L'architecture des lavoirs

Écrit par Super User. Publié dans Lavoirs.

     L’architecture des lavoirs a échappé à la standardisation pour notre plus grand plaisir. En me promenant, je me suis pas borné à en admirer que l’aspect ornemental car parfois délabrés et cernés par les ronces. Je remémore les paroles de ma grand-mère gravées dans un coin de mon cœur tant elle savait capter mon attention pour me raconter sa vie de femme. Nous cheminions en poussant vers le lavoir municipal du quartir un petit chariot débordant de linge, ravi à l’idée de pourvoir barboter avec mes copains d’école. Mais je dégustais avec un plaisir immense ses récits un brin pagnolesques, certifiés authentiques, enrobés d’un fort accent rocailleux comme les flots de la Têt en colère roule les galets. Cette lavandière, ma grand-mère, c’était mon héroïne, c’était ma Mère Denis à moi, rappelez-vous de la locution désormais légendaire « ça c’est vrai, ça ».

Leur construction a été rendue nécessaire par plusieurs facteurs : l’évolution du statut social des femmes, le progrès hygiènique, l’augmentation des populations tant urbaines que rurales.

Lavoir de Nérac

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C'est la proximité d'une source naturelle qui détermine l'emplacement du lavoir public comme à Nérac en Lot et Garonne. Pour les lavandières l'éloignement du village multiple les difficultés de  la corvée de lessive. Photo vers 1910.

La lessive se fait dans le ruisseau

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Dans ce petit bourg de la campagne bretonne la lessive se fait dans le ruisseau. La difficulté de la tâche n'entame pas la bonne humeur des lavandières ravies de se retrouver pour "papauter". A l'arrière-plan, la palissade sert d'étendoir. Photo vers 1920.

Corvée de lavage vers 1820

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Corvée de lavage vers 1820.
Les lavandières lavaient les étoffes de couleur à froid au savon de Marseille. Pour le blanc, le linge est trempé à la cendre dans une cuve en zinc. Un drap dessus le linge et un autre couvrait le tout sur lequel la cendre était étalée sur toute sa surface. Pendant ce travail préparatoire, dans un chaudron, on faisait bouillir de l'eau que l'on versait avec une casserole petit à petit sur les cendres. Le lendemain, le linge était acheminé au lavoir public pour le «battre» avec un battoir, sorte de massue en bois avec une face plate, puis on rinçait dans l'eau claire du bassin.

Depuis des lustres...

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Le jour de la grande lessive est arrivé. La lavandière va faire subir divers traitements au linge, un rituel transmis de génération en génération depuis des lustres. Photo vers 1910.