Mondial du Vent 2017 à La Franqui .

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

Epoustouflante figure d'un compétiteur.

Le temps d’une compétition comptant pour le Championnat du monde, le Mondial du Vent 2017 à La Franqui-Leucate (Languedoc) est la galaxie des cracks des sports de glisse. Le kitesurf dégage des sensations fortes autant pour les sportifs que pour les spectateurs. Sauts, figures, pirouettes, envol, amerrissages s’enchaînent. Les meilleurs compétiteurs au monde sous les rafales de la tramontane tourbillonnent dans le ciel de La Franqui. Classement de l’épreuve kitesurf à La Franqui : 1er Lian Whaley (Espagne) 2ème Carlos Mario (Brésil), 3ème Set Teixira (Brésil). Chez les filles, sans surprise, la Championne de Monde 2016, la brésilienne Bruna Kajliya s’est imposée.

Le spot de La Franqui n’est que la première étape du Championnat du Monde, pour remporter le titre  le vainqueur doit briller sur l’ensemble de la saison.

Dans les allées du village de toile, la grande foule déambule et les enfants goûtent à toutes les propositions, à toutes les attractions et elles sont nombreuses. Tous les ingrédients sont réunis pour que la cuvée 2017 soit une grande fête tant au niveau sportif que de l'organisation ! 

Exploit au Mondial du Vent. Carlos Mario en kitesurf Freestyle décroche la note la plus élevée avec un strick noté 10/10, le premier de l’histoire de la compétition ! Sa figure, un Heat Attack 7, c'est-à-dire 1 rotation avant 2 passages de barre dans le dos, une figure si technique qu’il est pratiquement le seul à réaliser sur la planète du kitesurf. Dommage que ses deux crashs au début de la compétition l’ont malheureusement trop pénalisé pour obtenir la première place sur le podium à La Franqui.

Depuis 21 ans, le Mondial du Vent attire les médias car les meilleurs mondiaux  des sports de glisse font le spectacle !

Le Mondial du Vent 2017 a été une compétition de haut niveau,  alors vive le Mondial 2018 !

Le corail rouge sur la Côte Vermeille.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

       Source :  Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls.

Le suivi des peuplements de corail rouge (Corallium rubrum) sur la Côte Vermeille est l’objet d’une étude pour évaluer l’état des stocks le long de la côte rocheuse. La croissance très lente de cette espèce, quelques millimètres par an, ainsi que son exploitation pour la bijouterie la rendent particulièrement vulnérable.

La pêche professionnelle au corail rouge est une activité réglementée en Méditerranée. Cette activité est interdite dans le périmètre de la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls depuis 1974. Cette interdiction a permis aux colonies de corail rouge d’atteindre un bon état de conservation au sein de cet espace naturel protégé. Ce suivi permet de mesurer l’impact de cette activité et de justifier la mise en place d’une réglementation adaptée au territoire pour une gestion durable de la ressource.

Les premiers éléments de cette étude sont édifiants. La population de corail rouge de la Côte Vermeille présente un bon état de conservation dans les sites où la pêche est interdite. Le corail rouge qui se développe dans les zones où la pêche est autorisée présente des caractéristiques défavorables à sa conservation. Les hauteurs moyennes sont deux fois plus grandes pour les sites protégés. Les diamètres moyens sont 1,5 plus grands dans les sites où la pêche est interdite ! Il ressort également que l’âge des branches examinées est évalué à 250 ans.

En conclusion, compte tenu de la croissance très lente du corail et du développement en patch des colonies sur la Côte Vermeille, les mesures de gestion de cette espèce sensible doivent être maintenues dans les eaux du département des Pyrénées Orientales.

 

Jules Michelet écrit en 1861 :

La mer, qui commença la vie sur ce globe, en serait encore la bienfaisante nourrice,

si l'homme savait seulement respecter l'ordre qui y règne et s'abtenait de la troubler.

