L'eau qui gronde

Dunes, un milieu à protéger.

Écrit par Super User. Publié dans L'eau qui gronde.

Les dunes, des milieux fragiles à préserver.

Les dunes littorales sont un milieu très particulier. Elles sont constituées à partir d’éléments fins (sable et limons) ayant deux principales origines, alluviales et éoliennes. Une végétation fixatrice spécialisée, en particulier l’oyat, nécessaire à l’élévation de dunes. D’un point de vue écologique, trois figures peuvent être mise en évidence : la plage nue pratiquement dépourvue de végétation, la dune vive, surtout le premier cordon, peuplé par les espèces plus spécialisées comportant certains nombre d’adaptations. Enfin la dune fixée possède une faune spécifique moins riche et moins particulière qu’au niveau de la dune vive.

En Languedoc-Roussillon, la principale mesure de conservation des dunes consiste en la mise en place de brise-vent. Les plus couramment utilisés sont les ganivelles et les treillis mécaniques, freinant le vent et abritant la végétation naturelle. Ils provoquent à leur contact un dépôt de sable permettant d’élever et reconstituer la dune. Lorsque se créent de grandes brèches ou des dépressions dans le profil dunaire, il est nécessaire de procéder à sa restauration. On comble alors progressivement le déficit avec du sable de même granulométrie, le tout associé à un dispositif brise-vent.

Pour la réhabilitation de la végétation, la plantation d’espèces locales est une technique les plus appropriée pour la restauration des dunes. A l’heure actuelle, l’oyat (Ammophilia arenaria) est l’une des plantes les plus employées. Cependant il en existe bien d’autres, ayant des caractéristiques similaires (adaptées à la salinité, au maintien au sol…) fétuques, carex, chiendent, arbustes, etc.

Contrôler et canaliser la fréquentation pour réduire ses effets destructeurs est plus que nécessaire. Les clôtures végétales ou en ganivelles sont des systèmes très efficaces car difficilement franchissables lorsqu’il s’agit de protéger et délimiter des zones à préserver. Enfin, la création de couloirs obligatoires d’accès à la plage (ganivelles, caillebotis, escaliers en bois) reste essentielle pour canaliser le piétinement.