Méditerranée – Pays Catalan et Languedocien – Canal du Midi

La Méditerranée en surchauffe à Nostra Mar

La mer Méditerranée en surchauffe…ce n’est pas rassurant.

C’est la rentrée

Malgré un soleil agréable en septembre, la plage de Canet en Roussillon est presque déserte.

Après avoir accueilli beaucoup de monde, subitement, la plage de Canet en Roussillon est désertée. La rentrée scolaire est proche, incontournable. Un cycle immuable rempli d’amertume tant la vie était belle et insouciante sur la plage de sable fin, au bord de la Méditerranée. À l’année prochaine…

Les Ponts-Jumeaux à Toulouse

Toulouse, les Ponts Jumeaux, les 3 canaux réunis. Cliché 1900.

Dicton portugais : Braga prie, Coimbra chante, Porto travaille et Lisbonne s’amuse

Plage des Coussoules à La Franqui

Plage des Coussoules à La Franqui. Entre lagune et Méditerranée, la longue plage de sable fin des Coussoules (8 km sans aucune construction) vue par dessus les toits du hameau de La Franqui (Aude) caché sous les pins. La plage fait parler d’elle pour être classée régulièrement parmi les 10 plus belles de France. Cette fois-ci le célèbre Guide du Routard distingue ce magnifique site classé Natura 2 000 qui intègre le Parc régional de la Narbonnaise et le Parc marin du golfe du Lion. Il est vrai qu’elle comble les amoureux d’espace et de nature sauvage et les passionnés de sport de glisse qui fait aussi le bonheur des estivants.

Plage du Front de Mer à Port la Nouvelle (Aude)

La plage du Front de Mer de Port la Nouvelle est le plus bel atout de cette station authentique comprenant des aires de jeux et des animations sont proposées durant tout l’été. Ses eaux peu profondes font le bonheur des plus jeunes et des parents. Mais aussi, l’immense plage urbaine, se déroule sur un matelas de sable doré sur 1 km, sur lequel trônent trois postes de surveillance à l’architecture fouillée, indiscutablement les plus beaux sur le littoral du golfe du Lion. La plage possède le Pavillon Bleu depuis 1988, à cela ajouter le label Qualité des Eaux de baignade depuis 2010. A droite, le phare au bout de la jetée indiquant l’entrée du bassin portuaire de Port la Nouvelle dans le département de l’Aude.

Plage de La Grande Motte en Languedoc

Teotihuacàn à La Grande Motte. La pyramide de Teotihuacàn au Mexique inspire l’architecte de la Mission Racine pour bâtir la nouvelle commune de La Grande Motte en Languedoc. Cette monumentale et originale architecture ne se démode pas, décuple les plaisirs de la Méditerranée. Photo de 1970.

Grande-Plage à Port-Barcarès

Le bonheur si près de chez nous ! La Grande Plage à Port-Barcarès.

Plage du Mouret à Leucate-Plage

Adossée au versant sud de la falaise du cap Leucate, abritée de la tramontane, la très belle plage du Mouret s’étire jusqu’à Port Leucate, puis vers Port Barcarès et la côte catalane.

Plage du Grau du Roi en Languedoc

La plage du Grau du Roi en Languedoc. Photo année 1950.

Rapport de l’UINC

Dunes et plages du littoral français de la Méditerranée sont de plus en plus abîmées selon une étude réalisée par le Comité français de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) et l’Office français de la biodiversité et le Muséum national d’histoire naturelle. Les activités humaines mettent en péril la biodiversité exceptionnelle du littoral méditerranéen. Sur les 9 écosystèmes qui constituent les cordons dunaires et les rivages sableux de la région, 7 ont été évalués comme « en danger ou vulnérables » : cela représente 26% du littoral méditerranéen français. Les principaux responsables de la dégradation de ces écosystèmes extrêmement riches sont l’artificialisation du littoral qui s’intensifie depuis les années 1960 et la sur-fréquentation touristique. Les dunes blanches sont particulièrement en danger, nombre d’entre elles ont disparues au profit d’une urbanisation implantée directement en haut de la plage, en particulier sur le littoral du golfe du Lion déplorent les auteurs de cette étude. Les dunes restantes sont en majorité accolées à des parkings, routes et autres zones urbaines qui freinent leur progression. Le piétinement engendré par la fréquentation touristique en période estivale déstabilise également l’organisation des espèces animales et végétales de la dune et accélère l’évacuation du sable par le vent regrettent les chercheurs. L’érosion des plages et les passages fréquents des engins de nettoyage détruisent l’habitat des espèces animales et végétales locales représentent une menace toute aussi significative pour le littoral méditerranéen. Seules les lagunes méditerranéennes, pour le moment, évaluées comme « préoccupation mineure » par l’UINC semblent épargnées par les activités humaines. L’Organisation de conservation note néanmoins que la situation de cet écosystème pourrait se détériorer dans les années à venir, notamment en raison de l’élévation du niveau de la mer et de la progression des espèces exotiques envahissantes.

