Fontaine Marianne à Bessan 34.

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La place a été crée suite à la démolition en 1859 d'un pan de maisonnettes en mauvais état. D'abord dénommée place du Peyrou, elle a pris le nom de place de la République en 1894 après l'installation d'une fontaine surmontée d'une statue en fonte de Marianne.

Fontaines de la Villa d’Este à Tivoli.

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Les Cents Fontaines. 

Quand cette  oeuvre fut réalisée sa beauté était tout autre.Ses marbres luisants, ses eaux actives et chantantes, ses sculptures fraîches ont conjugué la création, le talent et l'art. Le marbre, hélas, a subit les outrages du temps mais l'ingéniosité de l'oeuvre resplandit encore sur ce lieu exceptionnel ! Photo de 1960. 

Hippolyte II d’Este, cardinal de Ferrara, fils de Lucrèce Borgia et d’Alfonse d’Este fut le créateur et le constructeur de la Villa d’Este à Tivoli. Né en 1509, il entame une fulgurante carrière ecclésiastique et diplomatique en atteignant les plus hauts sommets quand de Cardinal il fut nommé Protecteur de France à la Cour de François Premier. Puis désigné par Jules III Gouverneur de Tivoli, il accepta cette charge pour conforter une étape et projeter un tremplin vers l’avenir. Mais un autre motif important trottait dans la tête d’Hippolyte II, une idée qui le poussa à accepter cette charge. Il n’ignorait pas l’existence de nombreuses résidences romaines dans les environs immédiats tombées en ruines dont celle de l’empereur romain Hadrien ou de l’élite aristocratique romaine qui lui permettraient de faire d’importantes fouilles. Il prit possession de son bureau le 9 septembre 1550. Habitué au faste, au luxe, à la richesse des cours royales, il eut du mal à s’adapter à vivre dans un ancien couvent de moines, qui de plus ne s’accordait avec ses ambitions. Il projeta alors de construire une ville à la campagne, la jumelle de l’imposant palais qu’il était en train de bâtir à Rome, au Monte Giordano à 30 km d’ici.

Hippolyte II réfléchissait lentement mais décidait rapidement, ainsi surgit la Villa d’Este. Il choisit un lieu qui avait un nom prédestiné : la Vallée joyeuse !  C’était une petite vallée qui descendait en pente douce au milieu des vignes et d’oliviers, parcourues par des chemins champêtres qui desservaient de modestes masures blanches aux toits rouges, de ruines dorées, de quelques chapelles et d’une petite église surmontée d’un campanile. 

Le cardinal s’entoure d’un grand architecte : Pirro Ligorio et choisit un grand nombre de valeureux artistes et artisans.

Le vieux monastère bénédictin devenu en 1256 couvent des Franciscains qui depuis pas mal de temps fonctionnait comme Palais du Gouvernement de Tivoli subit d’imposantes et nécessaires transformations. Le talentueux architecte italien démolit, reconstruit, accentua les lignes de la bâtisse pour enfanter la Villa d’Este, un merveilleux joyau architectural.

En peu d’années Hippolyte II réussit à terminer presque complètement la Villa ; ce fut une chance pour lui, puisqu’au moins il put se consoler avec la beauté de ce qu’il avait créé. Mais cette vie bucolique fut de courte durée : après une brève maladie, il mourut en 1572, assisté de peu de servants. Il fut inhumé dans l’église de Sainte Marie Majeure de Tivoli, tout près de la Villa qu’il avait tant aimé.

Dans les jardins de la Villa d'Este, toutes les fontaines détiennent un raffinnement rare, particulièrement la fontaine de Neptune. Photo de 1960. 

L’aveugle des fontaines.

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      Dans le Vallespir, un aveugle qui faisait danser les villages grâce à son violon, avait le don de parler aux fontaines la nuit de la Saint Jean. Tout le village en profitait pour le questionner ! Est-ce que je me marierai cette année ? Etait souvent la question posée par les jeunes filles du village, est-ce que la récolte de pommes de terre sera bonne adjuraient les paysans ? Dans un grand silence, l’aveugle prenait son instrument de musique et calquait le tempo sur le murmure de l’eau. Il jouait pour la fontaine. Jeunes filles impatientes et paysans anxieux attendaient la réponse du murmure de l’eau, car la fontaine répondait à chaque fois. Autrefois, les jeunes filles profitaient de cette nuit unique, le 23 juin, pour baigner leurs visages dans la rosée des feuillages !

Un jour, lorsque la Saint Jean annonce la belle saison, un jeune garçon se présente au musicien et demande : est-ce que vous pouvez demander à la fontaine si ma mère gravement malade de la tuberculose mourra de cette maladie ? D’abord interloqué par la question du jeune garçon, l’aveugle lui assure que la fontaine conseille de trouver des « diamants de la Sain Jean » dans la nature et de lui en donner à manger. Tu lui feras manger des « diamants » est la phrase que « el nen» (le garçon) a retenu. Motivé et courageux, il part à la recherche du précieux « diamant », prêt à tout pour délivrer sa maman de la terrible maladie. Alors tout seul, toute la journée, il longe les berges des torrents, chemine sur les versants des Pyrénées du Vallespir, hélas en vain. Puis il passe la nuit à explorer les estives. Le jour va se lever et il n’a toujours rien trouvé.

Fourbu, découragé, le désespoir est prêt à le saisir lorsqu’il aperçoit un berger préoccupé à faire franchir un petit torrent à ses moutons. Il l’interpelle, le pâtre s’arrête, écoute attentivement ce jeune garçon inconnu et courageux. Hochant la tête, comme après une mûre réflexion, il lui dit : regarde bien les fleurs, au lever du soleil, tu verras apparaître les « diamants ». C’était en fait des gouttes de rosée que l’adolescent s’empressa de recueillir pour guérir sa maman.

Pour la petite histoire, au Moyen-âge, l’alchémille, le nom de cette plante était connu pour ses vertus à usages multiples. Récemment, des chercheurs ont testé cette plante confirmant qu’elle possède la caractéristique de conserver les dernières gouttes de rosée chargées de vertus bienfaitrices. 

Transport de l’eau au Ceylan.

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Porter sur la tête plusieurs récipieants remplis d'eau pour les besoins de  la famille est une ancestrale besogne réservée aux filles et aux femmes au  Ceylan, île sur l'océan Indien. L' île de Ceylan, joyau touristique, s'appelle aujourd'hui Sri Lanka. Photo de 1950. 

Dans les pays en développement, au plus simple, les utilisateurs transportent l’eau soi-même, moyen encore utilisé parce qu’il est gratuit et ne requiert aucun système ou intermédiaire. De nombreuses cultures de pays divers commandent que cette corvée soit dévolue aux filles et aux femmes. Pour approvisionner en eau la famille, quotidiennement, elles effectuent de longs trajets charriant, telles des bêtes de somme, une eau souvent non salubre pour boire et nettoyer les aliments qui porte gravement atteinte à la santé humaine. Ce travail physiquement astreignant peut occuper plusieurs heures par jour. On ne peut occulter le facteur santé car marcher avec un récipient de 20 litres (environ 20 kg) sur la tête et le dos, entraîne un lourd tribut en termes de santé. Il prive les filles de recevoir une instruction et les femmes de gagner leur vie ou de se consacrer à d’autres activités qui pourraient leur permettre de sortir du cycle de la pauvreté typique des communautés où le transport individuel est la norme.