Différence entre crue et inondation.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

15 mai 2016.           Il faut bien distinguer crue et inondation. La crue désigne une période de fort débit d'un fleuve ou d’une rivière. Il peut y en avoir plusieurs au cours de l’année, en fait chaque fois que se produit un épisode de pluie ou d’orage intense. On peut parler par exemple de la crue annuelle, qui est le débit le plus élevé observé pour une année donnée. Pour qu’il y ait inondations, il faut que le débit de crue dépasse un seuil donné, au-delà duquel la rivière sort de son « lit mineur », c’est-à-dire son tracé normal, puis déborde dans son lit dit  « majeur ». Dès lors, le cours d'eau s’élargit dans la plaine, en général alluviale, formée précisément par le dépôt d’alluvions lors des crues précédentes. Ce sont des phénomènes naturels, qui façonnent l’environnement, avec lesquels les écosystèmes naturels sont en parfait équilibre.

Déchets d'uranium

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

En un peu plus de 50 ans, la France a extrait environ 76 000 tonnes d’uranium. Ces activités minières ont généré, par la quantité phénoménale de résidus, un véritable problème de pollution environnementale car la production d’uranium est à l’origine d’environ 166 millions de tonnes de résidus miniers qu’il faut bien « caser » quelque part. Il est d’usage de réhabiliter les anciennes carrières à ciel ouvert en les transformant en plan d’eau, les utiliser en remblais ou les immerger dans les anciennes mines.

Aujourd’hui, les mines sont fermées mais les eaux ruissellent toujours.

Changer de méthodes 01

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

      Au Brésil, l'extraction croissante de minerais entraîne la création de grands barrages visant à alimenter les usines de transformations.
Appelant à délaisser la course à la surconsommation au profit de la réduction des inégalités, les associations soulignent l'urgence à mesurer avec précision les quantités d'eau importées dans les produits que nous consommons. Un constat valable pour l'ensemble des ressources naturelles et de l'énergie consommée.
Mais ici comme ailleurs la logique productiviste des temps modernes a préféré bousculer les schémas natures plutôt d'en épouser les courbes. Le véritable écotourisme, soucieux de son environnement et de son rôle social représente la meilleure sauvegarde à l'avenir de la région. Comme toutes les terres sauvages du globe, la région doit faire face aux destructions engendrées par les activités humaines, toujours plus envahissantes. La zone inondée est d'autant plus vulnérable que son bon fonctionnement dépend complètement de l'extérieur. Déforestations, projets immobiliers, pollution, changement climatique, modification du régime hydrographique : chaque dérèglement menace de rompre ce fragile et miraculeux équilibre. Les résultats ont été à la hauteur de son arrogance: mer de coton en plein désert mais désert de sel en mer d'Aral. . Il faudra plus d'un siècle pour parvenir à une situation acceptable. Comme le Grenelle de l'environnement, il ne s'agit que de discours lénifiants pour endormir les gogos.

Le Citarum : un gros cloaque !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Fleuve majestueux surnommé la rivière de l'indigo, pendant des siècles le Citarum a fourni sur son parcours de l'eau propre à la population riveraine. Situé en Indonésie, à l'ouest de l'île de Java, il est devenu le fleuve le plus contaminé du monde, étouffé par les rejets industriels et les déchets domestiques. La rapide urbanisation et l'industrialisation ont transformé le fleuve en un immense dépotoir ! Plus de 500 usines s'alignent sur les 300 km de rives crachant leurs déchets dans cet égout à ciel ouvert ; beaucoup d'entre elles produisent des textiles extrêmement gourmands en traitements chimiques. Avec ces produits toxiques s'ajoutent toutes les autres sortes de détritus humains des usines et des gens qui y travaillent. Ici le luxe d'un service de collecte des ordures n'existe pas, pas plus que des toilettes modernes !
Cette catastrophe écologique constitue un réel danger pour les 5 millions de personnes vivant près du fleuve qui utilisent son eau pour l'agriculture. Les familles les plus pauvres parmi les pauvres, mettent leur santé en péril en y collectant parfois l'eau pour boire, pour la cuisson ou la toilette !
Tout se retrouve dans la rivière mais plus loin la déchetterie se déverse dans la mer de Java.
Combien de temps encore la Terre va-t-elle pouvoir supporter notre évolution, notre croissance, notre négligence, notre inconscience ?

La montagne c'est le territoire des dieux,
le fleuve celui des hommes.
Alain Rey, lexicologue français né à Pont du Château le 30 août 1928.

Méduse Mnemiopsis

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

La méduse Mnemiopsis, la terreur, s'avère heureusement une erreur. La mer Baltique au Nord de l'Europe est une mer presque fermée, très sensible aux pollutions. Alors que l'on redoutait l'invasion de la méduse Mnemiopsis susceptible de modifier l'écosystème de la Baltique déjà mal en point, les chercheurs ont constaté qu'il y avait eu erreur sur l'espèce. La Mertensia, la méduse indigène, s'avère en rien une terreur. Un gros soulagement. Atrocement souillée par la dernière guerre, de nombreux bateaux gisent sur le fond de la Baltique avec dans leurs soutes un important tonnage de bombes non utilisées qui se dégradent lentement. En février 2005, le WWF International annonce que la plupart des poissons de cette mer étaient si intoxiqués qu'ils ne devraient pas être vendus sur les étals européens. En novembre 2007 un plan d'action à l'échelle européenne ambitionne le retour d'un bon état écologique de l'environnement marin avant 2021.