Le moustique « tigre ».

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

         Le moustique-tigre est arrivé en Europe par la Catalogne en 2005 et s’est progressivement installé dans le Sud. Avec l’expansion des transports, l’aire de répartition de ce moustique ne cesse de se modifier avec des risques sanitaires préoccupants. Depuis 2011, il progresse dans 4 des 5 départements de la région Languedoc-Roussillon. Les 4 départements concernés sont le Gard, l’Hérault, l’Aude et les Pyrénées Orientales. S’il peut-être vecteur de maladies (chikungunya, dengue) outre-mer, en zones subtropicales, et tropicales le risque épidémie est très réduit en zone tempérée. Pour le combattre, il faut d’abord le connaître. Par des températures comprises entre 20° et 25° C chaque femelle de « moustique tigre » pond en moyenne 74 œufs tous les 3-4 jours. Au contact de l’eau, ils donnent des larves et c’est à ce stade qu’il faut agir. Les gîtes de reproduction d’Aedes Albopictus (dit « moustique-tigre) sont majoritairement « fabriqués » par l’homme, le plus souvent en milieu urbain ou périurbain, au sein des domiciles privés (cours, jardins, balcons)…impossibles de les recenser tous car ils sont, aléatoires ou difficile d’accès. La façon la plus efficace de se protéger c’est : évacuer les eaux stagnantes ou, mieux encore, supprimer physiquement les gîtes larvaires. Vases, soucoupes de pots de fleurs, gouttières mal vidées, récipients en fer ou plastiques abandonnés, vieux pneus mais aussi dans les flaques d’eau après de fortes pluies. C’est une espèce agressive qui pique au lever du jour avec agressivité et qui au crépuscule retrouve cette ardeur. C’est la femelle, une fois fécondée qui pique les mammifères ou les oiseaux pour absorber du sang dans lequel elle trouvera des protéines nécessaires à sa progéniture. Ce n’est pas directement le sang bu sur la précédente victime qui infecte mais la salive que le moustique-tigre injecte dans sa victime pour fluidifier le sang. Il est possible de s’équiper de pièges spéciaux mais il faut surtout éviter des lampes ultra-violet qui tuent tous les autres insectes nocturnes sans faire de mal aux moustiques-tigres !

Renseignements complémentaires : www.moustiquetigre.com       

Déconseillées pour la boisson.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

Notre région est périodiquement soumise à des pluies intenses, très violentes qui ruissellent sur des terres ravinées en détruisant les récoltes, les biens publics ou privés. Malgré les alertes météorologiques et les messages de prudence, parfois on déplore des pertes humaines.

Ÿ  Cette eau boueuse véhicule quantité de microbes engendrés par les débris végétaux divers, les immondices, les résidus du lessivage des rues, les animaux en putréfaction, les résidus pétroliers. Très polluée elle est impropre à la consommation humaine et animale. Notre pays possède les moyens humains, techniques et financiers pour atténuer les effets de la catastrophe, ce n’est pas le cas de beaucoup de pays à travers le monde qui ne peuvent faire face.

Ÿ  Lors des calamités, le manque d’eau potable est le problème majeur. Recueillies ou abandonnées à une lente décantation et à une longue insolation, les eaux ne s’améliorent qu’imparfaitement. Les microbes prolifèrent, responsables d’épidémies redoutables.

Ÿ  En attendant les secours d’urgence, il est nécessaire de les filtrer avec beaucoup de soin et de les stériliser quand cela est possible. Sans ces traitements, il faut les déconseiller pour la boisson. A la suite de la catastrophe, il faut éviter d’utiliser cette eau pour l’usage domestique, pour la toilette et le lavage du linge sans s’assurer que cette eau a retrouvé un niveau de qualité acceptable

Quelques chiffres impressionnants.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

        885 millions de personnes environ sont privées d’eau potable dans le monde. D’autre part, 3 milliards ne disposent pas de robinets et 2,5 milliards n’ont pas accès à l’assainissement et à l’hygiène. 

