Flore et végétation du Canigou.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

        Depuis la première excursion botanique organisée le 14 juillet 1891, par Charles Flahault, qui a emmené 25 personnes aux neiges éternelles, en passant par le catalogue raisonné de la flore des Pyrénées Orientales, de Gauthier en 1898 et la carte de la végétation des Pyrénées Orientales, par Henri Gaussen en 1950, 3300 espèces ont été répertoriées sur 2 785,66 m de hauteur et 32 600 hectares du massif, comme le botrychium simplex, découvert en 2010 dans la réserve de Mantet. Le Canigou dévoile des plantes aux noms étranges, la ramonda myconi ou « oreille de l’ours, le drosera carnivore, le nerprun alaterre, le solidago verge d’or, d’autres plus familières, l’immortelle, le lys martagon, le coscoll que chacun connaît pour l’avoir cherché sur les versants abrupts et avoir dégusté ses tiges bouclées, le rhododendron. Ces fleurs magnifiques résistent parfois à des températures extrêmes, telle la potentilla nivalis. Des arbres aux variétés différentes, chênes, pins, bouleaux, hêtres, sapins, abritent à chaque étape de la végétation une flore spécifique qui leur est associée. Cette forêt se transforme avec certaines espèces en recrudescence tandis que d’autres voient leur population diminuer. Evolution incessante liée à la déprise agricole, au climat changeant et à l’exploitation de la forêt.

Plaisirs aquatiques en Pyrénées.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

Ce long article consacré aux bienfaits de l'eau sur les Pyrénées catalanes est scindé en deux partiesLa 2ème partie sera diffuséeau début du mois prochain.

Hiver, automne, printemps ou été, la nature enlace de toutes parts Fontpédrouse et le hameau de St Thomas, particulièrement les abords des bassins et de l'amphithéâtre qui s'habillent  de couleurs saisonnières sous un ciel d'azur

 Les Pyrénées catalanes et audoises sont une immense réserve d’eau aux qualités diverses et complémentaires : toujours douces et limpides, elles sont naturellement vives, chaudes, fraîches, minéralisées, indomptables, furieuses, dormantes...Des lacs glaciaires plus ou moins grands créés naturellement par la nature ou des retenues d’eau aux surfaces imposantes construites par les hommes pour diverses raisons se transforment en véritables mers intérieures en saison estivale, permettant toutes les activités aquatiques. 

Le col de Ternère marque l’entrée en Conflent. A partir de cette modeste dépression, la route s’élève graduellement vers les hauts sommets des Pyrénées dont le trajet sinueux est jalonné de réservoirs d’eau qui font sa richesse et sa beauté. Et aussitôt, à droite la vaste retenue de Vinça, réservoir contenant plus de 24 millions de m3 réservés surtout à l’irrigation, à gauche, côté village, la plage des Escoumes a transformé l'avenir de Vinça. 

Le lac des "Escoumes" à Vinça est la plage du Conflent. Un poste de secours, l'analyse régulière de l'eau, des engins nautiques en location et des animations font de cet espace aquatique un pôle touristique incontournable de la vallée de la Têt. A l'arrière-plan, l'imposante silhouette du Massif du Canigou. 

A quelques kilomètres de distance, découvrez à Marquixanes sur les berges de la Têt, la base d’eaux vives pleine nature dissimulée sous une épaisse et luxuriante frondaison. Après le village médiéval de Eus accroché sur la colline, l’étroite vallée de la Castellane se faufile jusqu’à 450 m d’altitude pour accueillir la réputée station thermale de Molitg les Bains dans une véritable oasis de verdure ! Pau Casals, le virtuose musicien catalan, fidèle curiste, appréciait les vertus des eaux de Molitg. A Villefranche de Conflent, superbe bastion militaire d’un autre temps, le Cadi gros torrent de montagne vous guide jusqu’à Vernet les Bains niché au pied du Canigou. Au cœur du Parc Naturel Régional des Pyrénées catalanes, accordez-vous une pose "Bien-être" : les eaux de la « Perle des Pyrénées » transformeront votre esprit et votre corps, l’air pur du Canigou fera le reste ! A regret je laisse Villefranche derrière moi, ce sera l’occasion d’organiser plus tard une escapade exclusive consacrée à la merveilleuse citadelle bâtie par Vauban.

