Pollution – Dépollution – Prévention – Economie d’eau

Bannir le plastique

La Méditerranée en tempête rejette avec force sur le littoral quantité de détritus. La plus grande partie des rejets sont biodégradables mais les plastiques (bouteilles, bidons, emballages ect…) sont écologiquement désastreux. Ces matériaux, presque indestructibles, ont la capacité de polluer en diluant une grande concentration de polluants : pesticides, métaux lourds, PCB, ce qui est néfaste pour le tourisme, la faune marine, les oiseaux de mer mais aussi sous diverses formes les produits de la mer (poissons, crustacés, algues, ect..) dont les humains sont friands.

COP 26 à Glasgow

En attendant la fin du rassemblement mondial sur les enjeux climatiques, sont massés 400 jets privés sur le tarmac de Glasgow et autour de la capitale galloise afin de palabrer de notre marche vers l’inévitable dérèglement climatique annonciateur de grandes catastrophes environnementales universelles. Une nuée de jets privés pour une grande messe apocalyptique.

Il paraît qu’il faut ouvrir nos cœurs pour sauver la planète. Faut-il comprendre payer plus pour se réchauffer ou se déplacer ? Salauds de pauvres s’écriaient Jean Gabin. Et en plus ils polluent !

Un traitement d’eau de surface

Nouvelle station d’épurement de Vernet les Bains inaugurée en 1983.

Préparer l’avenir

Une fois utilisée, l’eau entame une seconde vie. Il est indispensable de préparer le retour de l’eau traitée dans son espace originel. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel. A la sortie des usines de dépollution, l’eau doit impérativement respecter les normes environnementales en vigueur. De nombreuses analyses servent par exemple à réguler l’apport d’oxygène composant l’essentiel du processus biologique qui se déroule dans les bassins de traitement. Les prélèvements s’effectuent à l’entrée comme à la sortie de la station pour veiller que l’eau rendue dans son écosystème soit de qualité constante et ne dégrade l’environnement. En sortie de station une eau rejetée conforme aux normes environnementales et soumise aux conditions de rejet en zone sensible. Dès à présent il est urgent de préparer l’avenir en matière de traitement, de protection et de distribution des ressources. Les technologies de pointe et l’innovation progressent à grands pas afin d’améliorer le fonctionnement des usines de traitement d’eau potable, d’assainissement, d’entretien des réseaux de distributions. Conception de nouveaux procédés de prévention de pollution ou de dépollution pour préserver la qualité naturelle des ressources. La qualité des traitements, le choix des méthodes d’assainissement et des lieux de rejet judicieux sont essentiels pour préserver l’équilibre naturel.Pour produire de l’eau consommable, sans risque pour la santé, pour restituer l’eau salubre dans son milieu naturel, pour investir dans la recherche de procédés modernes de détection de fuites, innover des moyens de récupération ou de nouvelles techniques d’économies d’eau aura un coût qui se répercutera logiquement sur le tarif du précieux liquide. La production d’eau purifiée, depuis le captage, son utilisation forcément souillée et ensuite après traitement sa réintégration dans son milieu originel devient de plus en plus complexe et onéreux. L’eau a un coût économique réel. Tout le monde sans exception, va devoir payer l’eau plus chère dans l’avenir. Chaque citoyen est acteur de l’eau puisqu’il utilise chaque jour l’eau pour ses usages quotidiens.Sans un sursaut rapide et radical, l’humanité se prépare à des catastrophes majeures dont nous avons déjà les premièrs prémices. Le trésor bleu n’a pas de prix, il faut le préserver même si la facture sera lourde ! Quels que soient les fournisseurs, publics ou privés, dans tous les cas, tout le monde va devoir payer l’eau plus chère dans l’avenir.

Celui qui copie la nature est impuissant, celui qui l’interprète est ridicule, celui qui l’ignore n’est rien du tout.

Les associations de protection de l’eau et les consommateurs sont les relais d’opinion et d’information pour tous. Seule la pression de l’opinion publique, relayée par les médias et provoquées par la crainte de tensions grandissantes face au manque d’eau permettra de donner à cette question la dimension d’un véritable enjeu planétaire.

