Tribune Font del gat

Conséquences de la surpêche.

Écrit par Super User. Publié dans Tribune Font del gat.

         Toutes les mers du globe sont encombrées par une flotte de bateaux de pêche toutes catégories équipés de moyens sophistiqués, notamment de matériels électroniques et des chaluts, à présent, déployés à des profondeurs de plusieurs kilomètres.

Selon la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), 87% des ressources marines sont pleinement exploitées à très exploitées. Les stocks de poissons s’épuisent et certaines espèces vont même jusqu’à disparaître. C’est l’ensemble des écosystèmes marins qui est sur le point de disparaître, ce qui serait une perte incommensurable pour la planète ! Outre ses effets sur le plan écologique, cette surexploitation des ressources halieutiques menacent la sécurité alimentaire des pays du Sud. A l’échelle mondiale, environ 1 milliard de personnes sont tributaires du poisson comme principale source de protéines animales dans les pays à faible revenu et à ce déficit vivrier, la contribution du poisson à l’apport total en protéines animales est considérable, voisine les 20%. Cette proportion atteint même les 50% dans les pays insulaires ou côtiers à forte densité de population tels la Corée du Nord, le Ghana, l’Indonésie ou encore le Sénégal. L’effondrement des stocks de poissons met également en péril le développement économique des pays du Sud où la pêche est une source de revenus importants. Face à ces enjeux, il s’agit aujourd’hui de sensibiliser les instances internationales et les pêcheurs dans l’exploitation des ressources renouvelables marines.

La Méditerranée, petite mer presque fermée, subit de plein fouet le phénomène de la disparition des espèces. Que serait Nostra Mar sans l’anchois, la sardine, le thon et d’autres, c'est inconcevable pour nous méditerranéens, pourtant, déjà, les bans de poissons que nos anciens pensaient inépuisables se font de plus en plus clairsemés. Localement des programmes de recherche ont été initiés afin de coordonner des recherches et favoriser une approche durable des pêches. N’attendons pas la solution miracle des laboratoires et des chercheurs scientifiques mais écoutons, pour une fois, leurs orientations pédagogiques pour pratiquer une pêche plus douce afin de ne pas assassiner définitivement « la poule aux œufs d’or » ! 

Thonnier-senneur en action. Long de 30 m, ce thonnier-senneur français des années 1980 pêche au large de l'océan Atlantique; il peut stocker dans ses cales 170 tonnes de thon. Ecumant tous les océans de la planète, les bateaux bardés d'équipements sophistiqués, appuyés par des avions, utilisaient, déjà en 1980, des filets de 1 800 m avec 280 m de chute et 90 tonnes de lest pour lui permettre de piéger au plus vite le poisson. La course à la démesure bat son plein depuis trop longtemps, même les fonds sont râclés et les stocks halieutiques, naguère  inépuisables, sont à la limite ou dépasse l'instinction. Cette pêche industrielle, est l'anti-thèse du renouvellement durable de la ressource. Imaginez, aujourd'hui, avec les progrès des techniques maritimes dans tous les domaines, l'étendue des dégâts à l'échelle mondiale !