Source : Comité français de l’UICN. (Union Internationale pour la Conservation de la Nature).

Fort Saint Elme à Collioure

C’est le souffle coupé par la beauté du panorama que l’on contemple ce site à 360 degrés : la mer au bleu unique, le vignoble cascadant de terrasse en terrasse jusqu’au rivage de la Méditerranée, la côte édentée de la Côte Vermeille puis de la Costa Brava, les Pyrénées plongeant dans les flots de la Grande Bleue, les tours de guet de la Madeloc et de la Massane qui veillent sur le golfe du Lion depuis le XIIIème siècle, Collioure blotti autour de sa petite baie, Port-Vendres et ses petits et grands navires, le côte sablonneuse s’échappant vers le cap Leucate et au-delà, la plaine du Roussillon butant sur les infranchissables collines granitiques des Corbières gardées par les impressionnants châteaux cathares Une halte au parking du fort St Elme est un lieu incontournable du circuit effectué par le petit train à travers le vignoble de la Côte Vermeille.

Le canal du Midi est un lien entre Toulouse et Sète, en passant par l’étang de Thau, où les péniches, pauvres ou riches, glissent sous un toit végétal. Mais cela c’était avant que s’installe le chancre coloré, un microbe minuscule qui encore aujourd’hui, dévaste les berges du canal en détruisant les platanes centenaires ! Ecluse de Villeneuve les Béziers
Entre étang et Méditerranée Palavas les Flots s’agrandit de jours en jours et les amateurs de bains raffolent de cette petite ville de pêcheurs. Photo vers 1920.

La posidonie en Méditerranée. Toute vie commence par les plantes. En mer, il y a des algues et il y a la posidonie. En effet, la posidonie n’est pas une algue mais une plante à fleurs. Si les plantes à fleurs sont peu nombreuses dans les mers et océans (moins de 60 espèces différentes contre plus de 20 00 visibles à l’œil nu pour les algues) elles jouent un rôle considérable.

La posidonie se rencontre devant toutes les côtes de Méditerranée entre zéro et 40 mètres de profondeur (à l’exception des côtes du Levant : Egypte, Palestine, Liban, Syrie). Elle constitue de véritables forêts sous-marines avec des densités atteignant les 1 000 faisceaux de feuilles par mètre carré et 8 feuilles de 80 cm à un mètre par faisceau. Dédiées à Poséidon, Dieu de la mer, les posidonies fixent les fonds grâce au lacis imputrescible de leurs tiges (rhizomes) rampantes ou dressées qui s’élève lentement : un mètre par siècle ! A la base des édifices constitués de rhizomes et de sable (la matte), il n’est pas rare de trouver des rhizomes morts ayant 5 000 ans d’âge (mieux que le tronc des plus vénérables de nos oliviers) ! Le sol de notre proche littoral est ainsi bien fixé. La végétation luxuriante de cette forêt de posidonie abrite une multitude d’organismes marins : algues et animaux invertébrés se fixent sur les rhizomes ou les feuilles. Les poissons et oursins mangent les feuilles ou les algues fixées sur les posidonies. Les posidonies jouent aussi le rôle d’abri pour les petits poissons menacés par les grands.