Jules Michelet est un historien-écrivain français né à Paris le 21 août 1798 et décédé le 9 février 1874. 

Peau bleue ou peur bleue !

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

      Il faut savoir que 51espèces de requins vivent en Méditerranée, y compris des requins blancs. Les requins bleus ou peau bleue, pour la plupart des espèces pélagiques, c'est-à-dire vivant en pleine mer mais dont 45 espèces apparaissent souvent au plus près des côtes du golfe du Lion. Un très beau poisson avec une forme effilée dont la taille peut atteindre 4 mètres et de couleur bleue qui lui a donné le nom de requin « peau bleu ».

Des défenseurs de l’environnement appuyés par la communauté scientifique s’indignent du traitement réservé à ces splendides poissons qui aiment fréquenter la Méditerranée. Ces requins inoffensifs sont victimes de la sulfureuse réputation de squales attirés par l’odeur de sang et qui « mangent » les surfeurs dans les eaux des îles paradisiaques de l’hémisphère Sud.

Lorsqu’un aileron apparaît à quelques centaines de mètres des plages du littoral languedocien ou catalan la panique est générale. Une psychose injustifiée car ces requins ne sont pas dangereux pour l’homme.

Le littoral méditerranéen sert de pouponnière, ce sont souvent des bébés requins que l’on voit dans des eaux peu profondes ou des requins adultes curieux en quête de nourriture mais pas de chair humaine ! En tout cas cette présence témoigne de la bonne santé de l’écosystème marin et si leurs approches semblent de plus en plus fréquentes, le phénomène est dû en grande partie à l’armada de bateaux de plaisance en mer et à la profusion d’appareils de photos ou vidéos qui immortalisent les rencontres fortuites en mer.

Un scientifique trace un tableau avantageux des squales de Méditerranée : il n’y a eu aucune attaque mortelle recensée du requin bleu dans le monde explique t-il en martelant ses mots. Ces espèces mangent à 90% des calmars, des sardines et des anchois. Ils sont totalement inoffensifs pour l’homme et si un requin est pris dans les filets de pêche, il faut le remettre aussitôt dans son milieu naturel car il n’a aucun intérêt commercial mais il joue un rôle prépondérant dans l’écosystème marin.

Objet d’une traque dépassée, il faut cesser le massacre et arrêter de pêcher les plus petits. Un exposé pédagogique qui commence à interpeller les pêcheurs professionnels et les férus de pêche sportive. 

Muscles et filets.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

Le Roussillon inspire autant qu’il fascine. On adore son soleil, ses plages de sable fin et ses traditions. Justement il y a encore parmi son art de vivre d’autrefois « la pesque à l’art » c'est-à-dire la pêche à la traîne en français. Alors si vous aimez la mer et les poissons, participez à une démonstration de pêche à la traîne pratiquée depuis les années 1950 sur la plage de Canet en Roussillon. Le principe est assez simple : une barque déploie un immense filet en forme d’arc dan les flots au large, à environ 300 mètres du rivage. Puis 2 équipes en colonne, de part et d’autre des extrémités le hissent  sur la plage à la seule force des bras. Cette opération nécessite plusieurs dizaines de personnes dont vous deviendrez acteur ! Après l’effort, le réconfort, l’exercice se termine par la distribution du poisson capturé. 

 

Citoyen de la mer.

Les dix commandements : la charte de la SNSM comprend 10 points essentiels faciles à retenir et à mettre en pratique.

S’informer du milieu maritime où il va pratiquer.

Etre conscient de ses limites.

Connaître et maîtriser l’engin nautique utilisé.

S’assurer de la sécurité de son matériel

Se préparer à devenir sauveteur soi-même

Surveiller l’environnement

Porter systématiquement secours aux personnes en difficulté.

Entretenir sa connaissance sur les autres acteurs du milieu maritime.

Rester courtois en toutes occasions.

