Lavogne en Aveyron.

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

   La lavogne est un réservoir plus ou moins naturel dont la fonction est de stocker les eaux de pluie sur les causses karstiques quasi désertiques de l'Aveyron. Lorsque l'eau en surface devient rare en saison chaude, cette réserve permet d'abreuver les nombreux troupeaux de caprins. Photo de 1970 dans les environs de La Couvertoirade (Aveyron).

 

A Cers (Hérault), une éolienne défie le temps.

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

15 mai 2016.      Agée de plus de 100 ans, jadis, une éolienne rendait de fiers services à son village mais abandonnée elle dépérit et même, on chuchota sa démolition. Heureusement de magnifiques villas ont encerclé la vieille Dame, elle retrouva sa beauté junévile et son rayonnement. En échange, elle a offert son nom au quartier. L’éolienne de Cers (Hérault) est une vieille dame âgée de 103 ans bientôt, qui vient de subir une rénovation bienvenue. Scellée sur un robuste local qui abrite le mécanisme, le pylône, long de 12 mètres est coiffé d’une roue palée de 7,50 mètres de diamètre s’élevant par-dessus les toits afin d’admirer à quelques enjambées, le canal du Midi couvert par la voûte végétale de majestueux platanes sous lequel paressent les péniches.
Edifiée en octobre 1913, elle a pompé l’eau du puits pendant 23 ans pour alimenter en eau potable la population, relayée par un moteur à essence lorsque le vent sommeillait. En 1936, Dame Electricité, la nouvelle fée, mettra fin à cette activité philanthropique.
Le moulin à vent de Cers, pièce rare, chargé d'histoire et de poésie mérite une attention toute particulière. Cers, petit village à proximité de Béziers et ses habitants sont fiers de ce petit patrimoine de technique hydraulique, témoin de la vie d’autrefois.

La machine de Marly au château de Versailles

Écrit par Super User. Publié dans Pompes et irrigation.

     Pour alimenter en eau le parc du château de Versailles, Louis XIV fait construire une énorme machine par 2 belges originaires de Liège. L'un Rennequin Sualem maître charpentier- mécanicien car cette machine est à 90 % en bois et l'autre Arnold de Ville entrepreneur et banquier. Un chantier hydraulique colossal tant par l'ampleur des travaux que par le nombre d'ouvriers et les sommes engagées. Les travaux débutent en 1681, sont terminés le 15 juin 1685. Le lendemain 16 juin, cet ouvrage monumental est inauguré par le roi Soleil.
14 grandes roues à aubes actionnées par la Seine, entraînent 64 pistons refoulant. La dénivellation, de 100 mètres, est trop forte pour faire monter l'eau d'un seul jet jusqu'à l'aqueduc. Il est donc conçu en 3 parties comprises en 2 bassins intermédiaires eux même munis de pompes pour élever l'eau, plus haut dans l'aqueduc de Louveciennes. De l'aqueduc l'eau s'écoule par gravité vers les grands bassins de stockage qui alimentent les jeux d'eau du parc de Versailles. Son débit théorique maximal est de 6 000 m3 par jour mais son rendement n'est que de 15 % environ et baisse régulièrement par la suite : de 640 m3 par jour en 1798, elle est à 240 m3 par jour en 1803. La complexité de la machine, l'ensemble du système de canalisations et de vannes, les pompes et leurs mécanismes nécessitent un personnel nombreux et spécialisé. Son fonctionnement et son entretien ont un coût exorbitant.
Cet ouvrage hydraulique fut considéré comme l'un des chefs d'œuvre de la technique au XVII et XVIIIème siècle. La machine a fonctionné durant 120 ans. Louis XIV le Roi Soleil, voulait être maître des eaux, rien n'est assez cher et luxueux pour assouvir son ambition