Le port de Matala en Crète.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

 Le relief de la Méditerranée subit des transformations géologiques suffisamment sensibles pour avoir, en certaines régions, des incidences apparentes à l'échelle historique. Se soulevant ici, il assèche les ports en quelques siècles alors que s'enfonçant ailleurs, les installations humaines s'abîment dans le même temps. La plongée sous-marine a confirmé le phénomène, surtout en Méditerranée orientale où des vestiges portuaires autrefois apparent au-dessus du niveau d'eau sont actuellement sous les flots. C'est ainsi que sur la côte sud de l'île de Crète, une équipe de plongeurs expérimentés ont découvert vers 1970 le site englouti du port de Matala. Les fouilles, étalées sur 3 ou 4 campagnes, ont révélé un port constitué par une série d'alvéoles creusées dans les falaises calcaire du cap Lithion. Son existence historique est attestée par des écrivains des premiers siècles avant J-C. Au cours des âges, la falaise s'est lentement affaissée, entraînant avec elle les installations humaines qu'elle portait dans ses flancs sous plusieurs mètres de profondeur. La plupart de ces troglodytes composés de 2 ou 3 pièces sont encore en bon état mais leurs entrées, jadis battues par les tempêtes, se sont éboulées et rendent l'accès particulièrement dangereux. Ce travail de fouille a permis à cette équipe de plongeurs de dégager quelques poteries vieilles de 23 siècles et un poignard au manche incrusté d'or daté de 7 à 8 cents ans avant notre ère.

 

Scène de pêche à la senne sur la plage du Lido à Sète en 1950.

Au lever du jour, le filet est tiré sur le rivage, c'est à ce moment-là que les hommes et les femmes connaîtront la rétribution qui revient à chacun pour cette tâche collective, rude, incertaine car parfois la chance est du côté des hommes, parfois du côté des poissons !

Trop tard, dommage !

A quelques mètres de la Méditerranée, une « catalane » agonise sur la plage du Barcarès. Même une rénovation ne peut la sauver tant son aspect général est délabré. Dommage !

Le port de Marseille 1920.

 Depuis les temps immémoriaux les premiers marins utilisaient des bateaux à voile mais vers les années 1920-1930 la vapeur s'impose peu à peu ! Cette carte postale démontre que dans le port de Marseille il y a autant de voiliers que de bateaux à vapeur ce qui n'empêchera pas le port phocéen de rester l'un des plus important de la Méditerranée, tant en nombre de voyageurs qu'en tonnage de marchandises. Cliché vers 1920.

Cartes postales de Gênes

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

La plus ancienne partie du vieux port de Gênes remonte au XIème siècle quand un groupe de marchands donnèrent vie à la Libre commune. L'histoire de cette ville arbore des témoignages conséquents, une histoire de traditions anciennes écrite par des explorateurs, des conquérants et des marchands. Elle offre une ouverture naturelle sur la Méditerranée aux régions les plus industrialisées du nord de l'Italie, ainsi elle est devenue le plus grand port industriel et commercial du pays. Aujourd'hui, avec des bassins rénovés et équipés de matériel moderne, Gênes concurrence les ports de Marseille et de Barcelona. Gênes est une ville médiévale classée depuis 2006 au Patrimoine mondial de l'Unesco.

La Lanterna du port de Gênes 

En 1128 sur l'éperon rocheux de San Bégnino, haut 40 m, est élevée la tour carrée appelée la Lanterna qui pointe à 76 m, pour une hauteur totale de 116 m au-dessus des flots de la Méditerranée, le phare le plus haut d'Europe et le second au monde. Située à l'entrée du port de Gênes, la Lanterna devient le phare idéal et emblématique du port italien. En 1326, un premier feu alimenté avec de l'huile d'olive signale le port, en 1840 une lentille Fresnel prend place puis en 1936 l'énergie électrique modernise la lanterne. Photo de 1900.

 

De Gênes les plus grands voiliers exportent vers l'Europe du Nord vin, huile, savon, soie, cuir et porcelaine de Ligurie. Photo de 1900.

 

La gare maritime est à l'unisson du grand port de Gênes. Photo de 1910. 

 

Paquebots amarrés dans le port méditerranéen de Gênes. Celui de droite porte le nom de la région, la Ligurie, dont Gênes est la capitale. Photo vers 1920. 

 

Le port de Gênes en 1950.

Poséidon-Neptune

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

Neptune nu et barbe hirsute, le trident à la main, se déplace sur son char tiré par 2 chevaux-marins. Les monstres marins l'entourent et un dauphin précède l'attelage.

Mosaïque romaine exposée au musée de Sousse en Tunisie. Cliché de 1958.