Respecter l’environnement.

Berceau des loisirs.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

          Autour de la « medius terrae », la mer au milieu des terres, se sont propagées au fil des siècles les plus brillantes civilisations. Dans son ciel pur, les étoiles ont guidé les navigateurs antiques vers la découverte des rivages occidentaux.Les conquérants Crétois, Egyptiens, Mycéniens, Phocéens, Phéniciens, Turcs, Arabes, Grecs et Romains ont construit, à l’embouchure des fleuves, des ports qui servaient à la pénétration des pays et le long du rivage de la Méditerranée ont installé des comptoirs. Les vestiges grecs et romains sont encore visibles dans notre région à Narbonne, Agde, Roses, La Escala, Barcelona, ou Tarragona. Des routes maritimes sont tracées sur cette mer parsemée d’îles, ce qui a facilité le cabotage et la navigation. Le climat particulièrement favorable à l’épanouissement  de la vie humaine, à la flore et à la faune, avec ses printemps vivifiants, ses étés secs et chauds, tempérés par la brise marine, ses automnes doux et hivers tièdes attirent commerçants, intellectuels, artistes. La Méditerranée fut la plaque tournante idoine pour divulguer l’esprit et la pensée du monde ancien. Puis, les unes après les autres, toutes les civilisations se sont endormies dans l’éternité de l’Histoire laissant à l’Occident leur culture et leur immense savoir. Perpétuellement le monde se métamorphose. D’autres populations sont attirées par ce grand espace bénie des dieux. Venues de pays aux climats moins cléments, ce sont des peuplades qu’on dénomme les touristes ! Ils ont découvert la douceur de vivre au soleil de la Méditerranée. Tout au long de l’année ils ont rêvé aux longues plages de sable doré, de criques sauvages, de calanques aux eaux cristallines comme un diamant. Aux premières chaleurs de juin, la transhumance s’active, allant crescendo jusqu’au mois d’août. Des millions d’estivants s’installent sur 30 000 kilomètres de côtes ensoleillées. Chacun trouve autour de lui ce qu’il recherche. Le farniente sur les plages de sable ou de galets, le délassement au bord d’une petite crique, la clarté d’îles aux senteurs d’iode pur, une plongée sous-marine écologique ou une sortie nocturne. Bien d’autres activités sont possibles. Peut-être même, qu’un vieux marin, la figure mangée de barbe blanche, d’un revers de main débarrassant l’horizon des luttes silencieuses pour piéger le poisson à une époque où au milieu de tant de misère et de laideur halant sur les manouvres car leur vie et celles de leurs familles en dépendait. Un fabuleux héritage en perdition car hommes et bateaux ne sont plus que poussière. Ces photos jaunies puissent-t-elles les sauver de l’oubli. Pour ces hommes formés à la rude école, de leur gré ou souvent de force, la mer est le seul métier, le seul refuge.La majesté de la mer et du ciel met en valeur les silhouettes rudes, vigoureuses, cahotantes des bateaux de pêche récoltant la moisson de la mer. On peut presque sentir les mains gercées des pêcheurs sur les câbles rugueux et la toile raide. Mais ces hommes étaient de la race de ceux qui menaient les grands cotres de course.

La merveilleuse lumière méditerranéenne marie les styles disparates. Elle irradie d’un bonheur de vivre éclatant et plonge les rivages parfumés dans une euphorie enchanteresse. Dans les ports où tout l’hiver l’angoisse succède à l’espérance. Dans l’éternel été du Midi, où ports et criques se rôtissent au soleil. Les paysages ont gardé la simplicité et la pureté ancestrale. Ils sont truffés de vestiges historiques grandioses.Les bateaux de pêche et leurs équipages étaient là avant son arrivée et après qu’il eut disparu. C’était de grands bateaux, robustes avec leur coque noire à cette époque, et construits aussi lourdement que des églises de campagne pour durer plus d’une génération.