Stop aux mégots sur les plages.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Les cendriers ont eu un succès fou. 

               Il faut savoir que 80 % de la pollution du bord de mer provient de la terre ferme. Sur les côtes françaises de nombreuses plages non-fumeurs fleurissent. On ne peut les nommer toutes mais les stations pionnières ont été : Nice, Ouistreham Cannes, Porto-Vecchio, ou Saint Malo. Un seul mégot peut polluer à lui seul des centaines de litres d’eau, et mettre 2 années pour se dégrader dans le sol. Malheureusement on retrouve beaucoup de mégots, ils sont jetés dans les caniveaux et ils suivent le cours d’eau avant d’arriver à la mer. Bien que fumer soit pas interdit sur la plage de Paulilles, l’absence de mégots est remarquable. Les fumeurs respectent la propreté du site en ne polluant pas, ce qui est plutôt rassurant quand on constate la sécheresse que connaît la pinède alentour.

Collioure, il y a quelques saisons, a expérimenté un concept intéressant. Réduire la pollution du milieu marin en distribuant des cendriers de poche sur ses plages. D'autres plages du département des Pyrénées Orientales ont suivi avec une sensibilisation en direction des estivants et des autochtones à la pollution générée par les mégots. Une distribution de cendriers 100% recyclables fabriqués à partir de matières recyclables qui ont une durée de vie de 10 environ. Des cendriers porte-clés personnalisés avec des photos de la ville ainsi les estivants les gardent en souvenir.

Les cendriers de plage ont remporté un vif succès auprès des vacanciers adeptes de la bronzette. Un engouement encourageant à proposer à nouveau le prochain été des distributions à plus grande échelle. Les cendriers de plage victimes de leur succès. Une opération à reconduire chaque année. 

Prévention contre le moustique tigre.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

            Vivant à proximité de nos maisons, le moustique tigre se développe dans notre région dans de petites dépressions, trous, ornières qui se transforment en mares, allant de quelques centimètres carrés à plusieurs hectares recueillant durant quelques jours, parfois plusieurs semaines, les eaux stagnantes lesquelles deviennent vite sous l'effet de la chaleur des eaux nauséabondes. Chez vous comme chez moi, nous aussi nous devons éviter de laisser stagner de l'eau dans le moindre récipient, vase ou bassin dont l’exposition au soleil va détériorer rapidement sa qualité. En fait l’eau croupissante est le berceau favori du moustique tigre qui trouve là, les conditions favorables à son développement. Il pond sur le plus petit point d’eau et la moindre élévation du niveau provoque l’éclosion des œufs.

Il n’existe pas de traitement préventif. Pour éviter sa prolifération, il importe d’éliminer tous les lieux de ponte et de développement des larves du moustique en supprimant tous les endroits où l’eau de pluie ou d’arrosage, propre ou sale, peut stagner. Si au cours de la saison chaude, grosso modo de juin à septembre, on conserve de l’eau en réserve, il faut la fermer le plus hermétiquement possible à l’aide de moustiquaires ou les vider chaque deux ou trois jour. Il est aussi nécessaire de remplacer l’eau des coupelles des pots de fleurs par du sable humide ce qui permet d’entretenir les végétaux sans offrir le gîte aux moustiques.

Ce petit insecte, désagréable et agressif, pique jour et nuit mais surtout il peut transmettre deux virus : la dengue et le chikungunya. Eviter l’expansion de ce dangereux nuisible est une affaire collective.

Dans une guerre sans merci, tous les moyens de déplacement font l'affaire pour éradiquer les larves de moustiques dans les moindres petites flaques  et bassins où l'eau stagne : empoisonnement de l’eau pour éliminer les insectes volants qui piquent. Photo de la vaste camapagne (1962-1970) de démoustification en Languedoc-Roussillon. 

Mise en garde des scientifiques : il y a urgence !

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

              Plusieurs phénomènes sont conjugués pour transformer une situation d’équilibre relatif en situation de pénurie : l’explosion démographique. En un siècle la population mondiale a été multipliée par 3, les surfaces irriguées par 6, la consommation par 7. Bilan : la quantité d’eau disponible a diminuée de un tiers (1/3) en 25 ans. Quand au prix, il augmente de 9 % par an en moyenne.

