Parc naturel marin du golfe du Lion

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       Le Parc naturel marin du golfe du Lioncréé en octobre 2011, est un outil de gestion innovant, le premier en Méditerranée. Il permet de protéger un espace marin remarquable, d’une superficie de 4 000 km2 au large des Pyrénées Orientales et de l’Aude.

Riche d’une identité culturelle maritime forte, dynamique (archéologie sous-marine, embarcations traditionnelles, chantier de restauration, etc ), le Parc a vocation à préserver cette identité qui lui est propre tout en favorisant le développement durable des activités maritimes.

Un patrimoine commun fragilisé par une forte pression démographique et l’accueil des plus de 2,5 millions de visiteurs. Un intervalle d’une extrême sensibilité aux pollutions et une pression avérée des ressources marines.

L’espace marin du Parc est l’une des seules zones qui concentre tous les habitats naturels de Méditerranée. Une biodiversité exceptionnelle englobant 1 200 espèces naturelles, 500 espèces végétales, 7 espèces protégées : mérou brun, herbier de posidonie, oursin diadème, grande nacre, datte de mer, grande cigale, tortue caouanne. A cette liste, il faut ajouter plus de 20 espèces de cétacés dont le dauphin bleu et blanc, le rorqual commun etc.

Du littoral aux canyons profonds, cet espace doit protéger cette biodiversité en favorisant le bon fonctionnement des écosystèmes. La qualité de l’eau de mer est un enjeu capital. Elle est nécessaire au contact du milieu, garantit la pérennité des ressources naturelles et l’avenir des activités maritimes qui en dépendent.

La pêche professionnelle, le nautisme, la plongée sous-marine, le tourisme, etc… sont les moteurs économiques de ce territoire lesquels dépendent de la bonne santé du milieu marin.

La continuité de l’espace marin et des usages invite à une gestion concertée entre le Parc et la zone maritime de la Catalunya pour plus d’efficacité.

La réponse à ces enjeux passe par la sensibilisation des usagers et l’éducation du grand public.

Un Conseil de gestion gère l’organisation en associant l’ensemble des acteurs à toutes les décisions concernant le Parc. Ce Conseil, véritable parlement de la mer, élabore le plan de gestion du Parc et décide des actions à mener. 

Le fort St Elme et Collioure.

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    L’empereur Charles-Quint construit le fort St Elme autour de la Torra de Guardia pour défendre Collioure et Portus-Vénéris (port de Collioure à cette lointaine époque). Sa robustesse lui permet de s’acquitter de cette tâche avec succès pendant quelques siècles. Le fort St Elme propose un merveilleux point de vue sur toute la plaine du Roussillon jusqu'aux Corbières, chaîne montagneuse calcaire jalonnée de châteaux cathares et admirer la splendeur infinie du golfe du Lion. 

            Suite à l’exécution de Louis XVI le 21 janvier 1793, le royaume d’Espagne déclare la guerre à la République française naissante. Les premières escarmouches commencent à la fin de la même année. Le 20 décembre 1793, les troupes espagnoles attaquent les positions de Port-Vendres et Collioure. Le commandant français Dufaux, responsable de la défense du fort St Elme, choisi ce moment charnière pour trahir ses troupes contre la somme rondelette de 3 millions or. L’armée française est démoralisée et massée dans le faubourg de Collioure. Lorsqu’une section s’engage sur la route menant à Port-Vendres, les Espagnols ouvrent leurs mitrailles. Une pluie de boulets tombe depuis le fort St Elme sur le faubourg et la ville. Rapidement il n’y eut plus de défenseurs et les 600 soldats réfugiés dans le château royal demandent à grands cris la capitulation malgré l’opposition du gouverneur Manneville et du conventionnel Fabre qui mourut les armes à la main. Ainsi les Espagnols héritent de 28 canons et d’immenses quantités de matériels divers et des munitions. L’armée ibérique pouvait sereinement se répandre sur la plaine du Roussillon. Les militaires français ne peuvent accepter  l’abandon du St Elme à l’ennemi car sa position stratégique est primordiale pour contrôler la route du littoral et le golfe du Lion. Il faut ajouter l’armée hispanique du général Ricardos envahi le territoire du Roussillon.

