Leucate une presqu’île.

Écrit par Super User. Publié dans Histoire d'ici.

         Leucate a grandi au bout du massif des Corbières maritimes, à l’abri d’une énorme bosse minérale, aplatie au sommet, appelée communément la « falaise » qui propose un extraordinaire spectacle dominant le Golfe du Lion où la vue lorgne vers La Franqui au nord et sa fabuleuse plage des Coussoules longue de 8 km, et au sud, Leucate-plage riche d’une bande de sable doré de 10 km. Le regard se perd parfois au-delà du cap Béar lorsque le temps s’y prête. Sur le plateau ensoleillé de la « falaise », règne depuis l’Antiquité de la bonne vigne, épurée par la tramontane qui s’efforce de maintenir un bon état sanitaire. L’époque  récente, progrès oblige, a érigé un phare, un sémaphore et plus récemment un restaurant panoramique. Il n’y a pas meilleur endroit que ce balcon ordonné par la nature, pour attester que la vieille bourgade languedocienne, cernée d’un côté par les lagunes côtières et de l’autre par la Méditerranée, est une vraie presqu’île. Adossé à la colline, le vieux village de Leucate et ses maisons bâties de matériaux locaux font face à l’étang, une véritable petite mer intérieure qui porte son nom, chapeauté par le majestueux massif du Canigou qui étale son double sur le grand miroir liquide. La richesse aquatique et l’excellent vin de terroir ont depuis les temps séculaires permis aux pêcheurs-vignerons de vivre sinon dans l’opulence, du moins convenablement.

Vers les années 1960-1970, l’aménagement touristique du littoral du Languedoc-Roussillon voit Port-Leucate émerger de terre sur une bande étroite entre Méditerranée et étang, ainsi que les villages naturistes, une ville dans la ville avec une architecture résolument moderne; Leucate-Plage et La Franqui s’agrandissent aussi en préservant, dieu merci, leur cachet désuet. Ce réservoir d’eau infini aiguise la réflexion par son incroyable présence, envahissante, presque arrogante. Il est un nouveau virage au contour des années 2 000 que va saisir la commune. Importés des îles paradisiaques les sports de glisse sur l’eau et les loisirs de pleine nature connaissent une grande vogue. De là va germer une idée : utiliser les éléments naturels du terroir, l’eau surabondante, le souffle inépuisable de la tramontane et ses paysages naturels, aussi variés que sauvages qui ont gardé leur authenticité. Et de cette subtile alchimie accouchera une vitrine ; le Mondial du Vent, une épreuve sportive  de niveau international qui attire chaque année le gotha mondial du kitesurf, du windsurf et autres disciplines de glisse !

La commune audoise coche ses nombreux atouts : site Natura 2000, entré sud du Parc Naturel Régional de la Narbonnaise en Méditerranée, le Parc Naturel Marin du Golfe du Lion conforté par le Pavillon Bleu sur toutes ses plages et son port. La terre, l’eau, le sable, le soleil, l’air, le vent, un environnement exceptionnel dans une nature sauvage et préservée, une offrande qui enchante l’habitant…et les visiteurs ! Ici, l’éclatante lumière donne soif aux sens et Leucate se transforme en paradis où l’homme vit harmonieusement avec son environnement. 

Port-Vendres, le renouveau.