3.6 millions de personnes décèdent chaque années des suites de maladies hydriques (choléra- typhoïde- malaria) ou liées à une eau insalubre ( paludisme-fièvres diverses ). 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans meurent de maladies diarrhéiques. 

3,9 milliards d’humains vivront, à l’horizon 2030, dans des régions soumises à des stress hydriques intenses, la ressource en eau sera beaucoup trop insuffisante pour répondre à leurs besoins. 

Source : Organisation Mondiale de la Santé. (Nations Unies)

L'eau, une vigilance quotidienne.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

Partout dans le monde, la qualité de l’eau est compromise par des agents pathogènes, souvent par des produits chimiques utilisés par les  hommes qui provoquent des maladies potentiellement mortelles.

Ce que confirme un rapport publié en octobre 2017 dans la revue médicale anglaise The Lancet. Cette revue stipule que l’eau souillée, impropre à la consommation, serait la cause de 1, 8 million de décès pour l’année 2016. La contamination des sources et un assainissement inexistant sont favorables au développement de maladies comme les gastro-intestinales et infections parasitaires.

On estime en 2017 que 2,7 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des installations d’assainissement de base. Ce sont malheureusement les communautés pauvres, surtout les enfants, qui sont les victimes de ce manque d’équipement élémentaires.

Stockage de l’eau dans les villes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

                   Au temps de la Rome antique, l’eau apportée par les aqueducs romains arrivait dans des « castellum », des bassins maçonnés qui ne servaient pas à stocker l’eau, mais à répartir la ressource dans les différents quartiers de la cité. C’était le cas à Pompéi où des petits réservoirs d’eau dispersés dans la petite ville alimentaient les fontaines publiques et quelques demeures privées.

Dans notre région, à Nîmes, la plus romaine des villes françaises, subsiste un bassin cylindrique d’où partaient 10 conduites en plomb distribuant l’eau dans différentes fontaines publiques postées sur les points stratégiques dans la ville.

A partir du XIXème siècle il fallut faire face à un incontestable progrès social, l’approvisionnement en eau potable des maisons, afin de satisfaire les besoins croissant de la population. Les communes construisent alors des bassins de stockage qui en prévision de la consommation de la ville permettent d’avoir une réserve d’eau plus ou moins importante, disponible jour et nuit aux robinets.

Lorsqu’une commune dispose d’une colline suffisamment haute, elle y construit un réservoir. Souvent semi-enterré, ils se fondent dans le paysage, permettant de stocker de grandes quantités d’eau potabilisée, de 100 à 500 millions de litres, soit la consommation de villes de 70 000 à 300 000 habitants. A Paris, l’eau est stockée dans cinq réservoirs principaux situés sur des buttes suffisamment élevées : St Cloud, Montsouris, Les Lillas, Ménilmontant et L’Haÿ-les Roses. Avec 1,3 millions de m3, la capitale française dispose ainsi de deux jours d’eau potable d’avance.

Au milieu du XXème siècle, les châteaux d’eau, ces drôles de champignons, ont envahi les campagnes françaises. Ils ont poussé dans les villes où le terrain était désespérément plat. L’eau est stockée dans la cuve située au sommet de l’édifice, avant d’être distribuée dans l’agglomération.

Pour avoir une pression suffisante aux robinets des usagers, la hauteur du château est calculée en fonction du réseau de distribution et de la hauteur des immeubles à desservir. L’eau doit être amenée au point le plus haut par le principe des vases communiquant ou poussée par de puissantes pompes. Au départ du réservoir ou du château d’eau, les eaux sont chlorées pour garantir la qualité bactériologique pendant leur parcours dans les canalisations jusqu’au robinet du consommateur. 

 Nous buvons la même eau que nos ancêtres, 

nos descendants boirons la même eau que nous !