaient à crédit était en octobre.
Le coût de cette surconsommation est chaque jour plus évidente : pénurie en eau, désertification, érosion des sols, chute de productivité agricole, surexploitation halieutique, déforestation, disparition des espèces, et enfin concentration de CO2 dans l’atmosphère amplifie chacun des autres constats.
Nos sociétés doivent avancer vers de nouveaux modèles à plus faible empreinte, qui présentent d’ailleurs de nombreux co-bénéfices environnementaux, sociaux et économiques.
Source : WWF France.

L’eau, un des enjeux majeurs du XXIème siècle.