Histoires du monde

Perdu en mer depuis 70 ans.

Écrit par Super User. Publié dans Histoires du monde.

           L’épave d’un sous-marin allemand de la Seconde Guerre mondiale a été repérée fin mars 2013 au large de Bergen en Norvège. Il s’agit du sous-marin allemand, le U-486. Une compagnie pétrolière qui posait un oléoduc a découvert par hasard ce redoutable bâtiment de guerre connu pour avoir torpillé le 24 décembre 1944, au large de Cherbourg, le Léopoldville, navire belge, transportant des soldats américains. Les pertes humaines furent effroyables : 819 disparus.

A son tour, le submersible U-486, fut coulé par les Britanniques en avril 1945. Cisaillé en deux, il gisait à une profondeur de 150 mètres environ. Cette découverte historique permettait de découvrir que le « gisant » était revêtu d’un linceul, en fait une enveloppe en caoutchouc synthétique conçu pour réduire son signal radar. Mais par ricochet, à moins de 2 km de ce sarcophage, une carcasse métallique fantomatique se détache dans la pénombre des profondeurs, et pas n’importe laquelle. Couché sur un lit de sable, un sous-marin allemand dont le matricule U-864, affirme que ce submersible était la pièce maitresse de l’opération Caesar. L’objectif de ce submersible est de transporter secrètement au Japon de nouvelles technologies et des savoirs, en particulier les plans du premier avion à réaction avec les réacteurs « Messerschmitt », jusqu’alors jamais conçu, pour les fabriquer sur le territoire nippon.

Dans les cales environ 65 tonnes de mercure répartis en 1857 flasques d’acier stockées prennent, aussi, le chemin de l’Asie. Parmi les matelots, une dizaine de scientifiques allemands et japonais faisaient l’expédition pour un total de 73 personnes à bord. Une stratégie mise en place par Hitler lui-même avec ses proches collaborateurs et en accord parfait avec les alliés japonais. Le but est de renverser le cours de la guerre dans l’océan Pacifique car l’Allemagne nazie est à genoux.

Le mystérieux U-864, chargé de secrets, quitte le port de Kiel en Allemagne le 5 décembre 1944. L’équipage est en totale confiance car ce submersible a démontré de solides preuves de fiabilité, ce qui ne l’empêche pas de s’échouer accidentellement sur le fond de la mer l’obligeant à revenir vers Bergen pour réparation. Ce ne fut pas la seule avarie. Tracas mécaniques et moteurs bruyants permettent aux Alliés de détecter sa présence, puis de décrypter les codes et la stratégie de la marine nazie. Dès lors une chasse impitoyable au sous-marin commence. Le 9 février 1945, le HMS Venturer, submersible britannique, parvient après une folle poursuite de plusieurs jours à torpiller mortellement l’U-864, fortement handicapé il est vrai. Aucun survivant ! Le cercueil entraîne à 145 mètres de profondeur des secrets, plein d’énigmes, de questions et surtout un chargement de produits dangereux ! Cette page d’histoire peu glorieuse pour le genre humain, aussi dramatique et douloureuse que fut cette époque est derrière nous. Les sous-marins dont on avait perdu la trace dans l’immensité des bas-fonds océaniques se rappellent au bon souvenir des hommes après 70 ans d’oubli. Surtout le U-864 dont les soutes contiennent 65 tonnes de mercure et diverses charges explosives. Cette épave constitue une bombe écologique à retardement qui peuvent exploser dans les prochains jours, les prochaines semaines, les prochaines années car l’action conjuguée de l’eau salée, du sable, des courants usent et affaiblissent patiemment cette masse de fer inerte qui emprisonne des produits hautement nocifs pouvant s’avérer dramatique pour les hommes, la faune, la flore, pour le monde qui nous entoure ! Et il y a urgence car les récipients contenant le mercure résistent mal. La zone est extrêmement polluée et la pêche est interdite. Aucune solution n’a été trouvée pour la récupérer.