La forêt de posidonies est l’oasis littoral qui précède les étendues désertiques vaseuses des grands fonds ténébreux. Cette forêt est très menacée car l’homme habite sur le bord de cette oasis : il bétonne ses abords pour construire des ports de plaisance et, en troublant l’eau par les rejets urbains, il fait mourir par manque de lumière les arpents les plus profonds de la forêt sous-marine. Sur les côtes méditerranéennes françaises, l’effort considérable pour l’épuration des eaux urbaines a rendu, presque partout, la qualité aux eaux littorales.

Les dégâts causés ces 25 dernières années ont cependant entraînés un recul très marqué de la limite inférieure de l’herbier de posidonies qui est remonté de plus de cent mètres par endroits. Ces dégâts mettront…3 000 ans à s’effacer, car la plante ne progresse horizontalement que trois centimètres par an !

On s’efforce actuellement de la transplanter : c’est la seule façon de reconstituer les forêts sous-marines détruites par le passé !

Source : Méditerranée : mer vivante.

Plongée de rêve dans la baie de Collioure

Plongée de rêve dans la baie de Collioure

Les Cabanes de Fleury d’Aude sont un hameau dépendant administrativement du village de Fleury d’Aude situé au milieu d’un vaste territoire où la vigne et les lagunes sont reines.

De vétustes cabanes érigées par les pêcheurs afin d’abriter leurs familles le long du fleuve côtier Aude et de l’embouchure, construites avec des roseaux maritimes poussant dans les marais, de matériaux divers et du bois flotté que la mer rejette sur la plage ont donné le nom, un brin romantique, à ce lieu au charme indéniable : Les Cabanes de Fleury.

Mais la vie évolue, la vague du tourisme de masse a tout balayé et les cabanes de roseaux interdites par arrêté municipal ont laissé la place aux petites villas avec jardin, eau potable pour tout le monde, le tout à l’égout instauré, un groupe scolaire édifié, un port de plaisance voit le jour au bord de la rivière et peu à peu le hameau, comme toutes les cités voisines, adopte l’industrie du tourisme de masse !

On y vient l’été pour se retrouver en famille. L’hiver, c’est la nature qui prend le dessus, mais au début de l’année 2020, la tempête Gloria a déferlé férocement sur le golfe du Lion, en particulier sur la plage des Cabanes de Fleury. La Méditerranée très en colère pendant plusieurs jours, dépose sur la plage de sable fin des tonnes et des tonnes de déchets en tous genres, les plus spectaculaires étant de gros et grands troncs d’arbres. Un paysage d’apocalypse, défigurant la plage la plus sauvage des Cabanes de Fleury. Février 2020 restera gravé dans les mémoires. Le spectacle de désolation mobilise l’envie de remettre en ordre la beauté de ce lieu idyllique au plus vite, est le souhait de tous malgré l’ampleur de la tâche.

Le fort St Elme domine le golfe du Lion

A l’arrivée, c’est un choc, le panorama est exceptionnel. Le fort St Elme, c’est l’histoire du Roussillon, autour c’est l’histoire de la nature, la campagne refleurie, même les abeilles, les papillons sont de retour. C’est bon signe !

Canet autrefois

En 1910, les perpignanais affluent à Canet-Plage grâce à la ligne de tramway. Sur la plage, quelques constructions en bois existent. Catalogne Nord.

L’Ayrolle à Gruissan ; Au bout de la route des salins se trouve l’étang de l’Ayrolle et son village de pêcheurs ; Village est un grand bien mot, le lieu ne compte qu’une quinzaine de petits cabanons rassemblés autour d’un minuscule port ouvert sur l’étang ; C’est le hameau des pêcheurs, un lieu sans « chichi » où les gens de la mer prélève le poisson, fruit de leur travail, et vous parlent de leur métier ; Un véritable bout du monde au grand air où soufflent toute l’année les vents marins et la tramontane puissant vent de terre ; On ne vient que pour acheter du poisson du jour, si vous voulez du pittoresque et de l’authentique, vous êtes au bon endroit ; Mais n’oubliez pas de respecter la nature environnementale qui abrite les colonies de flamants roses lesquels piochent inlassablement dans les marais leur repas et les gens des petits métiers qui y travaillent.

Petit port de pêche sur l’étang de l’Ayrolle en Languedoc : un milieu naturel exceptionnel mais fragile.