La route devient plus sinueuse, la montée plus raide. Les imposants bâtiments thermaux de Thués entre-Valls longent la Têt, l’entrée des gorges de la Carança invitent à une randonnée en suivant le torrent qui a donné son nom aux gorges et au lac. Sur un sentier vertigineux creusé dans la roche, truffé d'obstacles afin de rejoindre le refuge au bord du lac est une véritable prouesse sportive car ce site rustique n'est accessible qu'à pied pour une durée d'environ 4 heures par des randonneurs chevronnés et des pêcheurs aguerris motivés par la prise de belles truites et saumons des fontaines. Débouler au lac de la Carança est une récompense, un somptueux décor pour une découverte et une contemplation d'une nature harmonieuse, toujours mystérieuse dont le silence assourdissant n'est troublé par le vol d'un aigle royal ou au lever du jour,  par le bruissement discret d'un va et vient autour de l'étang où les animaux, petits et grands, chacun à son tour, s'abreuvent. Ce site au coeur du Parc Naturel Régional des Pyrénées catalanes, préservé par la difficulté d'y accéder, se mérite ! 

Un itinéraire parsemé d'embûches attend ce randonneur qui pose à l'entrée des redoutables gorges de la Carança : sentier étroit creusé dans la roche, corniches vertigineuses, ponts de singe instables, passerelles métalliques rouillées, traversées risquées du torrent, portage du matériel indispensable pour un long bivouac . Photo de 1920 environ. 

Le sillon de la Têt s’approfondit et se resserre entre deux parois tapissées de verts pâturages ou de forêts de pins à crochet, où l’on croise des ouvrages d'art spectaculaires comme le pont Séjourné, suspendu dans le vide depuis plus de 100 ans. Mais voilà déjà Fontpédrouse et le hameau St Thomas, perchés à 1150 m d’altitude. Les « Bains de St Thomas » réputés pour la qualité de ses sources d’eau chaudes (58° C), sulfurées, bicarbonées, riches en fluor et oligo-éléments. Des sources thermales exceptionnelles qui possèdent des vertus antalgiques, décontractantes, cicatrisantes que son plancton thermal rend légère et douce pour la peau s’expriment dans un amphithéâtre romain élevé à ciel ouvert : un temple dédié à l’eau  !

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Trobada al cim del Canigò.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

Trobada al cim del Canigò ou Rencontre au sommet du Canigou. 

Depuis Bouleternère en Roussillon, le pic du Canigò, en pointe de diamant, émerge des nuages pour admirer fleurir les arbres fruitiers du Conflent, chargés de fruits du printemps et se dévêtir de son blanc manteau afin de fêter la Sant Joan (la Saint Jean)

Omniprésent dans le paysage du Roussillon, il est dans le cœur des Catalans d’origine et de ceux qui veulent le devenir.

Le massif granitique du Canigou (Canigò en catalan), entre Pyrénées et Méditerranée, est une montagne unique en son genre et chaque Catalan doit au moins une fois dans sa vie toucher la croix de fer forgé édifiée sur son pic à 2 784 mètres d’altitude. Ce massif emblématique est la « bandera » (la bannière) de l’identité et de l’unité régionale de la Catalogne. Il représente le symbole de la fécondité par la quantité et la qualité de ses eaux limpides qui ruissellent sur ses flancs et dans les vallées encaissées. Il stocke des quantités phénoménales d’eau sous forme de glace et de neige qu’il redistribue lors du dégel et la fonte des neiges à travers de multiples torrents et canaux pour propager la vie et embellir la nature. A ses pieds fleurissent des villes d’eau réputées dont les fleurons sont : Amélie les Bains, Prats de Mollo-La Preste, Le Boulou, Vernet les Bains, Moligt les Bains, Thuès les Bains, St Thomas et tant d’autres situées sur ses versants sur lesquels jaillissent des eaux minéralisées aux vertus curatives.

Chaque année, le soir du 23 du mois de juin, il est aussi le théâtre idoine de la traditionnelle « Trobada » de la Saint-Jean. Une grande fête populaire pratiquée depuis la nuit des temps pour célébrer le solstice de l’été. Une délégation de Catalans du Sud accueille au sommet la flamme amenée de Perpignan par des Catalans français ; cette flamme en redescendant vers la plaine, allume au fur et à mesure tous les feux préparés dans les villages des deux côtés de la frontière. Dès lors une grande communion s’opère entre tous les Catalans divisés en 1659 par un malencontreux traité : le Traité des Pyrénées.