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        Niché au creux de magnifiques criques de la Côte Vermeille, Port-Vendres, entre mer et montagne, est le petit port emblématique des Pyrénées Orientales. Village atypique, conjuguant histoire et modernité, révéle ses rapport avec la Méditerranée sous un jour nouveau. Au détour d’un col, un château fort au passé tumultueux domine la vieille cité, arrimé sur les contreforts tapissés de vignes délivre un écrin de verdure avec la Grande Bleue à ses pieds. Aiguisés par la curiosité, vos pas vous conduiront vers le nouveau port, construit en 1836, où le mouvement des bateaux, petits et grands, est permanent. La place de Castellane havre de quiétude engendre la vue sur la rade et vers le large ; la place de l’Obélisque, premier monument érigé à la gloire de Louis XVI, avec à ses pieds la Vénus d’Aristide Maillol dominent le Vieux-Port sur lequel s’activent les vieux pêcheurs, aux visages burinés par le soleil, raccommodant les filets, l’église Notre Dame de Bonne Nouvelle, borne de départ de la longue rue du Soleil dont le nom est explicite. Sur les quais remplis de vie, le charme désuet des façades traditionnelles se soutenant mutuellement, reflétent la solidarité entre les générations, les accueillantes terrasses des cafés permettent de rêver en regardant les voiliers de prestige et les villes flottantes que sont les navires de croisières. Un rêve qui s’échappe vers l’original phare et au-delà vers l’horizon. Après cette promenade agréable, les plages qui agrémentent le port de Vénus possèdent des arguments alléchants notamment le cadre environnemental naturel. Rattaché à Port-Vendres, le hameau de Paulilles situé sur la route de Banyuls sur Mer abritait depuis 1870 une fabrique d’explosifs dans un cadre déjà enchanteur. Ce hameau vivait presque en autarcie et une école maternelle accueillait les enfants des ouvriers. Après avoir fonctionné pendant 114 ans sans interruption apportant du travail à la population de la Côte Vermeille, l’entreprise ferme ses portes définitivement en 1984. Les employés partent travailler ailleurs, l’école devient silencieuse, le lieu aussi, méticuleuseument la flore sauvage, taillis et ronces s'accaparent les prairies, les bâtiments se délabrent et le lieu, autrefois plein de vie se transforme au fil des ans en friche industrielle. Pourtant cette jachère aiguise la convoitise des promoteurs immobiliers. Heureusement la raison l’emportera sur la soif d’argent. La vaste baie de Paulilles adossée aux contreforts des Albères avec ses plages de sable fin ou de petits galets dominées par les roches vermeilles, les vignes en terrasses et une végétation méditerranéenne exceptionnelle conjuguent histoire et modernité gardera la beauté de son environnement naturel transformé en terrain de jeu pour tous. Le site exceptionnel de Paulilles, ses 3 plages abritées par le cap Béar dessinent une baie parmi les plus belles du Golfe du Lion, la population se réapproprit ce bijou environnemental unique. Paulilles renaît de ses cendres, Port-Vendres regarde vers la Méditerranée, Port-Vendres regarde vers l'avenir ! 

Autrefois les explosifs passaient par cette porte, chargés sur les navires puis partaient livrer la marchadises à travers le monde, Aujourd'hui la baie de Paulilles est devenu un lieu de repos et de détente. Les barques, la pointe du cap Béar et son phare sont le symbole de cette beauté sauvage de la Côte Vermeille.

Vacances 2016, naviguez vers de nouvelles aventures.

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Les beaux jours arrivent à grands pas, naviguez vers de nouvelles aventures sur l’eau, dans l’eau ou avec l’eau qu’elle soit salée, douce, saumâtre, minéralisée, calme ou impétueuse ! Notre micro-région, (Catalogne Nord, Catalùnya Sud et Languedoc), possède tous les types d’eaux que l’on peut trouver sur notre planète. Partez à la rencontre des plus beaux paysages maritimes et des trésors de notre Méditerranée à travers des images insolites et des histoires méconnues. Préparez vos sorties en familles vers la Mare Nostrum, berceau de l’humanité, pour découvrir ses trésors et ses coutumes. Bordée d’étangs saumâtres, d’interminables plages de sable doré ou de côtes rocheuses déchiquetées, de ports pittoresques, c’est un immense terrain de jeu dont les principaux éléments naturels sont l’eau, le soleil, le vent, sa faune et son patrimoine maritime. Pour les Pyrénées catalanes, c’est le paradis de l’eau thermale minéralisée, douce, froide, chaude, cristalline, avec ou sans gaz, issue de la fonte des neiges. Constellées d’étangs naturels et artificiels, quadrillées de torrents tumultueux, de stations thermales dans un cadre de vie unique, de vallée étroites et gorges profondes creusées dans le granit, de rivières qui ont sculpté notre paysage où l’onde est omniprésente, lieux dans lesquels toutes les activités en eaux vives sont possibles. Les principaux atouts en Pyrénées catalanes sont ses eaux aux vertus curatives dans un environnement naturel rayonnant, un chapelet de petits villages authentiques sous un soleil généreux, un air pur, une faune et une flore spécifique, un patrimoine architectural de grande valeur. Apprenons à protéger l’eau, apprenons à ménager toutes les eaux. Vitale pour les humains, la faune et la flore, l’eau est source de vie. En toute tranquillité, bonnes vacances ! 

 La mer, la mer, toujours recommencée.

Paul Valéry, écrivain, poète et philosophe né à Sète (Languedoc) le 30 octobre 1871, décédé à Paris le 20 juillet 1945. Il repose au cimetière marin de sa ville natale face aux flots bleutés de la Méditerranée

Le colosse de pierre.

