Quelques chiffres impressionnants.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

        885 millions de personnes environ sont privées d’eau potable dans le monde. D’autre part, 3 milliards ne disposent pas de robinets et 2,5 milliards n’ont pas accès à l’assainissement et à l’hygiène. 

3.6 millions de personnes décèdent chaque années des suites de maladies hydriques (choléra- typhoïde- malaria) ou liées à une eau insalubre ( paludisme-fièvres diverses ). 1,5 million d’enfants de moins de 5 ans meurent de maladies diarrhéiques. 

3,9 milliards d’humains vivront, à l’horizon 2030, dans des régions soumises à des stress hydriques intenses, la ressource en eau sera beaucoup trop insuffisante pour répondre à leurs besoins. 

Source : Organisation Mondiale de la Santé. (Nations Unies)

L'eau, une vigilance quotidienne.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

Partout dans le monde, la qualité de l’eau est compromise par des agents pathogènes, souvent par des produits chimiques utilisés par les  hommes qui provoquent des maladies potentiellement mortelles.

Ce que confirme un rapport publié en octobre 2017 dans la revue médicale anglaise The Lancet. Cette revue stipule que l’eau souillée, impropre à la consommation, serait la cause de 1, 8 million de décès pour l’année 2016. La contamination des sources et un assainissement inexistant sont favorables au développement de maladies comme les gastro-intestinales et infections parasitaires.

On estime en 2017 que 2,7 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à des installations d’assainissement de base. Ce sont malheureusement les communautés pauvres, surtout les enfants, qui sont les victimes de ce manque d’équipement élémentaires.

Stockage de l’eau dans les villes.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

                   Au temps de la Rome antique, l’eau apportée par les aqueducs romains arrivait dans des « castellum », des bassins maçonnés qui ne servaient pas à stocker l’eau, mais à répartir la ressource dans les différents quartiers de la cité. C’était le cas à Pompéi où des petits réservoirs d’eau dispersés dans la petite ville alimentaient les fontaines publiques et quelques demeures privées.

Dans notre région, à Nîmes, la plus romaine des villes françaises, subsiste un bassin cylindrique d’où partaient 10 conduites en plomb distribuant l’eau dans différentes fontaines publiques postées sur les points stratégiques dans la ville.

A partir du XIXème siècle il fallut faire face à un incontestable progrès social, l’approvisionnement en eau potable des maisons, afin de satisfaire les besoins croissant de la population. Les communes construisent alors des bassins de stockage qui en prévision de la consommation de la ville permettent d’avoir une réserve d’eau plus ou moins importante, disponible jour et nuit aux robinets.

Lorsqu’une commune dispose d’une colline suffisamment haute, elle y construit un réservoir. Souvent semi-enterré, ils se fondent dans le paysage, permettant de stocker de grandes quantités d’eau potabilisée, de 100 à 500 millions de litres, soit la consommation de villes de 70 000 à 300 000 habitants. A Paris, l’eau est stockée dans cinq réservoirs principaux situés sur des buttes suffisamment élevées : St Cloud, Montsouris, Les Lillas, Ménilmontant et L’Haÿ-les Roses. Avec 1,3 millions de m3, la capitale française dispose ainsi de deux jours d’eau potable d’avance.

Au milieu du XXème siècle, les châteaux d’eau, ces drôles de champignons, ont envahi les campagnes françaises. Ils ont poussé dans les villes où le terrain était désespérément plat. L’eau est stockée dans la cuve située au sommet de l’édifice, avant d’être distribuée dans l’agglomération.

Pour avoir une pression suffisante aux robinets des usagers, la hauteur du château est calculée en fonction du réseau de distribution et de la hauteur des immeubles à desservir. L’eau doit être amenée au point le plus haut par le principe des vases communiquant ou poussée par de puissantes pompes. Au départ du réservoir ou du château d’eau, les eaux sont chlorées pour garantir la qualité bactériologique pendant leur parcours dans les canalisations jusqu’au robinet du consommateur. 

 Nous buvons la même eau que nos ancêtres, 

nos descendants boirons la même eau que nous ! 

 

L'eau "pure"

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

L’eau « pure » n’existe pas dans la nature, même aux sources les plus claires. Selon sa provenance, l’eau brute (non traitée) contient des quantités variables de matières organiques et minérales,

Pourtant, consommer de l’eau est un geste naturel et indispensable. Le problème est qu’il n’est pas évident d’évaluer à vue de nez le risque que l’on s’apprête à prendre, d’autant que l’on ne dispose pas nécessairement de solutions de rechange à l’eau dont on dispose. Toutes les eaux ne sont pas potables. Malgré une structure moléculaire simple ; H2O est un solvant universel complexe par ce qui y est dissous et par les microorganismes qu’elle contient. L’eau « pure » nettoie et purifie ; l’eau souillée tue. L’eau « pure » est une molécule qui balance entre mortalité et immortalité.

Un environnement naturel préservé afin de fournir une eau salubre à tous est un enjeu majeur pour les hommes. 

Sources et médecine gauloise.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau c'est la Santé.

                    Il existe un peu partout en France d’innombrables sources (fontaines) depuis les temps immémoriaux. Dans ces lieux les druides y développaient des « pharmacies » à ciel ouvert où l’on trouvait remèdes et soulagement, en faisant boire ou en baignant les malades dans l’eau curative. Chaque source avait sa spécificité et les malades selon leurs maux n’hésitaient à se déplacer pour bénéficier de leurs qualités propres. Parfois la rumeur engendré une source miraculeuse qui devenait un centre de pèlerinage.

La médecine gauloise s’articulait essentiellement autour de l’eau laquelle y jouait un rôle de premier plan. C’est pourquoi les sources (presque toutes) sont considérées, depuis la nuit des temps, comme lieux de cultes dont le génie accorde guérison et protection

La plupart des fontaines de dévotion sont de très anciens sanctuaires païens, christianisés superficiellement par une croix ou par l’annexion d’une chapelle dédiée à un saint.

Au cours des siècles, les prêtres réformateurs ont bien essayé d’épurer certaines pratiques, par exemple la suppression des bains dénudés. Mais ces tentatives se heurtaient souvent à une forte opposition. La résistance que la population attachait à ces rites pouvait parfois aller jusqu’à l’émeute.