Le général Dugommier est nommé à la tête de l’armée des Pyrénées Orientales. Il est chargé de reprendre le terrain perdu face aux espagnols. Au printemps 1794, le général Dugommier prend l’offensive mais au lieu de chercher à reconquérir Collioure, en fin guerrier, il décide de s’emparer du fort St Elme par un coup de passe-passe audacieux. Il établit son quartier général à Cosprons et fait débarquer dans la baie de Paulilles 12 canons de 24 et 8 mortiers. Cette artillerie est traînée par 200 hommes sur le revers du Puig de las Daynas de sorte que les Espagnols ne voient le danger. Six jours après leur arrivée, les pièces installées sur le site actuel de la redoute de Dugommier, commencent à canonner le fort au grand étonnement des Espagnols qui se croyaient à l’abri. Le bombardement dure 3 jours sans interruption, puis se ralentit par manque de munitions. Les Espagnols en profitent pour réparer la citerne d’eau et tentent d’enlever les batteries françaises par une vive attaque de nuit, mais l’opération échoua. Les munitions attendues depuis 6 jours arrivent enfin, le pilonnage reprend avec une grande violence. Une seconde sortie est tentée par le meilleur des troupes assiégées mais, encore une fois sans succès. Après 3 jours de feu et de sang, les militaires espagnols abandonnent le fort. C’est 11 000 boulets, qui ont ébranlé la résistance du fort et de ses occupants. Un véritable déluge qui permet aux français d’entrer dans la citadelle. Le général Dugommier et ses hommes ont réussi le coup de poker ; 7 000 soldats espagnols se rendent. Collioure est repris le 26 mai 1794 et le fort Saint Elme est définitivement français. Le général Dugommier est tué le 18 novembre à la bataille de Sant Llorens de la Mùga. Il est d’abord inhumé au fort de Bellegarde au Perthus (El Portùs), dans le bastion qui regarde la plaine de l’Ampordà. Actuellement il repose au cimetière Saint Martin à Perpignan. Pour les uns, la lumière et la liberté illuminaient le Roussillon. Pour les autres, la nuit et l’occupation commençaient.

Sources : Archives du fort St Elme, adaptées à L’eau qui chante par Christian Tena. 

 

Quand on arrive au fort St Elme, c'est l'émerveillement total tant le panorama à 360°est exceptionnel, offrant une vue sur Collioure et sa baie, sur Port-Vendres et son port. De face, le bleu de la Méditerranée s'étend à perte de vue, dans le dos les Pyrénées (les Albères en Pays catalan) et ses tours de guet (Madeloc et la Massane), le littoral rocheux de la Côte Vermeille et de la Costa Brava en prolongement et, le fort St Elme, magique sur son socle dominant, magnifiant ce lieu par son architecture militaire avant-gardiste en son temps qui écrira sur près de 500 ans la riche histoire de Collioure et du Roussillon. 

Le canal du Midi, au cœur de Toulouse.

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           Toulouse capitale de la province du Languedoc, l’Occitanie aujourd’hui, a commémoré au long de l’année 2016 les 350 ans de l’édit royal de Louis XIV, signé de sa main, autorisant les travaux de construction du canal des Deux Mers, pas encore canal du Midi. Ce long ruban aquatique illumine depuis trois siècles et demi (1666-2017) le Languedoc, de Toulouse à l’étang de Thau. Il aurait été particulièrement injuste que la cité des Violettes n’ait rendu un vibrant hommage dans la  ville où ont débuté les premiers travaux de ce fabuleux et colossal chantier que fut cette voie d’eau.

