« Petits métiers » de la mer.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

         Une barque catalane est gréée d’une voile triangulaire, typique du pourtour de la méditerranée. Elle était destinée à la pêche aux poissons bleus : anchois, sardines, maquereaux. Sur la côte catalane, de Cerbère au Barcarès, on comptait au début du XXème siècle quelques 300 barques catalanes. De mai à octobre, sur le golfe du Lion les petites barques ventrues pratiquent les « petits métiers », une pêche artisanale chassant les bans de poissons bleus. Lorsque le matin ou en fin d’après-midi, selon les ports, les barques rentraient, la cale remplie de poissons, acheteurs et curieux attendaient de voir la quantité et la qualité de la marchandise

       Au retour, l’équipage engage une course contre la montre. Il est impératif que la ressource subtilisée à la mer soit exposée à la vente le plus rapidement et la plus fraîche possible, déchargée, étalée sur de la glace et mise aussitôt à la vente. Sur l’étal de nombreuses espèces sont représentées : daurades, limandes, maquereaux, rougets, thons, d’autres sont inquiétantes : congres, baudroies, rascasses

Toutes fraîches, toutes luisantes, les sardines et les anchois, petits poissons de Méditerranée ont la ferveur des abonnés à la braise de sarments. Faut de l'attention car ces petites bêtes ça grille vite. 

 

Pittoresques cabanes de pêcheurs.

Réhabilitées depuis 1993, la dizaine de cabanes de pêcheurs de l’étang de St Nazaire-Canet (Pays catalan) disposées sur l’étroite bande de sable entre Canet et St Cyprien, perpendiculaire à la Méditerranée dont on entend le ressac. Avec la mer à quelques centaines de pas, dissimulée par les dunes sauvages, un paysage naturel unique livre un remarquable panorama.

Exposées plein sud face à la ceinture de montagnes pyrénéennes qui entoure la plaine du Roussillon. A gauche les Albères piquetées de tours de guet, à droite les Corbières et au milieu, le majestueux massif du Canigou qui, selon les jours se plaît à se refléter dans les eaux plates de l’étang. Dans le dos, les voiles gonflées par le vent voguent sur l’immensité de la mer Méditerranée au nord du plan d’eau, la légère tramontane transporte au sud les pleurs lancinants des flamants roses regroupés en colonie avant l’envol vers des terres lointaines. Non habitées mais encore utilisées aujourd’hui, elles servent de lieu de stockage pour le matériel des pêcheurs de l’étang. Elles sont construites comme autrefois avec du bois de récupération rejeté sur la plage par la Méditerranée, et recouvertes de roseaux provenant directement des berges de l’étang.

La faune, la flore, l’histoire des lieux…et randonner autour de la lagune vous mettra en forme jusqu’aux prochaines vacances !

Vacances sur le canal du Midi.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

                   Le canal du Midi, une voie d’eau vouée au tourisme fluvial, correspond aux normes préconisées par l’ensemble des spécialistes de la médecine pour un déconfinement respectueux des recommandations et gestes appropriés afin de stopper la pandémie qui frappe le monde. Ce prestigieux ruban aquatique se découvre en longeant le chemin de halage en bateau, à vélo, à pied ou…en péniche-hôtel-restaurant de luxe. Il relie Toulouse la ville rose, capitale de l’Occitanie à Sète la Venise du Languedoc, villes séparées de 240 km, lesquels sont jalonnés de 350 ouvrages d’art : 63 écluses dont une de ronde, 126 ponts, 55 aqueducs et 7 ponts-canaux. Je vous fais grâce d’un nombre non exhaustif de musées, de monuments et de sites sur les abords immédiat du canal méritant une visite où chacun découvrira les thèmes à son goût : historiques, religieux, sites naturels pleine nature, villes languedociennes et villages vignerons, ect…Inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1996, il n’a pas une ride malgré 338 ans de service à travers le Languedoc. Dans un paysage de quiétude illuminé par un soleil généreux, l’immersion est totale ! 

Etang des Pissevaches en Languedoc.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

P1100292Entre Fleury d’Aude et les Cabannes de Fleury, de nombreuses colonies de flamands roses "piochent" dans les fonds vaseux de l’étang de Millevaches à la recherche de pitance. Dans ce vaste étang de 905 hectares, ils sont un brin éloignés (ce qui est bien car il ne faut pas les déranger), ce jour là je n’avais ni jumelles, ni objectif adéquat pour immortaliser le groupe mais c’est un vrai plaisir de les observer avant le printemps et surtout l'arrivée impromptue du fameux et inquiétant "corona virus 19" qui nous a privé de sortie pendant deux mois.

 Le marché du bonheur de Port-Vendres.

IMGP7383.JPGToute l'année se tient place de l'Obélisque à Port-Vendres autour d'un cadre superbe un petit marché ambulant sous les platanes surplombant le Vieux-Port. Début juillet le cadre s'élargit, le marché s'étire sur les quais : les étals débordent de fruits, de légumes, de poissons, les effluves de charcuteries, de paëllas, de croissants et même d'habits neufs envahissent les terrasses des bars, des restaurants, avec une ambiance conviviale où les habitants, avec l'accent rocailleux du pays, accueillent les visiteurs de France et d'ailleurs. Flâner, marchander, rencontrer, échanger, déguster un café corsé en humant l'air marin sous le soleil matinal autour de la rade est un vrai plaisir que j'apprécie !