 

Un des plus vieux rois de la mer est certainement Oannès, le dieu-poisson que l’on voit représenté sur les bas-reliefs babyloniens. Pour les Grecs et pour les Romains Poséidon et Neptune est le même dieu qu’ils vénéraient. Ce dieu, fils de Saturne (le Temps) et de Cybèle (la Fécondité), frère aîné de Jupiter, reçut en héritage les mers ; il régna aussi sur les inondations et, bizarrement, sur les murailles. Lorsqu’on offensait ce caractériel, il ne pouvait contenir une explosive violence ; aussi, très respecté on lui rendait un culte fervent ! Les prêtes lui consacraient les chevaux et les taureaux, et plus particulièrement le fiel des victimes sacrifiées, dont l’amertume convenaient aux eaux de la mer. Il enseigne l’art de l’équitation aux hommes ; faut pas oublier qu’il fut le précurseur du cheval en le faisant surgir de la terre avec son trident. Il protégeait les navigateurs qui lui demandaient de calmer les tempêtes. A Rome, le mois de février lui était consacré, ainsi que les jeux du cirque qu’il présidait sous le nom d’Hippus.Représenté le plus souvent nu et une grosse barbe, un trident à la main, Neptune apparaît sur un char trainé par 2 ou 4 chevaux à la crinière d’or et aux pieds d’airain dont la croupe se termine souvent en queue de poisson. Son char fend les flots sans même se mouiller ; une stature puissante découle de ce personnage. Les monstres marins l’entourent et le fêtent avec respect, des dauphins le soutiennent ardemment. Son pouvoir lui permet d’envoyer, si nécessaire, des dragons provoquer des tempêtes redoutées de navigateurs. Neptune habitait au fond de la mer Egée dans un palais immergé entouré d’immenses jardins d’algues. Il vivait dans l’opulence avec sa femme Amphitrite, fille de l’océan. On apercevait souvent dans cet environnement la reine de la mer se promenant sur les flots dans une conque traînée par des dauphins et des chevaux marins. Une charmante histoire rapporte le mariage de Neptune et d’Amphitrite : la déesse refusait absolument d’épouser le roi de la Mer, pour qui elle n’éprouvait aucun sentiment. Afin de plaider sa cause, le dieu choisit de lui envoyer un dauphin ; celui-ci fut si éloquent et si habile qu’il parvint à bouleverser la princesse, qui accepta d’épouser son prétendent. Ce ménage eut pour enfants plusieurs nymphes marines et un fils, Triton, homme-poisson, qui précédait son père en annonçant sa venue à sons de conque. Il avait la précieuse réputation de calmer la tempête !

C’est certainement au nombre de divinités et à la longévité du culte qui leur ont voué les Grecs et les Romains que l’on peut mesurer l’importance de la mer pour les Anciens.

La pêche en Méditerranée - 01.

Écrit par Super User. Publié dans Notre Méditerranée.

La pêche au "globe" à Fleury d'Aude en Languedoc.

                                              

A l'embouchre du fleuve Aude aux Cabanes de Fleury se pratiquait une pêche artisanale, la pêche au  globe.

Elle consiste à tendre un filet entre les 2 rives et à le remonter tous les quarts d’heure environ au moyen de treuils. Le poisson piégé est prélevé par un pêcheur monté sur une petite barque naviguant sur le rectangle du filet. Cette pêche a pratiquement disparue de nos jours, seules quelques associations attachées au passé font revivre cette technique au cours de l’été. Cliché de 1950 environ.

 La pêche au chalut.

 

Sur une mer très calme, un chalutier de taille raisonnable pratique une pêche durable.

Le chalutier repère le banc de poissons grâce au sondeur tandis que le chalut, un filet à grande et large bouche, remorqué à la profondeur désirée, le capture. Ensuite, il est hissé à bord par un treuil puissant. Ce chalutier est un modèle largement dépassé. Il faut imaginer actuellement de grandes compagnies multinationales possédant une armada de navires techniquement suréquipés et guidés par des avions. En Méditerranée des centaines de bateaux performants pillent le milieu maritime, raclent et dévastent les fonds jusqu’à l’extinction des espèces de poissons emblématiques de la Méditerranée comme l’anchois, la sardine ou le thon. Quand les matelots à l’arrivée des chalutiers au port du Barcarès déchargent les caisses de sardines, ça me fend le cœur de voir de si petits poissons qu’on n’a même pas laissé le temps de grandir. 

Ci-desous schéma de la pêche au chalut.

Après avoir repéré les bancs de poissons avec divers appareils, un grand filet, le chalut, tracté par un bateau (le chalutier) piège le poisson. C'était hier ! 

Actuellement, ce sont de grandes compagnies équipées de moyens hyper-sophistiqués qui pratiquent une pêche industrielle au point que le poisson se raréfie en Méditerranée mais aussi dans tous les océans de la planéte. Mais pas seulement, en raclant les fonds, la flore et les micro-organismes sont anéantis. Décidément, l'homme est incorrigible.