La plage de Canet en Roussillon

La merveilleuse plage de sable fin de Canet en Roussillon décline progressivement dans la Méditerranée pour le bonheur des enfants et la tranquillité des parents.

Palavas-les-Flots en 1890

La grande foule de baigneurs s’adonne aux nombreux loisirs sur le sable et l’eau de la Méditerranée à Palavas les Flots. Photo vers 1890.

Sentiers de la Côte Vermeille à Argelès

Les sentiers de la Côtes Vermeille. Le Racou- Collioure en longeant les criques de Portails ou de l’Ouille sont de fabuleux points de vue sur la Méditerranée, bordés par une flore typiquement méditerranéenne qu’il faut absolument protéger. Restez sur les sentiers pour préserver la végétation mais aussi pour votre sécurité : les falaises schisteuses sont sujettes à l’érosion. Ne cueillez pas de fleurs, certaines sont menacées de disparition ou protégées. N’abandonnez jamais vos déchets dans la nature et ne jetez pas vos mégots de cigarettes, ni faire du feu afin d’éviter tout risque d’incendie. Cette généreuse nature offre un spectacle fabuleux, elle mérite le respect de chacun de nous.

A fond la caisse à Port Barcarès

En avant, à fond la caisse ! L’ivresse de la vitesse sur l’eau en Méditerranée !

Crique de l’Oli à Collioure

Crique de l’Oli à Colliure. Sublime crique de l’Oli entre Collioure et Port Vendres en Pays catalan.

Le Barcarès vers 1950

Laboratoire Arago de Banyuls sur Mer

L’Observatoire Océanologique de Banyuls sur Mer est le nouveau nom du Laboratoire Arago. L’ancien nom, imprégné dans la mémoire collective, tient la dragée haute tant il fait partie intégrante du paysage de Banyuls, et, bien au-delà par sa notoriété internationale.

La station marine conçue en 1882 par Henri de Lacaze-Duthiers, infatigable pionnier de la cause maritime devient un lieu privilégié pour l’étude de la biologie marine et de l’océanographie en Languedoc-Roussillon. Le Laboratoire est muni d’un aquarium dès 1884, cette date en fait l’un des plus anciens de la Méditerranée. Situé sur une superbe côte rocheuse à proximité de la frontière espagnole, il bénéficie d’un environnement exceptionnel par la diversité de ses biotopes, de sa faune et de sa flore dans les domaines marins et terrestres.

Actuellement la station associant, Sorbonne Université et CNRS, abrite depuis 1968 : le Laboratoire d’Océanographie Microbienne, le Laboratoire d’Ecogéochimie des Environnements Benthiques, le Laboratoire de Biologie Intégrative des Organismes Marins, le Laboratoire Biodiversité et Biotechnologie Microbiennes. Ce laboratoire scientifique de premier plan regroupe 192 agents dont 74 CNRS, 4 plateformes scientifiques, 500 chercheurs et 1 000 étudiants internationaux accueillis par an, 2 bateaux, 2 bouées d’observation, 4 marins, 2 plongeurs scientifiques, 1structure de médiation scientifique, le Biodiversarium. Ce dernier ouvert depuis 2010 est un parc naturel de 3 hectares dénommé le Jardin méditerranéen du Mas de la Serre. En 2017 est inauguré un Aquarium moderne et pédagogique, un lieu d’échange entre le public et le monde de la recherche situé face à la Méditerranée dans un cadre exceptionnel où commence la Réserve Marine Naturelle de Cerbère-Banyuls. Le tarif d’entrée de l’Aquarium offre la visite couplée avec le Biodiversarium, ce qui est complémentaire et recommandée pour comprendre le monde de demain…

Les espaces marins sont le bien commun de l’humanité.

Soyons attentifs à une gestion écologique durable.

Si le XXème siècle fut celui des découvertes du ciel et de l’espace, le XIXème siècle fut celui des premières explorations sous-marines. Fondé en 1882 par Henry de Lacaze-Duthiers, éminent professeur à la Sorbonne, l’Observatoire océanologique de Banyuls sur Mer (anciennement laboratoire Arago) perpétue une triple tradition de recherche, d’enseignement, d’accueil de chercheurs et d’étudiants.

Le bon sens pour que la mer soit toujours un plaisir.