Lavandière solitaire sous les feuillus

Écrit par Super User. Publié dans Lavoirs.

Sous les arbres, une lavandière solitaire fait sa lessive dans la Reyssouze une rivière lente et paisible qui arrose Bourg en Bresse. Photo de 1920.

Commérages et superstitions autour du lavoir

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Commérages. Après 1920, l'eau courante c'est l'hygiène publique qui gagne lentement du terrain. Même si beaucoup de villes et villages n'ont pas les moyens financiers d'installer le projet fontinal, le chemin du progrès est tracé.
Les fontaines fleurissent sur les points stratégiques des communes et les lavoirs publics connaissent un gros succès ! Sa commodité fonde son succès et ils deviennent rapidement le lieu de réunion préféré de la gente féminine.
Puisque l'homme va au café seul, la femme s'approprie le lavoir. En ville ou au village c'est le temple de la propreté dédié aux lavandières. Et si les hommes en font le lieu des ragots et railleries c'est qu'ils en sont exclus ! Dans ces maisons de l'eau, entre deux coups de battoir, résonnent des rires, des cris, c'est aussi toute l'actualité villageoise qui défile, qui annonce les bonnes nouvelles, les mauvaises aussi et, plus folkloriques, se propagent les cancans, plus ou moins revanchards !

Superstitions. Autrefois, vers 1850-1900, quand le linge était frotté au lavoir, on le mettait dans une grande cuve en bois posée sur une sorte de trépied : le cuvier. D'abord, la blanchisseuse déposait des morceaux de bois en croix dans le fond de la cuve, puis, par-dessus, de la cendre enveloppée dans un vieux drap. On ajoutait des brins de laurier et des oignons de lis pour que le linge sente bon.
Enfin, on rangeait le linge, d'abord les draps, puis les chemises, les torchons et les mouchoirs. A propos des chemises, la plus ancienne lavandière du quartier St Jacques à Perpignan divulguait qu'il fallait soigneseument les disposer sur le dos. Des superstitions s'attachaient aux lavandières. A cette époque il se disait que si la chemise avait le devant vers le fond de la pannière d'osier, c'est à dire vers la terre, cela signifiait que la personne qui portait cette chemise mourrait dans l'année. Ainsi, les voyageurs évitaient de nuit les rivières de peur de rencontrer des lavandières du Diable qui tordent les linceuls des trépassés.  

Ces croyances qui aujourd'hui prêtent à sourire, se répandaient pas seulement à Perpignan mais dans les grandes villes et surtout dans les campagnes du pays.

L'architecture des lavoirs

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     L’architecture des lavoirs a échappé à la standardisation pour notre plus grand plaisir. En me promenant, je me suis pas borné à en admirer que l’aspect ornemental car parfois délabrés et cernés par les ronces. Je remémore les paroles de ma grand-mère gravées dans un coin de mon cœur tant elle savait capter mon attention pour me raconter sa vie de femme. Nous cheminions en poussant vers le lavoir municipal du quartir un petit chariot débordant de linge, ravi à l’idée de pourvoir barboter avec mes copains d’école. Mais je dégustais avec un plaisir immense ses récits un brin pagnolesques, certifiés authentiques, enrobés d’un fort accent rocailleux comme les flots de la Têt en colère roule les galets. Cette lavandière, ma grand-mère, c’était mon héroïne, c’était ma Mère Denis à moi, rappelez-vous de la locution désormais légendaire « ça c’est vrai, ça ».

Leur construction a été rendue nécessaire par plusieurs facteurs : l’évolution du statut social des femmes, le progrès hygiènique, l’augmentation des populations tant urbaines que rurales.

Lavoir de Nérac

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C'est la proximité d'une source naturelle qui détermine l'emplacement du lavoir public comme à Nérac en Lot et Garonne. Pour les lavandières l'éloignement du village multiple les difficultés de  la corvée de lessive. Photo vers 1910.

La lessive se fait dans le ruisseau

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Dans ce petit bourg de la campagne bretonne la lessive se fait dans le ruisseau. La difficulté de la tâche n'entame pas la bonne humeur des lavandières ravies de se retrouver pour "papauter". A l'arrière-plan, la palissade sert d'étendoir. Photo vers 1920.