Une belle occasion de se réunir dans la bonne humeur autour d’un feu de joie pour discuter, raconter, chanter et danser. Pour les amoureux, "sauter" par-dessus le petit bûcher garantissait que leur amour dure toute l’année.

Espérons pour ce premier jour d’été un temps de saison avec un ciel illuminé d’étoiles scintillantes. La flamme de la St Jean, une fête traditionnelle en Pays catalan, illuminera la place de votre village ou de votre ville le soir du 23 juin. 

Rafting en Haute Vallée Aude.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

On se croirait à la base des chutes du Niagara, portant nous sommes bien à Axat sur les gorges de la Haute-Vallée de l'Aude dans les Pyrénées.

            La discipline sportive qui consiste à dévaler sur un radeau les eaux-vives en furie d’une rivière ou d’un gros torrent s’est imposée comme un sport à part entière. Plus connue sous le terme d’origine anglaise, le rafting, les Pyrénées catalanes (Nord et Sud) et audoises recensent plusieurs spots qui se prêtent à merveille à cette activité pleine nature.

Le pittoresque village d’Axat, dans la Haute Vallée de l’Aude, compte un site parmi les meilleurs dans notre région grâce au fleuve côtier l’Aude qui prend sa source au lac Aude à 2 100 mètres dans le massif du Carlite en Pyrénées catalanes. Après une courte pause sur les barrages artificiels du Capcir et du Donnezan, l’eau des sommets poursuit son chemin irrésistible vers les plaines du département de l’Aude et la mer Méditerranée. Son eau froide, oxygénée, limpide et capricieuse accueille une faune et flore riche et diversifiée.

Dans la partie de bras de fer engagée depuis des millénaires, c’est l’élément liquide qui semble l’avoir emporté. Bien que la roche se soit âprement défendue, entraînant l’eau dans d’épuisantes ondulations, l’enserrant dans ses canyons, la laissant rebondir en cascades, la piégeant malicieusement pour la faire rejaillir en aval sur une grosse pierre que le soleil ne réchauffera jamais. Dans ce paysage sauvage et tourmenté, seule l’eau trace sa route patiemment, tout en distribuant ses bienfaits à une flore luxuriante. Après un court détour par l’Ariège, l’impétueux fleuve audois a creusé, les gorges de S-Georges, étroites, verticales et impressionnantes falaises dépassant 200 mètres de hauteur. Dans ce milieu minéral, avec une envergure de 2,80 m, d’un poids de 8 kg 500, le vautour fauve règne, construisant son nid sur les parois verticales !

Parfois soumise, jamais domptée, l’eau gicle, enroule les rochers, tourbillonne, puis s’apaise, reprend sa folle vitesse, tour à tour cristalline ou écumante, salue les rustiques maisons d’Axat longeant le lit du fleuve côtier, avant de s’échapper vers les gorges de la Pierre-Lys en aval. Les gorges d’Alet proposent des descentes. Le corps du sportif participe pleinement, je dirais sensuellement, aux jeux antagonistes de l’ombre et de la lumière, de la chaleur et de la fraîcheur, du silence opaque et le murmure de l’onde bestiale, des arômes de toutes sortes suintant des pores de la terre.L’engouement que connaît aujourd’hui la pratique du rafting est à rapprocher de la vague qui pousse des adeptes toujours plus nombreux vers les sports de montagne, qu’ils soient relativement nouveaux comme l’hydrospeed, le raft, ou traditionnel comme le canoë-kayak. Fortement teinté d’aventure, de nature, de modestie face aux éléments naturels, le plaisir de vivre ensemble et le partage d’une aventure cocasse, le raft permet, tant aux débutants, aux familles, qu’aux sportifs entrainés de goûter à des émotions rares. Sous son aspect ludique, la pratique de Rafting n’est pas sans danger. Quel que soit le niveau des aptitudes, il ne faut jamais perdre de vue que la montagne est capricieuse et même parfois cruelle. A ceux qui se sont sentis, un instant plus fort qu’elle, elle a réservé un sort tragique. Avant toute chose de partir, pour passer une agréable journée, la prudence commande d’interroger les services de prévisions météorologiques locaux.