La première pierre de l’écluse de Garonne et premier bief ouvert à la navigation ont fait de Toulouse, un terrain d’expérimentation pour la mise en œuvre du canal. Au cours de l’histoire, le canal du Midi a été déterminant dans l’expansion de la cité. Au cœur de la ville s’exposent de multiples ouvrages d’art remarquables : écluses, ponts, passerelles, maisons éclusières, bas-reliefs. Un ensemble de cales historiques dont une couverte, dotée d’arcades et d’une charpente remarquable est l’œuvre de l’ingénieur Urbain Maguès. Toujours utilisées pour caréner et réparer les péniches, les cales de radoub constituent un témoignage exceptionnel du canal, sans oublier la double colonne de platanes séculaires offrant une ombre sous la voûte végétale bienvenue dans la cité des violettes mais aussi tout au long de son paisible parcours.

Un patrimoine qui doit tout au cerveau et à la main de l’homme, à l’opiniâtreté d’un homme de légende, Pierre-Paul Riquet, issu du terroir puisque natif de Béziers.

Au XXème siècle, la navigation marchande a presque totalement disparue au profit d’une utilisation axée sur le tourisme et les loisirs. Le parcours du canal propose dans la traversée de Toulouse des activités urbaines : déplacements doux, promenades familiales, footing, VTC, plaisance, pêche, aviron.

Quelques irréductibles bateliers tentent de relancer héroïquement un mode de transport et de déplacements doux au moment où s’est déroulé à Marrakech (Maroc) la 22ème conférence sur le climat (Cop 22). Moins de pollution, on ne peut que les soutenir !

Toutefois l’avenir du canal est gravement compromis par un microbe redoutable, le chancre coloré, lequel tue les platanes qui ont participé à la beauté du chef d’œuvre de Pierre-Paul Riquet. Pour l’instant l’abattage des arbres malades est la seule solution afin de limiter la propagation de l’épidémie. Il faut souhaiter pour sauver les platanes de trouver rapidement un vaccin pour préserver ce legs précieux et apprécié.

En attendant, depuis 2011, Voies de Navigation de France a abattu 17 370 platanes (sur un total de 40 000) mais n’a replanté que 5 700 arbres d’essences diverses dont 3 600 en 2016. Face à l’ampleur des besoins, de longues portions de berges ne sont pas arborées après l’arrachage, faute de moyens financiers. Plus grave, ce chef-d’œuvre inscrit depuis 1996 au Patrimoine mondial de l’Unesco risque de perdre son inscription lors de son évaluation en 2019. La replantation n’est pas le seul critère à l’inscription mais elle est indispensable. D’après la directrice du projet canal, en poste depuis mai 2016, les quatre exigences de l’Unesco qui portent sur la protection des paysages, le plan de replantation, la gouvernance et la zone tampon, ne sont pas remplies.

Heureusement que le canal du Midi ne peut se délocaliser sinon nos gouvernants l’aurait…Vous m’avez compris ! 

Au coeur de la ville de Toulouse, le monument des Ponts-Jumeaux dédié au Canal du Midi. Cliché de 1910. 

 

Perpignan, histoires d'eau potable.

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Alimentation en eau potable de la Ville de Perpignan

Le maire de Perpignan, en novembre 1935, sollicite Octave Mengel, Directeur de l’Observatoire de Perpignan, pour une expertise sur l’approvisionnement futur en eau potable de la Ville de Perpignan. Le 30 décembre 1936, Octave Mengel remet à Monsieur le maire un cahier exposant ses diverses recherches. Les insuccès de l’utilisation des eaux phréatiques des environs de Perpignan et la réussite du premier forage artésien à Toulouges, en 1829, incitèrent la municipalité à essayer ce genre de captage.

      Quelques-uns des plus anciens forages avec leur date, leur emplacement et leur profondeur :

Ÿ  1834:  place de lEsplanade, 180 mètres.

