La magie de l'eau et de la pierre.

Écrit par Super User. Publié dans Acqua Jadis.

Mont St Michel. Le génie de la nature additionné au talent de l’Homme féconde le Mont St Michel, une œuvre atteignant son excellence lorsque la marée, à son rythme, enlace l’abbaye et ses 1 000 ans d’histoire. Cliché de 1910.

 

 

La tour de Bèlem. Suite à un violent séisme qui frappe Lisboà en 1755, la tour de Bèlem construite au milieu du Tage se retrouve sur la rive droite du fleuve. En vogue lorsque la flotte portugaise régnait sur les mers du monde, l’architecture manuéline, toute en finesse, s’inspire largement de la mer. Photo vers 1920.

 

Notre-Dame de Paris. Joyau de Paris, la cathédrale de Notre-Dame bâtie sur l'île de la Cité est indissociable de la Seine qui coule à ses pieds depuis le début de la construction en 1163. Cliché de 1947.

 

La statue de la Liberté. Ce monument au milieu du port de New York, s'élève à une hauteur de 93 mètres face à l'océan Atlantique. Elle a été conçu par François Bartholdi, un sculpeur français. Photo de 1947. 

 

San Giorgio di Maggiore à Venise. Dessinée par Andrea Palladio 15 ans plus tôt, elle fut bâtie par Scamozzi. Tel un vaisseau sur la lagune, scintillante de mille feux, à la fois majestueuse et légère, ce chef d'oeuvre invite chaque regard à la plénitude. Cliché de 1930.

Oh, mon bateau !

Écrit par Super User. Publié dans Acqua Jadis.

 Le Gabès, magnifique voilier-école dans le port de Sète.

Le Gabès, voilier d'une autre époque, au quai de la Consigne dans le vieux port de Sète. On aperçoit l’échelle de coupée ainsi que la chaloupe pour le va et vient. Cliché du 21 avril 1907.

 

Construite à Rochefort, la canonnière « Gabès » s’élance pour la première fois sur l’océan Atlantique le 28 février 1884. Sa feuille de route l’amène aussitôt vers l’Atlantique du sud, en 1887 elle dépose Servognan de Brazza au Gabon naviguant le long des côtes africaines, puis séjourne à Toulon en Méditerranée, ensuite son port d’attache est Madagascar sur l’océan Indien. Pendant toutes ces années elle s’acquitte honorablement de diverses missions. Désarmée en 1900, amarré dans le port de Rochefort pendant 2 ans, à la demande des autorités de Cette (Sète) elle rejoint au mois de septembre 1902 le port languedocien pour la bonne cause. Il contribue à former plusieurs générations de mousses puis fut détruit en 1951. Son nom commémorait la prise de Gabès en Tunisie par la marine française le 24 juillet 1881. 

 

 

 Le Lydia, le paquebot étrangement ensablé

Que le Lydia soit isolé sur une mer de sable n'est pas le fait du hasard ou l'erreur d'un "pacha" zélé, mais le projet d'hommes décidés à implanter un quartier au bord des flots. Le Lydia est le premier projet immobilier du nouveau quartier  de la Grande Plage à Port Barcarès qui par la grâce du navire blanc deviendra un centre de vie huppé. Cliché aérien de 1967.

 

Construit en 1934 pour une compagnie australienne, sa vocation première est de transporter marchandises et passagers. Après avoir navigué sur tous les océans de la planète, en juin 1967, le Lydia s’échoue volontairement sur la grande plage déserte du Barcarès, petit village de pêcheurs du littoral catalan. Le prestigieux paquebot des sables, amarré sur le sable, devient le symbole de la station de Port-Barcarès.

 

Le Marrakech dans le port de Sète.

 

On ne verra plus le Marakech manoeuvrer dans le bassin Orsatti, il ne fait plus partie du paysage sétois. 

 

Le Marrakech est un paquebot construit en 1986 aux chantiers de l’Atlantique pour une compagnie maritime française puis vendu à une société d’Etat marocaine. Ce ferry était cher au roi du Maroc Hassan II car il voyageait souvent à son bord. Ensuite il est acheté par une société marocaine privée qui en fait son navire-amiral. Cet élégant ferry assure régulièrement la traversée Sète-Tanger-Sète pendant des années jusqu’au jour où la société croule sous les dettes. Le bateau est saisit et immobilisé pendant 2 ans dans le port languedocien avant d’être vendu aux enchères en juin 2014.

 

El Mansour dans la rade de Port-Vendres

 

 

 El Mansour, le Victorieux en langue Arabe.

 

La Compagnie de navigation mixte (CNM) passe commande aux chantiers navals de La Seyne sur Mer deux navires identiques, baptisés El Mansour et El Djezair. Techniquement en avance sur leur temps, El Mansour est livré en avril 1933 et sera mis en service le 21 mai de la même année sur la ligne Port-Vendres-Alger-Oran. Réquisitionné en 1939, il se couvrira de gloire et sera cité 2 fois à l’Ordre de la Nation. En 1948, il reprendra, toujours de Port-Vendres, son service vers l’Algérie et ce jusqu’en 1963 puis fut vendu à la Marine Nationale. Sous un autre nom, il servit de bâtiment-base en Polynésie française lors des campagnes d’essais nucléaires. Les essais nucléaires terminés, devenu inutile, il échappera aux chalumeaux mais en 1974 il sera coulé sur place au canon.Carte postale environ 1960. 

 

La Santa Maria dans le port de Barcelona.

 

La réplique de la Santa Maria, le navire-amiral de Christophe Colom.

 

Amarrée dans le port de Barcelona, juste en face de la statue de l’explorateur qui montre du doigt la direction du Nouveau Monde. Malheureusement, après avoir découvert l’Amérique en 1492, la caraque ne fera jamais le voyage retour ; le 25 décembre de la même année, un jeune mousse sans expérience fracasse le navire sur les récifs au large d’Haïti. La réplique de la Santa Maria fut construite en 1951, amarrée en 1952 et elle se visita jusqu’en 1970 environ. Photo de 1965.