Pourquoi l’eau de mer est bleue ?

Écrit par Super User. Publié dans Junior à la Font Nova.

         Oui, pourquoi l’eau de mer est-elle bleue ? Certaines lapalissades sont si évidentes qu’il ne viendrait pas à l’esprit de se poser la question. Pourquoi, qu’en plus d’être salée, l’eau de mer est bleue ! Pourtant, loin d’une explication toute faite, la réponse est simplement, si l’on peut dire, toute scientifique. Deux éléments contribuent à donner à la mer cette coloration habituellement bleutée. Tout d’abord, il y a l’effet miroir de l’eau. Cette première explication attribue au ciel la fonction de refléter ses propriétés sur la surface des océans. Ses variations peuvent aller du gris anthracite au plus bel azur. Reste à trouver pourquoi dans une grotte sous-marine, alors que la lumière du jour est infime, l’eau dans ce milieu confiné ne se démarque de ce bleu profond. Cette coloration résulte directement de l’effet du rayonnement de la lumière solaire pénétrant les fonds marins. Comme l’arc-en-ciel, les rayons du soleil au travers d’un rideau de pluie se décomposent en un spectre de six couleurs distinctes. A chacune de ses nuances (rouge, orangé, jaune, vert, bleu, violet), correspond une longueur d’onde de plus en plus grande. Du rouge au jaune, les plus courtes de ces ondes sont absorbées par les molécules d’eau et disparaissent au-delà de 30 mètres de fond, le vert s’éteint à une distance de 60 mètres, laissant ainsi la couleur bleue s’imposer et inonder jusqu’à environ 90 mètres de profondeur. Les grands fonds océaniques deviennent noirs à la disparition totale des rayons lumineuxLa pureté de l’eau peut s’évaluer au-delà de la teinte bleue-violet. Quelques éléments perturbateurs peuvent faire varier la palette marine ; ce sont les particules minérales en suspension, comme les sables, les limons, les vases, ou encore les molécules organiques telles que la matière végétale décomposée ou même vivante, dont fait partie le phytoplancton. Touts ses particules favorisent la diffusion de la lumière dans l’eau et perturbent le spectre d’absorption lumineux, ce qui dégrade la couleur vers le brun ; le jaune ou le vert. Il suffit donc d’observer la couleur de la mer pour en déduire sa composition. Un jeu d’enfant…ou presque !

Comme une éponge.

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  L’éponge naturelle de votre bain est un animal mort desséché. Autrefois considérée comme un végétal, l’éponge est en fait un animal qui vit dans le monde sous-marin. Elle filtre l’eau de mer pour se nourrir de micro-organismes. Nombreuses sont les expressions françaises utilisant le mot éponge au sens figuratif car cet animal marin possède de remarquables qualités exploitées par l’homme depuis des millénaires :

Ÿ  boire comme une éponge signifie qu’un individu ingurgite une quantité de liquide déraisonnable. On utilise surtout cette expression pour quelqu’un qui abuse de l’alcool.

Ÿ  jeter l’éponge s’utilise pour aviser que l’on abandonne un combat, un débat ou une épreuve.

Ÿ  être une vraie éponge, l’analogie réside dans la capacité d’une personne à disposer et retenir un savoir-faire ou des connaissances.

Ÿ  passer l’éponge renvoie au fait que jadis on inscrivait les dettes d’un personnage sur une ardoise à la craie. Passer l’éponge consistait à effacer les dettes et à les oublier.

L’eau et les animaux.

Écrit par Super User. Publié dans Junior à la Font Nova.

            L'oryx ou gemsbok bien qu’il ne fasse pas parti de la famille des antilopes il y ressemble beaucoup. C’est un animal adapté à la sécheresse et à la chaleur sur les zones désertiques ou semi-arides d’Afrique australe. Il possède les capacités pour survivre sans eau pendant des jours voire des semaines. Pendant les grosses chaleurs de la journée, il s’économise, il n’est actif qu’à la fraîcheur de la nuit, au petit matin ou en fin d’après-midi. Avec ses longues cornes effilées comme une épée, il peut tuer un lion ou un léopard, ses principaux prédateurs. Certains animaux contiennent plus d’eau que l’eau de mer. Par exemple la méduse est constituée d’environ 98 % d’eau alors que l’eau de mer n’en compte que 96,5 %, le reste étant du sel. L’accès à l’eau est un besoin pour la plupart des espèces mais nombreux sont les animaux qui n’apprécient pas son contact direct. Ce qui explique que les fleuves aux berges artificielles et canaux soient des barrières écologiques importantes. Les éléphants peuvent sentir l’eau à plus de 5 kilomètres de distance. Plus un corps est riche en eau, plus il doit la renouveler fréquemment : méduses 98%, poissons 80%, étoiles de mer 76%, souris 67%, oiseaux 65%, insectes 10%. Le corps humain n’est pas le seul à fabriquer de l’eau. C’est aussi le cas de certains rongeurs du désert qui ne boivent pas une seule goutte. La combustion de la nourriture qu’ils ingèrent leur fournit toute l’eau dont-ils ont besoin. 

Proverbe :

L'eau se retrouve au coeur de toutes les civilsations,

de toutes les cultures, de tous les cultes et ...de tous les conflits.

Le ravenala de Madagascar.

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L’arbre du voyageur. Madagascar.

Appelé aussi l'arbre du voyageur, le ravenala est un arbre originaire de l'île Madagascar abondant sur la côte Est au climat humide qui lui convient très bien. Il n’est pas tout à fait un arbre mais plutôt une plante herbacée. Sa forme ressemble à un palmier, le tronc peut atteindre jusqu’à 10 mètres, 20 mètres avec les feuilles. Ce qui est extraordinaire, c’est qu’il possède la capacité de recueillir de l’eau de pluie. Ses branches entrecroisées servent d’entonnoir pour guider l’eau vers une poche intérieure où elle est stockée. Son surnom, l’arbre du voyageur, vient du fait que lors de déplacements on peut compter sur lui pour étancher sa soif. Un coup de machette au bon endroit fait couler une sève liquide au goût proche de l’eau. Une entaille procure quelques litres d’eau après la saison des pluies quand l’arbre est gorgé d’eau. Sur la côte Est de Madagascar, le ravenala est utilisé pour la construction des maisons. Ses grandes feuilles séchées servent pour la toiture tandis que les troncs se transforment en planches, solides et souples à la fois, idéales pour le climat chaud et humide. Le ravenala a été exporté vers des pays tropicaux comme la Guadeloupe, la Guyane, la Martinique ou encore sur l’île Maurice. Sur l’île Maurice, il est considéré comme une peste végétale.