Ÿ  1837 : place de la Liberté (de la République), 166 mètres.

Ÿ  1845 : nouvel essai, place de l’Esplanade, 175 mètres.

Ÿ  1846.  place St Dominique, 172 mètres.

Ÿ  1848 : place de la Loge, 162 mètres.

Ÿ  1851 : place du Pont d’En Vestit, 143 mètres.

Ÿ  1853 : place de Saint Dominique, nouveau sondage par suite d’ensablement.

Ÿ  1856 : faubourg Notre -Dame, près de l’abattoir, 158 mètres.

Ÿ  1864: place Arago, 190 mètres.

Ÿ  1896 : Haut-Vernet à côté de la borne de la Méridienne, 80 mètres.

Le rapport de Monsieur Octave Mengel précise certains points et donne les raisons de ce relatif échec puisque le but était d'équiper tous les quartiers de la ville en forages artésiens.

  Seul, le puits de l’Abattoir (quartier Notre-Dame), a été jaillissant au début. Il est actuellement, comme les autres, muni d’une pompe.

En 1902, avenue de la Gare, dans la propriété  de Monsieur E. Drancourt courtier en vins, fut creusé un puits de 99 mètres qui n’a pas cessé d’être jaillissant. Le débit que donne Mr Compayo des puits artésiens de son époque me paraît superfétatoire. Le débit d’un puits artésien est le nombre de litres qui s’écoulent librement de son orifice pendant l’unité de temps. Mais, pour un puits artésien non jaillissant, le débit qu’on peut en tirer, dépend de celui de la pompe employée et de la profondeur de la crépine au-dessous du niveau piézométrique. Après enquête sur les puits artésiens de Perpignan et de la plaine de Toulouges, Canohès et Bages, l'entreprise Campayo et fils, en 1854, avoue que le résultat est loin d’être satisfaisant.

La situation n’a fait qu’empirer, en raison de la grande quantité de forages effectués après cette époque. On en compte actuellement plus de 300 en Roussillon, alors qu’en 1854 il n’y en avait que 55. Les puits artésiens de Perpignan sont encore très fréquentés. Ils n’offrent cependant pas grande garantie. Leurs eaux ont été déclarées suspectes (mauvaise pour la place St Dominique et celui du Vernet) par M.P. Laffont, docteur en pharmacie.( Eaux de consommation de la ville de Perpignan, Montpellier, 1906). Depuis longtemps, en effet, les tubages sont rouillés et laissent pénétrer les eaux de surface et des égouts. N’étant pas jaillissants, la pollution se fait principalement sur la tranche soumise au pompage. 

Conclusion :  En 2017,  81 ans plus tard, je transmets mots par mots, point par point, des extraits de ce vieux rapport qui m’ont paru, les plus intéressants, ou parfois, les plus insolites. A la décharge  des ingénieurs, entrepreneurs ou décideurs de cette époque, les connaissances techniques étaient limitées car puiser de l'eau dans les nappes souterraines à de grandes profondeurs pour approvisionner la population de communes importantes comme Perpignan était un challenge difficile. 

Place de la Loge à Perpignan vers 1900. Sous la fontaine qui déverse de l'eau dans la vasque ronde fut creusé en 1848 un forage de 162 mètres de profondeur dont le but était d'alimenter en eau de qualité les perpignannais du centre-ville. Cet ouvrage fut un demi échec car l'objectif était un puits artésien, c'est à dire un puits où l'eau jaillit au jour naturellement, sans autre moyen que sa propre pression ce qui évite toute installation de pompage. Toutefois le débit était excellent et la population du centre-ville pouvait s'approvisionner ainsi que les animaux, surtout les chevaux. Aujourd'hui, une magnifique statue d'Aristide Maillol trône à la place de la fontaine. 

Le loup de mer de La Franqui.

