L’univers aquatique se dévoile.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

15 juin 2016.         L’écosystème marin de la Côte Vermeille, très riche offre de belles rencontres. Equipé simplement de palmes, masque et tuba, il est possible d’y découvrir sur les récifs une faune et une flore magnifique. L’univers aquatique se dévoile au randonneur palmé : mérou, loups, sars, dorades, poulpes, rougets et avec un peu de chance la gueule inquiétante d’une murène. D’ailleurs, les mérous et les rougets reviennent en force depuis quelques années témoignages des efforts consentis par une politique de préservation de l’environnement marin. Si les conditions météo sont réunies, eau chaude et faible houle, un spectacle grandiose récompense le plongeur. A condition de se lever de bonne heure, des sites remarquables de vie aquatique sont à portée des nageurs.
Théâtre d’une histoire et d’une culture maritimes particulièrement riche cet espace exceptionnel mérite amplement une valorisation, une protection et une gestion durable.


Le golfe du Lion est un lieu battu très fort par des vents qui remuent les fonds et enrichissent les eaux en plancton. Toutes ces particularités font un milieu très poissonneux et ce n’est pas un hasard si Sète est l’un des premiers ports de la Méditerranée, si Port-Vendres, Agde, Port la Nouvelle, le Grau du Roi ont des flottes de pêche importantes même si les flottes de ces divers endroits se sont, pour diverses raisons, réduites comme peau de chagrin. Il est difficile et parfois même dangereux de naviguer sur le golfe du Lion, tant de vent forts et souvent imprévus lèvent une mer hachée et dure, et ce d’autant que la côte présente peu d’abris naturels. Le nom de golfe du Lion est selon Guillaume de Nangis, historien du XV et XVIème siècle dû à l’impétuosité des tempêtes qui y font rage. Cette côte est basse et sablonneuse. Le mont Saint Clair à Sète, le cap d’Agde, le massif de la Clape, le cap Leucate sont les seuls promontoires qui peuvent offrir un abri au vent. Il faut naviguer plus au sud, sur la côte rocheuse de la Côte Vermeille et Costa Brava pour trouver des abris naturels.

L'anse de Paulilles échappe au béton.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

 

L'usine Nobel vit ses dernières années avant de céder le lieu à une magnifique reconversion, à la fois  historique et environnementale grâce à la farouche volonté d'associations et d'élus motivés. Photo de la plage d'El mitg vers les années 1980.

01 juin 2016.     L’anse de Paulilles, située entre Port Vendres et Banyuls sur Mer est l’une des plus belles de la côte rocheuse catalane. Ceinturée par le célèbre vignoble du cru Banyuls-Collioure, ses 3 plages ( du Bernardi au nord, d'El Mitg signifiant au milieu, du Fourat au sud) sont dominées par le phare du cap Béar au nord et le cap Oullestrell au sud.

De 1870 à 1984, le pôle industriel de l’anse de Paulilles a été un lieu de travail et de vie pour 5 générations d’ouvriers qui travaillaient dans l’usine de dynamite Nobel. Du fait de la dangerosité de cette activité, le site avait été choisi pour son éloignement de toute agglomération. La présence d’une anse abritée facilitait le transport par mer vers des destinations aussi lointaines que le canal de Panama, au percement duquel les explosifs produits à Paulilles contribuèrent très largement. Le chemin de fer, quand à lui, permettait d’acheminer les matières premières.
Avant même l’arrêt de la production d’explosifs en 1984, des promoteurs immobiliers et hommes d'affaires parisiens se montrèrent très intéressés par l'énorme potentiel du site, y voient une marina mais surtout, beaucoup de béton et beaucoup d'argent ! 
Soucieux de préserver la beauté naturelle de l’anse, la mémoire industrielle et ouvrière des lieux, la population, les associations et certains élus locaux se mobilisèrent pour protéger le site. Il échappe miraculeusement au béton, fut aussitôt classé par l’Etat en 1980 et acheté par le Conservatoire du littoral en 1998. Le site bénéficia alors d’un ambitieux projet de réaménagement, « l’avenir d’une mémoire », visant à réconcilier le passé industriel du lieu avec son environnement exceptionnel. Grâce à l’implication du gestionnaire du site, le Conseil Général des Pyrénées Orientales, et au soutien financier de l’Europe, de l’Etat et de la région, 10 ans après l’acquisition, en juin 2008, le site était rendu au grand public. Personnellement, je suis heureux de savoir que ce lieu où ma mère (90 ans) a fréquenté, toute petite, l'école de l'usine et, où mon grand-père était ouvrier avec tant d'autres, continu à raconter son riche passé. Ainsi, une nouvelle page de la côte catalane s'écrit sur le marbre de l'histoire ! 