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Pour franchir le Gardon, les Romains édifient le pont du Gard, une prouesse technique extraordinaire et l'un des plus beaux ouvrages d'art de tous les temps construit par les hommes. Le pont-aqueduc est le témoignage que les Romains maitrisaient parfaitement les techniques hydrauliques. Photo de 1920. 

15 juin 2016.      Le pont du Gard est un aqueduc construit en terre languedocienne par les Romains entre 38 et 52 avant J-C pour enjamber le Gardon, fleuve côtier aux débordements saisonniers mémorables. Le rôle de son édification : amener par gravitation l’eau abondante de la région d’Uzés jusqu’à la fontaine de l’Eure au centre-ville de Nîmes, belle cité romaine mais dont la ressource indispensable à la vie faisait cruellement défaut. Un parcours de 40,702 km avec un dénivelé en moyenne de 25 cm par kilomètre à travers les plantes et senteurs des garrigues du Haut Languedoc.
Au meilleur de son utilisation, aux IIème et IIIème siècle, quelques 35 000 m3 (35 millions de litres) transitaient par l’aqueduc. Sa longueur totale est de 275 mètres sur 3 niveaux, sa hauteur culmine à 48 mètres au-dessus du fleuve et son poids dépasse 50 000 tonnes. C’est dans les carrières environnantes que les matériaux sont prélevés. Certains blocs de pierre pèsent près de 6 tonnes, sont posés avec une précision prodigieuse. De nombreuses traces et gravures sont incrustées sur la façade du pont. Ce sont des repères d’assemblage indiquant les positions de chaque pièce, soit des symboles ciselés par les tailleurs de pierre représentant un phallus, symbole de fécondité.
Au début du IVème siècle, il fut délaissé peu à peu, puis définitivement abandonné lorsque l’Empire romain s’écroula en Occident. Au Moyen-âge, les piles du second étage furent élargies et il fut utilisé comme pont routier.
Ce prestigieux aqueduc édifié il y a plus de 2 000 ans par les Romains, grands bâtisseurs, se jouant des contraintes topographiques, est le plus grand, le plus beau et le mieux conservé de tous les aqueducs romains dissiminés à travers l'Europe romaine.
Le Pont du Gard est classé Patrimoine mondial de l’humanité. 

 En vacances une devise : respectons et faisons respecter la mer,

sa faune et sa flore car le milieu maritime est très fragile ! 

45 ans déjà.

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16 mai 2016.             En 1969, le maire de Cerbère inquiet de la dégradation de la Côte Vermeille dû à l’afflux massif de touristes attirés par la beauté sauvage du lieu et une pêche devenue industrielle, se mit à réfléchir en collaboration étroite avec le laboratoire Arago, installé sur le port de Banyuls sur Mer. Le laboratoire fut créé pour étudier la faune et la flore spécifique du golfe du Lion. Une référence scientifique connue et reconnue en France ! L’idée de cette collaboration, entre le laboratoire et le représentant de la ville de Cerbère était une initiative pionnière : mettre en « réserve » une partie de la côte rocheuse, ce qui ne c’était jamais fait en France. Un an après le début de cette étude, la municipalité de Banyuls s’associait au projet.
En 1971, le laboratoire Arago présentait un « rapport scientifique justificatif en vue de la création d’une réserve biologique sous-marine » qui concluait sur la nécessité de protéger certaines espèces particulièrement menacées.
Par un arrêté interministériel la première réserve marine française fut officiellement créée le 26 février 1974. Depuis 1977, le Conseil Général des P.O gère cet espace protégé. Pendant plus de 25 ans, la Réserve Marine s’est faite connaître tant au niveau national qu’international. Son statut d’espace marin protégé à taille humaine a permis de valider des options de gestion de l’environnement étudiées avec les autres réserves à travers le monde entier.
La Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls est les fondations du Parc Marin du golfe du Lion et constitue son « cœur de nature » grâce à la richesse de son patrimoine naturel.
Les efforts consentis au fil des années par les institutions départementales permettent, aujourd’hui, aux scientifiques d’étudier depuis cet observatoire à ciel ouvert mais également d’organiser un espace où les diverses activités cohabitent au bénéfice des amoureux de Nostra Mar et plus largement dans le respect de l’environnement.
L’idée avant-garde du maire du petit port de Cerbère, hélas trop tôt disparu, est appliquée, depuis, dans toutes les mers du monde. A cette date commémorative, ce maire mérite un grand coup de chapeau de ses contemporains catalans !