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           Henry de Monfreid est un romancier-aventurier né le 14 novembre 1879 à la villa Amélie au hameau La Franqui sur la commune de Leucate. Son père, ami du peintre Paul Gauguin, lui transmet le virus de la navigation et de la peinture. Il fera ses études secondaires à Carcassonne qu’il abandonne, très affecté par le divorce de ses parents et entre dans le monde du travail. Il est courtier en café dans plusieurs entreprises et puis producteur de beurre à Fécamp. De mauvaises affaires dues aux inondations de 1910 et ayant contractée la fièvre de Malte, il vend son affaire. Il part se reposer à la propriété Saint Clément que possède son père dans le village de Corneilla de Conflent au pied du Canigou en Catalogne Nord.

Il écrit dans l’un de ses livres : j’ai passé ma jeunesse à l’ombre du Cap Leucate. C’est l’appel du large qui devait me jeter définitivement dans l’aventure. A 32 ans il traverse la Méditerranée, le canal de Suez et débarque en 1911 à Djibouti en Mer Rouge où il commence une vie très mouvementée. A bord de son boutre, l’Altaïr, il devient au gré de sa fortune, pêcheur de perles, transporteur d’armes, contrebandier de tabac et d’hachisch. Il apprend l’arabe et se coiffe d’un turban. Monfreid traverse de mauvaises passes. Un jour, le bateau est pris dans des tourbillons et manque de se noyer. Il décide aussitôt de se convertir à l’islam. Il s’appelle lui-même Add el Haï se qui veut dire Esclave du Vivant. Jusqu’aux années 20, il écoule 20 tonnes de hachisch. Henry de Monfreid se bâtit rapidement une fortune et une réputation. Un loup de mer qui nagera en eaux troubles ponctué par plusieurs courts séjours en prison.

En 1930, Monfreid rencontre Joseph Kessel qui est subjugué par ce personnage hors du commun. Il lui conseille d’écrire ses aventures. En 1931 il publie son premier roman inspiré de ses aventures. Le titre est " Les secrets de la Mer Rouge " qui devient un immense succès de librairie. Il écrit 2 ans plus tard "Vers les terres hostiles de l’Ethiopie" dénonçant les visées sur Djibouti et le Yémen de l’empereur Hailé Sélassié. Ce dernier, tentera personnellement de l’empoisonner, lors d’une audience. L’intrépide audois vomit le café empoissonné mais est expulsé illico d’Ethiopie ! Il reviendra en Ethiopie avec l’armée italienne en 1936. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il sera déporté par les anglais au Kenya. Privé de liberté, se sont des années douloureuses !

A la fin des hostilités, il revient en France, à Ingrandes, dans le département de l’Indre. Dans son jardin, il cultive du pavot, et va peser l’opium chez l’épicière du village ! La justice française l’inquiète un moment mais il s’en tire bien une fois de plus. Il n’oublie pas son pays, chaque été, il revient à La Franqui où il s’est fait construire une petite maison en bois, appelée "Boîte à sel "en raison de sa forme. Les falaises du cap Leucate l’attire toujours. Il écrit, il peint, il photographie et donne des conférences car il est le héros de ses propres livres d’aventures Un testament de pirate, c’est le dernier titre d’un livre d’Henry de Monfreid qui n’a jamais renié son passé de flibustier. Ce baroudeur infatigable, à 82 ans, avait repris la mer à bord de son bateau l'Obock. Il est pour toujours le corsaire mythique de la mer Rouge.

 A la fin de sa vie on le rencontrait encore, solitaire et sauvage, se promenant sur les bords du Grazel. Après sa mort, ses enfants découvriront que les tableaux de Paul Gauguin accrochés sur les murs de la maison n’étaient que des copies. Monfreid avait vendu les originaux légués par son père !

Après cette vie extraordinaire, le légendaire aventurier audois s’éteint le 13 décembre 1974 à l'âge de 95 ans. Il repose au cimetière de Leucate, près de la Méditerranée, cette mer qu'il avait tant aimé.