Bannir le plastique. Des mesures contre ces objets du quotidien qui finissent à l’eau. Une dizaine de catégories de plastiques à usage unique quotidien qui représentent à eux seuls 70% des déchets échoués à la fois dans les océans et sur les plages sont dans le collimateur pour un avenir sans plastiques. 46 milliards de bouteilles en plastiques à usage unique sont consommées chaque année dans l’U.E, 580 milliards de mégots, 2,5 milliards d’emballages pour repas à emporter, 1,6 milliards de gobelets ou encore 36,4 milliards de paille. Le plastique est fantastique mais il doit être utilisé de façon plus responsable. L’U.E prône l’interdiction des cotons-tiges en plastique, couverts, assiettes, pailles, mélangeurs de cocktails et tiges de ballons qui devront être fabriqués en matériaux plus durables. Les verres en plastique à usage unique seront autorisés que si le couvercle est attaché. Il incomberait aux différents pays membres de l’U.E de récupérer 90% des bouteilles à usage unique d’ici 2025. La commission suggère de mettre en place un système de consigne qui fonctionne déjà dans certains pays membre de l’U.E. Des interdictions sont prévues par exemple en France : les gobelets et assiettes en plastiques seront interdits au premier janvier 2020.

L’ensemble de ses innovations expriment aussi des choix politiques, environnementaux et idéologiques qui devraient susciter un large débat. Car c’est bien la dégradation accélérée des ressources en eau sur toute la planète qui légitime cette nouvelle approche de la question de l’eau. Avec pour perspective un risque croissant d’appropriation marchande de la ressource elle-même, et de tous les services qui garantissent son usage pour les besoins énergétiques, industriels, agricoles et bien sûr humains. Le réchauffement climatique, les sécheresses, les inondations, les pressions excessives qui ne peuvent se renouveler et garantir la pérennité de l’eau, l’urbanisation galopante et son lot de pollutions qui vont croissant, sur fond de libéralisation sans fin des marchés des biens et des services, des échanges agricoles, de l’énergie, restructurent déjà en profondeur l’économie mondiale.

Notre Méditerranée sans plastique, Banyuls s’engage ! Stop aux plastiques jetables.
Sur le golfe du Lion, la tempête Gloria de janvier 2020. La Méditerranée a abandonné sur la plage des Cabanes de Fleury (Aude), comme sur tout le littoral, des centaines de tonnes de troncs d’arbres colossaux mais aussi quantité de plastiques plus petits mais plus polluants. A quelques mois des grandes vacances d’été, un coût de nettoiement imprévu et exorbitant pour les communes du littoral languedocien et catalan.

Quelques chiffres…inquiétants !

Les chiffres donnent le tournis, ils confirment une situation absolument dramatique.

1). 360 millions de tonnes de plastique sont produites et consommées aujourd’hui dans le monde.

2). 50% de la production et de la consommation du plastique se fait en Asie, 20% en Europe.

3).Un million de bouteilles PET (plastiques) sont vendues chaque minute dans le monde.

4). Sur tous les océans et mers du monde, flottent 5 000 milliards de morceaux plastiques.

5). Entre 1950 et 2015, plus de 6 milliards de tonnes de plastique ont été produites en France. Seulement 9% ont été recyclés.

6). Actuellement, la France produit 6 millions de tonnes de plastiques. Elle en exporte plus d’un million de tonnes.

7). Sur les 6 millions de tonnes de plastiques produit et consommés en France, 45% viennent des emballages.

8). 73% des déchets sur la plage sont du plastique.

9). 40% du plastique n’est utilisable qu’une fois avant d’être jeté.

10). Selon les estimations la durée de vie du plastique va de 450 ans…à l’infini.

Les députés français ont voté l’interdiction du plastique à usage unique à l’horizon 2040. Les antis plastiques, dont je fais partie, estiment que cette longue période de transition est une large concession accordée aux industriels du plastique qui naturellement sont vent debout contre l’élimination de cette matière qui pourtant pollue la planète entière. Ils mettent en avant comme toujours la perte d’emplois et la nécessité de temps pour s’adapter à cette révolution écologique. Toutefois il ne faut pas oublier qu’au-delà de la filière plastique se trouvent également les intérêts de l’industrie pétrochimique, c’est-à-dire les compagnies pétrolières géantes comme Exxon, BP, Total, etc.

Lors de la tempête « Gloria » la Méditerranée a renvoyé des détritus, même les plus invraisemblables, avec force sur le littoral ce que les hommes et les femmes ont jeté massivement dans la nature. Principalement du plastique composé de bidons, bouteilles PET, emballages divers, tissus polyester, polystyrène granulé, canettes en alu et objets en tous genres, même les plus invraisemblables et moins grave des matières naturelles comme le bois, trons d’arbres, des planches, des branchages, des roseaux. Partout sur le littoral est nécessaire un nettoyage de grande envergure. Photo du 21 janvier 2020.