El far de Roses Costa Brava en Catalunya

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

Le phare actuel se trouve sur le Puig d’els Fars (colline des phares), légèrement en contrebas du château de la Trinitat. Il est l’héritier d’une longue tradition de signaux lumineux remontant, au moins, à l’an 1304. Il est entré en service le 1 septembre 1864 englobé dans un plan général sous le règne d’Isabelle II. Il comprend 2 parties, une rectangulaire de 340 m2 et une deuxième circulaire en forme de tour. La lumière du phare de la pointe de la Poncella est à 24 mètres au-dessus du niveau de la mer. La lumière est de couleur blanche et sa portée est de 19 milles nautiques, ce qui fait 35 kilomètres. Au début, la lampe du phare fonctionnait à l’huile, plus tard avec de la paraffine et à partir de 1883 au pétrole, en 1921, il fut électrifié. Du phare de Roses dépendent le phare des Îles Mèdes et de l’Estartit. 

  L’eau, trop facilement accessible est souvent gaspillée,

changeons nos habitudes !

Tous les secrets de la Méditerranée. Faite de petites mers, la Méditerranée est une mer profonde, considérée à tort comme calme et sans marée. Plus de 430 millions de personnes, soit 7% de la population mondiale, vivent à proximité. Ses paysages superbes font de la Méditerranée un lieu de villégiature idéal pour des millions de touristes, où les littoraux se sont développés, mais de façon inégale. Cette disparité se traduit en particulier par un écart important au niveau de vie. Malheureusement cette mer est de plus en plus polluée par divers matériaux et subtances nocives qui transitent surtout par les fleuves et rivières. 

La Méditerranée vulnérable

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

Le poisson frais débarqué d'une barque catalane à Collioure en 1918.

Du Languedoc à la Costa Brava en passant par le littoral roussillonnais, la sardine et l'anchois étaient pêchées artisanalement. Transportées dans des paniers d'osier, les anchois étaient dirigées vers les entreprises de salaisons, les belles sardines vers les poissonneries des villes pour régaler les citadins. 

La Méditerranée une mer parmi les plus vulnérables au changement climatique. Il est aujourd’hui largement reconnu que le pourtour méditerranéen est une région très sensible au changement climatique.
Selon le GIEC une hausse des températures de 2 à 3 °Centigrades est à prévoir en région méditerranéenne à l’horizon 2050 et de 3 à 5 °C à l’horizon 2100. Les précipitations estivales pourraient diminuer de 35% sur la rive sud et de 25% sur la rive nord à la fin du siècle. Les pays méditerranéens sont déjà confrontés à d’importants problèmes de stress hydrique, de perte de biodiversité, de désertification et d’événements climatiques extrêmes tels qu’inondations et sécheresses. Le changement climatique se traduira très probablement par une aggravation de ces problèmes entraînant des pertes humaines et économiques considérables. Dans la mesure où les effets du changement climatique et l’adaptation seront probablement l’un des grands enjeux pour les progrès en matière de développement durable.

 

Aujourd'hui, la pêche côtière ne nourrit plus les paysans de la mer, le poisson bleu se fait rare. Les plus anciens des pêcheurs ne reconnaisent plus la généreuse Méditerranée d'autrefois où abondaient anchois, sardines, maquereaux, dorades, loups de mer mais aussi anguilles dans les lagunes. Port-Barcarès en 2007. 

Admirable Méditerranée

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

    Depuis 3 000 ans, la Phéniciens avec des bateaux capables de naviguer en haute mer ont exploré des territoires inconnus, suivis par les Grecs, les Romains, les Arabes, les Vikings et tant d'autres. Cette mer intérieure possède une biodiversité faunique et florale exceptionnelle. Cette mer a ravitaillé en ressources alimentaires, pendant des siècles les populations qui vivent sur les terres baignées par ses eaux. Le commerce du poisson, du sel, de l'éponge et du corail aux qualités uniques s'arrachaient sur les marchés faisant que la pauvreté qui régnait partout, était moindre autour de « la mer au milieu des terres », laquelle amortissait le fléau de la misère au bénéfice de ses riverains !
Ils appliquaient le développement durable sans le savoir et nous ont légué une mer impeccable.