Parallèlement, la qualité de l’eau disponible se détériore d’année en année : la pollution empire, dans les zones riches comme dans les pays pauvres. La France n’est pas à l’abri : 7,2 millions d’habitants sont alimentés par une eau de mauvaise qualité.

       Même en Europe, de nouvelles zones de sécheresse, voire d’aridité, sont en train d’apparaître. Sans surprise, les régions méditerranéennes, telles l’Andalousie, la Catalogne ou le Portugal ont des problèmes. Les experts sont formels: si la pénurie d’eau n’a pas encore vraiment commencé, elle s’inscrit dans notre futur très proche. Il suffit de comparer nos réserves naturelles et notre consommation. Dans très peu de temps, la seconde dépassera la première.

Depuis plus de 30 ou 40 ans que la communauté scientifique alerte les pouvoirs publics sur la pollution aquatique due aux pesticides, aux résidus pharmaceutiques et plastiques. La mise en garde des scientifiques est claire, il y a urgence. 

Révoqués.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

          Pays d’Afrique australe, le Zimbabwe est devenu indépendant en 1965. Jeune démocratie que certains politiciens oublient facilement.  Deux employés du service de l’eau de la ville d’Harare, métropole de 2,8 millions d’habitants, ont fait l’objet d’une convocation pour comparaître devant une commission disciplinaire pour avoir « coupé » le robinet d’eau potable à un ministre du gouvernement. Les releveurs de compteur mandatés par les services communaux de la ville ont déconnecté du réseau la résidence de cette personnalité pour défaut de paiement d’une facture d’eau potable avoisinant 3 millions ZWD (412 euros). Ces imprudents employés auraient dû savoir que Chombon, c’est le nom d'un ministre. Pas n’importe lequel, de ministre, celui des Travaux publics et de l’Habitat qui loge avec sa nombreuse famille dans un quartier huppé de la capitale !

Devant la commission  de discipline les employés affirment qu’ils ignoraient à qui appartenait le compteur de l’usager. Le travail c’est sérieux, on ne babine pas avec les « étourderies ». La sanction tombe : licenciés ! Ils ont appris à leurs dépend ce que signifie outrage à VIP ou Very Important Person ! Le Zimbabwe étant une ancienne colonie anglaise, la traduction en français : très haute personnalité !

Cette VIP, ce monsieur Chombo a déjà fait parler de lui dans le pays en suspendant le maire de Harare et de la plupart de ses conseillers parce qu’ils fournissaient, à son avis, des services insuffisants aux résidents de la capitale. Il nomme aussitôt des commissaires pour gérer la ville. Malgré l’évidente bonne volonté des commissaires, la qualité des services se détériorent davantage.

Chut, faut pas le dire, y a risque d’emprisonnement à vie ! 

La pire de toute l'histoire.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

    Le Sahel est une vaste région d’Afrique parmi les plus arides et inhospitalières de la planète. Cette région prend racine aux rives de l’océan Atlantique et s’étend jusqu’aux côtes occidentales de l’Afrique englobant 6 pays très pauvres : le Sénégal, la Mauritanie, le Mali, la Haute-Volta, le Nigéria et le Tchad. 

En arabe, le mot Sahel veut dire « plage », avec comme référence le fait que cette région couvre une partie du Sahara ; pour les gens c’est « la grande plage de sable ». Le Sahel est habitué aux sécheresses et aux privations. Lorsqu’il s’agit d’une année normale ; bon an, mal an, le ciel lâche de 10 à 50 cm d’eau, cela rempli les puits et les oasis, rendant ainsi possible les cultures agricoles des terres. Mais à partir de 1968, une série d’années exceptionnellement sèches, ramena les précipitations d’eau presque à zéro. Un manque de pluie qui provoqua l’assèchement complet des points d’eau, lesquels sont vitaux pour la survie des bergers et de leurs troupeaux qui par conséquent menaça de dépeupler complètement le Sahel.

Commencée en 1968, cette terrible catastrophe dura jusqu’en 1974. La pénurie était parmi les pires de toute l’histoire.