D’autre part, ne pas négliger la dépense énergétique qu’entraine l’activité sportive sur l’eau : le stress, la marche, le transport du matériel, les chocs thermiques entre la chaleur du soleil et le barbotage en eau froide ; il est donc prévoyant d’anticiper cette déperdition calorique et compenser par des sucres à assimilation rapide (fruits secs, miel, chocolat) car des pratiquants ont été victimes de malaises hypoglycémiques. Les conséquences de telles défaillances peuvent être dramatiques quand on ne peut revenir en arrière et que, obligé de poursuivre la descente, on doit encore affronter les éléments pendant un certain temps avant d’apporter des soins appropriés au souffrant. Bon gré, mal gré, il faut aller jusqu’au bout car les canyons offrent très peu d’échappatoires ! Mais encore se munir d’un sérum antivenimeux. En retour, la nature saura se montrer généreuse, dispensant tout au long de la rivière une griserie, exacerbée par une sensibilité de tout le corps de la plante des pieds à la nuque, puis une fatigue bénéfique où se combinent ivresse de l’esprit et du corps.

En fin d’après-midi, autour d’un verre, chacun y va de son aventure, l’euphorie du débutant côtoyant la calme expérience du « pro ». La nuit tombée, enveloppée d’une fraîcheur bienvenue, les rires et les chants résonnent jusqu’à une heure avancée, jusqu’à ce que les « aventuriers des sports pleine nature » regagnent leur tente ou leur sac de couchage et s’endormir sous la trame envoûtante de milliers d’étoiles illuminant somptueusement le ciel pyrénéen. 

Débouchant du spot, l'embarcation des "matelots" en recherche de sensations fortes, est aussitôt rudement ballotée par les flots déchaînés du fleuve sauvage de la Haute Vallée de l'Aude. 

Pyrénées, lieux de détente.

Écrit par Super User. Publié dans Nos Pyrénées.

           Les amoureux des Pyrénées, randonneurs, pêcheurs, chasseurs, chercheurs de champignons, bûcherons, éleveurs, bergers et autochtones évoluant dans le milieu montagnard portent souvent en eux des sources d’émotions différentes sur ce lieu de vie, passionnés par ce pays d’aventures, de cultures et de traditions. L’été la montagne s’ouvre à une multitude d’activités sportives en eaus-vives, randonnées, VTT, trail…Quelques règles toutes simples pour que tous les usagers de nos massifs se partagent l’espace sans problèmes. 

Tenir son chien en laisse pour la sécurité des personnes, la tranquillité des troupeaux et des animaux sauvages. Les apeurer peut provoquer des accidents mortels. Marchez tant que possible sur les sentiers à distance (une vingtaine de mètres) des troupeauxPour ne pas effrayer les animaux, ne pas crier, ni agiter des habits, encore moins des bâtons. Les portes de clôtures sont des outils de travail, il faut les replacer telles qu’elles étaient avant votre passage (ouvertes ou fermées). Les randonneurs peuvent être amenés à croiser des chiens de protection ou de garde. Ces derniers sont dressés pour garder le troupeau. S’ils aboient en se dirigeant vers vous ne tentez pas de les effrayer. Cyclistes descendez de votre vélo, laissez-leur le temps de vous identifier, ne pas courir et avancez calmement, ils vous raccompagneront à la limite de leur territoire. 

La plage du lac des Escoumes à Vinça en Pays catalan.

Vinça regorge de sources naturelles qui approvisionnent les nombreuses fontaines et lavoirs éparpillées à travers le vieux village, de rivières et torrents aux eaux limpides prenant plaisir à lézarder sur les plages sécurisées du lac des Escoumes, avant de verser dans le barrage-réservoir sur la Têt dont la capacité de rétention d'eau est de 25 millions de mètres-cubes ! Vinça mérite le titre de ville d'eau. 

Dans la vallée de la Têt lorsque la route s'élève vers les hauts plateaux de la Cerdagne, Vinça nichée au pied du massif du Canigou, est le premier maillon d'un vaste territoire nommé Conflent. Nanti d'une flore luxuriante, d'un environnement préservé complété par un patrimoine architectural où l'art roman captive sous un soleil lumineux : Serrabone, St Michel de Cuxa, St Martin du Canigou, de citadelles militaires Villefranche de Conflent et Mont-Louis, de stations thermales Vernet les Bains, Molitg, Bains St Thomas. Le Conflent, un énorme potentiel de loisirs où l'eau est l'élément moteur pour jouir d'excellents moments de détente.