Des hommes,  des étangs...
IMG 2551 L'étang de Salses-Leucate est une grande étendue d'eau naturelle à cheval par moitié sur le département des Pyrénées Orientales et l'autre sur le département de l'Aude. La lagune s'étend selon un axe Nord-Sud parallèle à la côte sur une longueur de 14 km et 6,5 km dans sa plus ample largeur. C'est le second plus grand étang avec 5 400 ha du Languedoc-Roussillon, après l'étang de Thau. Il forme un système aquatique particulièrement sollicité par plusieurs activités mais préservé par la passion de l'homme pour cette magnifique lagune. 

 

Les Pyrénes catalanes.

IMGP5546Dans une nature luxuriante, un petit coin de paradis relaxant des Pyrénées catalanes. 

 

Da

 

Plongée des Merveilles à Collioure.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

Y a tant de choses à voir…à Collioure ! Les peintres de rue bien sûr mais la visite serait imparfaite, il suffit de regarder en l’air pour découvrir "La colline des merveilles" surmonté d'une étoile en pierre, le fort St Elme, dominant royalement depuis quelques siècles Collioure, Port-Vendres et le Golfe du Lion ou découvrir, guidé par un moniteur diplômé d’Etat compétant, avec un scaphandre autonome sur le dos, les fonds marins de la Côte Vermeille, "La plongée des merveilles", riche d’une faune et une flore colorée et grouillante de vie.

IMG 0038A gauche, sur la baie de Collioure, le bateau de la CIP amarré à son ponton face à son local où débutent les premières leçons de plongée sous-marine. A droite, le cloître des Dominicains où commence le sentier de la "Colline des Merveilles". Un peu à gauche, le Musée Peskè, encore à gauche, isolé, le fumoir de Mr Pams, ensuite montée vers le moulin à vent, ailes toutes déployées puis cap sur le fort St Elme qui offre un panorama unique. 

Créé en 1954, le CIP (Centre International de Plongée) est le premier club de plongée de France. Nous proposons de s’initier à la plongée et d’en découvrir les sensations, explique Julien Girodeau directeur du CIP. Le Centre propose notamment des sorties en palmes, masque et tuba dans la Réserve naturelle de Banyuls, mais aussi des baptêmes de plongée en baie de Collioure au départ du bord pour se mettre en confiance avant d’accéder à une formation complète. En fonction de la météo, les moniteurs du CIP vous guideront sur l’un des nombreux sites où les saupes, les girelles, les posidonies et le coralligène de Méditerranée accrocheront votre regard. Les habitués reviennent pour le confort du bateau équipé d’une douche et d’un W-C, mais aussi pour l’ambiance conviviale, précise Julien Girodeau. En effet, des amitiés se nouent autour d'une collation servie avant de rentrer sur Collioure : café et petits gâteaux seront les bienvenus pour vous remettre des sensations d’apesanteur uniques !

IMG 7366Arrivés sur la Réserve Naturelle Marine de Cerbère-Banyuls les plongeurs sont impatients de découvrir ou visiter les fonds marins car au pied du massif des Albères existe un paradis sous-marin qui reflète sous la surface de l'eau la beauté de la Côte Vermeille. Comme les oisillons abandonnent le nid, les plongeurs débutants ou confirmés sautent résolument du bateau de la CIP dans la Réserve les uns après les autres. Au loin, on devine l'ancestral quartier Osna de Banyuls sur Mer.

La mer lave les maux de l'homme.

Affirmation du poète grec Euripide au Vème siècle avant J - C.  

Autrefois, les "catalanes"…

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui chante.

                  La civilisation des pêcheurs catalans eut ses lettres de noblesse grâce aux barques catalanes qui traverse le XIXème siècle jusqu’à nos jours. Fines et robustes, légères et puissantes, élégantes et ventrues, les barques catalanes peuvent être considérées comme le type de voilier méditerranéen le plus beau encore en activité. Au début du XIXème siècle, plus de 300 barques pêchaient sur la côte catalane et on comptait en Roussillon quatre chantiers navals réputés où travaillaient d'habiles charpentiers de marines dans lesquels venaient, aussi, passer commande des pêcheurs du Languedoc qui leur avaient donné le nom de "catalanes".

Le Barcarès, Banyuls et surtout Collioure qui alignait sur ses plages 130 barques armées pour la pêche à la sardine et à l’anchois, étaient les villages les plus dynamiques. Après l’arrivée du chemin de fer à Collioure en 1886, la pêche côtière a connu un essor considérable dans le village : avec la culture de la vigne, elle fournissait du travail à l’ensemble de la population. En 1900, on compte 700 marins, 21 ateliers de salaison, 15 expéditeurs, 2 chantiers de construction navales, des tonneliers, des cordiers, des femmes de pêcheurs ravaudeuses de filets…Avant la Deuxième guerre mondiale, l’évolution de l’économie et des techniques entraîne de profonds changements dans les communautés traditionnelles. La motorisation, suivie de l’utilisation de nouveaux matériaux de construction et le déclin irréversible de la pêche, les "catalanes" furent abandonnées, pourrissant sur les plages, beaucoup furent brûlées sur place. Aujourd’hui, à Collioure, la pêche est morte.

Pourtant, la tradition des barques catalanes a survécue. Un sursaut salvateur se développe pour sauvegarder ce qui peut l’être. Des amoureux de ce patrimoine maritime catalan se mobilisent au sein d’associations visant la redécouverte d’un savoir oublié et l’affirmation d’une identité que l’on ne veut pas perdre.